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>C.A. Lyon, 19 février 2015, n° 13-09.907</title
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>Version Métopes : 2.2</p
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>Written by OpenOffice</p
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>C.A. Lyon, 19 février 2015, n° 13-09.907</titlePart
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>Faits</hi
> : le 8 octobre 2008 M<hi
rend="sup"
style="typo_Exposant"
>me</hi
> G. a été victime d’un accident de la circulation alors qu’elle était âgée de 24 ans et étudiante en BTS. Elle a présenté un traumatisme cervical avec fracture de deux vertèbres et une dissection de l’artère vertébrale droite.</p
><p
style="txt_Normal"
><hi
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style="typo_souligne"
>Séquelles</hi
> : elle a présenté un traumatisme cervical avec fracture de deux vertèbres et une dissection de l’artère vertébrale droite.</p
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>MOTIVATION</cell
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>MONTANT</cell
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>PRÉJUDICES PATRIMONIAUX</hi
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>Préjudices patrimoniaux permanents</hi
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>Incidence professionnelle</cell
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>Le 17 janvier 2012 la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées de l’Isère a reconnu à M<hi
rend="sup"
style="typo_Exposant"
>me</hi
> G. la qualité de travailleur handicapé pour la période du 1<hi
rend="sup"
style="typo_Exposant"
>er</hi
> septembre 2009 au 31 août 2016, ayant considéré que son handicap réduisait ses possibilités d’obtenir ou de conserver un emploi ; il en résulte notamment pour elle une dévalorisation sur le marché du travail, la perte d’une chance professionnelle de pouvoir débuter l’emploi qu’elle avait trouvé à compter du 5 novembre 2008 ; il lui sera alloué en réparation de ce poste de préjudice une indemnité de 15 000 euros et le jugement querellé sera réformé de ce chef.</cell
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><hi
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style="typo_gras"
>15 000 €</hi
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rendition="#Cell1.A4"
>Préjudice scolaire, universitaire et de formation</cell
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rendition="#Cell1.B4"
>M<hi
rend="sup"
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>me</hi
> G. a échoué aux épreuves de la 2<hi
rend="sup"
style="typo_Exposant"
>e</hi
> année de BTS en juin 2009 bien qu’ayant bénéficié d’aménagements en raison de son handicap ; elle n’a pas été en mesure de réussir ses examens à la session de septembre 2009 ; elle s’est réinscrite en 2<hi
rend="sup"
style="typo_Exposant"
>e</hi
> année de BTS pour l’année scolaire 2010-2011 ; il n’est pas justifié de ce qu’elle a échoué à la session de septembre 2011, la pièce 16 visée au soutien de cette affirmation s’avérant être le certificat de scolarité 2010/2011 établi le 9 février 2011 ; <hi
rend="bold"
style="typo_gras"
>compte tenu de l’ignorance des résultats effectivement obtenus à l’issue du redoublement de sa 2</hi
><hi
rend="sup"
style="typo_Exposant"
>e</hi
><hi
rend="bold"
style="typo_gras"
> année de BTS, l’indemnité réclamée au titre du préjudice scolaire par M</hi
><hi
rend="sup"
style="typo_Exposant"
>me</hi
> <hi
rend="bold"
style="typo_gras"
>G. à hauteur de 100 000 euros s’avère être excessive</hi
> ; le jugement déféré sera confirmé en ce qu’il apparaît avoir fait une exacte appréciation de ce poste de préjudice en allouant à la victime la somme de 10 000 euros en considération du redoublement.</cell
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><hi
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>10 000 €</hi
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>PRÉJUDICES EXTRAPATRIMONIAUX</hi
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>Préjudices extrapatrimoniaux temporaires</hi
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>Souffrances endurées (4/7)</cell
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>Elles <hi
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>sont caractérisées par les lésions traumatiques initiales, l’intervention chirurgicale, la longueur des soins</hi
> ;<hi
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style="typo_gras"
> </hi
>l’indemnisation accordée par le premier juge à hauteur de 8 000 euros sera confirmée comme étant satisfactoire, la somme de 15 000 euros réclamée par la victime étant excessive au regard de la qualification de ce poste de préjudice à 4/7.</cell
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>8 000 €</hi
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><hi
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>Préjudices extrapatrimoniaux permanents</hi
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rendition="#Cell1.A4"
>Préjudice d’agrément</cell
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rendition="#Cell1.B4"
>Il est <hi
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>constitué par l’existence d’une contre-indication de la pratique de la course à pied laquelle exacerbe des phénomènes douloureux à l’effort ; la pratique de la natation n’a pas été déconseillée mais il existe une gêne pour la pratique de certaines nages, en particulier la brasse du fait de l’extension du cou</hi
> ; plusieurs attestations établissent que M<hi
rend="sup"
style="typo_Exposant"
>me</hi
> G. pratiquait régulièrement la natation et la course à pied avant l’accident ; il sera alloué à la victime une indemnité de 5 000 euros en réparation de ce poste de préjudice et le jugement dont appel sera réformé sur ce point.</cell
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>5 000 €</hi
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>Préjudice esthétique (2/7)</cell
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rendition="#Cell1.B4"
>M<hi
rend="sup"
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>me</hi
> G. <hi
rend="bold"
style="typo_gras"
>présente une cicatrice opératoire cervicale postérieure hypochrome de 13 centimètres se perdant dans les cheveux, ainsi que deux cicatrices alopéciques chirurgicales correspondant à une traction par étrier crânien en temporal droit de 1,3 cm2 et de 1 cm2 en temporal gauche</hi
> ; la localisation de ces cicatrices et l’évaluation de ce poste de préjudice à 2/7 ne permettent pas d’accueillir la réclamation de M<hi
rend="sup"
style="typo_Exposant"
>me</hi
> G. à hauteur de 5 000 euros ; le jugement querellé sera confirmé en ce qu’il a chiffré celui-ci à 2 500 euros.</cell
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><hi
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>2 500 €</hi
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>Préjudice sexuel</cell
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rendition="#Cell1.B4"
>Non retenu par les experts médicaux, son existence est cependant attestée par un certificat médical du docteur H. du 15 juin 2012 rapportant que M<hi
rend="sup"
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>me</hi
> G. <hi
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style="typo_gras"
>présente depuis l’accident une thrombose vasculaire suite à la fracture cervicale qui contre-indique la prise d’une contraception orale</hi
> ; l’indemnisation de ce préjudice justifie l’allocation d’une somme de 2 000 euros.</cell
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>2 000 €</hi
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