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      <titleStmt>
        <title type="main">Consortium IReL : vers le libre accès en
        Irlande</title>

        <author role="aut"><name>Jack Hyland</name><affiliation><ref
        target="#aff01" type="affiliation"/></affiliation><idno
        type="IDREF">256178305</idno></author>
      </titleStmt>

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        <edition><date>2021-06-20T14:34:00</date></edition>
      </editionStmt>

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            <dim type="pagination">22-23</dim>
          </dimensions><date>01/07/2021</date></ab>

        <idno type="book"/>

        <ab type="lodel"><date/></ab>
      </publicationStmt>

      <sourceDesc>
        <p>Version Métopes : 2.3</p>

        <p>Written by OpenOffice</p>

        <bibl>Arabesques</bibl>
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      who="Marie-Pierre Roux">Révision</change>
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      <titlePage>
        <docTitle>
          <titlePart style="T_3_Article" type="main">Consortium IReL : vers le
          libre accès en Irlande</titlePart>
        </docTitle>

        <docAuthor style="txt_auteur">Jack Hyland</docAuthor>

        <byline style="auteur_Courriel"><email><ref
        target="mailto:jack.hyland@mu.ie">jack.hyland@mu.ie</ref></email></byline>

        <byline style="auteur_Institution"><affiliation
        xml:id="aff01">Directeur IReL, université de
        Maynooth</affiliation></byline>
      </titlePage>

      <argument>
        <p style="txt_chapo">Depuis sa création, IReL mène de front deux
        objectifs parfois divergents : offrir des services exclusifs à ses
        membres et multiplier les initiatives pour l’ouverture et le partage
        des connaissances.</p>
      </argument>
    </front>

    <body>
      <div type="chapitre" xml:id="mainDiv">
        <p style="txt_Normal">Au début des années 2000, alors étudiant en
        bibliothéconomie et en sciences de l'information, j'ai assisté à une
        présentation sur le lancement du consortium IReL<note n="1"
        place="foot" style="txt_Note" type="standard" xml:id="ftn1"><p> <ref
        target="https://irel.ie/about-irel"><hi rend="underline"
        style="typo_souligne">https://irel.ie/about-irel</hi></ref></p></note>.
        Ce consortium, financé par des subventions de l'État, avait déjà
        commencé à octroyer au nom de plusieurs universités irlandaises des
        licences d'accès à certaines ressources électroniques, notamment à des
        revues incluses dans des « <hi rend="italic" style="typo_Italique">Big
        Deals</hi> » (bouquets d'abonnements à prix réduit), négociées auprès
        de grandes maisons d'édition. Parallèlement à ces investissements
        visant à favoriser l'accès aux revues, les universités créaient
        également des référentiels institutionnels afin d'héberger une copie
        en libre accès des travaux menés par leurs chercheurs et publiés dans
        ces mêmes revues. L'intervenant, directeur de bibliothèque, nous a
        alors parlé de certaines tensions entre deux de ses départements, l'un
        se prononçant en faveur du libre accès, l'autre consacrant des
        ressources beaucoup plus importantes au maintien du modèle historique,
        basé sur le système d'abonnement. Quand j'ai commencé à travailler
        pour l'IReL en 2017, son modèle était toujours le même, mais la
        nécessité d'utiliser le consortium pour favoriser l'ouverture de la
        recherche en Irlande était bien établie. Plusieurs initiatives nous
        ont permis de répondre à cette problématique. </p>

        <div type="section1">
          <head style="T_1" subtype="level1">S’allier à l’échelle
          européenne</head>

          <p style="txt_Normal">Depuis 2018, l'initiative la plus importante
          mise en place, afin de concrétiser cet objectif, a été de nous
          associer à d'autres consortiums européens pour conclure des accords
          transformants et user ainsi de notre pouvoir d'achat auprès des
          maisons d’édition ainsi que de faire en sorte que les travaux de nos
          chercheurs soient, par défaut, disponibles en libre accès dès leur
          publication. </p>

          <p style="txt_Normal">Ces accords transformants ont commencé à
          apparaître en Irlande lorsqu’un consortium plus large, composé de
          membres de l’IReL mais aussi de non-membres, a exigé qu’un accord
          transformant soit conclu avec Elsevier. En 2020, après près de deux
          ans de négociations et alors que de nombreux consortiums du monde
          entier se détournaient des <hi rend="italic"
          style="typo_Italique">Big Deals</hi>, un accord avec Elsevier jugé
          satisfaisant a finalement été conclu. Désormais, plus de
          700 articles publiés par des chercheurs irlandais peuvent être
          consultés en libre accès chaque année, à la plus grande satisfaction
          de notre communauté de recherche. </p>
        </div>

        <div type="section1">
          <head style="T_1" subtype="level1">Négocier au niveau
          national</head>

          <p style="txt_Normal">À l’été 2019, l’IReL a adopté les principes de
          la Ligue des bibliothèques européennes de recherche (Liber) qui
          aident ses membres à négocier avec les éditeurs une transition vers
          le libre accès. Nous avons entamé des négociations avec vingt
          éditeurs de revues de toutes sortes, grands et petits, commerciaux
          et à but non lucratif, toutes disciplines confondues. Dans le cadre
          des renouvellements pour l’année 2020, nous avons accepté la
          proposition d’un certain nombre de maisons d’édition à but non
          lucratif disposées à inclure le libre accès dans leurs accords :
          ACM, AIB, <hi rend="italic" style="typo_Italique">Company of
          Biologists</hi> et <hi rend="italic" style="typo_Italique">Cold
          Spring Harbour Press</hi>. Certes, nous étions satisfaits de ce
          premier pas vers la concrétisation de notre objectif, et nous avions
          beaucoup appris en chemin, mais l’accès à la majorité des recherches
          publiées par les membres de l’IReL demeurait fermé, dans la mesure
          où nous n’avions pas encore conclu d’ententes avec les grands
          éditeurs. L’année 2020 a donc été le théâtre d’intenses négociations
          menées avec les autres maisons d’édition. La pression était d’autant
          plus forte que la pandémie de Covid-19, qui nous avait contraints à
          adapter nos méthodes de travail, faisait planer l’incertitude sur la
          reconduction, ou pas, de notre financement public en 2021.</p>

          <p style="txt_Normal">Nous avons finalement eu de la chance. Nous
          avons obtenu quatorze offres satisfaisantes de la part de maisons
          d’édition, ainsi qu’un financement suffisant pour les finaliser. Ces
          accords permettront à l’ensemble des auteurs des institutions
          participantes de faire publier leurs recherches en libre accès par
          de grandes maisons d’édition, telles que Taylor and Francis, Wiley
          et Springer Nature, mais aussi par des éditeurs de plus petite
          envergure, notamment la <hi rend="italic"
          style="typo_Italique">Microbiology Society</hi>, la <hi
          rend="italic" style="typo_Italique">Royal Society</hi> et la <hi
          rend="italic" style="typo_Italique">Royal Irish Academy. </hi>Les
          chercheurs pourront désormais publier leurs recherches en libre
          accès dans 10 000 revues sans avoir à supporter les frais
          habituellement dus par chaque auteur. Selon nos estimations, plus de
          3 000 articles seront publiés en libre accès chaque année grâce à
          ces accords. </p>

          <figure>
            <graphic url="../icono/br/arabesques_102_page_22_irlande_fig01.jpg"/>

            <head style="titre_figure"> :</head>

            <p style="ill-credits-sources">© Bibliothèque universitaire de
            Maynooth</p>
          </figure>
        </div>

        <div type="section1">
          <head style="T_1" subtype="level1">Promouvoir les accords
          transformants</head>

          <p style="txt_Normal">L’Irlande est rapidement devenue l’un des pays
          à publier le plus grand volume de recherches en libre accès (l’ESAC
          Market Watch classe l’Irlande à la 7<hi rend="sup"
          style="typo_Exposant">ème</hi> place sur 29 pays évalués). Le fait
          que l’IReL ait pu atteindre cet objectif si rapidement s’explique
          par l’élaboration d’un modèle transformant basé sur les travaux
          menés par la première vague de consortiums et l’impulsion donnée par
          le Plan S qui ont facilité la coopération des maisons d’édition. La
          deuxième raison est que l’IReL est un petit consortium, presque
          intégralement financé par l’État irlandais. En général, il est
          difficile, pour les consortiums composés de membres devant financer
          eux-mêmes leurs dépenses, de parvenir à un consensus sur les accords
          transformants : comment concilier les besoins des institutions
          majoritairement axées sur la publication et ceux des membres qui
          sont principalement des lecteurs ? Le financement central de l’IReL
          nous permet de nous concentrer collectivement sur les avantages
          apportés par ces accords pour l’ensemble du consortium plutôt que
          sur les priorités locales.</p>

          <p style="txt_Normal">Il reste encore beaucoup à faire pour préparer
          l’année 2022 et les suivantes. Nous devons continuer de négocier la
          transition vers le libre accès auprès de quelques éditeurs avec qui
          nous avons déjà conclu des accords d’abonnement, et explorer la
          possibilité de conclure de nouveaux accords avec des maisons
          d’édition publiant exclusivement en accès ouvert. Nous prévoyons
          également d’étendre l’IReL à un grand nombre d’établissements de
          l’enseignement supérieur du pays. </p>
        </div>

        <div type="section1">
          <head style="T_1" subtype="level1">Diversifier les initiatives en
          faveur du libre accès</head>

          <p style="txt_Normal">Pour soutenir l’ouverture de la recherche,
          nous ne nous contentons pas de signer des accords transformants. Si
          ces derniers s’avèrent utiles pour faciliter l’accès aux travaux de
          recherche menés en Irlande, nous savons que pour aboutir, cette
          transition mondiale vers le libre accès nécessitera l’emploi de
          différents modèles. Les institutions irlandaises continuent donc de
          soutenir la voie verte en tenant leurs référentiels institutionnels
          à jour et l’IReL soutient des initiatives telles que le projet
          pilote <hi rend="italic" style="typo_Italique">Subscribe to Open
          d’Annual Reviews</hi> et le partenariat SCOAP<hi rend="sup"
          style="typo_Exposant">3</hi>. Les bibliothèques membres de l’IReL
          soutiennent également, à titre individuel, l’<hi rend="italic"
          style="typo_Italique">Open</hi> <hi rend="italic"
          style="typo_Italique">Library of Humanities</hi> et d’autres maisons
          d’édition en open access qui ne facturent pas directement aux
          auteurs ou à leurs institutions les frais de publication de leurs
          articles. L’IReL envisage également d’appuyer plusieurs autres
          initiatives non commerciales en faveur du libre accès. </p>

          <p style="txt_Normal">Le libre accès ne représente qu’une partie de
          la tendance mondiale visant à faciliter l’accès aux articles de
          recherche et nous devons aligner les travaux de l’IReL à ceux menés
          par d’autres acteurs dans ce domaine au niveau national. L’IReL a
          choisi, dans cette optique, de devenir membre du <hi rend="italic"
          style="typo_Italique">National Open Research Forum</hi> d’Irlande,
          chargé de coordonner les efforts déployés au niveau national en
          faveur du libre accès, mais également dans d’autres domaines, tels
          que celui des données Fair et de l’infrastructure ouverte. Cette
          décision a déjà permis à l’IReL de diriger la création du consortium
          irlandais Orcid en 2020. Fort de vingt membres, l’IRel collabore
          avec des universités, des instituts de technologie, des mécènes et
          d’autres organisations de recherche en Irlande pour intégrer les
          outils de l’Orcid dans leurs systèmes et encourager leurs chercheurs
          à les utiliser. </p>

          <p style="txt_Normal">À sa création, il y a près de vingt ans,
          l’IReL admettait déjà qu’il lui serait difficile de réconcilier ses
          deux objectifs : fournir un contenu et des services exclusifs à ses
          membres tout en contribuant, pour le bien de tous, à l’ouverture et
          au partage des connaissances. Aujourd’hui, ces tensions existent
          toujours, mais nous continuons de chercher le point d’équilibre
          entre ces forces.</p>
        </div>
      </div>
    </body>
  </text>
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