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      <titleStmt>
        <title type="main">Cartographie CollEx-Persée : valoriser les
        « Collections d’Excellence »</title>

        <author role="aut"><name>Clément Oury</name><affiliation><ref
        target="#aff01" type="affiliation"/></affiliation><idno
        type="IDREF">113898312</idno><idno
        type="ORCID">0000000203139919</idno><idno
        type="ARK">http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb16255178s</idno><idno
        type="HAL">clement-oury</idno><idno
        type="ISNI">0000000123050113</idno><idno
        type="VIAF">http://viaf.org/viaf/172720154</idno></author>

        <author role="aut"><name>Philippe Goguely</name><affiliation><ref
        target="#aff02" type="affiliation"/></affiliation><idno
        type="IDREF">259429619</idno></author>
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        <edition><date>2022-01-05T23:01:00</date></edition>
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            <dim type="pagination">12-13</dim>
          </dimensions><date>01/01/2022</date></ab>

        <idno type="book"/>

        <ab type="lodel"><date/></ab>
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      <sourceDesc>
        <p>Version Métopes : 3.0</p>

        <p>Written by OpenOffice</p>

        <bibl>Arabesques</bibl>
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      <change when="2022-01-12T10:55:00"
      who="Marie-Pierre Roux">Révision</change>
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      <titlePage>
        <docTitle>
          <titlePart style="T_3_Article" type="main">Cartographie
          CollEx-Persée : valoriser les « Collections
          d’Excellence »</titlePart>
        </docTitle>

        <docAuthor style="txt_auteur">Clément Oury</docAuthor>

        <byline style="auteur_Courriel"><email><ref
        target="mailto:clement.oury@mnhn.fr">clement.oury@mnhn.fr</ref></email></byline>

        <byline style="auteur_Institution"><affiliation
        xml:id="aff01">Copilote du projet Cartographie Collex-Persée,
        directeur adjoint de la bibliothèque du Muséum national d’histoire
        naturelle</affiliation></byline>

        <docAuthor style="txt_auteur">Philippe Goguely</docAuthor>

        <byline style="auteur_Courriel"><email><ref
        target="mailto:phlippe.goguely@mnhn.fr">phlippe.goguely@mnhn.fr</ref></email></byline>

        <byline style="auteur_Institution"><affiliation xml:id="aff02">Chef du
        projet Cartographie Collex-Persée, bibliothèque du Muséum national
        d’histoire naturelle</affiliation></byline>
      </titlePage>

      <argument>
        <p style="txt_chapo">Le 25 novembre 2021, La contemporaine n’avait pas
        encore fêté l’inauguration officielle de ses nouveaux locaux qu’elle
        accueillait déjà une journée d’étude consacrée à la Cartographie
        CollEx-Persée,<hi rend="bold" style="typo_gras"> </hi>projet destiné à
        valoriser les collections labellisées « Collections d’Excellence ».
        Quarante-cinq personnes, représentant les seize établissements
        impliqués à ce jour dans le projet, s’étaient rassemblées pour
        discuter des enjeux et des réalisations de l’année 2021. Elles
        devaient aussi, collectivement, imaginer l’avenir de ce nouvel outil
        de signalement en réseau.</p>
      </argument>
    </front>

    <body>
      <div type="chapitre" xml:id="mainDiv">
        <div type="section1">
          <head style="T_1" subtype="level1">Décrire une réalité composite au
          sein du répertoire de fonds du catalogue collectif de france</head>

          <p style="txt_Normal">Le projet d’une cartographie dynamique, pour
          favoriser l’usage des collections des bibliothèques par les
          chercheurs, figure dans la feuille de route initiale du GIS
          CollEx-Persée. Il s’agissait de souligner l’intérêt de gisements
          documentaires largement méconnus au sein des bibliothèques, dans un
          contexte où la disponibilité massive de ressources documentaires en
          ligne a modifié les pratiques de recherche. S’appuyant sur les bases
          de signalement existantes, sans chercher à les concurrencer, cet
          outil entend répondre à des exigences liées au caractère très
          hétérogène des ressources à décrire. Généraliste et
          pluridisciplinaire, il couvre l’ensemble du spectre académique, mais
          aussi tous les types de documents susceptibles d’être conservés :
          imprimés, manuscrits, archives, fonds iconographiques, collections
          numériques.</p>

          <p style="txt_Normal">Après une première phase d’étude en 2019, il a
          été décidé de s’appuyer sur le répertoire de fonds du Catalogue
          collectif de France (CCFr)<note n="1" place="foot" style="txt_Note"
          type="standard" xml:id="ftn1"><p> <ref
          target="https://ccfr.bnf.fr/portailccfr/jsp/public/index.jsp?action=public_formsearch_fonds"><hi
          rend="underline"
          style="typo_souligne">https://ccfr.bnf.fr/portailccfr/jsp/public/index.jsp?action=public_formsearch_fonds</hi></ref></p></note>.
          Il offre, en effet, l’avantage de concerner l’ensemble des
          bibliothèques ouvertes au public, relevant ou non de l’Enseignement
          supérieur et de la recherche. En outre, l’évolution de cet outil
          vers une solution en EAD, à l’orée 2022, ouvre des perspectives
          d’interopérabilité avec d’autres plateformes (Calames, IdRef), ainsi
          que la possibilité pour les chercheurs d’exporter et de réutiliser
          les données, celles-ci étant sous licence ouverte Etalab.</p>

          <figure>
            <graphic url="../icono/br/arabesques_104_page_12_dossier.jpg"/>

            <head style="titre_figure">Dessin à l’aquarelle du temple de
            Thésée, à Athènes, sans date : vers 1810-1817.</head>

            <p style="ill-credits-sources">© Haller von Hallerstein Collection
            Bnu</p>
          </figure>
        </div>

        <div type="section1">
          <head style="T_1" subtype="level1">Tester un modèle de données qui
          valorise les thématiques des corpus documentaires</head>

          <p style="txt_Normal">En 2020, un modèle de données a été élaboré,
          qui articule trois niveaux : institution détentrice, fonds et
          sous-fonds. L’enjeu est de rendre visibles, dès l’énoncé du titre et
          du sous-titre, les thématiques, la provenance et les supports des
          ensembles signalés. Ces informations doivent apparaître d’emblée
          dans le moteur de recherche du répertoire pour faciliter la
          navigation de l’usager chercheur. Afin de tester le modèle de
          données proposé et de fournir un ensemble conséquent d’exemples, un
          groupe pilote a été constitué début 2021, représentatif de divers
          types de bibliothèques et de disciplines<note n="2" place="foot"
          style="txt_Note" type="standard" xml:id="ftn2"><p> Le groupe pilote
          était constitué des bibliothèques de l’INHA (Institut national
          d’histoire de l’art), de Sciences-Po, du MNHN, de Sorbonne
          Université, de la Sorbonne Nouvelle, de l’Université Grenoble Alpes
          et de la bibliothèque Henri-Piéron de l’Université de Paris, des SCD
          des université de Lille et de Lyon 1, de la médiathèque du Musée du
          Quai Branly, des bibliothèques interuniversitaires de Santé et de la
          Sorbonne, de la Bibliothèque nationale et universitaire (BNU), de La
          contemporaine, de la Bibliothèque universitaire des langues et
          civilisations (Bulac) et du GED Condorcet.</p></note>. Très vite,
          les établissements se sont pris au jeu et ce sont aujourd’hui près
          de 550 notices « CollEx-Persée » qui sont mises à disposition.
          Couvrant l’ensemble des domaines scientifiques du référentiel Hcéres
          (Haut conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement
          supérieur), ces descriptions démontrent la pertinence de l’approche
          retenue : elles serviront de modèles pour l’ouverture du service à
          l’ensemble des collections labellisées.</p>

          <p style="txt_Normal">Lors de la journée d’étude du 25 novembre, les
          pilotes du projet, La contemporaine, le Muséum national d’histoire
          naturelle, la Bibliothèque nationale de France et l’Agence
          bibliographique de l’enseignement supérieur se sont succédés pour
          proposer le bilan de cette première phase et préfigurer les
          prochaines étapes : objectifs, gouvernance et développements
          informatiques. L’après-midi était plus interactive : réunis en
          différents ateliers thématiques (Sciences de l’Antiquité, Histoire
          politique contemporaine, et Ethnologie, Sciences et techniques,
          Atelier général sur la Cartographie), les participants ont pu
          réfléchir aux perspectives d’avenir de la Cartographie, qui a
          vocation à s’enrichir des travaux menés par les communautés de
          chercheurs.</p>

          <figure>
            <graphic url="../icono/br/arabesques_104_page_13_dossier.jpg"/>

            <head style="titre_figure">Andreas Cellarius, Scenographia
            compagis mundanæ Brahea, 1708.</head>

            <p style="ill-credits-sources">© Collection Bnu – Numistral</p>
          </figure>
        </div>

        <div type="section1">
          <head style="T_1" subtype="level1">S’appuyer sur les projets de
          recherche pour travailler en réseau</head>

          <p style="txt_Normal">À l’issue de la journée, les restitutions ont
          permis de constater de nombreuses convergences, quelle que soit la
          thématique considérée. L’atelier « Anthropologie et Ethnologie » a
          souligné que l’exercice de cartographie était une étape préalable à
          de nombreux de projets de recherche qui s’emploient souvent, dans
          leur phase initiale, à recenser les matériaux disponibles. Adoptant
          une métaphore naturaliste, on pourrait comparer la Cartographie à un
          épiphyte, cette plante qui s’appuie sur les autres pour monter vers
          le ciel. Chaque travail de recensement et d’indexation mené dans le
          cadre d’un projet de recherche viendrait enrichir le répertoire de
          fonds du CCFr tandis que cet outil, plus pérenne, jouerait un rôle
          de pivot pour faire dialoguer les fonds ainsi décrits avec d’autres
          ressources. Enfin, le répertoire offrirait aux chercheurs de
          nombreuses possibilités d’exports et de réutilisations.</p>

          <p style="txt_Normal">Ces enjeux expliquent les interactions
          étroites entre la Cartographie et le projet « Digital Maghreb<note
          n="3" place="foot" style="txt_Note" type="standard"
          xml:id="ftn3"><p> <ref target="https://digimagh.hypotheses.org"><hi
          rend="underline"
          style="typo_souligne">https://digimagh.hypotheses.org</hi></ref></p></note> »,
          porté par le GIS « Moyen-Orient et mondes musulmans ». Cet organisme
          a diligenté une enquête pour identifier les fonds intéressant les
          études maghrébines dans les collections françaises. Celle-ci recense
          des fonds déjà signalés dans le répertoire du CCFr par des
          établissements labellisés CollEx, tout en apportant un éclairage
          thématique. La Cartographie joue alors son rôle de mutualisation des
          projets dans la mesure où une indexation spécifique à un axe de
          recherche peut enrichir des notices existantes. L’atelier « Sciences
          de l’Antiquité » a justement souligné le besoin de répondre, dans
          les pratiques de description, aux approches des chercheurs. Ainsi,
          les fonds relevant de cette thématique devraient, en plus de Rameau,
          adopter le thésaurus PACTOLS, conçu par et pour des chercheurs, et
          utilisé par des collections conservées dans des établissements
          relevant du ministère de la Culture.</p>
        </div>

        <div type="section1">
          <head style="T_1" subtype="level1">Quel cadre de travail pour la
          cartographie en 2022 ?</head>

          <p style="txt_Normal">Outre la mise en place d’ateliers thématiques,
          l’enjeu de l’année 2022 est d’étendre la Cartographie au plus grand
          nombre d’établissements possédant des collections labellisées. À
          cette fin, un webinaire de présentation sera organisé au premier
          trimestre. En parallèle, le « groupe de suivi » Cartographie sera
          maintenu pour accompagner les collègues débutant leurs travaux de
          signalement.</p>

          <p style="txt_Normal">En matière de description, deux types
          d’ensembles ont été identifiés comme prioritaires :</p>

          <p style="txt_Normal">• Les fonds dits « dormants », car non
          signalés dans les catalogues et pour lesquels le répertoire du CCFr
          offre une solution adaptée pour attirer l’attention des
          chercheurs.</p>

          <p style="txt_Normal">• Les fonds hybrides croisant matériaux
          physiques et numériques, imprimés, archives et objets, déjà signalés
          par ailleurs mais répartis sur plusieurs catalogues. Les notices de
          fonds du CCFr permettraient de faire apparaître une cohérence dont
          ne rendent pas compte des catalogues spécifiques. Cette même logique
          peut également permettre de reconstituer l’unité originelle
          d’ensembles aujourd’hui conservés par différents établissements.</p>

          <p style="txt_Normal">Un autre enjeu sera de veiller aux bonnes
          pratiques de signalement à travers un travail normatif. En 2021, le
          chef de projet Cartographie a ainsi utilisé le moteur de recherche
          ScanR pour identifier les points d’accès employés de préférence par
          les communautés de recherche susceptibles de mobiliser les
          collections décrites. Chaque réseau thématique pourrait capitaliser
          sur ces travaux afin d’adapter les indexations retenues aux
          pratiques des utilisateurs.</p>

          <p style="txt_Normal">Enfin, une attention particulière sera portée
          à la mise à jour régulière des notices produites. Ce suivi
          indispensable, qui doit être porté par la demande et l’usage des
          chercheurs, garantira le dynamisme de la Cartographie et permettra
          d’assurer sa pérennité dans un projet CollEx-Persée 2.</p>
        </div>
      </div>
    </body>
  </text>
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