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        <title type="main">Un nouvel écrin pour La contemporaine</title>

        <author role="aut"><name>Salomé Kintz</name><affiliation><ref
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        <edition><date>2021-10-17T19:32:00</date></edition>
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        <p>Version Métopes : 2.3</p>

        <p>Written by OpenOffice</p>

        <bibl>Arabesques</bibl>
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            <item>bibliothèque</item>
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      <change when="2021-10-19T15:14:00"
      who="Marie-Pierre Roux">Révision</change>
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    <front>
      <titlePage>
        <docTitle>
          <titlePart style="T_3_Article" type="main">Un nouvel écrin pour La
          contemporaine</titlePart>
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        <docAuthor style="txt_auteur">Salomé Kintz</docAuthor>

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        target="mailto:salome.kintz@lacontemporaine.fr">salome.kintz@lacontemporaine.fr</ref></email></byline>

        <byline style="auteur_Institution"><affiliation
        xml:id="aff01">Responsable de la communication</affiliation></byline>
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      <div type="resume_motscles">
        <p style="txt_Motclef"> : bibliothèque</p>
      </div>

      <argument>
        <p style="txt_chapo">Avec son nouveau bâtiment, La contemporaine
        rassemble enfin dans un lieu unique ses collections et ses équipes
        dispersées depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale sur plusieurs
        sites.</p>
      </argument>
    </front>

    <body>
      <div type="chapitre" xml:id="mainDiv">
        <figure>
          <graphic url="../icono/br/arabesques_103_page_20_Plein_feux_fig01.jpg"/>

          <head style="titre_figure"> </head>

          <p style="ill-credits-sources">© 123rf - Anelina</p>
        </figure>

        <p style="txt_Normal">À<hi rend="bold" style="typo_gras">
        </hi>l’entrée du campus universitaire, juste à gauche de la sortie de
        la gare RER de Nanterre Université, le tout nouveau bâtiment de La
        contemporaine1, paré de briques d’argile grise du nord, s’apprête,
        plus de 20 ans après les premières ébauches du projet, à accueillir le
        public.</p>

        <div type="section1">
          <head style="T_1" subtype="level1">Une triple identité incarnée dans
          un bâtiment unique</head>

          <p style="txt_Normal">Bibliothèque-musée de la Guerre, puis
          Bibliothèque de documentation internationale contemporaine (BDIC) à
          partir de 1934, La contemporaine rassemble depuis ses origines en
          1918 tous les matériaux et toutes les traces pouvant servir à
          interpréter l’histoire de notre temps. Aujourd’hui, cette collection
          représente plus de 4,5 millions de documents : livres, presse,
          tracts, archives privées, films, documents sonores, peintures,
          estampes, photographies, affiches, dessins de presse et objets. Mais
          les aléas de l’histoire et de l’immobilier ont conduit à
          l’éclatement de ce fonds si particulier. Depuis la fin de la Seconde
          Guerre mondiale, collections iconographiques, imprimées et archives
          ne s’étaient plus retrouvées sous un même toit. Lorsque la
          bibliothèque rejoint le campus de Nanterre en 1970, le département
          du musée s’installe, lui, aux Invalides. Pendant des décennies, la
          BDIC s’efforce de maintenir une cohérence malgré tout. L’idée de
          rassembler les collections en un même lieu s’impose petit à petit
          sous l’impulsion des directeurs successifs, Joseph Hüe, Geneviève
          Dreyfus-Armand puis Valérie Tesnière. Au début des années 2010, tout
          s’accélère. L’université Paris Nanterre et la BDIC obtiennent le
          financement du projet par l’État et la Région Île-de-France. La
          future implantation est validée, le programme est finalisé. En 2016,
          c’est l’atelier Bruno Gaudin, chargé notamment de la rénovation du
          quadrilatère Richelieu de la Bibliothèque nationale de France, qui
          remporte le concours d’architectes. En 2018, à l’occasion de son
          centenaire, la BDIC devient La contemporaine, bibliothèque,
          archives, musée des mondes contemporains, affirmant cette triple
          identité qui s’incarne dans le projet architectural. Cinq ans plus
          tard, et malgré une fin de chantier quelque peu compliquée par les
          confinements et les restrictions sanitaires successifs, ce sont près
          d’un million de photos, 75 000 cartes postales, 90 000 affiches, 40
          000 dessins, 12 000 estampes, 750 peintures, des milliers d’objets,
          trois kilomètres linéaires de fonds d’archives et d’imprimés qui ont
          rejoint les nouvelles réserves de Nanterre, enfin à la hauteur de la
          valeur des collections. Un système de navettes assurera la
          communication des documents stockés dans la tour Édouard Albert, à
          l’autre extrémité du campus. Un espace régie est prévu pour les
          expositions, un monte-charge dessert chaque étage. Quai de
          livraison, arrière-banque de salle spacieuse : pour ceux qui ont
          connu l’ancien bâtiment de Nanterre ou des Invalides, les avantages
          pratiques ne manquent pas. Les équipes occupent quant à elles les
          deux derniers étages, profitant de la lumière et d’un panorama sur
          le campus et le quartier en plein de développement de Nanterre
          Université.</p>
        </div>

        <div type="section1">
          <head style="T_1" subtype="level1">Un lieu de recherche largement
          ouvert sur l’extérieur</head>

          <p style="txt_Normal">Lorsqu’en 1917 les époux Leblanc, font don à
          l’État de leurs collections sur le conflit en cours, ils stipulent
          que les documents et objets rassemblés doivent former une «
          bibliothèque-musée de la Guerre », un établissement à la fois «
          scientifique » et « une œuvre d’éducation populaire ». Si La
          contemporaine, rattachée à l’université en 1934, a toujours assumé
          sa vocation scientifique, elle donne avec ce nouveau projet
          pleinement corps aux ambitions de ses fondateurs : La contemporaine
          se veut un lieu de recherche, certes, mais un lieu largement ouvert,
          sur l’université comme sur la ville, où étudiants, chercheurs,
          lycéens, professeurs, passionnés d’histoire se croisent à la
          rencontre d’une collection patrimoniale remarquable. Le vaste hall
          d’entrée dessert l’ensemble des espaces publics. Au rez-de-chaussée,
          la salle de lecture de 126 places permet à tout amateur d’histoire
          contemporaine de consulter les collections sous ses arches
          monumentales de béton blanc. Un libre accès de 18 000 volumes
          propose de retrouver ouvrages fondamentaux et actualité de la
          recherche. Au niveau supérieur, trois salles de formation, de trente
          à soixante places accueilleront cours et ateliers, la plus grande
          salle pouvant être transformée pour l’orga­nisation de projections
          ou de rencontres.</p>

          <figure>
            <graphic url="../icono/br/arabesques_103_page_21_Plein_feux_fig02.jpg"/>

            <head style="titre_figure"> </head>

            <p style="ill-credits-sources">© Laure Ohnona pour La
            contemporaine</p>
          </figure>

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            <body>
              <div type="encadre">
                <head style="titreEncFocus">Le nouveau bâtiment en
                chiffres</head>

                <p style="txt_Normal">• 6800 m2 de surface totale</p>

                <p style="txt_Normal">• Une salle de lecture de 126 places</p>

                <p style="txt_Normal">• 3 salles de formation de 30 à60
                places</p>

                <p style="txt_Normal">• Un espace d’exposition temporaire de
                340 m2</p>

                <p style="txt_Normal">• Un parcours muséographique permanent,
                l’Atelier de l’histoire</p>

                <p style="txt_Normal">• 10 magasins répondant aux normes
                actuelles de conservation</p>

                <p style="txt_Normal">• Architecte : Atelier Bruno Gaudin
                Architectes</p>
              </div>
            </body>
          </floatingText>
        </div>

        <div type="section1">
          <head style="T_1" subtype="level1">L’atelier de l’histoire : un
          musée pour comprendre comment s’écrit l’histoire</head>

          <p style="txt_Normal">L’étage supérieur regroupe également une salle
          modulable pour les expositions tem­poraires et l’Atelier de
          l’histoire, le musée de La contemporaine. Pour la première fois
          depuis les années 1980, l’institution retrouve, avec l’Atelier de
          l’histoire, un espace d’expo­sition permanente et rejoint ainsi le
          cercle très restreint des institutions de l’enseigne­ment supérieur
          français dotées d’un musée. Élaboré en étroite collaboration avec le
          conseil scientifique de La contemporaine, le parcours muséographique
          décline l’ambition générale du projet qui est de montrer,
          contextualiser, rendre consultables par tout un chacun les sources
          de l’histoire.</p>

          <p style="txt_Normal">À partir de quelles pièces l’histoire du temps
          présent s’écrit-elle ? Comment en est-on venu à s’intéresser à des
          sources jusqu’alors négligées - presse, œuvres graphiques, tracts,
          photographies, affiches, audiovisuel, Web ? Quelle interaction y
          a-t-il entre les points de vue de l’historien, du militant et du
          citoyen ? Pourquoi et comment transmettre ces maté­riaux aux
          générations suivantes ?</p>

          <p style="txt_Normal">À travers une déambulation dans les
          col­lections de La contemporaine - peintures de la Grande Guerre,
          tracts, croquis des procès de la Libération ou carnets d’engagés de
          la guerre d’Algérie, archives collectées à chaud pendant la
          Révolution russe ou samizdats des années 1970-1980, travaux de
          photojournalistes, entretiens filmés, fonds d’archives militants ou
          associatifs -, l’Atelier de l’histoire interroge notre relation à
          l’histoire contemporaine et à ses sources.</p>

          <figure>
            <graphic url="../icono/br/arabesques_103_page_21_Plein_feux_fig03.jpg"/>

            <head style="titre_figure"> </head>

            <p style="ill-credits-sources">© Laure Ohnona pour La
            contemporaine</p>
          </figure>
        </div>

        <div type="section1">
          <head style="T_1" subtype="level1">Le pari de nouveaux
          publics</head>

          <p style="txt_Normal">Comme partout, la fréquentation de la salle de
          lecture a pâti de la concurrence du numérique et des ressources en
          ligne. Mais La contem­poraine, qui s’est engagée depuis plusieurs
          années déjà dans un programme volontariste de formation des
          étudiants, mise sur la forte dimension pédagogique du nouveau projet
          de service pour conquérir son futur lectorat : un apprentissage par
          les collections qui doit permettre aux licences et masters de
          s’appro­prier les matériaux documentaires tout en développant une
          culture du numérique. En effet, forte de son expérience dans
          l’accom­pagnement du développement des humanités numériques –
          numérisation, implication dans des programmes de recherche, archives
          numériques natives – La contemporaine a, là aussi, des atouts à
          faire valoir.</p>

          <p style="txt_Normal">La contemporaine s’ouvre également aux
          scolaires, lycéens et collégiens de troisième. Centrés sur les
          collections et les méthodes d’analyse des sources, les ateliers ou
          visites proposés devraient faire écho aux pro­grammes où l’éducation
          aux médias et à l’information prend une part non négligeable. Ce
          sera là aussi l’occasion d’expérimenter de nouveaux dispositifs, en
          faisant participer les étudiants à l’accueil du jeune public.</p>

          <p style="txt_Normal">Quant au grand public, s’il n’est pas un
          inconnu – sept décennies d’expositions annuelles ont permis
          d’acquérir une expé­rience certaine –, La contemporaine compte bien
          l’attirer par sa nouvelle offre culturelle, ses expositions, son
          musée, ses conférences, ses visites et ses ateliers, comme ceux
          pro­posés dès cette année dans le cadre de l’Université permanente
          de Nanterre. En s’ancrant dans le paysage culturel de l’Ouest
          parisien, La contemporaine part également à la rencontre d’un
          nouveau public de proxi­mité : curieux de Nanterre et des alentours,
          de la Seine-Saint-Denis aux Yvelines.</p>

          <p style="txt_Normal">Ces jours-ci, l’atmosphère est fébrile, les
          équipes sont sur le pont pour parachever les préparatifs : derniers
          accrochages, déploie­ment des périodiques en salle de lecture, mises
          à jour du site Internet et de la docu­mentation. En ce mois
          d’octobre, les premiers visiteurs pousseront les nouvelles portes de
          La contemporaine. Ils sont attendus avec un peu d’appréhension, mais
          beaucoup d’enthousiasme. Habitués et nouveaux visi­teurs seront, on
          l’espère, au rendez-vous !</p>
        </div>
      </div>
    </body>
  </text>
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