<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<TEI change="metopes_publication#openedition"
     xmlns="http://www.tei-c.org/ns/1.0"
     xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance"
     xmlns:xs="http://www.w3.org/2001/XMLSchema"
     xmlns:xlink="http://www.w3.org/1999/xlink"
     xmlns:xi="http://www.w3.org/2001/XInclude"
     xmlns:ns="http://www.tei-c.org/ns/1.0"
     xmlns:mathml="http://www.w3.org/1998/Math/MathML"
     xmlns:loext="urn:org:documentfoundation:names:experimental:office:xmlns:loext:1.0"
     xmlns:dcr="http://www.isocat.org/ns/dcr">
  <teiHeader>
    <fileDesc>
      <titleStmt>
        <title type="main">Sur quelques aspects et enjeux juridiques des
        plateformes de diffusion</title>

        <author role="aut"><name>Daniel Battesti</name><affiliation><ref
        target="#aff01" type="affiliation"/></affiliation><idno
        type="IDREF">234621788</idno><idno
        type="HAL">daniel-battesti</idno><idno
        type="VIAF">http://viaf.org/viaf/138157098571872552786</idno></author>
      </titleStmt>

      <editionStmt>
        <edition><date>2022-12-28T07:04:00</date></edition>
      </editionStmt>

      <publicationStmt>
        <publisher/>

        <ab type="papier"><dimensions>
            <dim type="pagination">24</dim>
          </dimensions><date>01/01/2023</date></ab>

        <idno type="book"/>

        <ab type="lodel"><date/></ab>
      </publicationStmt>

      <sourceDesc>
        <p>Version Métopes : 3.0</p>

        <p>Written by OpenOffice</p>

        <bibl>Arabesques</bibl>
      </sourceDesc>
    </fileDesc>

    <encodingDesc>
      <tagsDecl>
        <rendition scheme="css" xml:id="none">color:black;</rendition>
      </tagsDecl>
    </encodingDesc>

    <profileDesc>
      <langUsage>
        <language ident="fr-FR"/>
      </langUsage>

      <textClass/>
    </profileDesc>

    <revisionDesc>
      <change when="2023-01-11T16:36:00"
      who="Marie-Pierre Roux">Révision</change>
    </revisionDesc>
  </teiHeader>

  <text xml:id="text">
    <front>
      <titlePage>
        <docTitle>
          <titlePart style="T_3_Article" type="main">Sur quelques aspects et
          enjeux juridiques des plateformes de diffusion</titlePart>
        </docTitle>

        <docAuthor style="txt_auteur">Daniel Battesti</docAuthor>

        <byline style="auteur_Courriel"><email><ref
        target="mailto:daniel.battesti@u-bourgogne.fr">daniel.battesti@u-bourgogne.fr</ref></email></byline>

        <byline style="auteur_Institution"><affiliation
        xml:id="aff01">Éditeur, MSH de Dijon UAR3516,
        CNRS/UBFC-uB</affiliation></byline>
      </titlePage>

      <argument>
        <p style="txt_chapo">Cet article prolonge les discussions de la table
        de ronde « Les enjeux du statut juridique des pépinières et des revues
        hébergées » au cours des 3<hi rend="sup" style="typo_Exposant">es</hi>
        journées du réseau Repères (9-10 mai 2022, MISHA, Strasbourg).</p>
      </argument>
    </front>

    <body>
      <div type="chapitre" xml:id="mainDiv">
        <p style="txt_Normal">Ces dernières années, la propagation du format
        numérique et les plans pour la science ouverte ont contribué à faire
        émerger plusieurs plateformes de diffusion. Celles-ci sont désormais
        bien ancrées dans le paysage de l’édition, néanmoins leurs contours ne
        sont pas encore fixés d’un point de vue juridique. Le présent texte ne
        prétend pas apporter une réponse, même provisoire, à cette question,
        mais se propose d’évoquer quelques aspects juridiques des plateformes
        de diffusion qui composent le réseau Repères, tant du point de vue de
        leur statut que de leurs rapports au cadre légal plus large de
        l’édition scientifique publique.</p>

        <p style="txt_Normal">Les 16 plateformes de diffusion de Repères sont,
        à l’origine, des initiatives visant à répondre à un besoin, local et
        immédiat, de diffusion. Elles ne se limitent pour autant pas à cette
        fonction et ne peuvent être définies de manière aussi réductrice. Nées
        dans des équipes ou des services de nature différente, ces plateformes
        héritent des spécificités des structures qui les ont créées : Maisons
        des Sciences de l’Homme, bibliothèques universitaires, services
        communs, ou encore équipes de recherche<note n="1" place="foot"
        style="txt_Note" type="standard" xml:id="ftn1"><p> Cette typologie
        française ne s’applique pas à la plateforme PoPuPS de l’université de
        Liège.</p></note>. Celles qui ont pris forme dans une MSH ont été
        placées sous des tutelles multiples, en général le CNRS et une
        université, tandis que d’autres ne relevaient que d’un seul
        établissement. Cette situation initiale a parfois évolué, notamment au
        gré de changements politiques régionaux comme la mise en place de
        Comue – puis leur abandon –, d’établissements expérimentaux, ou
        d’autres formes de rapprochement entre établissements. Si ces
        évolutions institutionnelles n’ont pas nécessairement apporté de
        nouveaux contenus éditoriaux, elles ont toujours eu des impacts sur
        l’environnement de travail.</p>

        <p style="txt_Normal">Outre cette question institutionnelle, les choix
        logiciels opérés par chaque projet révèlent un périmètre d’action et
        d’influence qui dépasse le domaine de la diffusion. Utiliser un
        logiciel plutôt qu’un autre, Lodel ou OJS, comme faire d’une chaîne
        d’édition structurée, Métopes ou autres, un prérequis d’accession à
        une plateforme, sont des choix dont les conséquences rejaillissent sur
        les revues accompagnées et hébergées. En agissant sur les conditions
        de production des revues, les plateformes de diffusion ont quitté leur
        rôle de diffuseur et d’hébergeur, sans pour autant devenir des
        éditeurs<note n="2" place="foot" style="txt_Note" type="standard"
        xml:id="ftn4"><p> Nous faisons ici écho à l’intervention de Sandra
        Guigonis lors de la table ronde « Diffusion électronique à
        l’international » des <hi rend="bold" style="typo_gras">4</hi><hi
        rend="sup" style="typo_Exposant">es</hi><hi rend="bold"
        style="typo_gras"> rencontres de l’édition en SHS </hi>(15-16 novembre
        2022, Campus Condorcet, Aubervilliers).</p></note>. Cet état de fait
        ne s’explique d’ailleurs pas uniquement par les choix logiciels mais
        coïncide, au moins pour une partie des SHS, avec des besoins
        d’accompagnement de la part des revues éditées en dehors de presses
        universitaires. La volonté de paraître au format numérique n’est pas
        la seule raison qui a poussé les équipes éditoriales vers ces
        plateformes. D’autres causes ont été déterminantes, au premier rang
        desquelles se trouvent des demandes d’aide et de conseils au
        référencement, aux bonnes pratiques, à la maîtrise d’un flux éditorial
        structuré, ou encore au respect d’un cadre légal.</p>

        <p style="txt_Normal">La rencontre entre les besoins des revues et le
        potentiel d’aide des plateformes de diffusion explique le succès et la
        popularité actuelle du modèle. Dès lors, ces plateformes ne peuvent
        désormais plus faire l’économie, d’une part, de mieux définir leurs
        engagements et leurs obligations, et d’autre part, de formaliser leurs
        relations avec les revues. Il s’agit là d’une problématique commune
        avec les autres acteurs de l’édition et qui a conduit le groupe de
        travail « Droit d’auteur » du réseau Médici à rédiger, par exemple, un
        modèle de contrat revue-éditeur. Dans le cas des plateformes, outre la
        répartition des rôles dans le processus de diffusion et l’obtention de
        garanties concernant la faisabilité des projets dans le temps, se
        retrouvent des enjeux naturellement conditionnés par les principes de
        la science ouverte et le contexte numérique : politique d’ouverture et
        de licence de réutilisation<note n="3" place="foot" style="txt_Note"
        type="standard" xml:id="ftn4"><p> Lors de son 10e anniversaire, la <hi
        rend="italic" style="typo_Italique">Budapest Open Access Initiative
        </hi>a inscrit les licences et la réutilisation dans sa définition de
        l’<hi rend="italic" style="typo_Italique">open access </hi>et de ses
        objectifs. À ce titre, une plateforme ou une revue qui n’apposerait
        pas une licence CC ouverte ne participerait pas de cet <hi
        rend="italic" style="typo_Italique">open access.</hi></p></note>,
        pérennité des contenus y compris en assurant une migration vers
        d’autres plateformes. À cela s’ajoute la nécessité de prévoir des cas
        de figure tels que les obligations d’une plateforme vis-à-vis de
        contenus patrimoniaux dont la parution a cessé ou les conséquences
        d’une rupture d’un partenariat revue-plateforme de diffusion.</p>

        <p style="txt_Normal">Pour répondre à ces enjeux, le réseau Repères
        s’est doté d’un groupe de travail « Cadre légal » qui, à l’instar de
        celui de Médici, tentera de répondre aux besoins spécifiques des
        plateformes. Cela ne pourra se faire sans poursuivre la réflexion sur
        les « plateformes de diffusion » en tant qu’objet, et leur
        articulation avec l’ensemble de l’écosystème de l’édition, dont les
        pôles éditoriaux.</p>
      </div>
    </body>
  </text>
</TEI>
