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      <titleStmt>
        <title type="main">Congrès Liber 2020</title>

        <author role="aut"><name>Raluca Pierrot</name><affiliation>Responsable
        acquisition et valorisation des ressources électroniques à
        l’Abes</affiliation><idno type="IDREF">087096242</idno><idno
        type="VIAF">http://viaf.org/viaf/203201081</idno></author>
      </titleStmt>

      <editionStmt>
        <edition><date>2020-10-01T08:03:00</date></edition>
      </editionStmt>

      <publicationStmt>
        <ab type="papier"><dimensions>
            <dim type="pagination">25</dim>
          </dimensions><date>01/10/2020</date></ab>

        <idno type="book"/>

        <ab type="lodel"><date/></ab>
      </publicationStmt>

      <sourceDesc>
        <p>Version Métopes : 2.2</p>

        <p>Written by OpenOffice</p>

        <bibl>Arabesques</bibl>
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      <change when="2020-10-09T09:15:00"
      who="Marie-Pierre Roux">Révision</change>
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    <front>
      <titlePage>
        <docTitle>
          <titlePart style="T_3_Article" type="main">Congrès Liber
          2020</titlePart>
        </docTitle>

        <byline><docAuthor style="txt_auteur">Raluca
        Pierrot</docAuthor><affiliation style="auteur_Institution">Responsable
        acquisition et valorisation des ressources électroniques à
        l’Abes</affiliation><email style="auteur_Courriel"><ref
        target="mailto:raluca.pierrot@abes.fr">raluca.pierrot@abes.fr</ref></email></byline>
      </titlePage>

      <argument>
        <p style="txt_chapo">Mené entièrement en distanciel fin juin, le
        congrès Liber 2020<note n="1" place="foot" style="txt_Note"
        type="standard" xml:id="ftn1"><p> Le programme et les présentations du
        congrès sont disponibles ici : <ref
        target="https://liberconference.eu/liber-2020-presentations-posters"><hi
        rend="underline"
        style="typo_souligne">https://liberconference.eu/liber-2020-presentations-posters</hi></ref>
        et <ref target="https://zenodo.org/communities/liber2020"><hi
        rend="underline"
        style="typo_souligne">https://zenodo.org/communities/liber2020</hi></ref></p></note>
        a souligné à quel point le libre accès aux données de la recherche
        était, plus que jamais en cette période de crise sanitaire mondiale,
        un enjeu de société vital.</p>
      </argument>
    </front>

    <body>
      <div type="chapitre" xml:id="mainDiv">
        <p style="txt_Normal"><graphic
        url="../icono/br/arabesques_99_actus_liber_fig01.jpg"/>  </p>

        <p style="txt_Normal">La crise sanitaire aura bousculé non seulement
        le fonctionnement habituel des bibliothèques, mais aussi les habitudes
        des congrès professionnels, en prouvant que le distanciel pouvait se
        substituer en bonne partie au présentiel. Les organisateurs du congrès
        Liber 2020 ont tenu à garder ce rendez-vous annuel qui fêtait son
        50<hi rend="sup" style="typo_Exposant">e</hi> anniversaire en
        proposant en juin une semaine entière de visioconférences. Sans
        pouvoir se substituer entièrement aux discussions animées habituelles,
        les échanges en ligne ont néanmoins reconstruit, tant bien que mal, la
        dimension de communauté transnationale des bibliothèques de recherche,
        avec plus de 4 500 participants. Le thème choisi, <hi rend="italic"
        style="typo_Italique">Building Trust with Research Libraries,
        </hi>décliné à travers 10 sessions, 2 tables rondes et 6 ateliers,
        incitait à la réflexion sur la place des bibliothèques dans un
        contexte où leur apport au développement de la science ouverte,
        citoyenne et intègre, est de plus en plus prégnant.</p>

        <div type="section1">
          <head style="T_1" subtype="level1">L’impact de la crise sanitaire
          pour les bibliothèques de demain</head>

          <p style="txt_Normal">Sans surprise, les conférences introductives
          ont été consacrées à la crise sanitaire en tant que révélateur des
          besoins autour des données de la recherche – accessibilité de toute
          donnée recueillie, qualité des métadonnées descriptives – auprès
          d’un public large, peu habitué aux codes des publications
          scientifiques ainsi qu’à leur nombreux biais. Finalement,
          l’ouverture exceptionnelle des contenus en ligne par les éditeurs
          pendant la fermeture des universités n’a fait qu’accentuer le
          caractère discutable des conditions auxquelles ces derniers mettent
          habituellement leurs ressources à disposition. À partir de ce
          constat, comment faire évoluer la communication scientifique, sans
          oublier de rendre accessibles les ressources pédagogiques ? Les
          intervenants ont abordé le sujet selon plusieurs angles : revoir la
          place des bibliothèques dans les circuits de publications et
          d’évaluation de la recherche, valoriser l’<hi rend="italic"
          style="typo_Italique">open access, </hi>notamment grâce à la
          production des données, faciliter la fouille de textes et de
          données.</p>
        </div>

        <div type="section1">
          <head style="T_1" subtype="level1">Tous les chemins mènent à la
          science ouverte</head>

          <p style="txt_Normal">Plusieurs sessions et ateliers ont été
          consacrés à l’évolution de la place des bibliothèques dans les
          circuits de publication, notamment à travers les accords
          transformants, qui ont comme ambition de centraliser dépenses
          d’abonnements aux ressources électroniques et coûts de publication
          en <hi rend="italic" style="typo_Italique">open access </hi>par les
          auteurs affiliés. Sans oublier d’autres mécanismes de soutien aux
          publications en accès libre. Le titre choisi pour la table ronde
          réunissant des représentants d’éditeurs, de bibliothèques et de
          consortia, <hi rend="italic" style="typo_Italique">From Frenemies to
          Trusted Partners (De faux-amis vers des partenaires fiables),
          </hi>montre qu’un changement profond est à l’œuvre dans la relation
          entre éditeurs et bibliothèques, après 20 ans de développement des
          ressources électroniques, quel qu’en soit le mode de financement
          choisi. Réduire cette évolution au développement du marché des
          APC<note n="2" place="foot" style="txt_Note" type="standard"
          xml:id="ftn2"><p> Article Processing Charges : frais payés par
          l’auteur, sur financements divers, pour la mise à disposition de
          l’article en open access immédiat.</p></note> apparaît effectivement
          trompeur, d’autres voies, comme les plateformes collaboratives ou
          l’OA diamant, nécessitant également une contribution pour un service
          de qualité. En présentant son étude sur le développement de l’<hi
          rend="italic" style="typo_Italique">open access</hi>, Maurits van
          der Graaf a donné quelques chiffres révélateurs : en 2018, les
          courbes correspondant aux pourcentages des articles disponibles en
          libre accès grâce respectivement à l’auto-archivage ou aux APC se
          sont inversées, au profit de ces derniers. Pour autant, les deux
          voies mènent, sans concurrence, à la science ouverte, puisque le
          nombre de réservoirs d’archives ouvertes continue à grimper (plus de
          5 000 en 2019). Pour les universités impliquées dans la voie dorée
          de l’<hi rend="italic" style="typo_Italique">open access</hi>, 70 %
          des articles produits par leurs institutions sont couverts par les
          accords transformants signés avec les grands éditeurs. La
          bibliothèque devient ainsi le troisième acteur du circuit de
          publication.</p>
        </div>

        <div type="section1">
          <head style="T_1" subtype="level1">Les bibliothèques à la
          rescousse</head>

          <p style="txt_Normal">D’autres interventions ont mis un coup de
          projecteur sur la responsabilité de transparence et d’ouverture pour
          les bibliothèques en tant que producteurs de données <hi
          rend="italic" style="typo_Italique">via </hi>des canaux divers :
          numérisation des collections, enrichissement de réservoirs ouverts,
          comme Wikidata, par les métadonnées des catalogues des
          bibliothèques<note n="3" place="foot" style="txt_Note"
          type="standard" xml:id="ftn3"><p><hi rend="underline"
          style="typo_souligne"> </hi><ref
          target="https://diff.wikimedia.org/2019/10/04/wikidata-wikibase-for-national-libraries-the-inaugural-meeting/"><hi
          rend="underline"
          style="typo_souligne">https://diff.wikimedia.org/2019/10/04/wikidata-wikibase-for-national-libraries-the-inaugural-meeting/</hi></ref></p></note>.
          Enfin, les bibliothèques peuvent jouer un rôle de facilitateur pour
          d’autres projets, tels que la <hi rend="italic"
          style="typo_Italique">science literacy</hi>. Leur connaissance des
          circuits de publication, leur capacité à communiquer avec les
          chercheurs, les instances universitaires et les médias constituent
          autant d’atouts pour faire comprendre la science au grand
          public.</p>
        </div>
      </div>
    </body>
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