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>Féminité et sexualité féminine</title
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>Annik Houel</name
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>11-12</dim
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>01/11/1995</date
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>21</idno
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>Version Métopes : 2.3</p
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>Written by OpenOffice</p
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>Féminité et sexualité féminine</titlePart
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>Annik <hi
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style="typo_SC"
>Houel</hi
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>Professeur de psychologie sociale à l’Institut de Psychologie, Centre Lyonnais d’Études Féministes</affiliation
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><p
style="txt_Normal"
>Les notions de différence, et de complémentarité, ont servi pendant de longs siècles à justifier l’inégalité sociale entre les hommes et les femmes en s’appuyant sur l’idée de « nature ». Ce type de raisonnement a prévalu jusqu’à la prise en compte, au tournant du <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>xx</hi
><hi
rend="sup"
style="typo_Exposant"
>e</hi
> siècle, de la « question de la femme », sous l’influence des courants socialiste et marxiste. <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Marx</hi
> avance que la femme est le prolétaire de l’homme, posant ainsi les jalons d’une définition des femmes comme groupe social, mode d’approche qui sera plus tard repris en sociologie (cf. Andrée <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Michel</hi
>, <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>Les femmes dans la société marchande</hi
>, Paris, PUF, 1978). Le courant socialiste quant à lui, sous la pression du mouvement féministe du début du siècle, s’intéresse à la question de la femme essentiellement sous l’angle de la pauvreté, de la misère sociale, et dénonce les conditions de vie et de travail qui poussent les femmes à compléter leur budget grâce à ce qu’on appelait pudiquement « le cinquième quart de la journée », c’est-à-dire la prostitution.</p
><p
style="txt_Normal"
>La question est alors pleinement sociale, dans sa conception et dans ses enjeux. <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Freud</hi
>, en homme de son temps, en est tout à fait conscient, et stigmatise d’ailleurs la double morale sexuelle qui prévaut à Vienne comme dans toute l’Europe, la rendant responsable des troubles nerveux qui affectent plus particulièrement les jeunes filles qu’on lui adresse, surtout à ses débuts (Cf. Célia <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Bertin</hi
>, <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>La femme à Vienne au temps de Freud</hi
>, Le livre de poche, 1989).</p
><p
style="txt_Normal"
>La psychanalyse se construit donc à partir d’une expérience acquise auprès des femmes, et si on peut reprocher à <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Freud</hi
> d’avoir élaboré une théorie où l’homme reprend tous ses droits, en devenant modèle universel, il ne cesse néanmoins de se souvenir que la question de la femme est aussi sociale, rappelant dans chaque article l’importance des conditions culturelles, et faisant preuve d’une prudence grandissante face à la sexualité féminine qu’il qualifie alors de « continent noir ». Pourtant, à partir de là, la controverse va porter essentiellement sur le monisme phallique, c’est-à-dire l’aspect unilatéral de la théorie freudienne se référant au masculin. Le débat est à son paroxysme dans les années trente, et n’a en fait guère évolué depuis. L’opposition, regroupée autour de Melanie <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Klein</hi
> et d’Ernest <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Jones</hi
>, avance que la petite fille, avant de fonctionner sur un mode phallique, est née femme, et prend donc en compte les éléments féminins donnés, tel le vagin pour prendre un des exemples les plus conflictuels. « La question de la femme » sous couvert de sexualité féminine, a en tout cas bien failli diviser le mouvement psychanalytique…</p
><p
style="txt_Normal"
>La psychologie n’est pas restée à l’écart de ces enjeux : dans les années soixante, la question est prise sous l’angle de la psychologie sociale (cf. Anne-Marie <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Rocheblave-Spenlé</hi
>, <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>Les rôles masculins et féminins</hi
>, PUF, 1964) ou différentielle : tout manuel de Psychologie sociale, dans les années soixante, se devait d’avoir son petit chapitre Psychologie différentielle des sexes. Puis quelques années de vide, pendant lesquelles en sociologie et surtout en histoire, l’évolution est plus profonde. Sous cette double pression, et celle de la psychologie américaine, la question de la différence des sexes commence à faire un timide retour : cf. Marie-Claude <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Hurtig</hi
> et Marie-France <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Pichevin</hi
>, <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>La différence des sexes, questions de psychologie</hi
>, Paris, Tierce, 1986, et un chapitre, le dernier (ouf !), « Différences entre sexes », in Serge <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Moscovici</hi
> dir., <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>Psychologie sociale des relations à autrui</hi
>, Nathan, 1994.</p
><p
style="txt_Normal"
>Mais la question de la différence des sexes ne peut se passer de l’approche psychanalytique. Également dans les années soixante, la psychanalyse reprend, mais de manière dispersée, le débat sur la sexualité féminine : des colloques se tiennent et des ouvrages sont publiés, dans l’ignorance les uns des autres à cause des scissions qui s’amorcent. Les lacaniens tiennent un colloque international en 1960, publié en 1964 (« La sexualité féminine, » <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>La Psychanalyse</hi
> 7, PUF), et la même année, Janine <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Chasseguet-Smirgel</hi
> publie une reprise détaillée des différentes théories suivie d’une réflexion collective sur les problèmes qu’elles posent, initiative fort contestée au sein même de la Société Psychanalytique de Paris à laquelle elle appartient, comme elle le racontera plus tard.</p
><p
style="txt_Normal"
>À partir de cette période, de nombreux ouvrages et articles de tous bords débattent de la question, en observant d’un œil attentif mais prudent la montée des mouvements féministes. Prenant en compte cette dimension sociale, quelques femmes analystes osent des avancées : Ruth <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Menahem</hi
>, en 1973, propose le terme de « sexe clinique », défini comme le résultat d’un compromis entre sexe anatomique et sexe d’élevage (cf. <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>Topiques</hi
>, 11-12). Colette <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Chiland</hi
> élabore, à partir de l’anglais, le concept de « fémelléité » : c’est la réalité biologique précédant la féminité, qui quant à elle relève du domaine socioculturel (<hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>Revue française de psychanalyse</hi
>, 4/14, 1979). À la même époque, Luce <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Irigaray</hi
>, psychanalyste exclue de l’École Freudienne pour ses critiques des phallocentrismes freudien et lacanien, propose de nouvelles pistes de recherches en s’intéressant au « continent noir du continent noir », la relation mère-fille. Cette question semble être toujours aussi difficile à traiter de front dans le mouvement psychanalytique, mais court en filigrane dans la plupart des ouvrages les plus récents.</p
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><div
type="bibliographie"
><head
style="T_1"
> </head
><listBibl
><bibl
style="txt_Bibliographie"
><hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Anzieu</hi
> Annie, <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>La femme sans qualité. Esquisse psychanalytique de la féminité</hi
>, Paris, Dunod, 1989, 153 p. Recueil d’articles, parus surtout dans la <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>Nouvelle revue de psychanalyse</hi
>, dont l’idée la plus novatrice réside en la prise en compte d’un sentiment d’intériorité, en référence à des vécus de réceptivité, de creux… Idée peut-être un peu « anatomiste », mais qui a l’intérêt de s’inscrire en contrepoint du fameux monisme phallique.</bibl
><bibl
style="txt_Bibliographie"
><hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Assoun</hi
> Paul-Laurent, <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>Freud et la femme</hi
>, Paris, Calmann-Lévy, 1983, 223 p. Une bible quant aux rapports de <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Freud</hi
> avec la féminité, et quant à ses dernières réflexions sur la sexualité féminine : au célèbre « que veut la femme ? », <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Assoun</hi
> répond : c’est la mère.</bibl
><bibl
style="txt_Bibliographie"
><hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Bonaparte</hi
> Marie, <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>La sexualité de la femme</hi
> (1951), Paris, PUF, 1967, 160 p. La princesse de la psychanalyse, qui a disputé à Helen <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Deutsch</hi
> la place de disciple la plus appliquée. Elle est restée tristement célèbre pour son idée de chirurgie clitoridienne, histoire d’appliquer à la lettre la nécessité (théorique pour <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Freud</hi
> !) d’abandonner le clitoris pour le vagin. On lui pardonne tout en lisant sa biographie par Célia <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Bertin</hi
>, <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>Marie Bonaparte</hi
>, Paris, Press pocket, 1985, 501 p.</bibl
><bibl
style="txt_Bibliographie"
><hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Brun</hi
> Danièle, <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>La maternité et le féminin</hi
>, Paris, Denoël, 1990, 283 p. Là encore recueil d’articles déjà parus (dans la <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>Revue française de psychanalyse</hi
> cette fois), dont l’idée la plus intéressante me semble être celle d’une « mère intérieure », celle de sa propre mère, pour le moins ambivalente, que toute femme porte en elle.</bibl
><bibl
style="txt_Bibliographie"
><hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Chasseguet-Smirgel</hi
> Janine, <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>Recherches psychanalytiques nouvelles sur la sexualité féminine</hi
>, Paris, Payot, 1964, 279 p. Disponible en poche. Si vous ne devez en lire qu’un, c’est celui-là, d’abord parce qu’il est un merveilleux outil pédagogique avec ses soixante premières pages de rappel des différentes théories, de <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Freud</hi
> à Melanie <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Klein</hi
> ; ensuite parce qu’il a fait date en relançant la question de la femme, que ce soit au sein de la Société Psychanalytique de Paris à laquelle les auteurs appartiennent ou de l’École Freudienne (lacanienne), question tombée aux oubliettes depuis les grandes controverses entre <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Freud</hi
> et l’école anglaise.</bibl
><bibl
style="txt_Bibliographie"
><hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Cosnier</hi
> Jacqueline, <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>Destins de la féminité</hi
>, Paris, PUF, 1987, 241 p. Un livre qui reprend la question de <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Freud</hi
> et de ses rapports avec la féminité, du point de vue biographique et surtout théorique. La théorie est ici continuellement éclairée par les nombreux cas cliniques.</bibl
><bibl
style="txt_Bibliographie"
><hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Deutsch</hi
> Helen, <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>La psychologie des femmes</hi
>, Paris, PUF, 1949, t. 1, <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>Enfance et adolescence</hi
>, 331 p., trad. de : <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>Psychology of women</hi
>, Grüne and Stratton, New-York, 1945. La rivale en orthodoxie de Marie <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Bonaparte</hi
>, mais plus intéressante grâce aux études de cas. Là aussi la biographie permet de mieux comprendre ces investissements passionnés – et parfois masochistes – de la part des premières disciples de <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Freud</hi
>. On peut lire à ce sujet un livre récent de Janet <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Sayers</hi
>, <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>Les mères de la psychanalyse</hi
> (c’est-à-dire H. <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Deutsch</hi
>, K. <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Horney</hi
>, A. <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Freud</hi
>, M. <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Klein</hi
>), Paris, PUF, 1995, 313 p. Le livre de Jacqueline <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Lanouzière</hi
>, <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>Histoire secrète de la séduction sous le règne de Freud</hi
> (Paris, PUF, 1991, 176 p.), complète cette approche en abordant à propos de ces mêmes femmes la question de leurs résistances face à la théorie de la séduction maternelle.</bibl
><bibl
style="txt_Bibliographie"
><hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Dolto</hi
> Françoise, <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>La sexualité féminine</hi
>, Paris, Scarabée &amp; Co/A.M. Métaillé, 1982, 347 p. Un classique pour les fans de <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Dolto</hi
>, mais qui reste très controversé. Ses idées de sexualité centrifuge ou centripète n’ont jamais été reprises. Peut-être à suivre…</bibl
><bibl
style="txt_Bibliographie"
><hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Freud</hi
> Sigmund, « Sur la sexualité féminine » (1931), <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>La vie sexuelle</hi
>, Paris, PUF, 1969, p. 139-155, trad. de : « Uber die weibliche Sexualität », <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>Gesammelte Werke</hi
>, XIV, pp. 517-537.</bibl
><bibl
style="txt_Bibliographie"
><hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Freud</hi
> Sigmund,<hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
> </hi
>« La féminité » (1932), <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>Nouvelles conférences d</hi
><hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>’</hi
><hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>introduction à la psychanalyse</hi
>, Paris, Gallimard, 1984, pp. 150-181, trad. de : « Neue Folge der Vorlesungen zur Einfürhrung in die Psychoanalyse », <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>Gesammelte Werke</hi
>, XV. Les derniers textes de <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Freud</hi
>, dans lesquels il ouvre plein de portes, en particulier sur l’importance de la relation préœdipienne à la mère. Je ne saurais commenter plus, et surtout critiquer, notre père à toutes ! Et ce d’autant plus que d’autres l’ont fort bien fait, telles les deux auteurs suivantes.</bibl
><bibl
style="txt_Bibliographie"
><hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Irigaray</hi
> Luce, <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>Speculum de l</hi
><hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>’</hi
><hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>autre femme</hi
>, Paris, Ed. de Minuit, 1974, 463 p. Pour ses cent cinquante premières pages, critique de l’orthodoxie freudienne.</bibl
><bibl
style="txt_Bibliographie"
><hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Irigaray</hi
> Luce, <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>Ce sexe qui n</hi
><hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>’</hi
><hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>en est pas un</hi
>, Paris, Ed. de Minuit, 1977, 224 p. Critique de l’orthodoxie lacanienne. Ce livre contient lui aussi un excellent article pédagogique, « Retour sur la théorie psychanalytique », rappel historique des différentes théories, et surtout une critique décapante, « Cosi Fan Tutti », du séminaire de <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Lacan</hi
>, <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>Encore</hi
>.</bibl
><bibl
style="txt_Bibliographie"
><hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Irigaray</hi
> Luce, <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>Le corps à corps avec la mère</hi
>, Montréal, éd. de la pleine lune, 1981, 89 p. Un colloque, avec ses jeux de questions-réponses, qui permet à l’auteur d’exposer clairement ses propositions novatrices sur l’importance du rôle de la mère dans la psyché féminine.</bibl
><bibl
style="txt_Bibliographie"
><hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Kofman</hi
> Sarah, <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>L</hi
><hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>’</hi
><hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>énigme de la femme</hi
>, Paris, Galilée, 1980, 275 p. Disponible en poche. Un classique, clair et érudit, de la remise en question du monisme phallique freudien, en particulier de la fameuse « envie du pénis » chez la femme, qualifiée d’idée fixe par l’auteur.</bibl
><bibl
style="txt_Bibliographie"
><hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Lacan</hi
> Jacques, <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>Séminaire XX</hi
>. <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>Encore</hi
>, Paris, le Seuil, 1975, 139 p. La bible lacanienne sur l’amour et sur La femme, barrée, idée qui peut déplaire. À lire néanmoins pour savoir, et pour comprendre.</bibl
><bibl
style="txt_Bibliographie"
><hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Olivier</hi
> Christiane, <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>Les Enfants de Jocaste</hi
>. <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>L</hi
><hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>’</hi
><hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>empreinte de la mère</hi
>, Paris, Denoël Gonthier, 1980, 193 p. Comme c’est un best-seller, on ne peut pas ne pas en parler. Démagogique de mon point de vue, plus culpabilisant pour les femmes qu’explicatif. Et une impasse de taille, que ce soit dans les exemples utilisés ou dans les aspects théoriques : celle de la relation mère-fille.</bibl
><bibl
style="txt_Bibliographie"
><hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Safouan</hi
> Moustapha, <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>La sexualité féminine dans la doctrine freudienne</hi
>, Paris, le Seuil, 1976, 157 p. M. <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Safouan</hi
> est à la théorie lacanienne ce que Marie <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Bonaparte</hi
> ou Helen <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Deutsch</hi
> furent à la théorie freudienne. Il n’y a pas de biographie à l’heure actuelle pour nous expliquer les raisons de cette passion safouanienne.</bibl
></listBibl
></div
></back
></text
></TEI
>
