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>Quand la bibliothèque incarne le libre-accès : retour d’expérience au SCD de l’université Bordeaux Montaigne</title
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>15/11/2019</date
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>Version Métopes : 2.1</p
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>Written by OpenOffice</p
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>Quand la bibliothèque incarne le libre-accès : retour d’expérience au SCD de l’université Bordeaux Montaigne</titlePart
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>Si les bibliothèques se sont largement emparées des questions liées à l’Open Access (OA), les pratiques de valorisation diffèrent d’un établissement à l’autre suivant les contraintes et les volontés politiques.</p
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>Le SCD de l’Université Bordeaux Montaigne a mené un certain nombre d’actions de médiation autour de l’OA, articulées avec le mouvement national et international pour la promotion de la science ouverte. C’est le cas des <hi
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>Open Access Week</hi
>s (OAW), dans lesquelles de nombreux bibliothécaires se sont impliqués.</p
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>Un bilan ambivalent</head
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>Entre 2015 et 2018, quatre formules différentes ont été pratiquées pour les OAW organisées au sein de l’université : table ronde réunissant une documentaliste et deux chercheurs locaux, présentant chacun un projet lié au libre accès (2015) ; atelier d’échanges entre bibliothécaires et chercheurs sur le thème « Quels sont vos besoins en terme d’OA ? » (2016) ; Open Access Camp organisé par l’URFIST et ouvert à tous, évènement collectif des universités bordelaises (2017) ; et enfin, en 2018, deux tables rondes centrées sur le livre numérique et réunissant des acteurs éditoriaux locaux, des chercheurs et des bibliothécaires.</p
><p
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>Le point commun entre ces évènements a été la mixité des statuts des participants et intervenants, en associant différentes catégories d’acteurs (chercheurs, bibliothécaires, éditeurs et personnels d’appui à la recherche) pour les faire dialoguer et permettre aux uns de comprendre la façon dont les autres vivent le libre accès. Au moins une semaine par an, l’OA s’affirme ainsi comme une action collective de la communauté scientifique locale, dont la bibliothèque est l’épicentre. Pour autant, le bilan des actions menées sur quatre ans est assez ambivalent.</p
><p
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>D’un côté, les actions menées lors des différentes OAW ont été des relais<hi
rend="line-through"
style="typo_line-through"
> </hi
>décisifs pour souder l’ensemble des personnels de la documentation autour de l’enjeu de l’OA et pour assurer la cohérence des discours et des savoirs. En 2015 par exemple, la table ronde était doublée d’une action de formation spécifique ciblée sur les agents du SCD. De plus, ces évènements ont été très riches pour les bibliothécaires eux-mêmes. Ils permettent de recueillir des besoins, de repérer des initiatives et des acteurs intéressés, de « prendre le pouls » de la communauté sur ce sujet.</p
><p
style="txt_Normal"
>En revanche, l’objectif de fédérer au sein de l’université est plus difficile à atteindre par ce biais. Un des constats récurrents est la présence limitée des chercheurs à ces évènements – ou plus exactement la présence systématique des mêmes chercheurs. Dans le cas du SCD, c’est un petit réseau d’une douzaine de chercheurs qui acceptent de prendre un peu de leur temps pour participer régulièrement à des rencontres, mais le public des actions de promotion de l’OA (y compris hors de l’OAW) peine à se renouveler.</p
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>Entre volonté de faire et temps disponible</head
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>Ceci explique sans doute pourquoi une grande partie des actions menées pendant l’OAW 2017<note
n="1"
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><p
> Voir par exemple la liste des actions de l’OA Week 2017 en annexe du rapport d’Alain Caraco, <hi
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>Open Access et bibliothèques</hi
> : <ref
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>www.enssib.fr/bibliotheque-numerique/notices/68589-open-access-et-bibliotheques</ref
> </p
></note
> en France sont de l’ordre de « l’atelier » pratique, qui permet d’attirer un public plus large dès lors qu’une finalité concrète existe, liée par exemple à un mandat de dépôt en archive ouverte, à l’établissement de listes de publication, ou à une obligation imposée par les financeurs. Le problème n’est pas la légitimité de la bibliothèque à parler du sujet, mais l’articulation entre la volonté de faire avancer la cause et le temps du chercheur qui, face à cette question du libre accès (et exception faite de quelques « militants » prêts à appuyer les actions), se montre finalement plutôt pragmatique.</p
><p
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>L’une des leçons à retenir des différentes OAW est que non seulement le bibliothécaire est légitime à parler de libre accès, mais qu’il est bien souvent, au sein d’une université, celui qui incarne cet enjeu aux yeux de la communauté.</p
><p
style="txt_Normal"
>Cet état de fait peut interroger. L’ouverture de la science est, après tout, l’affaire de toute la communauté scientifique, et n’est pas par principe l’apanage de la bibliothèque. Dès lors, la place du bibliothécaire tient bien à cet engagement de terrain, lié à une structure institutionnelle ou à un lieu précis de fabrique du savoir. Son rôle est aussi, voire surtout, de toucher la masse des chercheurs pour qui le libre accès n’est qu’une question périphérique dans leur activité de recherche. C’est avec ce type d’acteurs que le bibliothécaire peut être le plus directement utile. Il sait transformer le libre accès en une action de terrain, concrète, plutôt que d’incarner un principe idéal qui n’est pas voué à rencontrer l’adhésion politique de tous.</p
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