<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<TEI change="metopes_publication#openedition"
     xmlns="http://www.tei-c.org/ns/1.0"
     xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance"
     xmlns:xs="http://www.w3.org/2001/XMLSchema"
     xmlns:xlink="http://www.w3.org/1999/xlink"
     xmlns:xi="http://www.w3.org/2001/XInclude"
     xmlns:ns="http://www.tei-c.org/ns/1.0"
     xmlns:mathml="http://www.w3.org/1998/Math/MathML"
     xmlns:loext="urn:org:documentfoundation:names:experimental:office:xmlns:loext:1.0"
     xmlns:dcr="http://www.isocat.org/ns/dcr">
  <teiHeader>
    <fileDesc>
      <titleStmt>
        <title type="main">Pour une bibliométrie aussi ouverte que la science
        devrait l’être</title>

        <author role="aut"><name>David Aymonin</name><idno
        type="IDREF">236948326</idno><idno
        type="ORCID">0000000293118854</idno><idno
        type="VIAF">http://viaf.org/viaf/558157100612572740009</idno></author>
      </titleStmt>

      <editionStmt>
        <edition><date>2021-10-13T13:39:00</date></edition>
      </editionStmt>

      <publicationStmt>
        <ab type="papier"><dimensions>
            <dim type="pagination">3</dim>
          </dimensions><date>01/10/2021</date></ab>

        <idno type="book"/>

        <ab type="lodel"><date/></ab>
      </publicationStmt>

      <sourceDesc>
        <p>Version Métopes : 2.3</p>

        <p>Written by OpenOffice</p>

        <bibl>Arabesques</bibl>
      </sourceDesc>
    </fileDesc>

    <encodingDesc>
      <tagsDecl>
        <rendition scheme="css" xml:id="none">color:black;</rendition>
      </tagsDecl>
    </encodingDesc>

    <profileDesc>
      <langUsage>
        <language ident="fr-FR"/>
      </langUsage>

      <textClass>
        <keywords scheme="keyword" xml:lang="fr">
          <list>
            <item>éditorial</item>
          </list>
        </keywords>
      </textClass>
    </profileDesc>

    <revisionDesc>
      <change when="2021-10-18T13:38:00"
      who="Marie-Pierre Roux">Révision</change>
    </revisionDesc>
  </teiHeader>

  <text xml:id="text">
    <front>
      <titlePage>
        <docTitle>
          <titlePart style="T_3_Article" type="main">Pour une bibliométrie
          aussi ouverte que la science devrait l’être</titlePart>
        </docTitle>

        <docAuthor style="txt_auteur">David Aymonin</docAuthor>
      </titlePage>

      <div type="resume_motscles">
        <p style="txt_Motclef"> : éditorial</p>
      </div>
    </front>

    <body>
      <div type="chapitre" xml:id="mainDiv">
        <p style="txt_Normal">Les plus expérimentés d’entre les
        profession­nels de l’information se souviendront que la bibliométrie a
        son histoire et ses grandes figures. Le sujet faisait notre bonheur de
        documen­talistes (si si) lorsque nous lisions dans les <hi
        rend="italic" style="typo_Italique">Current Contents </hi>les
        éditoriaux d’Eugène Garfield, créateur de l’<hi rend="italic"
        style="typo_Italique">Impact factor </hi>et fondateur de l’ISI. Plus
        tard, nous attendions avec impatience les articles de Peter Jacsó dans
        <hi rend="italic" style="typo_Italique">Online Information
        Review</hi>, qui comparait déjà les bases de données avec gourmandise,
        puis les moteurs de recherche, et nous révélait les secrets de la
        recherche citationnelle. Au tournant des années 2000, les collègues
        espagnols du <hi rend="italic" style="typo_Italique">Cybermetrics Lab
        </hi>étendaient l’analyse scientométrique aux sites Web des
        universités pour déployer leur classement <hi rend="italic"
        style="typo_Italique">Webometric </hi>qui distinguait les meilleures
        universités de recherche. Au même moment, le CWTS de Leiden analysait
        les performances des outils bibliométriques – et continue de le faire
        aujourd’hui – et n’est pas pour rien dans l’apparition de <hi
        rend="italic" style="typo_Italique">Scopu</hi>s en 2004, ou dans
        l’évolution du <hi rend="italic" style="typo_Italique">WoS</hi>… Dans
        le même temps, les classements de Shanghaï et du <hi rend="italic"
        style="typo_Italique">Times of Higher Education </hi>utilisaient les
        bases citationnelles pour construire leur palmarès mondial des
        universités. En 2010, le terme <hi rend="italic"
        style="typo_Italique">Altmetrics </hi>fait son apparition pour dire
        que l’on en a assez de l’IF et du H-index et que d’autres mesures de
        la science et de ses impacts sont possibles grâce aux possibilités
        offertes par le Web. Quelques années s’écoulent sans innovations
        notables mais pendant lesquelles <hi rend="italic"
        style="typo_Italique">Google Scholar </hi>et l’<hi rend="italic"
        style="typo_Italique">Academic Search engine </hi>de Microsoft
        taillent des croupières aux bases payantes <hi rend="italic"
        style="typo_Italique">Scopus </hi>et WoS. Les grandes bases de données
        bibliographiques payantes ou gratuites (<hi rend="italic"
        style="typo_Italique">PubMed, IEEExplore, ACM</hi>) intègrent de plus
        en plus les références dans la bibliographie des publications qu’elles
        signalent, CrossRef et le DOI fournissent à bas prix des métadonnées
        liées entre elles, et les technologies informatiques évoluent
        rapidement. C’est ce qui rend possible l’apparition coup sur coup
        autour de 2015 de <hi rend="italic"
        style="typo_Italique">Dimensions.ai, Lens org</hi>, <hi rend="italic"
        style="typo_Italique">Semantic Scholar</hi>, et d’autres outils
        exploitant l’analyse des cita­tions, devenus populaires depuis.</p>

        <p style="txt_Normal">L’enjeu d’aujourd’hui est celui d’une
        scientomé­trie basée sur des données accessibles, des méthodes
        d’analyse reproductibles, et des résultats ouverts à la critique et la
        discussion.En d’autre terme, une sciento­métrie qui respecte les
        prin­cipes de la science ouverte.</p>

        <p style="txt_Normal">Comme le montrent les excellents articles de ce
        numéro d’<hi rend="italic" style="typo_Italique">Arabesques</hi>, les
        opérateurs publics, tels l’Abes ou le CCSD, grâce au travail de
        milliers de professionnels des services documentaires et de chercheurs
        de l’ESR, tiennent toute leur place dans la production de données et
        métadonnées ouvertes et fiables, qui s’agrègent aux grandes sources
        d’infor­mation ouvertes à tous. On se réjouira par ailleurs que les
        débats à ce sujet soient ouverts au sein des communautés
        scientifiques, s’appuyant notamment sur la Déclaration de San
        Francisco (DORA)<note n="1" place="foot" style="txt_Note"
        type="standard" xml:id="ftn1"><p> <ref
        target="https://sfdora.org/read/read-the-declaration-french"><hi
        rend="underline"
        style="typo_souligne">https://sfdora.org/read/read-the-declaration-french</hi></ref><hi
        rend="bold" style="typo_gras"> </hi></p></note>, initiative mondiale
        qui affirme la nécessité de transformer les méthodes d’évaluation des
        résultats de la recherche scientifique et laisse envisager des
        innovations majeures en ce sens.</p>

        <p style="txt_Normal">Tout irait donc pour le mieux dans le meilleur
        des mondes ? Pas tout à fait... Une prise de position récente et une
        pétition internationale<note n="2" place="foot" style="txt_Note"
        type="standard" xml:id="ftn2"><p> <ref
        target="https://www.infodocket.com/2021/05/18/briefing-paper-data-tracking-in-research-aggregation-and-use-or-sale-of-usage-data-by-academic-publishers"><hi
        rend="underline"
        style="typo_souligne">https://www.infodocket.com/2021/05/18/briefing-paper-data-tracking-in-research-aggregation-and-use-or-sale-of-usage-data-by-academic-publishers</hi></ref></p></note><hi
        rend="bold" style="typo_gras"> </hi>nous rappellent que la
        biblio-scientométrie ne se fait pas seulement au grand jour, ni sur la
        base d’analyse des citations. Le <hi rend="italic"
        style="typo_Italique">tracking </hi>des scientifiques mené avec des
        outils de mesure des usages du Web est une nouvelle pra­tique, non
        régulée encore, qui est en quelque sorte la nouvelle frontière de
        l’évaluation scientifique. L’histoire n’est décidément pas finie.</p>

        <p style="txt_Normal"><graphic
        url="../icono/br/arabesques_103_page_03_edito_dan.jpg"/>  :</p>
      </div>
    </body>
  </text>
</TEI>
