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      <titleStmt>
        <title type="main">Des catalogues aux données : l’Abes et la BnF face
        à une transition toujours en marche</title>

        <author role="aut"><name>Emmanuelle Bermès</name><affiliation><ref
        target="#aff01" type="affiliation"/></affiliation><idno
        type="IDREF">076372839</idno><idno
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        <edition><date>2021-01-13T11:32:00</date></edition>
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          </dimensions><date>01/01/2021</date></ab>

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        <ab type="lodel"><date/></ab>
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        <p>Version Métopes : 2.3</p>

        <p>Written by OpenOffice</p>

        <bibl>Arabesques</bibl>
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      who="Marie-Pierre Roux">Révision</change>
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    <front>
      <titlePage>
        <docTitle>
          <titlePart style="T_3_Article" type="main">Des catalogues aux
          données : l’Abes et la BnF face à une transition toujours en
          marche<hi rend="italic" style="typo_Italique"> </hi></titlePart>
        </docTitle>

        <docAuthor style="txt_auteur">Emmanuelle Bermès</docAuthor>

        <byline style="auteur_Courriel"><email><ref
        target="mailto:emmanuelle.bermes@bnf.fr">emmanuelle.bermes@bnf.fr</ref></email></byline>

        <byline style="auteur_Institution"><affiliation
        xml:id="aff01">Adjointe scientifique et technique auprès du directeur
        des services et des réseaux à la Bibliothèque nationale de
        France</affiliation></byline>
      </titlePage>

      <argument>
        <p style="txt_chapo">Depuis 20 ans, les deux institutions relèvent les
        défis posés par le Web de données, le big data et la transition
        bibliographique, avec comme enjeu d’inscrire les bibliothèques comme
        des actrices de premier plan de ces évolutions majeures.</p>
      </argument>
    </front>

    <body>
      <div type="chapitre" xml:id="mainDiv">
        <p style="txt_Normal">Au cours des vingt dernières années, l'évolution
        des catalogues a été marquée par des transformations profondes, encore
        inachevées. D’une part, l'irruption du Web les a positionnés en
        concurrence avec les moteurs de recherche dont la rapidité de réponse,
        le classement des résultats par pertinence et l’ergonomie simple et
        intuitive sont devenus des exigences naturelles. D’autre part, les
        ressources numériques ont soulevé des questions nouvelles :
        granularité fine (article, chapitre), absence de périodicité fixe,
        apport de données externes provenant notamment des éditeurs<note n="1"
        place="foot" style="txt_Note" type="standard" xml:id="ftn1"><p> Cf.
        <hi rend="italic" style="typo_Italique">Vers de nouveaux
        catalogues</hi>, Paris : Cercle de la librairie, 2016.</p></note>.</p>

        <p style="txt_Normal">Face à de tels changements, les bibliothèques se
        sont posé dès 1998 la question de l'évolution de leurs données, avec
        la création au sein de l'IFLA du modèle FRBR<note n="2" place="foot"
        style="txt_Note" type="standard" xml:id="ftn2"><p> FRBR : Functional
        Requirements for Bibliographic Records</p></note> qui attribue une
        importance nouvelle aux données d’autorité, plaçant désormais au cœur
        de la description bibliographique les entités que sont les auteurs,
        les œuvres ou les sujets.</p>

        <div type="section1">
          <head style="T_1" subtype="level1">La révolution de la
          « data »</head>

          <p style="txt_Normal">Au même moment, le Web voyait émerger un
          nouvel environnement technologique de la « data », caractérisé par
          une ouverture juridique (<hi rend="italic"
          style="typo_Italique">open data</hi>) visant à favoriser la
          réutilisation des données, par une évolution du Web intégrant la
          spécificité des données structurées et liées (<hi rend="italic"
          style="typo_Italique">linked data</hi> ou Web de données), par
          l'émergence de technologies permettant de manipuler en temps réel
          des masses très importantes de données (<hi rend="italic"
          style="typo_Italique">big data</hi>) et par de nouvelles interfaces
          alliant élégance graphique et force narrative (<hi rend="italic"
          style="typo_Italique">data visualisation</hi>).</p>

          <p style="txt_Normal">Acteurs essentiels de l’information
          bibliographique, l’Abes et la BnF se sont confrontées l’une et
          l’autre, parfois ensemble, à ces évolutions, tentant d’y répondre
          par des expérimentations diverses. Au début des années 2000, l’Abes
          mettait en service un « portail de recherche fédérée » pour
          interroger simultanément plusieurs bases bibliographiques, tandis
          que la BnF misait sur le protocole OAI-PMH<note n="3" place="foot"
          style="txt_Note" type="standard" xml:id="ftn3"><p> OAI-PMH : Open
          Archives Initiative - Protocol for Metadata Harvesting</p></note>
          pour transformer Gallica en bibliothèque numérique collaborative. Au
          tournant des années 2010, les deux établissements s’essayaient au
          Web de données, l’un en lançant le service IdRef pour les autorités
          du Sudoc, l’autre en déployant data.bnf.fr qui proposait un accès
          FRBRisé aux données du catalogue de la BnF.</p>

          <figure>
            <graphic url="../icono/br/arabesques_100_page_16_dossier_08_fig01.jpg"/>

            <head style="titre_figure">Cellules fantômes ou cellules sans
            noyau</head>

            <p style="ill-credits-sources">© Odra Noel</p>
          </figure>
        </div>

        <div type="section1">
          <head style="T_1" subtype="level1">Transition bibliographique :
          l’enjeu de la visibilité sur le Web</head>

          <p style="txt_Normal">C’est en 2014 que l’Abes et la BnF,
          conjointement avec l’Afnor, définissent le concept de « transition
          bibliographique »<hi rend="sup" style="typo_Exposant"><note n="4"
          place="foot" style="txt_Note" type="standard" xml:id="ftn4"><p><hi
          rend="sup" style="typo_Exposant"> </hi><ref
          target="http://www.transition-bibliographique.fr/"><hi
          rend="underline"
          style="typo_souligne">http://www.transition-bibliographique.fr/</hi></ref></p></note></hi>,
          une transformation en profondeur des normes et des pratiques de
          catalogage, mais aussi des systèmes capables de produire et
          d'exploiter ces nouvelles données : c'est le début d'une période de
          mutation qui s'effectuera progressivement sur plusieurs années.</p>

          <p style="txt_Normal">Le bénéfice attendu de la transition
          bibliographique est de permettre aux données des bibliothèques
          d'interagir avec celles d'autres communautés et de gagner en
          visibilité sur web. De manière plus prospective se pose la question
          de l'utilisation de briques technologiques nouvelles : traitements
          automatisés, <hi rend="italic" style="typo_Italique">machine
          learning,</hi> alignements de données, etc. Des projets comme le Hub
          de métadonnées de l’Abes, Qualinca ou, à la BnF, l’extranet éditeurs
          et robot-données visent à récupérer, transformer et traiter en masse
          des données d'origines variées en vue d'une multiplicité d'usages.
          Des expérimentations comparées sont menées sur la FRBrisation et
          notamment le regroupement des notices par œuvres. Enfin, la question
          de la production est posée à travers les projets Sudoc21 et Noemi
          (refonte de la production du catalogue de la BnF).</p>

          <p style="txt_Normal">Le Fichier National d’Entités (FNE), dont les
          développements débutent en 2020, peut être vu comme l’aboutissement
          de ces évolutions. Consacrant la coopération de l’Abes et de la BnF
          autour des autorités, données devenues clef dans l’univers des
          catalogues, il combine mutualisation de l’effort de production,
          ingénierie de la donnée et évolution des modèles. Tandis que
          l’aboutissement de la transition bibliographique se dessine pour les
          deux agences à l’horizon de cinq ans, c’est l’accompagnement de
          leurs réseaux respectifs, pour une véritable mutation nationale, qui
          constituera l’enjeu de la décennie 2020-2030.</p>
        </div>
      </div>
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