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      <titleStmt>
        <title type="main">Les FID allemands : vers une infrastructure
        nationale d’information</title>

        <author role="aut"><name>Marianne Dörr</name><affiliation><ref
        target="#aff01" type="affiliation"/></affiliation><idno
        type="IDREF">031137415</idno><idno
        type="ORCID">0000-0002-0315-8079</idno><idno
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        <edition><date>2022-01-05T17:01:00</date></edition>
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        <p>Version Métopes : 3.0</p>

        <p>Written by OpenOffice</p>

        <bibl>Arabesques</bibl>
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      who="Marie-Pierre Roux">Révision</change>
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        <docTitle>
          <titlePart style="T_3_Article" type="main">Les FID allemands : vers
          une infrastructure nationale d’information</titlePart>
        </docTitle>

        <docAuthor style="txt_auteur">Marianne Dörr</docAuthor>

        <byline style="auteur_Courriel"><email><ref
        target="mailto:marianne.doerr@uni-tuebingen.de">marianne.doerr@uni-tuebingen.de</ref></email></byline>

        <byline style="auteur_Institution"><affiliation
        xml:id="aff01">Universitätsbibliothek Tübingen</affiliation></byline>
      </titlePage>
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    <body>
      <div type="chapitre" xml:id="mainDiv">
        <p style="txt_Normal">Les FID, équivalents allemands du programme
        CollEx-Persée, ont entrepris une coopération avec NFID,
        l’infrastructure nationale des données de la recherche récemment
        créée.</p>

        <p style="txt_Normal">La deuxième rencontre entre le dispositif
        CollEx-Persée et FID (<hi rend="italic"
        style="typo_Italique">Fachinformationsdienste</hi>), son équivalent en
        Allemagne, s’est tenue les 28 et 29 juin 2021.<hi rend="bold"
        style="typo_gras"> </hi>Ce fut l’occasion d’échanges intenses entre
        les représentants de ces infrastructures pour mieux connaître les
        développements et les expériences des uns et des autres. La question
        de la pérennisation s’est avérée un souci partagé en France comme en
        Allemagne<note n="1" place="foot" style="txt_Note" type="standard"
        xml:id="ftn1"><p> Catherine DÉSOS-WARNIER, « Rencontres
        CollEx-Persée_FID : évaluer la transition, consolider les résultats,
        renforcer la coopération – 28 et 29 juin 2021 », Bulletin des
        bibliothèques de France (BBF), 30 septembre 2021 : <ref
        target="https://bbf.enssib.fr/tour-d-horizon/rencontres-collex-persee-fid_70100"><hi
        rend="underline"
        style="typo_souligne">https://bbf.enssib.fr/tour-d-horizon/rencontres-collex-persee-fid_70100</hi></ref></p></note>.</p>

        <div type="section1">
          <head style="T_1" subtype="level1">Vers la création d’une
          infrastructure d’information nationale</head>

          <p style="txt_Normal">En Allemagne, les nouveaux FID ont été créés
          comme des projets à durée déterminée pouvant bénéficier d’une
          prolongation, sous réserve néanmoins. Très vite, non seulement les
          établissements porteurs de FID mais également de nombreux chercheurs
          en tant qu’utilisateurs de leurs services se sont opposés à ce
          statut : il ne semblait pas opportun de mettre en place, à grand
          renfort d’engagements, des services pour la science pour les
          abandonner quelques années plus tard.</p>

          <p style="txt_Normal">La <hi rend="italic"
          style="typo_Italique">Deutsche Forschungsgemeinschaft
          </hi>(DFG)<note n="2" place="foot" style="txt_Note" type="standard"
          xml:id="ftn2"><p> La <hi rend="italic"
          style="typo_Italique">Deutsche Forschungsgemeinschaft </hi>(DFG) est
          l’organisation centrale d’autogestion de la science en Allemagne.
          Dotée d’un budget annuel d’environ 3,3 milliards d’euros, elle
          soutient des projets scientifiques de toutes sortes ainsi que des
          projets d’infrastructure de bibliothèques ou de centres
          informatiques.</p></note>, en réponse, a commencé par prolonger le
          programme de sorte que les FID puissent continuer à déposer des
          demandes de subvention. Puis elle a demandé aux bibliothèques de
          déterminer les services devant être fournis de manière permanente et
          ceux revêtant un caractère de projet avec un début et une fin
          définis, par exemple, la numérisation d’un corpus de textes. Elle a,
          en outre, invité l’ensemble des bibliothèques FID à s’organiser de
          manière à constituer une infrastructure nationale d’information qui
          puisse être valorisée en tant que telle auprès du public
          scientifique mais aussi politique. Cette auto-organisation a
          également pour but de créer des synergies par la coopération, par
          exemple au niveau technique. Par ailleurs, la DFG a commencé à
          étudier les possibilités de financements à long terme.</p>

          <p style="txt_Normal">Les FID se sont donc organisés et ont rédigé
          un programme en 2020<note n="3" place="foot" style="txt_Note"
          type="standard" xml:id="ftn3"><p> Stärkung der Kooperation und
          Selbstorganisation im System der Fachinformationsdienste - ein
          Positionspapier der FID : <ref
          target="https://wikis.sub.uni-hamburg.de/webis/index.php/Fachinformationsdienste_für_die_Wissenschaft"><hi
          rend="underline"
          style="typo_souligne">https://wikis.sub.uni-hamburg.de/webis/index.php/Fachinformationsdienste_für_die_Wissenschaft</hi></ref></p></note>.
          Ils ont créé un comité de pilotage qui coordonne un groupe de
          travail au niveau opérationnel. Des sous-groupes de travail ont
          formulé des thèmes importants qui devront être traités dans les
          prochaines années.</p>
        </div>

        <div type="section1">
          <head style="T_1" subtype="level1">L’arrivée d’un nouvel acteur pour
          les données de la recherche</head>

          <p style="txt_Normal">Alors que les FID commencent à peine à
          fonctionner et à être perçus comme une infrastructure d’information
          nationale, un effort important a été effectué sur le plan politique
          pour créer un système national de gestion des données de la
          recherche. Ces dernières années ont vu la prise de conscience en
          Allemagne de la difficulté de créer des infrastructures
          d’information nationales ou coordonnées au niveau national dans un
          État fédéral, où la compétence en matière d’éducation et de science
          relève plutôt de chacun des <hi rend="italic"
          style="typo_Italique">Länder. </hi>En 2014, un Conseil pour les
          infrastructures d’information avait été instauré avec une mission
          consultative pour les <hi rend="italic" style="typo_Italique">Länder
          </hi>et l’État fédéral. Le Conseil identifia les données de
          recherche comme le premier grand domaine de travail urgent. Face à
          la numérisation croissante de la science et au mouvement de la
          science ouverte, des structures coordonnées sont nécessaires pour
          collecter, décrire, archiver et rendre accessibles les données de la
          recherche de manière standardisée, afin de garantir une bonne
          pratique scientifique et une utilisation ultérieure.</p>

          <p style="txt_Normal">Afin de mettre en place une telle structure
          coordonnée, trois séries d’appels à projets ont été lancées en 2019,
          2020 et 2021. Les représentants des disciplines scientifiques ont
          été invités à former des consortiums avec des établissements tels
          que des centres informatiques et des bibliothèques pour poser leur
          candidature. Les appels d’offres ont attiré l’attention, notamment
          parce que la durée prévue de cinq ans pour une première période de
          projet est assez longue et aussi parce qu’une pérennisation du
          financement a été promise. L’objectif est de créer un réseau
          d’environ 30 consortiums représentant les disciplines scientifiques
          majeures qui recevront chacun un financement annuel d’environ
          2 millions d’euros. Sur sa page d’accueil, la nouvelle
          infrastructure formule son identité ainsi : « Dans l’infrastructure
          nationale des données de la recherche (NFDI), des données précieuses
          de la science et de la recherche sont systématiquement exploitées,
          mises en réseau et rendues utilisables durablement et
          qualitativement pour l’ensemble du système scientifique allemand.
          [...]. Les données pertinentes doivent être mises à disposition
          selon les principes FAIR (<hi rend="italic"
          style="typo_Italique">Findable, Accessible, Interoperable et
          Reusable</hi>) »<note n="4" place="foot" style="txt_Note"
          type="standard" xml:id="ftn4"><p> <ref
          target="https://www.nfdi.de/verein/%23kurzinfo%20(Toutes%20les%20informations%20sont%20disponibles%20en%20allemand%20et%20en%20anglais)"><hi
          rend="underline"
          style="typo_souligne">https://www.nfdi.de/verein/#kurzinfo (Toutes
          les informations sont disponibles en allemand et en
          anglais)</hi></ref></p></note>.</p>

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            <head style="titre_figure">Livre de la maison de Tübingen. Livre
            de calendrier Iatromathématique ; l’art de l’astronomie et de la
            géomancie. Troisième quart du XVe siècle.</head>
          </figure>
        </div>

        <div type="section1">
          <head style="T_1" subtype="level1">L’infrastructure nationale des
          données de la recherche et les fid, une coopération naissante</head>

          <p style="txt_Normal">Les objectifs et les tâches de la NFDI
          mentionnés ci-dessus présentent cependant des liens et des
          recoupements avec les FID.</p>

          <p style="txt_Normal">Une table ronde organisée en novembre 2021,
          rassemblant des représentants de la DFG, des FID et des consortiums
          de la NFDI, ainsi que le comité directeur des FID et la direction de
          la NFDI, a été pour les participants l’occasion de se présenter et
          d’identifier des perspectives de coopération.</p>

          <p style="txt_Normal">Quelques FID participent déjà aux consortiums
          NFDI issus des disciplines pour lesquelles ils offrent leurs
          services, mais ce n’est pas encore généralisé. Lors de cette
          réunion, cinq FID ont présenté les différents modes de participation
          à des consortiums NFDI. Étant donné que de nombreux FID exploitent
          de vastes systèmes d’information, la NFDI ne devrait pas créer de
          nouveaux instruments de recherche isolés, mais plutôt intégrer, dans
          la mesure du possible, des métadonnées dans les bases de données des
          FID.</p>

          <p style="txt_Normal">Les bibliothèques, en tant que responsables
          des FID, ont une longue expérience et des compétences variées dans
          l’élaboration des métadonnées et des fichiers d’autorité. Avec
          l’apparition des <hi rend="italic" style="typo_Italique">Linked Open
          Data, </hi>des ontologies ont été créées dans plusieurs FID. Les FID
          étant souvent très bien connectés à leurs communautés scientifiques,
          les consortiums de la NFDI ont la possibilité d’utiliser leurs
          réseaux pour sensibiliser les scientifiques à la question des
          données de la recherche.</p>
        </div>

        <div type="section1">
          <head style="T_1" subtype="level1">Offrir un meilleur portefeuille
          de services aux chercheurs</head>

          <p style="txt_Normal">À l’issue de la table ronde, les participants
          ont exprimé le souhait que les FID et les consortiums NFDI des
          disciplines concernées cherchent activement à établir des contacts
          entre eux. Ils devraient examiner les possibilités d’utiliser les
          services de chacune des infrastructures ou d’en tenir compte dans
          leurs propres développements. Comparés à cette grande initiative
          politique de mise en place d’une infrastructure nationale de données
          de recherche, les FID sont plutôt de petits acteurs. Pourtant, ils
          ont déjà accompli beaucoup au cours des dernières années et ont mis
          en place des services concrètement visibles et très utilisés. La
          structure nouvellement établie des FID, avec un comité de pilotage
          et des groupes de travail ciblés, facilite la communication avec une
          structure telle que NFDI.</p>

          <p style="txt_Normal">Si une coopération solide est mise en place,
          la science bénéficiera de la valeur ajoutée des infrastructures
          d’information en réseau, des données de la recherche jusqu’aux
          publications qui en découlent. Pour les responsables des
          infrastructures, la répartition des tâches et la coopération offrent
          la possibilité de mettre en place un meilleur portefeuille de
          services pour leurs communautés, plus efficace et plus économique
          que si des structures doubles étaient créées. Pour que cette vision
          devienne réalité, l’attention, l’engagement et une réflexion
          transversale sont nécessaires de part et d’autre. Et il est
          essentiel que les deux infrastructures bénéficient d’une perspective
          sûre de financement à long terme, car c’est la seule façon de créer
          des services durables pour les générations futures de scientifiques
          en Allemagne.</p>
        </div>
      </div>
    </body>
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