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>Maylis de Kerangal, Naissance d’un pont, Paris, Verticales, 2020, 317 pages</title
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>2021-03-03T15:27:00</date
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>01/01/2011</date
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>Version Métopes : 2.3</p
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>Written by OpenOffice</p
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>Maylis de <hi
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>Naissance d’un pont</hi
>, Paris, Verticales, 2020, 317 pages</titlePart
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>Maylis de <hi
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>Kerangal</hi
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>Naissance d’un pont</hi
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>, Paris, Verticales, 2020, 317 pages</bibl
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>Il y a des livres qui n’inventent rien, on n’en dira rien. Marguerite <hi
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>Duras</hi
> disait que ce sont des livres que, sans doute, « c’est pas la peine » de les écrire comme de les lire.</p
><p
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>Il y a des livres qui inventent une écriture, d’autres qui inventent un univers. Il y a enfin, ce sont les plus rares, ceux qui inventent une écriture et un univers, des livres qui inventent l’écriture nécessaire à soutenir leur univers. <hi
rend="italic"
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>Naissance d’un pont</hi
> est de ceux-là.</p
><p
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>On pourrait dire, dans la logique du titre, qu’il s’agit d’un livre sur la construction d’un pont. Ce ne serait pas faux, mais cela ne dirait rien du livre. On pourrait dire qu’il s’y agit d’architecture, de techniques, de politique, de sociologie… on pourrait dire, et tout cela serait juste, mais cela ne parlerait pas pour autant du livre, du cœur du livre. On pourrait dire qu’il s’y agit d’hommes et de femmes, de vies qui se croisent, se coupent parfois, s’éloignent tout aussi bien. On serait plus proche de la vérité. Quand on l’a refermé, il poursuit sa route, on emprunte un chemin que l’on n’avait pas encore vu, on suit un personnage au-delà des pages, ou en deçà, d’où vient-il, pourquoi ? <hi
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>Naissance d’un pont</hi
> n’est pas un roman psychologique, c’est un texte qui brasse, comme les machines à fabriquer le béton, des composants hétérogènes, qui les brasse et en fait un texte puissant, cohérent, que l’on se surprend à lire avec hâte, on veut connaitre la suite, et pourtant il n’y a guère de suspens, ce n’est pas le genre ! On se hâte parce que l’écriture ne nous laisse pas le choix, on est comme tous ces participants au chantier, il faut tenir les délais !</p
><p
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>Le chantier avance, avec tous ces aléas et il y une vraie compétence technique dans ce livre, mais tout cela est pris dans la pâte d’une prose aussi rapide qui puissante, pris avec les hommes, les femmes, les occidentaux riches, les locaux pauvres…</p
><p
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>Bref, un livre monde, le livre d’un monde éphémère, le temps d’un chantier et puis s’en va… mais… s’en va autre qu’il n’est arrivé, tout comme le lecteur.</p
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>Jean-Marc <hi
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>Talpin</hi
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