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      <titleStmt>
        <title type="main">Des données aux gisements : l’Abes, trésor pour la
        bibliométrie ?</title>

        <author role="aut"><name>Yves Desrichard</name><affiliation><ref
        target="#aff01" type="affiliation"/></affiliation><idno
        type="IDREF">052208192</idno><idno
        type="ARK">http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb136159386</idno><idno
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        type="VIAF">http://viaf.org/viaf/10022833</idno></author>
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        <edition><date>2021-10-15T18:16:00</date></edition>
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            <dim type="pagination">16</dim>
          </dimensions><date>01/10/2021</date></ab>

        <idno type="book"/>

        <ab type="lodel"><date/></ab>
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      <sourceDesc>
        <p>Version Métopes : 2.3</p>

        <p>Written by OpenOffice</p>

        <bibl>Arabesques</bibl>
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      <change when="2021-10-21T08:17:00"
      who="Marie-Pierre Roux">Révision</change>
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    <front>
      <titlePage>
        <docTitle>
          <titlePart style="T_3_Article" type="main">Des données aux
          gisements : l’Abes, trésor pour la bibliométrie ?</titlePart>
        </docTitle>

        <docAuthor style="txt_auteur">Yves Desrichard</docAuthor>

        <byline style="auteur_Courriel"><email><ref
        target="mailto:desrichard@abes.fr">desrichard@abes.fr
        </ref></email></byline>

        <byline style="auteur_Institution"><affiliation
        xml:id="aff01">Responsable du Service des ressources continues de
        l’Abes</affiliation></byline>
      </titlePage>

      <argument>
        <p style="txt_chapo">Les importantes volumétries de données gérées par
        l’Abes offrent un champ immense aux exploitations bibliométriques.</p>
      </argument>
    </front>

    <body>
      <div type="chapitre" xml:id="mainDiv">
        <p style="txt_Normal"><hi rend="bold" style="typo_gras">L’Abes est
        propriétaire et gestionnaire, avec les membres de ses réseaux, d’un
        trésor bibliométrique qui, pour part, s’ignore</hi>. Les données de
        l’Abes peuvent se prêter, pour peu qu’on s’en donne la peine, à des
        exploitations bibliométriques sinon infinies, du moins bien plus
        larges que l’exploitation des citations d’articles scientifiques
        auxquelles on limite souvent les études bibliométriques. Et pourtant,
        il y aurait tant d’autres choses à explorer ! Le Sudoc, ce sont des
        millions de notices localisées, de tous types de documents, dans tous
        types de bibliothèques, qu’on peut même étudier dans leur évolution
        temporelle. De quoi nourrir des études entières sur la représentation
        en bibliothèque de telle ou telle discipline, ou se livrer à une étude
        sur les forces et les lacunes des bibliothèques d’une région donnée,
        etc. Des outils comme BACON ou Périscope proposent une vision
        panoptique qui offre des pistes d’exploration, mais aussi
        d’évolutions : à quand un outil qui, pour un même titre de périodique,
        permettrait d’embrasser, sur l’ensemble des bibliothèques du réseau,
        états de collection papier et leur équivalent en ligne, pour améliorer
        identification, signalement, accessibilité, partage ?</p>

        <p style="txt_Normal">De même, les fonctionnalités d’IdRef apportent à
        la connaissance du travail des chercheurs, un plus qu’utile
        contrepoint au desséchant « facteur H ». IdRef fédère les
        contributions du chercheur à des monographies, mais aussi sa
        participation à des jurys de thèse et, au-delà du Sudoc, ses
        publications disponibles dans Persée, ses dépôts dans HAL, etc.</p>

        <div type="section1">
          <head style="T_1" subtype="level1">Le professeur Raoult plus cité
          qu’Albert Einstein</head>

          <p style="txt_Normal">Qu’on s’essaie par exemple à consulter la
          fiche IdRef d’un des protagonistes omniprésents du moment, le
          professeur Raoult (Identifiant IdRef : 035496169). Bien exploitée,
          la notice et ses liens offrent, du chercheur, une vision autrement
          riche que celle du « facteur H », dont on sait que, pour ledit
          professeur Raoult, il est deux fois plus élevé que pour un certain
          Albert Einstein<note n="1" place="foot" style="txt_Note"
          type="standard" xml:id="ftn1"><p> <ref
          target="https://theconversation.com/einstein-vaut-il-la-moitie-du-dr-raoult-pour-en-finir-avec-lindice-h-141169"><hi
          rend="underline"
          style="typo_souligne">https://theconversation.com/einstein-vaut-il-la-moitie-du-dr-raoult-pour-en-finir-avec-lindice-h-141169</hi></ref></p></note>
          (Identifiant IdRef : 026849186). Muni de ces identifiants,
          data.idref.fr ouvre grand les portes de l’analyse bibliométrique :
          analyse de réseaux, expertises disciplinaires et thématiques, etc.
          L’entrepôt permet de découvrir des relations insoupçonnées et
          d’extraire des métriques sur les personnes, les concepts, etc. par
          le biais des ressources Sudoc, Scienceplus et HAL qui s’y trouvent.
          Attention, il ne s’agit pas de substituer à une évaluation largement
          perçue comme arbitraire et perclus de biais statistiques divers une
          autre forme, tout aussi problématique. Les données produites par les
          réseaux documentaires de l’ESR ont l’immense mérite d’échapper aux
          circuits complexes de prestiges divers et de reconnaissances
          mutuelles qui sont ceux de la publication d’articles scientifiques
          et de leur liste de références, tout en élargissant le champ
          documentaire traité à divers types d’écrit, papier ou en ligne,
          souvent peu pris en compte.</p>
        </div>

        <div type="section1">
          <head style="T_1" subtype="level1">Des coopérations renforcées pour
          un changement de paradigme</head>

          <p style="txt_Normal">L’Abes participe, à son niveau, au mouvement
          d’ouverture des données sur les publications scientifiques. La
          collaboration renforcée de l’Abes avec le réseau Mir@bel<note n="2"
          place="foot" style="txt_Note" type="standard" xml:id="ftn2"><p> Pour
          une présentation de Mir@bel, voir : <ref
          target="https://reseau-mirabel.info/site/page/presentation"><hi
          rend="underline"
          style="typo_souligne">https://reseau-mirabel.info/site/page/presentation</hi></ref></p></note>
          en témoigne à sa façon. L’établissement de liens spécifiques entre
          les notices du Sudoc et celles de Mir@bel permet d’accéder, sur le
          corpus de revues décrites par Mir@bel, à des informations que le
          Sudoc n’inclut pas puisque, sous l’égide du Comité pour la science
          ouverte et de son groupe de travail sur les politiques de
          publication, Mir@bel est devenu l’outil de déclaration et de
          consultation des politiques de diffusion des revues scientifiques
          françaises, avec l’assurance d’une visibilité internationale sur le
          site Sherpa Romeo, site de référence depuis plus de 15 ans en
          matière de politiques de diffusion des revues : le chercheur
          évaluant la revue, c’est une juste revanche, non ?</p>
        </div>
      </div>
    </body>
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