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>L’assistance tierce personne ne couvre pas les besoins professionnels</title
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>Crim., 27 octobre 2015, n° 14-86697</title
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>Adrien Bascoulergue</name
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>Version Métopes : 2.2</p
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>Written by OpenOffice</p
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>Victime directe blessée : préjudices patrimoniaux</item
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> : assistance tierce personne, besoins couverts, Victime directe blessée : préjudices patrimoniaux</p
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><p
style="txt_Normal"
>La réparation de l’assistance tierce-personne pose depuis sa reconnaissance des questions sur son étendue.</p
><p
style="txt_Normal"
>La jurisprudence s’est d’abord interrogée sur son champ d’application personnel, en se demandant si une telle réparation pouvait être octroyée à des personnes bénéficiant au quotidien d’une aide familiale. Aujourd’hui, la réponse à cette question est bien connue. Depuis un arrêt de la deuxième chambre civile du 14 octobre 1992, « le montant de l’indemnité allouée au titre de l’assistance d’une tierce personne ne peut être réduit en cas d’assistance familiale, ni subordonnée à la production de justifications des dépenses effectives » (<ref
target="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000007029352&amp;fastReqId=558173784&amp;fastPos=1"
><hi
rend="underline"
style="typo_souligne"
>Civ. 2</hi
><hi
rend="underline"
style="typo_souligne"
>, 14 octobre 1992, n° 91-12695</hi
><hi
rend="sup"
style="typo_Exposant"
>e</hi
></ref
>). La solution est régulièrement rappelée par l’ensemble des chambres de la Cour de cassation (pour un rappel récent : <ref
target="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000022136980&amp;fastReqId=36071823&amp;fastPos=1"
><hi
rend="underline"
style="typo_souligne"
>Crim., 23 mars 2010, n° 09-82662</hi
></ref
>).</p
><p
style="txt_Normal"
>De la même manière, la doctrine, comme la jurisprudence, se sont également posé la question de savoir si ce besoin en tierce-personne pouvait être invoqué non plus par la victime directe mais par un de ses proches pour pallier l’impossibilité de la victime principale à accomplir les tâches dont elle se chargeait habituellement. De nouveau, la réponse à cette question est aujourd’hui positive. La jurisprudence considère, en effet, que la tierce personne nécessaire à la victime par ricochet, pour pallier l’impossibilité de la victime principale à accomplir certaines tâches quotidiennes (comme l’entretien des enfants, les travaux ménages) constitue un préjudice patrimonial personnel et distinct de la tierce personne nécessaire à la victime directe au titre de sa propre perte d’autonomie (<ref
target="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000027553362&amp;fastReqId=908749051&amp;fastPos=1"
><hi
rend="underline"
style="typo_souligne"
>Civ. 2</hi
><hi
rend="sup"
style="typo_Exposant"
>e</hi
><hi
rend="underline"
style="typo_souligne"
>, 13 juin 2013, n° 12-15.632</hi
></ref
>). Ce préjudice est indemnisé, dans ce cas-là, au titre des « frais divers ».</p
><p
style="txt_Normal"
>Dans l’espèce commentée, c’est sur l’étendue matérielle de ce poste que devait, cette fois-ci, se pencher la deuxième chambre civile puisqu’il lui était demandé d’indemniser, à ce titre, le propriétaire d’une exploitation agricole qui avait dû faire appel à son fils pendant son arrêt de travail pour pallier son absence et effectuer lui-même les travaux agricoles. Logiquement, cette demande est, en l’espèce, rejetée par les conseillers de la deuxième chambre qui rappellent que</p
><quote
rend="quotation"
style="txt_Citation"
>« [si] l’indemnisation de la tierce personne vise, par application du principe de la réparation intégrale, à replacer la victime dans l’état le plus proche de celui qui était le sien avant le traumatisme ; la tierce personne s’envisage dans les sphères privée, familiale, sociale et citoyenne [et qu’] elle ne peut s’appliquer à la vie professionnelle dans la mesure où la nécessité de recourir temporairement à une tierce personne pour suppléer sa carence dans son activité professionnelle est indemnisée au titre de la perte de gains professionnels actuels ».</quote
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