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      <titleStmt>
        <title type="main">La Bibliométrie à l’université Paris-Saclay : vers
        une symbiose avec la science ouverte</title>

        <author role="aut"><name>Henri Bretel</name><affiliation><ref
        target="#aff01" type="affiliation"/></affiliation><idno
        type="IDREF">257827404</idno></author>

        <author role="aut"><name>Luc Bellier </name><affiliation><ref
        target="#aff02" type="affiliation"/></affiliation><idno
        type="IDREF">199328315</idno><idno
        type="ORCID">0000000151235203</idno><idno
        type="HAL">luc-bellier</idno><idno
        type="VIAF">http://viaf.org/viaf/176149717420910950923</idno></author>
      </titleStmt>

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        <edition><date>2021-10-13T13:56:00</date></edition>
      </editionStmt>

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        <ab type="papier"><dimensions>
            <dim type="pagination">6-7</dim>
          </dimensions><date>01/10/2021</date></ab>

        <idno type="book"/>

        <ab type="lodel"><date/></ab>
      </publicationStmt>

      <sourceDesc>
        <p>Version Métopes : 2.3</p>

        <p>Written by OpenOffice</p>

        <bibl>Arabesques</bibl>
      </sourceDesc>
    </fileDesc>

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      </langUsage>

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      <change when="2021-10-20T11:59:00"
      who="Marie-Pierre Roux">Révision</change>
    </revisionDesc>
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    <front>
      <titlePage>
        <docTitle>
          <titlePart style="T_3_Article" type="main">La Bibliométrie à
          l’université Paris-Saclay : vers une symbiose avec la science
          ouverte</titlePart>
        </docTitle>

        <docAuthor style="txt_auteur">Henri Bretel</docAuthor>

        <byline style="auteur_Courriel"><email><ref
        target="mailto:henri.bretel@universite-paris-saclay.fr">henri.bretel@universite-paris-saclay.fr
        </ref></email></byline>

        <byline style="auteur_Institution"><affiliation xml:id="aff01">Chargé
        de la bibliométrie à la Direction des bibliothèques, de l’information
        et de la science ouverte de l’université Paris-Saclay
        </affiliation></byline>

        <docAuthor style="txt_auteur">Luc Bellier</docAuthor>

        <byline style="auteur_Courriel"><email><ref
        target="mailto:luc.bellier@universite-paris-saclay.fr">luc.bellier@universite-paris-saclay.fr</ref></email></byline>

        <byline style="auteur_Institution"><affiliation
        xml:id="aff02">Directeur adjoint, responsable du Pôle Développement et
        Usage / Science ouverte à la Direction des bibliothèques de
        l’université Paris-Saclay </affiliation></byline>
      </titlePage>

      <argument>
        <p style="txt_chapo">L’université Paris-Saclay, pour se définir à
        travers sa recherche, a eu très tôt besoin des outils bibliométriques
        qui, loin de s’opposer à l’ouverture de la science, participent à des
        objectifs plus larges.</p>
      </argument>
    </front>

    <body>
      <div type="chapitre" xml:id="mainDiv">
        <p style="txt_Normal">La bibliométrie est l’un des sujets qui a évolué
        le plus rapidement au sein des services de docu­mentation de
        l’université Paris-Saclay (UPSaclay), sous l’effet des besoins de
        pilotage stratégique d’un établissement en cours de constitution, mais
        aussi des questionnements qu’elle suscite dans le contexte global de
        la recherche. L’UPSaclay, établissement public expérimental regroupant
        sous une même signature scientifique près de 300 laboratoires issus
        des 3 universités, 4 grandes écoles et 7 organismes nationaux de
        recherche, a eu très tôt besoin des outils bibliométriques pour se
        définir à travers sa recherche.</p>

        <p style="txt_Normal">L’évaluation bibliométrique de la recherche
        permet d’objectiver la notion d’impact scientifique. Au plan
        institutionnel, elle est un outil incontournable de veille, de
        communication et de stratégie dans un monde de l’enseignement
        supérieur et de la recherche où la quête des talents et la capacité à
        les conserver sont un enjeu croissant.</p>

        <p style="txt_Normal">Cependant, comment, au sein d’une direction des
        bibliothèques, un service dédié à la bibliométrie pourrait-il répondre
        aux seuls besoins d’évaluation et de positionnement de l’université,
        alors que l’éthique professionnelle, les missions des bibliothèques et
        l’identité même de l’UPSaclay<note n="1" place="foot" style="txt_Note"
        type="standard" xml:id="ftn1"><p> <ref
        target="https://www.universite-paris-saclay.fr/luniversite/nos-projets-identitaires"><hi
        rend="underline"
        style="typo_souligne">https://www.universite-paris-saclay.fr/luniversite/nos-projets-identitaires</hi></ref></p></note><hi
        rend="bold" style="typo_gras"> </hi>concourent au déve­loppement de la
        science ouverte ? Les outils biblio­métriques construits à
        l’université, loin de s’opposer à l’ouverture de la science,
        participent en réalité à des objectifs bien plus larges.</p>

        <div type="section1">
          <head style="T_1" subtype="level1">Le besoin de se connaître
          soi-même</head>

          <p style="txt_Normal">Tant que l’UPSaclay était une Comue
          (Communauté d’universités et établissements), la définition du
          pay­sage de la recherche était un exercice indispensable, mais
          délicat puisque chaque établissement membre conservait toute son
          autonomie. D’abord cantonnée à la définition de communautés
          disciplinaires au sein de la Comue, la bibliométrie avait pour cadre
          une construction, nécessairement scrutée, de synergies entre
          institutions. Des « départements » disciplinaires et
          trans-institutionnels venaient structurer un groupe d’institutions
          transdisciplinaires. Ainsi, la bibliométrie avait pour objectifs
          d’abord d’étudier les forces et faiblesses des groupements prévus,
          puis d’identifier l’impact potentiel des stratégies de fusion
          envisagées. Cette structuration transversale impliquait des défis
          techniques : la Comue puis EPE (Établissement public expérimental)
          ont regroupé et regroupent des parties d’ONR (Organismes nationaux
          de recherche) et de grandes écoles (AgroParisTech, CentraleSupélec
          et l’Institut d’Optique Graduate School ont chacun des campus et
          centres de recherche hors d’Ile-de-France, qui ne sont pas intégrés
          à l’UPSaclay). Les institutions qui participaient aux départements
          n’étaient donc pas monolithiques. Qui plus est, chaque unité de
          recherche pouvant participer à plusieurs départements, il a été
          nécessaire de passer par des limites disciplinaires de périmètres au
          sein de chaque laboratoire participant à plusieurs dépar­tements,
          l’autonomie des établissements rendant inutilisable un découpage
          administratif par équipes.</p>

          <figure>
            <graphic url="../icono/br/arabesques_103_page_07_Bretel-Bellier_fig01.jpg"/>

            <head style="titre_figure">Ce graphique représente la répartition
            des documents de l’université Paris-Saclay sur Scopus et HAL sur
            la base du DOI, par rapport au ratio d’accès ouvert.</head>
          </figure>

          <p style="txt_Normal">Ce défi technique a été relevé grâce à l’outil
          interne de suivi des publications, Bibliolabs<note n="2"
          place="foot" style="txt_Note" type="standard" xml:id="ftn2"><p><hi
          rend="bold" style="typo_gras"> </hi>Voir : Vincent Thébault, «
          BiblioLabs, un outil au service du pilotage de l’université
          Paris-Saclay », Arabesques 96 | 2020. <ref
          target="https://publications-prairial.fr/arabesques/index.php?id=1478"><hi
          rend="underline"
          style="typo_souligne">https://publications-prairial.fr/arabesques/index.php?id=1478</hi></ref></p></note>,
          qui gère des référentiels d’établissements, de laboratoires, de
          disciplines, reliés entre eux et à une base bibliogra­phique
          constituée des publications dont la signature mentionne un des
          laboratoires du référentiel. Le découpage disciplinaire a nécessité
          des échanges nourris avec les responsables des entités interrogées,
          afin que la définition bibliométrique corresponde au mieux à la
          réalité organisationnelle. Ainsi, chaque communauté peut utiliser
          les indicateurs produits pour montrer sa place réelle ou préfigurée
          en addi­tionnant les différentes équipes thématiques réparties dans
          les laboratoires de l’université.</p>

          <p style="txt_Normal">Lors de la fusion entre la Comue et
          l’université Paris-Sud, donnant lieu à la création de l’UPSaclay, de
          nombreuses structures de recherche ont été réor­ganisées. Un
          important travail de mise en conformité du référentiel des
          laboratoires a été nécessaire, non seulement dans BiblioLabs, mais
          aussi dans IdRef et dans HAL, l’UPSaclay préparant l’ouverture de
          son portail HAL tout en maintenant d’autres référentiels. Le suivi
          bibliométrique a donc nécessité la gestion des changements de noms
          et de tutelles dans Bibliolabs.</p>

          <p style="txt_Normal">Même ainsi, des limites communes à toute
          activité bibliométrique empêchent d’appréhender la totalité des
          publications concernées<note n="3" place="foot" style="txt_Note"
          type="standard" xml:id="ftn3"><p> Des pratiques de signatures dans
          certaines disciplines privilégient les activités non universitaires
          (fonctions hospitalières, avocats) et ne mentionnent donc pas
          l’appartenance à l’université. De plus, les sources actuelles de
          BiblioLabs couvrent mal certains champs disciplinaires. </p></note>.
          Afin de combler cer­taines de ces lacunes, l’utilisation de
          l’annuaire a été rendue possible par la fusion de la Comue et de
          l’université Paris-Sud pour une partie des personnels<note n="4"
          place="foot" style="txt_Note" type="standard" xml:id="ftn4"><p> <ref
          target="https://fr.slideshare.net/%20lbellier/aligner-ses-autorits-avec-viaf-et-idref"><hi
          rend="underline" style="typo_souligne">https://fr.slideshare.net/
          lbellier/aligner-ses-autorits-avec-viaf-et-idref</hi></ref></p></note>,
          mais la couverture reste encore imparfaite.</p>
        </div>

        <div type="section1">
          <head style="T_1" subtype="level1">Le besoin de piloter la
          recherche</head>

          <p style="txt_Normal">La classification disciplinaire ne va pas sans
          défis. Les communautés ont un vocabulaire propre qui ne correspond à
          aucune classification normée, mais recouvre des réalités spécifiques
          à la recherche locale. Il a donc été nécessaire de présenter à
          chaque responsable d’unité de recherche le fonctionnement des
          classifications disciplinaires fondées sur les revues qu’utilisent
          les plateformes les plus communes (<hi rend="italic"
          style="typo_Italique">Web of Science </hi>et <hi rend="italic"
          style="typo_Italique">Scopus</hi>), les recoupements qu’elles
          impliquent et les biais qu’elles induisent. Un tel exercice, même
          s’il doit être répété lorsque les entités évoluent et que les
          interlocuteurs changent, est néces­saire pour que la bibliométrie
          serve la communauté et que celle-ci se reconnaisse dans les données
          produites sur elle. Ainsi, chaque communauté peut utiliser les
          indicateurs produits non seulement pour montrer sa place, mais aussi
          pour évoluer et confirmer ses forces ou corriger ses points faibles
          à partir de données qu’elle a pu s’approprier et comprendre.</p>

          <p style="txt_Normal">Cette appropriation est la différence la plus
          importante entre une bibliométrie de pilotage et une bibliomé­trie
          de promotion. Les communautés de recherche souhaitent naturellement
          comprendre et analyser l’impact de leurs travaux sur leurs pairs.
          C’est ce que permet la bibliométrie de pilotage, où sont analysées
          des communautés au sein d’un même ensemble pour comprendre les
          dynamiques à l’œuvre, ce qui réduit l’impact des biais de
          l’évaluation scientifique. Bibliolabs est ainsi régulièrement
          utilisé, notamment par la direction de la recherche, afin
          d’identifier les équipes travaillant sur une thématique et ainsi de
          susciter des réponses à des appels à projets ou de favoriser des
          réponses communes à ces AAP. Dans ce cadre, la bibliométrie ne se
          limite pas à la mesure de l’impact, mais permet la gestion des
          compé­tences au service d’une stratégie d’établissement, servant
          directement différentes missions assurées par d’autres directions de
          l’université.</p>

          <p style="txt_Normal">La somme des données accumulées à des fins de
          pilotage et de stratégie permet enfin de construire, dans le même
          outil, des services qui concourent à d’autres missions.</p>
        </div>

        <div type="section1">
          <head style="T_1" subtype="level1">Le besoin de piloter la politique
          de science ouverte</head>

          <p style="txt_Normal">L’université collectant les métadonnées de ses
          publi­cations via Bibliolabs, quand l’université de Lorraine<note
          n="5" place="foot" style="txt_Note" type="standard"
          xml:id="ftn5"><p> <ref
          target="https://scienceouverte.univ-lorraine.fr/barometre-lorrain-de-la-science-ouverte"><hi
          rend="underline"
          style="typo_souligne">https://scienceouverte.univ-lorraine.fr/barometre-lorrain-de-la-science-ouverte</hi></ref></p></note><hi
          rend="bold" style="typo_gras"> </hi>a publié son baromètre de la
          science ouverte, cet outil a été utilisé en complément des données
          collec­tées afin de proposer les résultats pour notre propre
          institution<note n="6" place="foot" style="txt_Note" type="standard"
          xml:id="ftn6"><p> <ref
          target="https://www.universite-paris-saclay.fr/le-barometre-de-la-science-ouverte-de-luniversite-paris-saclay"><hi
          rend="underline"
          style="typo_souligne">https://www.universite-paris-saclay.fr/le-barometre-de-la-science-ouverte-de-luniversite-paris-saclay</hi></ref></p></note>.
          Par ailleurs, Bibliolabs prévoyait dès son origine de faciliter le
          suivi de la science ouverte, par des métriques et des graphiques
          dédiés.</p>

          <p style="txt_Normal">Ces indicateurs, comme ceux de la bibliométrie
          tradi­tionnelle, participent à l’évaluation et doivent composer avec
          d’importantes différences disciplinaires, liées aux cultures
          académiques mais aussi à des sources lacunaires et imprécises dans
          certains domaines. Leur suivi permet de mesurer l’efficacité des
          politiques et stratégies mises en œuvre afin d’encourager la science
          ouverte.</p>

          <p style="txt_Normal">Par ailleurs, la bibliométrie s’appuie de plus
          en plus sur des outils libres et interconnectés : CrossRef, HAL,
          IdRef et Orcid sont autant de briques vers une biblio­métrie non
          dépendante des données commerciales. Ainsi la bibliométrie, en
          utilisant des données ouvertes et en soutenant les politiques de
          sciences ouverte, s’intègre dans le mouvement global de l’ouverture
          des données et des sciences.</p>

          <p style="txt_Normal">On l’a vu, le suivi bibliométrique à
          l’UPSaclay s’appuie presque exclusivement sur Bibliolabs. La
          direction des bibliothèques consacre pour son fonctionnement 2 à 3
          ETP, répartis sur 5 à 6 personnes environ, qui assurent des missions
          de développement et maintenance, de suivi des évolutions
          fonctionnelles, et de mise à jour ou enrichissement des différents
          référentiels sur lesquels il s’appuie.</p>

          <p style="txt_Normal">Cependant, les possibilités offertes par une
          base de données collectant des données bibliométriques reliées aux
          structures de l’établissement dépassent la simple évaluation
          d’impact, même si cette évaluation reste appréciée par la
          communauté. Aussi l’effort financier (abonnements et développement
          des outils) et RH consenti pour développer cette activité s’est-il
          trouvé rapidement justifié vis-à-vis des tutelles et de plusieurs
          directions qui ont été les premières à utiliser l’outil
          bibliométrique pour le suivi d’activités connexes. La bibliométrie a
          permis de positionner la direction des bibliothèques comme un acteur
          central par sa capa­cité à produire des services et des données
          utiles et stratégiques dans le pilotage de l’institution, tout en
          facilitant le développement de missions traditionnelles, comme le
          dépôt sur HAL.</p>
        </div>
      </div>
    </body>
  </text>
</TEI>
