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    <fileDesc>
      <titleStmt>
        <title type="main">Académie des sciences d’outre-mer, un fonds unique
        d’histoire coloniale à la conquête de son public</title>

        <author role="aut"><name>Marie-Laure
        Bretin</name><affiliation>Responsable de la bibliothèque de l’Académie
        des sciences d’outre-mer`</affiliation><idno
        type="IDREF">249326523</idno></author>
      </titleStmt>

      <editionStmt>
        <edition><date>2020-10-01T14:12:00</date></edition>
      </editionStmt>

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            <dim type="pagination">14-15</dim>
          </dimensions><date>01/10/2020</date></ab>

        <idno type="book"/>

        <ab type="lodel"><date/></ab>
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        <p>Version Métopes : 2.2</p>

        <p>Written by OpenOffice</p>

        <bibl>Arabesques</bibl>
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      <change when="2020-10-07T14:38:00"
      who="Marie-Pierre Roux">Révision</change>
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    <front>
      <titlePage>
        <docTitle>
          <titlePart style="T_3_Article" type="main">Académie des sciences
          d’outre-mer, un fonds unique d’histoire coloniale à la conquête de
          son public</titlePart>
        </docTitle>

        <byline><docAuthor style="txt_auteur">Marie-Laure
        Bretin</docAuthor><affiliation style="auteur_Institution">Responsable
        de la bibliothèque de l’Académie des sciences
        d’outre-mer`</affiliation><email style="auteur_Courriel"><ref
        target="mailto:mlbretin@academiedoutremer.fr">mlbretin@academiedoutremer.fr</ref></email></byline>
      </titlePage>

      <argument>
        <p style="txt_chapo">Afin de renforcer sa visibilité en ligne, le
        fonds scientifique de l’Académie des sciences d’outre-mer a mis en
        œuvre en 2019 plusieurs grands projets : un signalement performant, la
        valorisation numérique de ses collections mais aussi l’amélioration de
        ses espaces physiques.</p>
      </argument>
    </front>

    <body>
      <div type="chapitre" xml:id="mainDiv">
        <p style="txt_Normal">L’Académie des sciences coloniales voit le jour
        en 1923 à l’initiative du journaliste Paul Bourdarie qui souhaitait
        créer une société savante spécialisée sur les questions de
        l’outre-mer. Elle deviendra en 1957 l’Académie des sciences
        d’outre-mer. Impossible de citer tous ses illustres membres – 275
        aujourd’hui, d’Henri Lyautey à Yves Coppens, des rois Albert I<hi
        rend="sup" style="typo_Exposant">er</hi> et Léopold III de Belgique à
        Léopold Sedar Senghor. L’Académie occupe un bel hôtel particulier à
        deux pas de la place de l’Étoile, à Paris, où une dizaine de personnes
        la font fonctionner au quotidien sous l’autorité du secrétaire
        perpétuel. Deux fois par mois se tiennent des séances au cours
        desquelles sont présentées des communications sur des sujets de sa
        compétence touchant tous les domaines scientifiques, qui sont publiées
        dans la revue de l’Académie <hi rend="italic"
        style="typo_Italique">Mondes et Cultures. </hi></p>

        <div type="section1">
          <head style="T_1" subtype="level1">La bibliothèque au cœur de
          l’activité de l’Académie</head>

          <p style="txt_Normal">Au moins dix recensions d’Académiciens sont
          publiées chaque mois et disponibles dans la base Carasom<note n="1"
          place="foot" style="txt_Note" type="standard" xml:id="ftn1"><p> <ref
          target="http://www.academieoutremer.fr/presentation-bibliotheque-les-recensions-du-carasom/?refer=recherche"><hi
          rend="underline"
          style="typo_souligne">http://www.academieoutremer.fr/presentation-bibliotheque-les-recensions-du-carasom/?refer=recherche</hi></ref></p></note>.
          L’Académie décerne également chaque année depuis 1934 des Prix<note
          n="2" place="foot" style="txt_Note" type="standard"
          xml:id="ftn2"><p> <ref
          target="http://www.academieoutremer.fr/presentation-bibliotheque-laureats-annee"><hi
          rend="underline"
          style="typo_souligne">http://www.academieoutremer.fr/presentation-bibliotheque-laureats-annee</hi></ref></p></note><hi
          rend="bold" style="typo_gras"> </hi>récompensant des ouvrages de ses
          domaines d’intérêt. Les collections de la bibliothèque sont très
          importantes au regard de la taille de l’institution. C’est un fonds
          vivant de mémoire coloniale qui concerne particulièrement l’Afrique
          sub-saharienne, le pourtour méditerranéen, le Maghreb-Machrek, le
          sud-Asie, la péninsule indochinoise et l’Inde. Il compte près de
          130 000 documents : 115 000 monographies, 4 600 périodiques dont 100
          vivants, plus de 600 cartes historiques, un millier de manuscrits,
          environ 10 000 brochures et tirés-à-part, et plus de 40 fonds
          d’archives d’Académiciens. Outre les parutions récentes, le fonds
          s’enrichit avec les dons et legs qui en représentent une part
          importante. Une partie du fonds concerne des documents rares à très
          rares, parmi lesquels on peut citer <hi rend="italic"
          style="typo_Italique">La Cochinchine : album général illustré de 456
          gravures sur cuivre, </hi>des manuscrits arabico-malgaches.
          L’Académie a à cœur d’enrichir ce fonds par l’acquisition de pièces
          authentiques témoignant de différents aspects de l’histoire
          scientifique des outre-mers : récits, textes réglementaires,
          correspondances, affiches, photos, albums. Les collections sont
          réparties sur tous les étages de locaux qui ont l’avantage d’offrir
          une jolie salle de lecture. La qualité du service rendu – l’accueil
          de tout public sans restrictions, le calme, l’écoute et l’attention
          portée au lecteur, la rapidité de communication des documents, est
          appréciée des utilisateurs, selon l’enquête menée en 2020.</p>

          <figure>
            <graphic url="../icono/br/arabesques_99_dossier_05_outremer_fig01.JPG"/>

            <head style="titre_figure">La bibliothèque Félix Houphouët-Boigny
            de l’Académie des sciences d’outre-mer détient près de 130 000
            documents accessibles à tout public sans restriction.</head>

            <p style="ill-credits-sources">crédit Académie des sciences
            d’outre-mer</p>
          </figure>
        </div>

        <div type="section1">
          <head style="T_1" subtype="level1">Un fonds unique en région
          parisienne</head>

          <p style="txt_Normal">En 2014, la Dila (Direction de l’Information
          du Premier Ministre) a cédé les 45 000 titres de son fonds « <hi
          rend="italic" style="typo_Italique">Afrique, outre-mer et
          colonies </hi>» à l’Académie, avec pour ambition commune de
          développer un pôle de ressources unique, pertinent et solide en
          région parisienne. D’autres ressources sont en attente de
          traitement : des archives d’Académiciens, des photos, les 3 000
          périodiques morts. Sans attendre que tout le fonds soit signalé, il
          a paru indispensable de le valoriser. Trois chantiers ont ainsi été
          entamés en 2019 : améliorer la qualité des données du catalogue,
          accroître la visibilité numérique de la bibliothèque, demander le
          label CollEx-Persée. À quoi, un quatrième s’est
          ajouté : l’optimisation des espaces. Valoriser, c’est d’abord
          signaler le fonds avec qualité. Aujourd’hui, les monographies de
          l’Académie sont toutes signalées dans le catalogue local mais la
          reprise automatique des fiches papier lors de l’informatisation en
          2003-2004 n’avait pas toujours permis d’importer correctement les
          données. Ce qui a eu pour conséquence d’empêcher la correspondance
          automatique de certaines notices dans le Sudoc lors du versement
          initial. Le catalogue de l’Académie n’y est visible qu’à 35 ou 40 %.
          C’est pourquoi un travail de reprise du catalogage a été lancé,
          portant, dans un premier temps, sur les documents les plus rares et
          anciens, parus avant 1900 et avant 1800 pour 150 d’entre eux.
          Environ 400 nouvelles localisations sont apparues dans le Sudoc. Ce
          travail de longue haleine se poursuit sur les documents parus après
          1900 et devrait permettre, à terme, de faire remonter le taux de
          couverture du Sudoc sur le catalogue local à 80 ou 90 %.</p>
        </div>

        <div type="section1">
          <head style="T_1" subtype="level1">Numoutremer, une vitrine pour les
          documents rares</head>

          <p style="txt_Normal">Au-delà du catalogue, la bibliothèque se doit
          d’être plus attractive sur le Web. La nécessité d’une présence sur
          les réseaux sociaux s’est rapidement imposée. Le choix s’est porté
          sur l’ouverture d’une page LinkedIn pour la bibliothèque,
          accompagnée d’un relais de certains contenus sur le compte Twitter
          de l’Académie. On compte en effet sur la plus grande souplesse de
          rédaction offerte par le premier tout en profitant de la viralité du
          second. Le choix de LinkedIn, plateforme tournée vers le monde
          professionnel, était aussi motivé par le sérieux de sa communauté,
          et surtout par l’idée de mieux cibler de potentiels futurs usagers,
          puisqu’on y trouve de plus en plus d’étudiants, de chercheurs et
          d’universitaires, qui sont les publics que la bibliothèque souhaite
          attirer. Différentes catégories de publications alimentent ces pages
          LinkedIn et Twitter : informations pratiques, événements, actions de
          valorisation. Ces dernières peuvent être récurrentes comme
          l’information mensuelle sur les dernières acquisitions et
          recensions, ou ponctuelles comme des bibliographies ou la mise en
          avant d’un document. Les images étant particulièrement attractives
          pour les visiteurs des réseaux sociaux, les documents
          iconographiques de la bibliothèque une fois numérisés constitueront
          des atouts précieux. L’autre volet de ce chantier est la création de
          la bibliothèque numérique Numoutremer, ouverte en juillet 2020, et
          développée sur Omeka Classic, logiciel gratuit utilisé par de
          nombreuses bibliothèques. Elle a pour vocation de constituer une
          vitrine des documents rares et précieux de la bibliothèque et
          d’offrir à ses lecteurs un accès à distance à ces ressources. Côté
          contenus, il a fallu identifier les ressources de la bibliothèque à
          valoriser en priorité, en évaluant leur rareté. Le choix s’est
          arrêté sur les livres anciens, des cartes géographiques, des
          manuscrits et des albums photographiques. Pour les deux premiers, la
          rareté et l’existence d’une numérisation a été définie grâce au
          Sudoc. Pour les albums, ce sont ceux qui semblaient les plus rares
          et/ou avec des photos de qualité supérieure qui ont été
          sélectionnés. À ce jour, Numoutremer<note n="3" place="foot"
          style="txt_Note" type="standard" xml:id="ftn3"><p> <ref
          target="http://omeka.academiedoutremer.fr"><hi rend="underline"
          style="typo_souligne">http://omeka.academiedoutremer.fr</hi></ref></p></note><hi
          rend="bold" style="typo_gras"> </hi>propose des photographies
          numérisées par la bibliothèque, ainsi que des livres anciens et des
          cartes dont les versions numériques ont été, tous crédits donnés,
          empruntés à Gallica. On y trouve également des bibliographies
          thématiques donnant à voir la richesse et la diversité des fonds de
          la bibliothèque. À plus long terme, l’ambition de la bibliothèque
          est de pouvoir faire numériser ses documents les plus rares voire
          uniques, dans un but de conservation mais aussi de diffusion. Avec
          l’appui des réseaux sociaux pour être plus visible, Numoutremer sera
          alors un atout pour la bibliothèque mais avant tout, un service
          offert à ses lecteurs. Par ailleurs, un dossier de candidature au
          label collections d’excellence a été déposé récemment (vague 3). Les
          caractéristiques du fonds ont pu y être présentées en détail. Ce
          travail a été l’occasion de mettre en lumière la complémentarité des
          collections avec celles de la bibliothèque des Archives nationales
          d’outre-mer qui a déposé son dossier pour la vague 2. Afficher le
          label CollEx serait une formidable et indéniable reconnaissance de
          la valeur du fonds de l’Académie.</p>

          <figure>
            <graphic url="../icono/br/arabesques_99_dossier_05_outremer_fig02.JPG"/>

            <head style="titre_figure">Ouverte en juillet 2020, la
            bibliothèque numérique Numoutremer donne accès à une sélection de
            livres anciens, manuscrits, cartes géographiques et albums
            photographiques. Ici, La vie quotidienne au Maroc dans les années
            1950 (don de Monsieur François Besson).</head>
          </figure>
        </div>

        <div type="section1">
          <head style="T_1" subtype="level1">Optimiser les espaces</head>

          <p style="txt_Normal">Qui dit patrimoine dit mètres linéaires : le
          volume de la collection, notamment celle de la Dila à intégrer, et
          la réalité des locaux imposent de rationaliser l’utilisation de
          l’espace. Un plan en plusieurs étapes a donc été élaboré. Dans un
          premier temps, on s’est intéressé aux numéros isolés, aux
          collections peu fournies ou très discontinues et/ou hors sujet. Pour
          les repérer, un seul outil : un fichier Excel de plus de 4 000
          lignes. Un premier repérage est fait à l’œil dans la liste et
          complété par un passage dans les magasins. Cette étape est
          l’occasion de se séparer de titres dont la conservation n’avait pas
          été, à proprement parler, décidée. Dans un second temps, la
          Commission Bibliothèque, composée d’Académiciens, a été sollicitée
          pour définir des critères et des durées de conservation. Le
          périmètre choisi a été limité aux périodiques vivants. Toutefois,
          bon nombre de critères seront utilisables avec les collections
          mortes. Après l’élaboration d’un fichier comprenant des données
          telles que le nombre de bibliothèques détentrices, l’existence d’une
          collection électronique ou la profondeur d’antériorité de la
          collection de l’Académie, des règles de durées de conservation ont
          pu être établies et un certain nombre de titres, sortis des
          magasins. Les collections des titres scientifiques concernés ont été
          proposées aux bibliothèques de proximité géographique et/ou
          thématique. L’occasion peut-être d’impulser une politique
          partenariale de conservation mutualisée ? L’espace dégagé va
          permettre d’offrir de meilleures conditions de conservation aux
          collections. Qualité des données, communication et visibilité sur
          les réseaux sociaux, label CollEx-Persée, rationalisation des
          espaces : nous espérons que ces actions seront dynamisantes et
          porteuses d’impact à la veille du centenaire de l’Académie ! Et
          peut-être oserons-nous en ajouter une : participer aux Journées du
          Patrimoine...</p>
        </div>
      </div>
    </body>
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