<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<TEI
change="metopes_publication#openedition"
xmlns="http://www.tei-c.org/ns/1.0"
xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance"
xmlns:xs="http://www.w3.org/2001/XMLSchema"
xmlns:xlink="http://www.w3.org/1999/xlink"
xmlns:xi="http://www.w3.org/2001/XInclude"
xmlns:ns="http://www.tei-c.org/ns/1.0"
xmlns:mathml="http://www.w3.org/1998/Math/MathML"
xmlns:loext="urn:org:documentfoundation:names:experimental:office:xmlns:loext:1.0"
xmlns:dcr="http://www.isocat.org/ns/dcr"
><teiHeader
><fileDesc
><titleStmt
><title
type="main"
>Marie Didier, Morte-saison sur la ficelle et autres récits, Paris, Gallimard, 2008, 140 pages.</title
></titleStmt
><editionStmt
><edition
><date
>2020-09-22T12:32:00</date
></edition
></editionStmt
><publicationStmt
><ab
type="papier"
><dimensions
><dim
type="pagination"
>4</dim
></dimensions
><date
>01/10/2009</date
></ab
><idno
type="book"
>90</idno
><ab
type="lodel"
><date
></date
></ab
></publicationStmt
><sourceDesc
><p
>Version Métopes : 2.3</p
><p
>Written by OpenOffice</p
></sourceDesc
></fileDesc
><encodingDesc
><tagsDecl
><rendition
scheme="css"
xml:id="none"
>color:black;</rendition
></tagsDecl
></encodingDesc
><profileDesc
><langUsage
><language
ident="fr-FR"
></language
></langUsage
><textClass
></textClass
></profileDesc
><revisionDesc
><change
when="2021-09-27T14:30:00"
who="Laetitia Le Couedic"
>Révision</change
></revisionDesc
></teiHeader
><text
xml:id="text"
><front
><titlePage
><docTitle
><titlePart
style="T_3_Article"
type="main"
>Marie <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Didier</hi
><hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>, </hi
><hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>Morte-saison sur la ficelle et autres récits</hi
>, Paris, Gallimard, 2008, 140 pages.</titlePart
></docTitle
></titlePage
></front
><body
><div
type="chapitre"
xml:id="mainDiv"
><div
type="recension"
><bibl
><author
>Marie <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Didier</hi
></author
><hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>, </hi
><title
><hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>Morte-saison sur la ficelle et autres récits</hi
></title
>, Paris, Gallimard, 2008, 140 pages.</bibl
><p
style="txt_Normal"
>D’abord, il y a le titre. De ceux qui attirent car ils portent poétiquement l’énigme, agissent comme autant de signifiants énigmatiques. On a ainsi lu <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>Acide, arc-en-ciel</hi
>, <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>Aux confins du fricandeau</hi
> ou encore <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>L’homme est un grand faisan sur terre</hi
> et bien d’autres encore… pour le titre. Et l’on n’a pas été déçu.</p
><p
style="txt_Normal"
>Et puis, il y a le nom de l’auteur. On se souvient avoir lu, en toute ignorance, <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>Le livre de Jeanne</hi
>. On avait aimé, avant même l’écriture, l’humanité, la même que celle de <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>Ma nanie</hi
> (Alix <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Saint-André</hi
>). On s’était dit que l’on avait envie de retrouver ce regard sur l’homme, cette voix qui le portait. Ce fut <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>Dans la nuit de Bicêtre</hi
>. Un livre que l’on a beaucoup offert, que l’on a proposé à lire à tant d’étudiants. L’hospice de Bicêtre avant et pendant la révolution française, alors qu’un humble révolutionnait tranquillement, humainement, le regard sur les aliénés, avant que <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Pinel</hi
> n’inaugura sa propre geste tout en disant sa dette à l’humble.</p
><p
style="txt_Normal"
>Alors, un nouveau « Marie <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Didier</hi
> » (le dire ainsi n’a pas de sens !), on n’hésite pas, on regarde à peine la quatrième de couverture, juste pour se donner bonne conscience, on achète, on lit.</p
><p
style="txt_Normal"
>Des nouvelles. Le copain libraire avait dit « à déguster, à lire une par une, jour après jour ». Il avait peut-être raison mais on ne l’a pas écouté, ce sera pour la seconde lecture. On a lu le livre en deux soirs : les histoires sont différentes, sans lien entre elles mais un climat se construit au fil des histoires. On n’a pas envie de quitter cette voix, ce monde. Un monde petit, proche du quotidien. On est parfois heureux, parfois un peu inquiet. On ne saurait dire pourquoi ou alors, avec <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Jankélévitch</hi
>, « un je ne sais quoi, un presque rien ». Et l’on se dit que l’on est proche de Nathalie <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Sarraute</hi
>. Pas l’écriture, non, il y a là plus de tendresse, mais la précision du regard sur l’humain, l’attention à ces minuscules mouvements de l’âme que <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Sarr</hi
><hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>aute</hi
> nomme des « tropismes ». Si proche du préconscient, à la limite de la prise de conscience et de la dénégation. On pense aussi à <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Joyce</hi
>, aux épiphanies. On a peur d’écraser l’auteur de références, on voudrait juste dire qu’on aime ses livres, dire qu’il faut les découvrir pour de vrai, en n’en sachant pas trop, dire que vraiment ça vaut le coup (il ne saurait être question de peine !).</p
><docAuthor
style="auteur_recension"
><name
>Jean-Marc <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Talpin</hi
></name
></docAuthor
></div
></div
></body
></text
></TEI
>
