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>Michel Séonnet, La marque du père, Paris, Gallimard, collection « l’un et l’autre », 2007, 104 p.</title
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>2020-10-01T14:47:00</date
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>01/10/2007</date
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>80</idno
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>Version Métopes : 2.3</p
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>Written by OpenOffice</p
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>Michel <hi
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>La marque du père</hi
>, Paris, Gallimard, collection « l’un et l’autre », 2007, 104 p.</titlePart
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>Michel <hi
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>Séonnet</hi
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>La marque du père</hi
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>, Paris, Gallimard, collection « l’un et l’autre », 2007, 104 p.</bibl
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>Tous les étudiants de psycho connaissent probablement J.-B. <hi
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style="typo_SC"
>Pontalis</hi
> (du couple <hi
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style="typo_SC"
>Laplanche</hi
> et <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Pontalis</hi
>). Certains savent qu’il est non seulement psychanalyste, de moins en moins, ai-je envie d’ajouter, directeur de la défunte <hi
rend="italic"
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>Nouvelle revue de psychanalyse</hi
>, mais aussi écrivain. À ce palmarès, il convient d’ajouter qu’il est le directeur d’une très belle collection chez Gallimard, « l’un et l’autre », l’un étant l’auteur du livre, l’autre celui dont il est question, d’une manière toujours singulière, personnelle, souvent poétique. À moins que ce ne soit le contraire.</p
><p
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>De Michel <hi
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>Séonnet</hi
>, J.-B. <hi
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>Pontalis</hi
> avait déjà publié <hi
rend="italic"
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>Sans autre guide ni lumière</hi
> un très beau texte sur le pasteur allemand Dietrich <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Bonhoeffer</hi
> qui fut pendu par Hitler pour avoir participé à un complot contre lui. En lisant <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>La marque du père</hi
>, le lecteur comprend la nécessité pour l’auteur de passer par une telle figure, hautement héroïque et d’une impressionnante exigence éthique. En effet, là où <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Bonhoeffer</hi
>, membre de la haute bourgeoisie allemande, choisit de résister à son propre pays (l’un de ses principaux ouvrages s’intitule <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>Résistance et soumission</hi
>), le père de M. Séonnet a choisi (mais dire les choses ainsi est trop simple) la collaboration avec l’occupant nazi en participant à la légion Charlemagne, légion composée d’étrangers sous l’ordre des nazis.</p
><p
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>La marque du père, c’est celle que l’auteur, enfant, a vue tatouée sous son aisselle. Cette marque, dont jamais il ne fut question en famille, il lui a fallu en chercher le sens dans les livres d’histoire. Au long de ce texte d’une grande sensibilité, M. <hi
rend="small-caps"
style="typo_SC"
>Séonnet</hi
> ne fait pas le procès du père. Il essaie plutôt de comprendre celui-ci, tout autant que de comprendre comment il s’est construit comme fils avec ce père-là, un père plutôt aimant, plutôt présent, un père avec, aussi, sa part d’ombre. Comment il s’est construit en se donnant une nouvelle figure de père, Armand <hi
rend="small-caps"
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>Gatti</hi
>, immense homme d’un théâtre engagé dans le monde, Armand <hi
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style="typo_SC"
>Gatti</hi
> résistant à quinze ans. Comment il s’est construit en tendant des perches à son père, des provocations adolescentes à ce livre fondateur <hi
rend="italic"
style="typo_Italique"
>Que dirai-je aux enfants de la nuit ?</hi
> (Verdier, 1994).</p
><p
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><hi
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style="typo_SC"
>Freud</hi
> écrivait que l’on est adulte lorsque l’on a compris ses parents et qu’on leur a pardonné. <hi
rend="italic"
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>La marque du père</hi
> est le livre d’un auteur adulte. C’est sûrement aussi un livre qui a aidé son auteur à devenir plus adulte. En effet, jamais il ne cherche ni à excuser ni à accabler. Toujours il cherche à comprendre puisqu’il est le fils de ce père-là et que ce dernier a su être présent dans sa vie sans lui imposer ses choix ou ses rancœurs.</p
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>Jean-Marc <hi
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>Talpin</hi
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