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      <titleStmt>
        <title type="main">CollEx-Persée : passé – présent – avenir</title>

        <author role="aut"><name>Alain Colas</name><affiliation><ref
        target="#aff01" type="affiliation"/></affiliation><idno
        type="IDREF">060374187</idno><idno
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        <edition><date>2022-01-11T14:48:00</date></edition>
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          </dimensions><date>01/01/2022</date></ab>

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        <p>Version Métopes : 3.0</p>

        <p>Written by OpenOffice</p>

        <bibl>Arabesques</bibl>
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      <change when="2022-01-14T10:28:00"
      who="Marie-Pierre Roux">Révision</change>
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    <front>
      <titlePage>
        <docTitle>
          <titlePart style="T_3_Article" type="main">CollEx-Persée : passé –
          présent – avenir</titlePart>
        </docTitle>

        <docAuthor style="txt_auteur">Alain Colas</docAuthor>

        <byline style="auteur_Courriel"><email><ref
        target="mailto:alain.colas@bnu.fr">alain.colas@bnu.fr</ref></email></byline>

        <byline style="auteur_Institution"><affiliation
        xml:id="aff01">Directeur de CollEx-Persée</affiliation></byline>
      </titlePage>

      <argument>
        <p style="txt_chapo">Initié à partir de 2014 en remplacement des
        Cadist, CollEx-Persée amorce un tournant majeur avec un nouveau projet
        articulé autour de programmes à forte mutualisation.</p>
      </argument>
    </front>

    <body>
      <div type="chapitre" xml:id="mainDiv">
        <p style="txt_Normal">Il y a un peu plus de 10 ans, au tournant des
        années 2010, la Mission de l’information scientifique et technique et
        du réseau documentaire (la MISTRD) au sein du ministère de
        l’Enseignement supérieur et de la recherche, avait amorcé une prudente
        révision des Cadist (Centres d’acquisition et de diffusion de
        l’information scientifique et technique), moins sur le fond touchant
        aux missions, que sur la forme. En effet, dans le prolongement d’une
        globalisation des moyens déjà à l’œuvre pour les établissements
        d’enseignement supérieur, il avait été décidé de soumettre une part de
        leurs dotations à des critères de « performance », pouvant aller
        jusqu’à 30 % du montant total. Beaucoup <ref
        target="https://cache.media.enseignementsup-recherche.gouv.fr/file/Infrastructures_de_recherche/74/5/feuille_route_infrastructures_recherche_2016_555745.pdf"><hi
        rend="underline" style="typo_souligne">d’énergie</hi></ref> avait été
        dépensée pour élaborer un système de notation devant permettre
        d’objectiver cette part sur critères, et qui s’avèrera être une vraie
        usine à gaz (je le dis sans ambages car j’étais moi-même à la
        manœuvre). Ainsi trouvait-on parmi les éléments d’évaluation :
        l’activité du Prêt entre bibliothèques (PEB), le nombre de jours
        d’ouverture par an, la participation ou non à un plan de conservation
        partagée, à des programmes de numérisation ou à un projet de
        recherche, la visibilité sur le Web en tant que Cadist, avec en
        regard, une échelle de notes…</p>

        <p style="txt_Normal">Cette révision ne promettait pas les grands
        soirs, mais elle reflétait un questionnement latent au regard du
        maintien d’une dotation spécifique et néanmoins récurrente depuis le
        début des années… 1980. Je ne reviens pas sur les raisons de ce
        soutien qui, d’une certaine manière, venait palier la grande misère
        des bibliothèques universitaires en termes de moyens à l’heure de la
        massification des universités au tournant de ces années 1980. Certains
        iront jusqu’à parler d’un « cache-misère ».</p>

        <p style="txt_Normal">Avec l’introduction de cette part sur critères,
        pas de révolution donc, à peine un ajustement des missions : fin de la
        notion d’exhaustivité pour les acquisitions dans un domaine donné, en
        particulier en langues étrangères, aucun des Cadist n’ayant les moyens
        d’assurer cette mission qui était centrale, et incitation à aller
        davantage vers les ressources électroniques. Avec un constat sévère :
        la lente et irrésistible baisse de l’activité du PEB, à quelques
        exceptions près, qui constituait l’autre mission fondatrice de ces
        centres.</p>

        <p style="txt_Normal">Réinterroger le modèle des Cadist s’imposait
        pourtant dans un environnement qui avait fortement évolué depuis leur
        création : la place prépondérante des ressources électroniques dans
        l’écosystème des bibliothèques universitaires, l’émergence de la
        question de l’open access, l’évolution des pratiques des chercheurs,
        l’autonomie des établissements.</p>

        <div type="section1">
          <head style="T_1" subtype="level1">Un chantier entamé en 2014</head>

          <p style="txt_Normal">De fait, c’est quelques années plus tard, en
          2014, qu’a été engagé le véritable chantier de refonte des Cadist,
          suivant en cela, et avec quelque retard, la volonté du ministère de
          restructurer les politiques publiques en matière d’information
          scientifique et technique. Ce fut la création de la Bibliothèque
          scientifique numérique (BSN) dès 2007, inscrite, à l’initiative de
          l’Alliance Athéna, dans la feuille de route des infrastructures de
          recherche en 2012<note n="1" place="foot" style="txt_Note"
          type="standard" xml:id="ftn1"><p> <ref
          target="https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/sites/default/files/imported_files/documents/infras_def3_243296.pdf"><hi
          rend="underline"
          style="typo_souligne">https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/sites/default/files/imported_files/documents/infras_def3_243296.pdf</hi></ref></p></note>,
          aux côtés d’une nouvelle infrastructure dite « documentaire » :
          CollEx.</p>

          <p style="txt_Normal">Cette démarche était fortement inspirée par le
          modèle des FID<note n="2" place="foot" style="txt_Note"
          type="standard" xml:id="ftn2"><p> Fachinformationdienst ou services
          d’information spécialisés, équivalent à une infrastructure
          d’information pour la recherche en Allemagne. <ref
          target="https://publications-prairial.fr/arabesques/index.php?id=585"><hi
          rend="underline"
          style="typo_souligne">https://publications-prairial.fr/arabesques/index.php?id=585</hi></ref></p></note>
          allemands qui connurent une refonte importante à la même époque avec
          la priorisation des soutiens disciplinaires via des appels d’offre,
          une forte orientation vers le numérique (ressources électroniques et
          numérisation) et le développement des services à la recherche.</p>

          <p style="txt_Normal">À partir de cette année 2014, une
          « comitologie » fournie s’est mise en place (groupe de travail,
          comité de préfiguration, comité opérationnel) pour aboutir à un
          nouveau dispositif qui se déploiera en deux temps :</p>

          <p style="txt_Normal">• En 2016, à la faveur de l’actualisation de
          la feuille de route des infrastructures de recherche<note n="3"
          place="foot" style="txt_Note" type="standard" xml:id="ftn3"><p> <ref
          target="https://cache.media.enseignementsup-recherche.gouv.fr/file/Infrastructures_de_recherche/74/5/feuille_route_infrastructures_recherche_2016_555745.pdf"><hi
          rend="underline"
          style="typo_souligne">https://cache.media.enseignementsup-recherche.gouv.fr/file/Infrastructures_de_recherche/74/5/feuille_route_infrastructures_recherche_2016_555745.pdf</hi></ref></p></note>,
          la redé¬finition de CollEx pour devenir CollEx-Persée, une
          infrastructure dite « en information scientifique et technique »,
          englobant le potentiel des collections d’excellence et Persée.</p>

          <p style="txt_Normal">• En 2017, au travers d’un double appel à
          manifestation d’intérêt (AMI) lancé par le ministère afin d’arrêter
          le périmètre de ces collections d’excellence : choix des membres du
          dispositif et labellisation de collections spécifiques.</p>

          <p style="txt_Normal"><graphic
          url="../icono/br/arabesques_104_page_05_dossier.jpg"/>  </p>
        </div>

        <div type="section1">
          <head style="T_1" subtype="level1">Un principe de coconstruction
          entre bibliothèques et communautés scientifiques</head>

          <p style="txt_Normal">Le dispositif qui en découlera sera novateur à
          bien des égards. D’abord la gouvernance et le pilotage sont
          déconcentrés au niveau des établissements et des opérateurs en IST
          par le biais d’un groupement d’intérêt scientifique (GIS) porté par
          la Bibliothèque nationale universitaire (Bnu) de Strasbourg. Le
          réseau se dote d’un conseil scientifique marquant la prééminence,
          notamment dans le cadre des projets soutenus par CollEx-Persée, du
          principe de coconstruction entre bibliothèques et communautés
          scientifiques.</p>

          <p style="txt_Normal">Dans le même temps, il assume un continuum au
          travers du soutien aux acquisitions disciplinaires ou thématiques à
          une vingtaine de bibliothèques sur le modèle Cadist, ainsi qu’à des
          programmes d’intérêt national en grande partie déjà amorcés par BSN
          et se traduisant dans le cadre de CollEx-Persée par des actions très
          concrètes : numérisation, signalement, acquisitions de ressources
          électroniques en licence nationale, plans de conservation partagée,
          archivage pérenne.</p>

          <p style="txt_Normal">Au terme de quatre années de fonctionnement,
          et au regard de son jeune âge, CollEx-Persée est un pari réussi.
          Celui-ci s’apprécie tout particulièrement au travers des programmes
          et projets collaboratifs dont se sont emparées les communautés
          scientifiques. En revanche, on ne peut que constater que les réseaux
          autour des « collections disciplinaires » ne se sont pas développés,
          les politiques d’acquisition sur les dotations récurrentes aux
          bibliothèques délégataires et associées ne dépassant pas le plus
          souvent le périmètre local.</p>
        </div>

        <div type="section1">
          <head style="T_1" subtype="level1">Bâtir un plan de numérisation à
          la hauteur des enjeux de l’esr</head>

          <p style="txt_Normal">Les orientations qui émergent des travaux de
          l’autoévaluation<note n="4" place="foot" style="txt_Note"
          type="standard" xml:id="ftn4"><p> Le bilan à mi-étape du GIS
          CollEx-Persée a fait l’objet d’un véritable chantier d’autoévalution
          sur toute l’année 2020 et une partie de 2021, impliquant des
          entretiens avec les principaux acteurs de la science ouverte et de
          l’information scientifique, et en s’appuyant sur deux groupes de
          travail : <ref target="https://www.collexpersee.eu"><hi
          rend="underline"
          style="typo_souligne">https://www.collexpersee.eu</hi></ref>.</p></note>
          du GIS posent la vision d’un dispositif transformant pour les
          bibliothèques, basé davantage sur la donnée et les services. De
          fait, CollEx-Persée doit assumer pleinement sa fonction
          d’infrastructure en information scientifique en favorisant
          l’inscription des gisements documentaires dans les projets de
          recherche.</p>

          <p style="txt_Normal">Au centre des enjeux, la crise sanitaire a
          montré l’absolu besoin d’une offre massive de ressources numériques
          accessibles à distance. Il devient urgent pour l’Enseignement
          supérieur et la recherche (ESR) de se doter d’un plan ambitieux de
          numérisation à hauteur des collections détenues par les
          bibliothèques afin de rattraper le retard pris par la France par
          rapport à des pays comparables dans le monde. Ce programme majeur,
          qui nécessitera des moyens conséquents, actera le rôle prépondérant
          que joue déjà Persée au sein du GIS.</p>

          <p style="txt_Normal">Le nouveau dispositif devrait marquer, à
          compter de 2023, la transition vers un modèle mutualisé qui sera
          celui d’une véritable infrastructure répartie. Celle-ci, dans sa
          nouvelle organisation, sera appelée à être plus inclusive et à
          favoriser un effet réseau à grande échelle au travers de programmes
          particulièrement structurants et à forte mutualisation. Avec ce
          modèle ouvert, propice à l’innovation, il s’agira de sortir d’un
          périmètre figé de disciplines qui avait peu évolué depuis près de
          quarante ans sur la base des Cadist thématiques.</p>

          <p style="txt_Normal">Sa réussite dépendra de la capacité du
          prochain GIS CollEx-Persée à répondre à plusieurs conditions. En
          premier lieu, ce dispositif, au service de tous les acteurs de
          l’ESR, devra être porté par une vraie volonté politique, en
          particulier au niveau des responsables des établissements. Ce qui
          suppose que les futurs programmes apportent une réponse tangible aux
          stratégies mêmes de ces établissements en matière de documentation
          et d’information scientifique, et rencontrent l’intérêt des
          infrastructures et opérateurs spécialisés. L’inscription des
          programmes dans l’environnement de la science ouverte sera, de fait,
          essentielle, en synergie avec tous les acteurs dans ce domaine.</p>
        </div>
      </div>
    </body>
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