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><title
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>Psyché aux identités multiples</title
><author
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>Jacques Cosnier</name
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>Groupe de Recherches sur les Interactions Communicatives (GRIC), Université Lumière Lyon 2</affiliation
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>2020-11-04T14:58:00</date
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>11-13</dim
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><date
>01/12/1999</date
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type="book"
>41</idno
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type="lodel"
><date
></date
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><p
>Version Métopes : 2.2</p
><p
>Written by OpenOffice</p
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when="2020-11-09T09:36:00"
who="Laetitia Le Couedic"
>Révision</change
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>Psyché aux identités multiples</titlePart
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><docAuthor
style="txt_auteur"
>Jacques <hi
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style="typo_SC"
>Cosnier</hi
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style="auteur_Institution"
>Groupe de Recherches sur les Interactions Communicatives (GRIC), Université Lumière Lyon 2</affiliation
></byline
></titlePage
></front
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><div
type="chapitre"
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><p
style="txt_Normal"
>L’histoire de la Psychologie est courte mais tourmentée, du moins celle de notre centenaire Psychologie universitaire, car celle de la Psychologie philosophique et/ou « populaire » est sans doute aussi vieille que l’Homo sapiens.</p
><p
style="txt_Normal"
>Tourmentée, car, chose rare pour une discipline dite scientifique, son objet a reçu au fil des temps plusieurs définitions successives parfois antagonistes.</p
><p
style="txt_Normal"
>C’est avec W. <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Wundt</hi
>, qui fonde le premier Laboratoire de Psychologie à Leipzig (1878), qu’elle acquiert son habilitation académique. Mais à cette époque son objet paraissait évident : c’était l’étude du psychisme, la connotation « scientifique » étant simplement apportée par l’introduction de la méthode « expérimentale »</p
><p
style="txt_Normal"
>« Notre science, ou la psychologie expérimentale, se distinguera de la psychologie ordinaire, simplement basée en général sur l’observation de soi-même » écrivait <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Wundt</hi
>. Ce qu’il proposait n’excluait pas « l’observation de soi-même », mais la rendait rigoureuse : « en l’aidant pas à pas, par l’emploi de la physiologie expérimentale ».</p
><p
style="txt_Normal"
>La « nouvelle psychologie scientifique » devenait une physiologie de la Psyché. Ces idées furent développées dans son célèbre ouvrage <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>Grundzüge der physiologischen Psychologie</hi
> paru en trois volumes en 1874 et traduit rapidement en plusieurs langues, généralement sous le titre significatif de <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>Psychologie physiologique</hi
>.</p
><p
style="txt_Normal"
>L’influence de <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Wundt</hi
> fut grande et comme le rapporte Geneviève <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Paicheler</hi
><hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
><note
n="1"
place="foot"
style="txt_Note"
type="standard"
xml:id="ftn1"
><p
> On ne saurait trop recommander le livre Geneviève <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Paicheler</hi
>, <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>L’invention de la psychologie moderne</hi
>, paru chez L’Harmattan, 1992.</p
></note
></hi
> pratiquement tous les premiers grands noms de la Psychologie américaine allèrent lui rendre visite.</p
><p
style="txt_Normal"
>Mais le choix d’une méthode ne suffit pas à établir une science, et cette absence de réflexion épistémologique sur son objet allait aboutir à l’irruption dans les années 1910 de ce qui a été appelé la révolution behavioriste.</p
><quote
rend="quotation"
style="txt_Citation"
>« Il semble que le temps est venu où la psychologie doit écarter toute référence à la conscience, où elle n’a plus besoin de se leurrer en pensant que l’objet de son observation est la production d’états mentaux. »</quote
><quote
rend="quotation"
style="txt_Citation"
>« Je pense que l’on peut écrire une psychologie sans jamais revenir sur notre définition en utilisant les mots conscience, états mentaux, esprit, contenu, introspectivement vérifiable, imagerie, et ainsi de suite… on peut le faire en termes de stimulus et réponse, en termes de formation d’habitudes, d’intégration d’habitudes et d’autres choses de ce genre. »</quote
><quote
rend="quotation"
style="txt_Citation"
>« Ce dont nous avons besoin est de commencer à travailler en psychologie en faisant du comportement, non de la conscience, l’angle objectif de notre attaque. »</quote
><p
style="txt_Normal"
>Ainsi s’exprimait John Broadus <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Watson</hi
> en 1913 dans son très célèbre article : « Psychology as the behaviorist views it » (<hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>Psychological review</hi
>, 1913, 20, 158-177).</p
><p
style="txt_Normal"
>Dès lors la Stimulus-Réponse-Psychologie allait s’épanouir, basée sur cette définition jugée définitive pendant un demi-siècle : « la Psychologie est l’étude scientifique (sous-entendu “expérimentale”) du comportement de l’Homme et des autres Animaux »<note
n="2"
place="foot"
style="txt_Note"
type="standard"
xml:id="ftn2"
><p
> Cette définition était celle des fondateurs de la psychologie universitaire française, tels P. <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Fraisse</hi
> et H. <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Piéron</hi
>, et on trouve encore dans le <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>Guide de l’étudiant en psychologie</hi
> (PUF, 1997) de M. <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Reuchlin</hi
> et M. <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Huteau</hi
> : « science ayant pour objet l’étude des conduites des organismes ».</p
></note
>. Et tout semblait aller pour le mieux dans les laboratoires de recherche : on y trouvait des chercheurs en blouse blanche, des appareils enregistreurs divers et des animaux de différentes tailles, selon la richesse du labo, qui se prêtaient à toutes les sortes de conditionnement imaginables : conditionnement répondant, opérant, par insight, par imitation… Notons cependant que le rat albinos fournissait le gros des troupes, au point que certains mauvais esprits disaient que la psychologie scientifique était l’étude expérimentale du comportement des rats de laboratoire…</p
><p
style="txt_Normal"
>C’est dans cette ambiance amène que dans les années 1970 on assiste soudain au crash du behaviorisme sous l’influence convergente du structuralisme post-saussurien et de la linguistique générative de Noam <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Chomsky</hi
>, du développement des computeurs et de l’intelligence artificielle, des progrès de la psychopharmacologie et des méthodes d’explorations fonctionnelles du système nerveux, de l’apparition conquérante des sciences cognitives. D’un seul coup l’étude de la « boîte noire » n’était plus taboue et une « philosophie de l’esprit » allait envahir les discussions, les publications, et les amphithéâtres et certains n’hésitent pas à parler d’une nouvelle « révolution »<note
n="3"
place="foot"
style="txt_Note"
type="standard"
xml:id="ftn3"
><p
> Je cite trois auteurs français qui ont écrit des introductions aux sciences cognitives : G. <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Vignaux</hi
>, aux éditions de La Découverte, 1991, F.J. <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Varela</hi
>, au Seuil, 1989, et J. G. <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Ganascia</hi
>, chez Flammarion, 1993.</p
></note
>.</p
><p
style="txt_Normal"
>Ainsi G. <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Vignaux</hi
> écrit que « nous sommes là en présence d’une “révolution” au sens copernicien dans les formulations de nos savoirs et de nos méthodes, mais dont il est bien sûr difficile aujourd’hui de prévoir toutes les conséquences… » (p. 20).</p
><p
style="txt_Normal"
>Quant à J. G. <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Ganascia</hi
>, son livre commence par cette phrase : « Un spectre hante la modernité : le spectre du cognitivisme »… « les théories cognitivistes ont éclaté comme un tonnerre dans un ciel serein, et cela dans toutes les disciplines de l’esprit, tandis que les théories de leurs prédécesseurs semblaient soudain obsolètes » (p. 6).</p
><p
style="txt_Normal"
>Et F. J. <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Varela</hi
> va dans le même sens, déclarant : « Les sciences et les technologies de la cognition représentent la plus importante révolution conceptuelle et technologique depuis l’événement de la physique atomique, ayant un impact à long terme à tous les niveaux de la société. » (p. 21.)</p
><p
style="txt_Normal"
>Remarquons que <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Vignaux</hi
> est un linguiste, <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Ganascia</hi
>, un informaticien et <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Varela</hi
> un biologiste… Remarquons aussi que ces auteurs ne parlent plus de Psychisme mais de Cognition, voire d’Esprit…</p
><p
style="txt_Normal"
>Ainsi a-t-on pu observer en un siècle une succession d’objets d’étude : le Psychisme, puis le Comportement, puis à nouveau le Psychisme ou pour être plus exact les processus mentaux voire cérébraux… C’est qu’en fait malgré les apparences et les prétentions hégémoniques des nombreux prophètes des sciences cognitives la situation reste des plus complexes.</p
><p
style="txt_Normal"
>D’abord parce que la Psychologie n’est pas qu’une « science académique » mais c’est aussi une pratique professionnelle, un métier. Or, les praticiens de la psychologie (dite « appliquée ») n’ont jamais cessé quant à eux de s’occuper du Psychisme et particulièrement dans le champ clinique ; malgré les multiples annonces de son proche décès, non seulement la Psychanalyse existe encore, mais de nombreuses thérapies psychodynamiques se sont développées dans le territoire qu’elle avait ouvert.</p
><p
style="txt_Normal"
>D’autre part, si grâce au renouveau des sciences cognitives le « mentalisme » n’est plus banni, la paix ne règne pas dans leur royaume : les théories fleurissent, allant du tout neuronique au tout computationnel, en passant par de multiples hybridations plus ou moins monstrueuses et antagonistes.</p
><p
style="txt_Normal"
>Enfin, la fascination exercée par les sciences neurocognitives a occulté dans la plupart des milieux psychologiques le développement d’une autre révolution des sciences humaines que certains dénomment le « mouvement interactionniste »<note
n="4"
place="foot"
style="txt_Note"
type="standard"
xml:id="ftn4"
><p
> <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>Le retour de Psyché</hi
>, Desclée de Brouwer, 1998.</p
></note
>.</p
><p
style="txt_Normal"
>Une approche interactionniste ne prend pas l’activité individuelle comme unité de base de l’analyse sociale ou psychologique mais raisonne en termes d’actions réciproques, c’est-à-dire d’actions qui se déterminent les unes les autres dans la séquence de leur occurrence située, et en termes d’individus qui ne sont sujets que pour autant que leur identité subjective a émergé et émerge de leurs interactions avec d’autres individus et avec leur environnement physique et social. On peut dire qu’il existe aujourd’hui une culture interactionniste basée sur les principes communs suivants :</p
><list
type="unordered"
><item
style="txt_Liste_1"
>L’objet « inter » a remplacé l’objet « intra ». Les inter-actions de la vie quotidienne sous toutes leurs formes fournissent le matériel de choix des recherches et des théories.</item
><item
style="txt_Liste_1"
>La méthode est naturaliste versus expérimentale, c’est-à-dire est basée sur l’observation et la description de corpus « authentiques » recueillis sur « le terrain ».</item
><item
style="txt_Liste_1"
>Les résultats sont formulés en termes de « comment » et non de « pourquoi » ; toute explication en termes de causalité linéaire est évitée. Étant donnés l’objet et la méthode le qualitatif prime sur le quantitatif.</item
><item
style="txt_Liste_1"
>Le contexte et les interprétations des acteurs sont considérés comme essentiels.</item
></list
><p
style="txt_Normal"
>Ce mouvement aux racines multiples regroupe des anthropologues et des sociologues de la vie quotidienne avec la constitution de la « microsociologie » et de « l’ethnométodologie », des linguistes pragmaticiens avec la description des « actes de langage » et la création de « l’analyse conversationnelle », des psychologues des communications avec l’utilisation de la théorie systémique, des éthologues humanistes avec l’introduction des études sur « les communications non verbales », des spécialistes du développement avec les travaux sur les « interactions précoces », sans oublier la psychanalyse, qui, de sa perspective herméneutique initiale, est aujourd’hui devenue très attentive aux phénomènes de transfert et de contre-transfert.</p
><p
style="txt_Normal"
>Le mouvement interactionniste n’est donc pas une école monolithique, bien que sur le terrain et dans les congrès scientifiques il soit parfois difficile d’étiqueter les spécialistes, certains d’ailleurs se réclamant aussi bien de plusieurs écoles…</p
><p
style="txt_Normal"
>Cette épistémologie naturaliste convient particulièrement aux pratiques cliniques, éducatives et sociales et la preuve en est que les psychologues sont amenés de plus en plus à coopérer avec des sociologues et des linguistes<note
n="5"
place="foot"
style="txt_Note"
type="standard"
xml:id="ftn5"
><p
> Ainsi voit-on aujourd’hui se construire une « sociologie clinique ». Voir : <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>L’aventure psychosociologique</hi
>, de N. <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Aubert</hi
>, V. de <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Gaulejac</hi
> et K. <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Navridis</hi
>, Desclée de Brouwer, 1997.</p
></note
>.</p
><p
style="txt_Normal"
>Ainsi la psychologie contemporaine se trouve à un carrefour entre sciences de l’intra (incarnées par le neurocognitivisme) et sciences de l’inter (incarnées par l’interactionnisme)<note
n="6"
place="foot"
style="txt_Note"
type="standard"
xml:id="ftn6"
><p
> C’est un sociologue français Gabriel de <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Tarde</hi
> qui a préconisé dès la fin du XIX<hi
rend="sup"
style="typo_Exposant"
>e</hi
> siècle la création d’une « interpsychologie » ou « psychologie des intermentalités » ; c’est un psychologue social de Chicago, G.H. <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Mead</hi
> qui dans les années 1930 a introduit l’interactionnisme, et c’est un sociologue qui ne refusait pas d’être considéré comme psychologue social, voire comme éthologue, Erving <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Goffman</hi
> qui a profondément marqué dans les années 70 l’interactionnisme contemporain.</p
></note
>.</p
><p
style="txt_Normal"
>Cette situation ne devrait pas nous étonner car depuis longtemps on déclare que la Psychologie est à l’interface des sciences naturelles et des sciences sociales, mais pour les adeptes d’une pensée unique la tentation est grande de choisir un des deux camps, choix qui débouche insidieusement sur un choix de société, et qui met en jeu des options idéologiques.</p
><p
style="txt_Normal"
>Pour les adeptes d’une pensée plus coopérante et plus tolérante, il semblerait logique de donner enfin à la Psychologie sociale, discipline charnière, la place importante sinon prépondérante que les besoins du public et les nécessités de la recherche semblent aujourd’hui appeler.</p
><p
style="txt_Normal"
>Au seuil de l’an 2000, Psyché revenue de l’exil auquel l’avait contrainte les behavioristes est donc de retour, mais ses prétendants sont nombreux, son destin incertain, et on peut redouter qu’elle ne devienne un cas de « personnalité multiple » rebaptisée selon les lieux : Cognition, Esprit, Conscience, Cérébro-mental, Computeur neuronique… La liste n’est peut-être pas close et on est loin d’être assuré que les « révolutions » en cours débouchent sur cette « Unité de la Psychologie » annoncée avec optimisme par l’un des créateurs de la Psychologie universitaire, Daniel <hi
rend="small-caps"
style="typo_Italique"
>Lagache</hi
>, il y a maintenant un peu plus d’un demi-siècle…</p
></div
></body
><back
><div
type="bibliographie"
><head
style="T_1"
></head
><listBibl
><bibl
style="txt_Bibliographie"
>Bibliographie interactionniste succincte (une bibliographie plus détaillée sera trouvée dans le <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>Retour de Psyché</hi
>, chez Desclée de Brouwer [1998])</bibl
><bibl
style="txt_Bibliographie"
><hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Berger</hi
> P., <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Luckman</hi
> T., 1996 (1966), <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>La construction sociale de la réalité</hi
>, Paris, Meridiens Klincksieck. Ouvrage fondamental revendiqué par les sociologues mais qui concerne aussi bien les psychologues qu’ils soient « socio » ou cliniciens. Le rôle des intériorisations aussi bien dans la constitution de l’identité individuelle que celle des institutions y est particulièrement bien explicité.</bibl
><bibl
style="txt_Bibliographie"
><hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Castel</hi
> R., <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Cosnier</hi
> J., <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Joseph</hi
> I., (éds) 1989, <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>Le parler frais d’Erving Goffman</hi
>, Paris, Minuit. Tout sur <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Goffman</hi
> (ou presque) à la suite d’un colloque tenu à Cerisy auquel ont participé des chercheurs de plusieurs disciplines influencées par l’approche interactionniste.</bibl
><bibl
style="txt_Bibliographie"
><hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Cosnier</hi
> J., <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Brossard</hi
> A., (éds), 1984, <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>La communication non verbale</hi
>, Neuchâtel, Delachaux et Niestlé. Des textes d’auteurs classiques traduits en français.</bibl
><bibl
style="txt_Bibliographie"
><hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Cosnier</hi
> J., <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Grosjean</hi
> M., <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Lacoste</hi
> M., (éds) 1994, <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>Soins et communication</hi
>, Lyon, Presses Universitaires de Lyon. Les problèmes de communication soignants-soignés dans une perspective interactionniste.</bibl
><bibl
style="txt_Bibliographie"
><hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Coulon</hi
> A., 1987, <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>L’ethnométhodologie</hi
>, Paris, PUF. Un « Que sais-je » présentant une des « écoles » (la californienne) à l’origine, entre autres, de l’« analyse conversationnelle ».</bibl
><bibl
style="txt_Bibliographie"
><hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Feyereisen</hi
> P., de <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Lannoy</hi
> J.D., 1985, <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>Psychologie du geste</hi
>, Bruxelles, Mardaga. Une somme très utile de la littérature sur un domaine des plus importants de la « Communication Non Verbale ».</bibl
><bibl
style="txt_Bibliographie"
><hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Gaulejac</hi
> V. de, <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Roy</hi
> S., (éds.), 1993, <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>Sociologies cliniques</hi
>, Marseille, Hommes et perspectives. Où des sociologues font de la psychologie…</bibl
><bibl
style="txt_Bibliographie"
><hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Ghiglione</hi
> R.<hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>, Trognon A.,</hi
> 1993, <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>Où va la pragmatique ? De la pragmatique à la psychologie sociale</hi
>, PUF. Deux psychologues interactionnistes présentent et discutent des actes de langage et des interactions verbales.</bibl
><bibl
style="txt_Bibliographie"
><hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Goffman</hi
> E., 1973, <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>La mise en scène de la vie quotidienne</hi
>, Paris, Minuit. Un classique incontournable fait de la réunion de deux livres d’E. <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Goffman</hi
>.</bibl
><bibl
style="txt_Bibliographie"
><hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Grosjean</hi
> M.<hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>, Lacoste M.,</hi
> 1998, <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>Communications et intelligence collective dans le travail</hi
>, PUF. L’application de l’approche interactionniste dans l’entreprise, en l’occurrence hospitalière.</bibl
><bibl
style="txt_Bibliographie"
><hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Gumperz</hi
> J., 1989, <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>Engager la conversation. Introduction à la sociolinguistique interactionnelle</hi
>, Paris, Minuit. Le titre se passe de commentaires.</bibl
><bibl
style="txt_Bibliographie"
><hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Kerbrat-Orecchioni</hi
> C., 1990-1994, <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>Les interactions verbales</hi
>, 3 Vol., Paris, Armand Colin. Une somme écrite par une linguiste sur un sujet qui concerne évidemment les psychologues.</bibl
><bibl
style="txt_Bibliographie"
><hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Kerbrat-Orecchioni</hi
> C., 1996, <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>La conversation</hi
>, Paris, Seuil.</bibl
><bibl
style="txt_Bibliographie"
><hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Marc</hi
> E., <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Picard</hi
> D., 1989, <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>L’interaction sociale</hi
>, Paris, PUF. Une excellente introduction au domaine interactionniste.</bibl
><bibl
style="txt_Bibliographie"
><hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Mead</hi
> G.-H., (1934-1963), <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>L’esprit, le Soi et la Société</hi
>, Paris, PUF. Un super-classique malheureusement introuvable mais peut-être encore dans certaines bibliothèques.</bibl
><bibl
style="txt_Bibliographie"
><hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Pharo</hi
> P., 1993, <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>Le sens de l’action et la compréhension d’autrui</hi
>, Paris, L’Harmattan. Une très intéressante introduction à la sociologie compréhensive sur un sujet qui ne peut laisser les psychologues indifférents.</bibl
><bibl
style="txt_Bibliographie"
><hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Plety</hi
> R., (éd) 1993, <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>Éthologie des communications humaines</hi
>, Lyon, Presses Universitaires de Lyon. Un essai pour aider les néophytes dans l’étude des interactions multicanales.</bibl
><bibl
style="txt_Bibliographie"
><hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Plety</hi
> R., 1996, <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>L’apprentissage coopérant</hi
>, Lyon, Presses Universitaires de Lyon. L’apprentissage vu par un interactionniste.</bibl
><bibl
style="txt_Bibliographie"
><hi
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style="typo_SC"
>Queiroz</hi
> J.-M. de, <hi
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style="typo_SC"
>Ziolkovski</hi
> M., 1994, <hi
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style="typo_Italique"
>L’interactionnisme symbolique</hi
>, Rennes, Presse Universitaire de Rennes. Excellente documentation sur l’une des racines de l’interactionnisme.</bibl
><bibl
style="txt_Bibliographie"
><hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Tarde</hi
> G., 1993 (1890), <hi
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style="typo_Italique"
>Les lois de l’imitation</hi
>, Kimé, Paris. Aux racines de l’interactionnisme américain et secondairement français.</bibl
><bibl
style="txt_Bibliographie"
><hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Traverso</hi
> V., 1997, <hi
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style="typo_Italique"
>La conversation familière</hi
>, Lyon, Presses Universitaires de Lyon. Une bonne référence.</bibl
><bibl
style="txt_Bibliographie"
><hi
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style="typo_SC"
>Vion</hi
> R., 1992, <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>La communication verbale</hi
>, Paris, Hachette. Panorama très complet et très clair des différents aspects de la nouvelle approche des communications interindividuelles.</bibl
><bibl
style="txt_Bibliographie"
><hi
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style="typo_SC"
>Watzlawick</hi
> P., <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Beavin</hi
> J., <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Jackson</hi
> D., 1972, <hi
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style="typo_Italique"
>Une logique de la communication</hi
>, Paris, Seuil. Un classique incontournable.</bibl
><bibl
style="txt_Bibliographie"
><hi
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style="typo_SC"
>Winkin</hi
> Y., (éd.), 1981, <hi
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style="typo_Italique"
>La nouvelle communication</hi
>, Paris, Seuil. Des textes de base précieux traduits des auteurs anglophones.</bibl
><bibl
style="txt_Bibliographie"
><hi
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style="typo_SC"
>Winkin</hi
> Y., (éd.), 1988, <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>Bateson, Premier état d’un héritage</hi
>, Paris, Seuil. Une autre source de l’interactionnisme.</bibl
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>
