<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<TEI change="metopes_publication#openedition"
     xmlns="http://www.tei-c.org/ns/1.0"
     xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance"
     xmlns:xs="http://www.w3.org/2001/XMLSchema"
     xmlns:xlink="http://www.w3.org/1999/xlink"
     xmlns:xi="http://www.w3.org/2001/XInclude"
     xmlns:ns="http://www.tei-c.org/ns/1.0"
     xmlns:mathml="http://www.w3.org/1998/Math/MathML"
     xmlns:loext="urn:org:documentfoundation:names:experimental:office:xmlns:loext:1.0"
     xmlns:dcr="http://www.isocat.org/ns/dcr">
  <teiHeader>
    <fileDesc>
      <titleStmt>
        <title type="main">L’enseignement des humanités numériques à l’école
        nationale des chartes</title>

        <author role="aut"><name>Thibault Clérice</name><affiliation><ref
        target="#aff01" type="affiliation"/></affiliation><idno
        type="IDREF">221533877</idno><idno
        type="ORCID">0000000318529204</idno><idno
        type="HAL">thibault-clerice</idno><idno
        type="VIAF">http://viaf.org/viaf/132151594464805351770</idno></author>
      </titleStmt>

      <editionStmt>
        <edition><date>2022-03-27T21:06:00</date></edition>
      </editionStmt>

      <publicationStmt>
        <publisher/>

        <ab type="papier"><dimensions>
            <dim type="pagination">14</dim>
          </dimensions><date>01/04/2022</date></ab>

        <idno type="book"/>

        <ab type="lodel"><date/></ab>
      </publicationStmt>

      <sourceDesc>
        <p>Version Métopes : 3.0</p>

        <p>Written by OpenOffice</p>

        <bibl>Arabesques</bibl>
      </sourceDesc>
    </fileDesc>

    <encodingDesc>
      <tagsDecl>
        <rendition scheme="css" xml:id="none">color:black;</rendition>
      </tagsDecl>
    </encodingDesc>

    <profileDesc>
      <langUsage>
        <language ident="fr-FR"/>
      </langUsage>

      <textClass>
        <keywords scheme="keyword" xml:lang="fr">
          <list>
            <item>interview</item>
          </list>
        </keywords>
      </textClass>
    </profileDesc>

    <revisionDesc>
      <change when="2022-04-12T10:44:00"
      who="Christophe Arnaud">Révision</change>
    </revisionDesc>
  </teiHeader>

  <text xml:id="text">
    <front>
      <titlePage>
        <docTitle>
          <titlePart style="T_3_Article" type="main">L’enseignement des
          humanités numériques à l’école nationale des chartes</titlePart>
        </docTitle>

        <docAuthor style="txt_auteur">Thibault Clérice</docAuthor>

        <byline style="auteur_Institution"><affiliation
        xml:id="aff01">Responsable pédagogique du master Technologies
        Numériques Appliquées à l’histoire à l’École nationale des
        chartes</affiliation></byline>
      </titlePage>

      <div type="resume_motscles">
        <p style="txt_Motclef"> : interview</p>
      </div>

      <argument>
        <p style="txt_chapo">Répondant à un besoin croissant de gestion des
        données dans le domaine des sciences humaines, les formations en
        humanités numériques se sont multipliées au cours des dernières
        années. Illustration avec le master de l’École nationale des chartes
        et celui coaccrédité par quatre institutions d’enseignement supérieur
        de Lyon.</p>
      </argument>
    </front>

    <body>
      <div type="chapitre" xml:id="mainDiv">
        <figure>
          <graphic url="../icono/br/arabesques_105_page_14_dossier.jpg"/>

          <head style="titre_figure">Thibault Clérice</head>
        </figure>

        <div type="section1">
          <head style="T_1" subtype="level1">« La numérisation produit un
          déluge de données »</head>

          <sp>
            <p rend="question" style="txt_question"><hi rend="italic"
            style="typo_Italique">Arabesques : </hi>quand et pourquoi a été
            créé ce master à l’École nationale des chartes ?</p>
          </sp>

          <sp>
            <p rend="answer" style="txt_reponse"><hi rend="bold"
            style="typo_gras">Thibault Clérice : </hi>le master Technologies
            Numériques Appliquées à l’Histoire (TNAH) a été créé en 2006.
            L’École des chartes s’est alors dotée d’une équipe numérique
            formée d’ingénieurs ayant une expertise en informatique appliquée
            aux sources primaires. Le milieu des années 2000 voit se
            matérialiser une « révolution » numérique des pratiques en
            sciences humaines et dans le monde du patrimoine : une seconde
            version de Gallica voit le jour en 2000, <hi rend="italic"
            style="typo_Italique">Google Books </hi>apparaît en 2005, le Web
            commence à changer la manière de publier les produits de la
            recherche et on commence alors à parler « d’humanités numériques »
            en France. Face à cette révolution, l’École des chartes se rend
            rapidement compte d’un manque en termes de compétences sur le
            marché de l’emploi et donc de formation, en particulier initiale.
            Il existe alors très peu de personnes avec une double compétence
            en informatique et sciences humaines. Les institutions, de
            recherche et du patrimoine, se retrouvent très peu accompagnées
            dans cette course à la numérisation. La pérennisation des données
            numériques, la production de corpus, la valorisation et la
            standardisation des données et métadonnées requièrent des
            compétences rares.</p>
          </sp>

          <sp>
            <p rend="question" style="txt_question">À quels besoins répond ce
            master ?</p>
          </sp>

          <sp>
            <p rend="answer" style="txt_reponse"><hi rend="bold"
            style="typo_gras">T. C. : </hi>les besoins actuels ont évolué en
            même temps que les technologies. D’abord, les besoins
            d’aujourd’hui continuent de tourner autour de la standardisation
            et de la mise à disposition de données, qu’il s’agisse de données
            textuelles ou (audio)visuelles, nativement numériques ou non.
            Ensuite, après un premier temps de numérisation intensive, les
            besoins changent ou s’accumulent. Les institutions patrimoniales,
            les laboratoires de recherche ou encore les entreprises privées se
            retrouvent confrontés à un « déluge des données » produit par la
            numérisation. Enfin, toutes les institutions, privées ou
            publiques, commencent à prendre conscience de la valeur de leurs
            données, qu’il s’agisse de tableurs ou de textes : ces données,
            reformatées, « repréparées » puis exploitées peuvent devenir de
            véritables leviers pour elles. Notre master répond à tous ces
            besoins en formant de futurs professionnels pour lesquels la
            manipulation de données – qu’il s’agisse de valorisation ou de
            préparation à l’exploitation – est au cœur du métier.</p>
          </sp>

          <sp>
            <p rend="question" style="txt_question">Quel est le profil des
            étudiants ?</p>
          </sp>

          <sp>
            <p rend="answer" style="txt_reponse"><hi rend="bold"
            style="typo_gras">T. C. : </hi>les profils sont extrêmement divers
            mais les étudiants sont très majoritairement issus des cursus de
            sciences humaines, en particulier d’histoire, d’histoire de l’art
            et de lettres, avec souvent une première formation en master. Les
            étudiants sont d’ailleurs souvent des étudiantes. Nous avons eu
            historiquement trois quarts de jeunes femmes dans nos promotions.
            Ils ont généralement une appétence préalable pour le numérique et
            cherchent une voie professionnelle autre que celles de la
            recherche, au sens de chercheurs, ou de l’enseignement. Dans le
            cadre de la formation continue, nous avons d’autres profils,
            notamment des personnes cherchant à changer de spécialité, venant
            parfois de milieux très éloignés comme celui de la banque, ou au
            contraire des personnes issues d’institutions patrimoniales qui
            veulent monter en compétence pour prendre en charge de nouvelles
            missions.</p>
          </sp>

          <sp>
            <p rend="question" style="txt_question">Quels types de poste
            trouvent-ils à l’issue de leur formation ?</p>
          </sp>

          <sp>
            <p rend="answer" style="txt_reponse"><hi rend="bold"
            style="typo_gras">T. C. : </hi>là encore, les postes sont très
            variés. Une partie de nos diplômés rejoignent les institutions
            patrimoniales comme responsables de mission numérique ou chargés
            de projet. Une autre se dirige vers l’ingénierie en appui à la
            recherche, dans les laboratoires comme dans les institutions
            patrimoniales. Quelques-uns vont vers le privé, parfois comme
            techniciens, plus souvent comme consultants. Au cœur de chacun de
            ces métiers divers, il existe une spécialité, celle de la
            connaissance des données et de leurs standards.</p>
          </sp>

          <epigraph>
            <quote style="txt_Epigraphe"><hi rend="italic"
            style="typo_Italique">Interview réalisée par Véronique
            Heurtematte, coordinatrice éditoriale d’Arabesques</hi></quote>
          </epigraph>
        </div>
      </div>
    </body>
  </text>
</TEI>
