<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<TEI change="metopes_publication#openedition"
     xmlns="http://www.tei-c.org/ns/1.0"
     xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance"
     xmlns:xs="http://www.w3.org/2001/XMLSchema"
     xmlns:xlink="http://www.w3.org/1999/xlink"
     xmlns:xi="http://www.w3.org/2001/XInclude"
     xmlns:ns="http://www.tei-c.org/ns/1.0"
     xmlns:mathml="http://www.w3.org/1998/Math/MathML"
     xmlns:loext="urn:org:documentfoundation:names:experimental:office:xmlns:loext:1.0"
     xmlns:dcr="http://www.isocat.org/ns/dcr">
  <teiHeader>
    <fileDesc>
      <titleStmt>
        <title type="main">Calames : un réseau à la pointe pour les archives
        et les manuscrits</title>

        <author role="aut"><name>Patrick Latour</name><affiliation><ref
        target="#aff01" type="affiliation"/></affiliation><idno
        type="IDREF">084588594</idno><idno
        type="ISNI">000000010930448X</idno><idno
        type="VIAF">http://viaf.org/viaf/107058865</idno></author>
      </titleStmt>

      <editionStmt>
        <edition><date>2021-01-13T11:36:00</date></edition>
      </editionStmt>

      <publicationStmt>
        <ab type="papier"><dimensions>
            <dim type="pagination">24</dim>
          </dimensions><date>01/01/2021</date></ab>

        <idno type="book"/>

        <ab type="lodel"><date/></ab>
      </publicationStmt>

      <sourceDesc>
        <p>Version Métopes : 2.3</p>

        <p>Written by OpenOffice</p>

        <bibl>Arabesques</bibl>
      </sourceDesc>
    </fileDesc>

    <encodingDesc>
      <tagsDecl>
        <rendition scheme="css" xml:id="none">color:black;</rendition>
      </tagsDecl>
    </encodingDesc>

    <profileDesc>
      <langUsage>
        <language ident="fr-FR"/>
      </langUsage>

      <textClass/>
    </profileDesc>

    <revisionDesc>
      <change when="2021-01-21T17:30:00"
      who="Marie-Pierre Roux">Révision</change>
    </revisionDesc>
  </teiHeader>

  <text xml:id="text">
    <front>
      <titlePage>
        <docTitle>
          <titlePart style="T_3_Article" type="main">Calames : un réseau à la
          pointe pour les archives et les manuscrits</titlePart>
        </docTitle>

        <docAuthor style="txt_auteur">Patrick Latour</docAuthor>

        <byline style="auteur_Courriel"><email><ref
        target="mailto:patrick.latour@bibliotheque-mazarine.fr">patrick.latour@bibliotheque-mazarine.fr</ref></email></byline>

        <byline style="auteur_Institution"><affiliation
        xml:id="aff01">Conservateur en chef à la Bibliothèque Mazarine,
        adjoint du directeur chargé des Archives et manuscrits. Membre du
        groupe de travail Calames.</affiliation></byline>
      </titlePage>

      <argument>
        <p style="txt_chapo">Né du travail des équipes de l’Abes et de
        praticiens de terrain, Calames, fort de 63 établissements
        participants, se prépare à relever des défis majeurs : Transition
        bibliographique, qualité des données, gestion des archives nativement
        numériques.</p>
      </argument>
    </front>

    <body>
      <div type="chapitre" xml:id="mainDiv">
        <p style="txt_Normal">Depuis 2007, Calames permet aux bibliothèques de
        l’enseignement supérieur de cataloguer et de signaler leurs archives
        et collections de manuscrits en XML-EAD<note n="1" place="foot"
        style="txt_Note" type="standard" xml:id="ftn1"><p> EAD : Encoded
        Archival Description</p></note>. Plus vieux que ses treize ans
        officiels, Calames est en fait né au tournant du dernier millénaire de
        la rencontre du projet de conversion rétrospective d’un vénérable
        outil papier – le <hi rend="italic" style="typo_Italique">Catalogue
        général des manuscrits des bibliothèques publiques de France</hi> dont
        le premier des 116 volumes (182 000 notices) avait paru en 1849 – et
        de la volonté de l’Abes de se doter d’un outil dynamique et collectif
        de signalement des archives et manuscrits complétant celui existant
        pour les imprimés. L’affaire n’allait pas de soi tant l’idée d’un
        catalogue en réseau pour des objets bibliographiques uniques pouvait
        paraître paradoxale, mais l’implication forte des directeurs
        successifs de l’Abes en faveur de l’outil a permis à celui-ci de voir
        le jour et de se développer. Il faut aussi souligner ici la méthode
        originale de conception et d’évolution adoptée dès l’origine,
        associant les équipes de l’Abes et des « praticiens » regroupés au
        sein d’un groupe de travail permanent. Aux six membres fondateurs de
        ce groupe (Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg,
        Institut de France, Bibliothèque Mazarine, Museum national d’Histoire
        naturelle, Bibliothèque de la Sorbonne et Bibliothèque
        Saint-Geneviève) qui représentaient à eux seuls 80 % des notices de
        l’enseignement supérieur et de la recherche du Catalogue général des
        manuscrits, se sont ajoutés, au fil des ans, la Bibliothèque
        Littéraire Jacques Doucet, la contemporaine (ex BDIC) et l’École
        normale supérieure du fait de leur richesse et de leur expertise dans
        des domaines particuliers.</p>

        <div type="section1">
          <head style="T_1" subtype="level1">Outil de catalogage, interface de
          diffusion et réseau d'expertise</head>

          <p style="txt_Normal">Proposer en 2006 l’acronyme « Catalogue
          Accessible en Ligne des Archives et Manuscrits de l’Enseignement
          Supérieur » pour nommer le nouveau venu a fait de moi une sorte de
          parrain qui l’accompagne depuis avec une bienveillance teintée
          d’exigence quand les progrès se font attendre, avec fierté également
          quand les résultats sont là, et qui a plaisir à saluer tous ceux qui
          ont permis à Calames de trouver sa place dans le paysage de
          l’Enseignement supérieur et au-delà. Sous la houlette successive de
          Yann Nicolas, d’Agnès Manneheut et surtout de Jean-Marie Feurtet,
          Calames s’est développé dans les trois dimensions qui sont siennes :
          un outil de catalogage adapté aux attentes de ses utilisateurs, une
          interface de diffusion et de recherche performante reconnue et
          utilisée par les chercheurs, un réseau d’expertise structuré. Les
          outils – interfaces professionnelle et publique – ont connu des
          évolutions et des améliorations qui ont permis à Calames de
          s’inscrire dans la durée et d’obvier à l’obsolescence programmée de
          certains des choix initiaux. Il faut ici rendre hommage au travail
          constant, discret et essentiel des équipes informatiques de l’Abes,
          notamment Christophe Bonnefond, Aurélien Charot et d’autres parmi
          lesquels j’ai une pensée particulière pour le concepteur de l’outil
          de contrôle de Calames, Enrico Cima, trop tôt disparu. Dans le même
          temps, le réseau s’est étendu, structuré et diversifié en
          bénéficiant des services de l’Abes en termes de logistique, de
          financement de projets et d’offre de formation initiale et continue
          avec les formations-relais ainsi qu’en ligne avec les J.e-cours.</p>
        </div>

        <div type="section1">
          <head style="T_1" subtype="level1">Poursuivre le dialogue</head>

          <p style="txt_Normal">C’est donc avec confiance que je vois Calames,
          aujourd’hui piloté par Étienne Naddéo et Brigitte Michel épaulés
          d’un groupe de travail renouvelé et élargi, prêt à relever de
          nouveaux défis : poursuivre le dialogue avec les autres acteurs du
          signalement des archives et manuscrits en France (Archives de
          France, Bibliothèque nationale de France, Catalogue collectif de
          France, Groupe national EAD en bibliothèque, etc.) pour établir des
          règles communes ; se préparer à l'évolution des normes et formats de
          signalement dans le cadre de la Transition bibliographique et à la
          mise en œuvre du Fichier national d’Entités (FNE) ; mieux intégrer
          les archives nativement numériques et les typologies documentaires
          particulières (iconographie, audiovisuel, objets, etc.) ; assurer
          enfin la qualité des données, ce qui signifie notamment reprendre et
          enrichir une part non négligeable du catalogue issue de la
          rétroconversion initiale, afin de permettre une interopérabilité,
          une réutilisation et une exploitation maximales des données dans le
          cadre de projets scientifiques.</p>
        </div>
      </div>
    </body>
  </text>
</TEI>
