<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<TEI change="metopes_publication#openedition"
     xmlns="http://www.tei-c.org/ns/1.0"
     xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance"
     xmlns:xs="http://www.w3.org/2001/XMLSchema"
     xmlns:xlink="http://www.w3.org/1999/xlink"
     xmlns:xi="http://www.w3.org/2001/XInclude"
     xmlns:ns="http://www.tei-c.org/ns/1.0"
     xmlns:mathml="http://www.w3.org/1998/Math/MathML"
     xmlns:loext="urn:org:documentfoundation:names:experimental:office:xmlns:loext:1.0"
     xmlns:dcr="http://www.isocat.org/ns/dcr">
  <teiHeader>
    <fileDesc>
      <titleStmt>
        <title type="main">Établir des statistiques suffit-il à faire de la
        bibliométrie ?</title>

        <author role="aut"><name>Maïté Roux </name><affiliation><ref
        target="#aff01" type="affiliation"/></affiliation><idno
        type="IDREF">147369541</idno><idno
        type="ORCID">0000-0002-0479-4077</idno><idno
        type="HAL">maite-roux</idno><idno
        type="VIAF">http://viaf.org/viaf/173375755</idno></author>
      </titleStmt>

      <editionStmt>
        <edition><date>2021-10-15T18:24:00</date></edition>
      </editionStmt>

      <publicationStmt>
        <ab type="papier"><dimensions>
            <dim type="pagination">17</dim>
          </dimensions><date>01/10/2021</date></ab>

        <idno type="book"/>

        <ab type="lodel"><date/></ab>
      </publicationStmt>

      <sourceDesc>
        <p>Version Métopes : 2.3</p>

        <p>Written by OpenOffice</p>

        <bibl>Arabesques</bibl>
      </sourceDesc>
    </fileDesc>

    <encodingDesc>
      <tagsDecl>
        <rendition scheme="css" xml:id="none">color:black;</rendition>
      </tagsDecl>
    </encodingDesc>

    <profileDesc>
      <langUsage>
        <language ident="fr-FR"/>
      </langUsage>

      <textClass/>
    </profileDesc>

    <revisionDesc>
      <change when="2021-10-21T08:41:00"
      who="Marie-Pierre Roux">Révision</change>
    </revisionDesc>
  </teiHeader>

  <text xml:id="text">
    <front>
      <titlePage>
        <docTitle>
          <titlePart style="T_3_Article" type="main">Établir des statistiques
          suffit-il à faire de la bibliométrie ?</titlePart>
        </docTitle>

        <docAuthor style="txt_auteur">Maïté Roux</docAuthor>

        <byline style="auteur_Courriel"><email><ref
        target="mailto:m.roux@abes.fr">m.roux@abes.fr</ref></email></byline>

        <byline style="auteur_Institution"><affiliation
        xml:id="aff01">Responsable du Service des thèses de
        l’Abes</affiliation></byline>
      </titlePage>

      <argument>
        <p style="txt_chapo">La publication en 2020 par l’Abes du bilan
        statistique sur la diffusion des thèses de doctorat électroniques a
        soulevé la question de son utilisation en tant qu’outil
        bibliométrique. Voici quelques éléments de réflexion sur le sujet.</p>
      </argument>
    </front>

    <body>
      <div type="chapitre" xml:id="mainDiv">
        <p style="txt_Normal">En juillet 2020, l’Abes a publié un document
        intitulé « La diffusion des thèses de doctorat électroniques
        françaises – Bilan statistique 2020 »<note n="1" place="foot"
        style="txt_Note" type="standard" xml:id="ftn1"><p> <ref
        target="https://abes.fr/publications/enquetes-et-etudes/diffusion-des-theses-electroniques-en-france-bilan-statistique-2020"><hi
        rend="underline" style="typo_souligne">h</hi></ref><ref
        target="https://abes.fr/publications/enquetes-et-etudes/diffusion-des-theses-electroniques-en-france-bilan-statistique-2020"><hi
        rend="underline"
        style="typo_souligne">ttps://abes.fr/publications/enquetes-et-etudes/diffusion-des-theses-electroniques-en-france-bilan-statistique-2020</hi></ref></p></note>
        destiné à fournir des données statistiques relatives au mode de
        diffusion des thèses électroniques (en accès libre ou restreint, sous
        embargo ou confidentielles). Les données étaient présentées pour
        l’ensemble du corpus, puis ventilées par grands domaines
        disciplinaires : Lettres, Sciences Humaines et Sociales (LSHS) ;
        Sciences, Technologie et Médecine (STM). La publication de ce bilan
        faisait suite à un constat : l’extraction des données de theses.fr ne
        permettait pas de récupérer les informations relatives aux embargos et
        aux confidentialités. Les établissements pouvaient accéder à ces
        données via Star, mais uniquement pour les thèses soutenues en leur
        sein, sans possibilité de les comparer avec celles des autres
        établissements, ou à une moyenne nationale. À la suite de cette
        publication, une question fut posée sur la liste
        bibliometrie@groupes.renater.fr quant à l’absence de référence, dans
        ce travail, à la notion de bibliométrie. Était-ce un choix délibéré de
        la part des rédacteurs, le terme de bibliométrie étant trop associé à
        l’évaluation des chercheurs ? Pourquoi n’y avait-il pas d’indicateurs,
        de valeurs de référence, proposés pour mettre en perspective les
        chiffres bruts et comprendre les écarts d’une discipline à une
        autre ?</p>

        <div type="section1">
          <head style="T_1" subtype="level1">Bilan statistique ou rapport
          bibliométrique ?</head>

          <p style="txt_Normal">La bibliométrie se définit comme une méthode
          d’analyse quantitative de la production, de la diffusion et de
          l’utilisation des publications scientifiques (monographies,
          périodiques, articles). Si le bilan publié par l’Abes sur la
          diffusion des thèses en France ne nous semblait pas relever de la
          bibliométrie, c’est qu’il ne se voulait pas analytique, les
          statistiques présentées servant uniquement à dresser un état des
          lieux national, une description objective, non commentée, du sujet.
          Un avertissement était d’ailleurs posé en ce sens dès l’introduction
          et l’intitulé « bilan statistique » avait été choisi pour évacuer
          toute notion d’analyse, d’interprétation ou d’évaluation. L’Abes
          n’avait – et n’a – ni les compétences, ni les connaissances, ni la
          légitimité pour commenter ou expliquer ces données.</p>

          <figure>
            <graphic url="../icono/br/arabesques_103_page_17_Roux_fig01.jpg"/>

            <head style="titre_figure"> </head>

            <p style="ill-credits-sources">© Unsplash - Daniele Levis
            Pelusi</p>
          </figure>
        </div>

        <div type="section1">
          <head style="T_1" subtype="level1">Quels indicateurs pour mesurer la
          diffusion des thèses ?</head>

          <p style="txt_Normal">Aurait-il fallu accompagner le document
          d’indicateurs, de valeurs de référence permettant de mettre en
          relief les chiffres présentés ? Nous l’aurions fait si de tels
          indicateurs existaient. Au niveau national, les valeurs fournies par
          le Baromètre de la science ouverte sont relatives aux articles et ne
          sont pas comparables aux thèses, soumises à une réglementation plus
          volontariste que la loi pour une République numérique dont la portée
          est limitée aux travaux financés sur fonds publics. Au niveau
          international, il n’existe a priori pas de statistiques concernant
          la diffusion des thèses et il semble difficile d’établir des
          comparatifs tant les politiques diffèrent d’un pays à l’autre –
          contrairement aux articles dont la publication repose sur un système
          internationalisé. Tout est à construire donc, par le ministère et
          les communautés de chercheurs. Et l’Abes ? L’agence n’a pas vocation
          à mettre en place des outils de mesure, d’analyse et d’évaluation.
          En revanche, il lui revient de fournir les jeux de données brutes
          que les établissements, les tutelles et les chercheurs peuvent
          exploiter. C’est donc vers une plus grande ouverture et une
          meilleure exposition des données que doivent être tournés nos
          efforts, afin que les acteurs de l’ESR puissent produire eux-mêmes
          les analyses bibliométriques dont ils ont besoin.</p>
        </div>
      </div>
    </body>
  </text>
</TEI>
