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>La réalité. Ses figures, ses récits</title
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>Florence Escoffier</name
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>01/06/2002</date
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>Version Métopes : 2.2</p
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>Written by OpenOffice</p
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>Florence <hi
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>Escoffier</hi
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>Tous les deux ans depuis huit ans, le CRPPC, Centre de Recherche en Psychologie et Psychopathologie Cliniques, organise deux journées de colloque, dont l’ampleur internationale ne cesse de croître. Les 8 et 9 mars derniers, sur le thème <hi
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>La réalité, ses figures, ses récits</hi
>, et dans la lignée des précédents colloques, qui avaient contribué à faire de Lyon 2 un pôle de référence en matière de symbolisation, de création et de médiation, les professionnels de la psychologie et de la psychopathologie clinique, les praticiens et les théoriciens du sujet souffrant se sont rassemblés, à l’initiative du Département de Psychologie Clinique et du Centre de Recherche, autour d’un thème fédérateur, décliné sous diverses modalités lors des 6 symposia qui lui ont été consacrés. Le corps et ses récits, le traumatisme et ses effets, figuration et récit projectif, réalité et langage, transmissions pathologiques, la réalité à l’épreuve du groupe, autant de thématiques que les 47 intervenants ont développées et soumises au débat, exposant l’expérience qu’ils en avaient dans leurs pratiques, et la soumettant à l’épreuve de la réalité de la théorie.</p
><p
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>De nombreuses personnalités, nationales et internationales, ont apporté leur contribution théorique à ces journées. Il faut dire que le CRPPC travaille en lien étroit avec des universités européennes et, plus largement, un certain nombre de laboratoires de psychologie clinique dans le monde. Ont ainsi participé aux séances plénières, outre les collègues français, des intervenants de Tel- Aviv, Bruxelles, Beyrouth et Pavie. Aux symposia, des professionnels d’Allemagne, de Roumanie, de Belgique.</p
><p
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>Lors des séances plénières, Catherine <hi
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>Chabert</hi
> a abordé la question de la construction de l’autre scène, celle qui conduit du rêve au fantasme. René <hi
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>Roussillon</hi
> s’est penché sur la réalité métapsychologique et ses transpositions multiples, tant normales que pathologiques, tandis que Bernard <hi
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>Duez</hi
> évoquait l’impossible élaboration d’une scène psychique qui soit instituante, sans que pour cela, l’autre se constitue dans la relation comme intrus. Aux bordures du monde, Bernard <hi
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>Chouvier</hi
> a développé le lien entre les réalités du sujet délirant, du créateur et du fanatique, évoquant tour à tour la clinique d’artistes et l’analyse d’œuvres produites par des sujets souffrants. Salomon <hi
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>Resnik</hi
> nous a invités, avec la réalité du délire, à voyager au travers des différentes possibilités de transfert, que des vignettes cliniques tirées de sa pratique ont contribué à rendre vivantes. Henri <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Maldiney</hi
>, en proposant une brillante réflexion sur la rencontre et l’ouverture du réel, a étayé ses propos sur une approche comparative de la perception du réel au travers des différentes pathologies, mêlant à la psychiatrie, la philosophie, à la psychologie clinique l’ethnologie, et à l’approche artistique, l’anthropologie. Julia <hi
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style="typo_SC"
>Kristeva</hi
> avait intitulé sa communication : aux frontières de l’humain, la figurabilité florale et animale chez <hi
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style="typo_SC"
>Colette</hi
>. Enfin, Antonio <hi
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>Ferro</hi
> s’est attaché à nous proposer un point de vue radical des signaux analytiques et des transformations émotionnelles de la réalité subjective.</p
><p
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>D’autre part, pour en-visager la réalité, tant matérielle que subjective, une exposition picturale a été réalisée, qui rassemblait 7 artistes internationaux autour de quelques-unes de leurs productions originales. Guillermo <hi
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>Infante</hi
> et Juliette <hi
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style="typo_SC"
>Baudroit</hi
> ont ainsi présenté leurs peintures respectives, Elsa <hi
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style="typo_SC"
>Jarski</hi
> et Pierre <hi
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style="typo_SC"
>Laborde Maisonnave</hi
> leurs photographies, Martian <hi
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>Aymé</hi
> ses monotypes, Chris <hi
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>Fernie</hi
> et Martine <hi
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style="typo_SC"
>Quinson</hi
> leurs gravures, auxquelles ont été jointes les reproductions commentées, des œuvres du peintre équatorien Oswaldo <hi
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style="typo_SC"
>Guayasamin</hi
>. Pour inscrire la démarche de ce colloque dans l’ancrage d’une autre réalité, celle d’une autre forme de culture, le concert du groupe FAC, constitué par Alain <hi
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style="typo_SC"
>Ferrant</hi
> et Albert <hi
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>Ciccone</hi
>, ainsi que le spectacle chorégraphique du Groupe de Danse de l’Université Lumière Lyon 2, dirigé par Alexis <hi
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>Chvetzoff</hi
>, ont émaillé les temps de réflexion et de discussion des notes plus légères d’une réalité partagée.</p
><p
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>Ce colloque donnera lieu, comme il est désormais d’usage, à la publication d’au moins un ouvrage dans l’année à venir, aux éditions Dunod, et qui sera disponible au <hi
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>CRPPC</hi
>.</p
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