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>Frédérik Guinard</name
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>01/07/2014</date
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>Version Métopes : 2.2</p
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>Written by OpenOffice</p
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>Frédérik <hi
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>Guinard</hi
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>Depuis quelques trimestres, la thématique du numérique s’invitait épisodiquement dans nos pages. Après une tribune (N° 102) et une rubrique (N° 107), le présent numéro vous propose aujourd’hui d’approfondir cette question en la connectant avec les dimensions thérapeutiques de l’intervention du psychologue clinicien.</p
><p
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>Car, en parcourant les nombreux articles et ouvrages qui sont consacrés à ce thème depuis une douzaine d’années, il est aisé de constater que le numérique est tout autant devenu un objet de recherche qu’un des éléments constitutifs, et non des moindres, des dispositifs-cadres de médiation thérapeutique (comme le développera Anne <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Brun</hi
> dans son article).</p
><p
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>Le colloque international et interdisciplinaire des 16 et 17 octobre derniers (organisé par le CRPPC en partenariat avec la revue <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>L’autre</hi
>) abordait la question des <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>conséquences de la mondialisation sur la rencontre clinique</hi
>. Et, il se révèle en effet de plus en plus difficile de traiter la question des soins psychiques sans s’interroger sur l’influence des évolutions sociétales et technologiques de ces quinze dernières années sur les pratiques et sur les espaces soignants.</p
><p
style="txt_Normal"
>Car, Guillaume <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Gillet</hi
> le rappelle bien dans son article, le numérique n’est pas venu tout seul dans le paysage étendu des pratiques cliniques, il a été précédé par « de nouveaux modèles d’organisation », caractérisés dans le champ professionnel par une culture de l’évaluation, par des contrôles de plus en plus radicaux des conditions d’intervention, du temps de travail, des lieux d’exercice, de l’efficacité des pratiques… Sur un autre plan, le numérique a aussi été accompagné par tout un ensemble de nouveaux supports de diffusion, de nouvelles formes d’expression artistique, un véritable univers d’objets sociaux qui ont sensiblement changé la nature des expériences inter-subjectives et des organisations intrapsychiques.</p
><p
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>Prendre le risque de penser le numérique, de penser ce qui est devenu pour beaucoup « indispensable », est certes une gageure pour le clinicien-chercheur, qui plus est quand il est par ailleurs « psy et geek, pour reprendre le titre du <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>blog</hi
> de Yann <hi
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style="typo_SC"
>Leroux</hi
>, mais il s’avère aussi une nécessité compte tenu de la place que le numérique tend à occuper dans les pratiques cliniques contemporaines. En effet, de la gestion par texto d’une relation amoureuse en temps réel, ou des questions éducatives envahissantes que se posent les parents d’adolescents sur les limites à fixer concernant leurs pratiques vidéoludiques, en passant par les temps de loisirs passés en réseau sur des mondes numériques massivement multijoueurs ou en famille sur la console du salon, les expériences vécues et racontées au psychologue sont aujourd’hui jalonnées de références aux écrans, aux nouvelles technologies et aux univers du numérique.</p
><p
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>C’est dans l’optique d’ouvrir un espace de partage au sujet de ce désormais <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>incontournable phénomène</hi
> <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>social</hi
> que les contributeurs de ce numéro, psychologues praticiens, chercheurs, psychanalystes, ont proposé d’évoquer leurs utilisations thérapeutiques de l’objet numérique. Ce numéro représente d’ailleurs le point de départ d’une nouvelle rubrique dans laquelle, chaque trimestre, un Jeu vidéo vous sera présenté ainsi que ses principaux intérêts thérapeutiques.</p
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>En vous souhaitant une agréable lecture…</p
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