<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0">
  <channel>
    <title>Canal Psy</title>
    <link>https://publications-prairial.fr/canalpsy</link>
    <description>Créée en 1993, la revue Canal Psy propose tous les trois mois un dossier de fond sur une thématique relative aux champs et aux pratiques de la psychologie, une bibliographie, des rubriques, des interviews, des pages culturelles, des fiches méthodologiques, des recherches en cours ... le tout dans un soucis de transmission et d’ouverture aux disciplines de sciences humaines.</description>
    <language>fr</language>
    <item>
      <title>Le paradoxe de l’âge : pourquoi le cerveau adulte « mélange » plus l’espace et le temps que celui d’un enfant</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/canalpsy/index.php?id=3669</link>
      <description>Cette étude a pour but d’étudier l’impact de la perception spatiale sur la perception du temps, et inversement, en modalité auditive et visuelle. Elle a été menée chez des enfants de 5-6 ans, 7-8 ans, et des adultes. Les participants réalisaient sur deux jours quatre tâches, deux par modalité dont une de bissection temporelle et une de bissection spatiale. En modalité visuelle, des points apparaissaient à l’écran, en auditive, des sons étaient spatialement diffusés. Dans les deux cas, les participants devaient indiquer si la durée ou la distance était courte ou longue. Différentes analyses ont été réalisées via graphique, via ANOVA, et via le Weber Ratio (WR) et Bisection Point (BP). Les résultats montrent un effet d’interférence significatif de l’espace sur le temps, notamment en modalité visuelle. En auditive, il s’agit en revanche du temps qui semble plus interférer. Dans les deux cas, ces effets sont d’autant plus présents que le participant est jeune. Cette étude montre ainsi un fort aspect développemental dans la perception du temps et de l’espace. </description>
      <pubDate>ven., 24 juil. 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">https://publications-prairial.fr/canalpsy/index.php?id=3669</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Syndrome de l’intestin irritable et partage social des émotions : les réseaux sociaux comme lieu ressource face à la stigmatisation et à la honte ?</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/canalpsy/index.php?id=3702</link>
      <description>Introduction Le syndrome de l’intestin irritable (SII) touche entre 10 et 15 % de la population mondiale avec une prévalence deux fois plus importante chez les femmes (Assurance Maladie, 2025). Malgré cela, elle demeure l’une des pathologies chroniques les plus méconnues et stigmatisées (Oka et al., 2020). Classé parmi les troubles fonctionnels gastro-intestinaux, il se caractérise par des douleurs abdominales récurrentes, des ballonnements et des troubles du transit, sans marqueur biologique identifiable (Drossman, 2016). Cette absence d’élément de compréhension organique contribue à une invisibilisation de la souffrance des patients et à une tendance du corps médical à psychologiser leurs symptômes (Feldman, Friedman &amp; Brandt, 2021). Au-delà de ses manifestations physiques, le SII entraîne une souffrance psychologique considérable, notamment alimentée par l’imprévisibilité des crises, l’incompréhension de l’entourage et la stigmatisation sociale (Taft et al., 2016). Les patients rapportent fréquemment un sentiment d’illégitimité face à leur douleur, renforcé par des discours médicaux qui attribuent leurs symptômes au stress ou à l’anxiété (Dancey &amp; Backhouse, 1993). Dans un contexte où les personnes concernées doivent faire face à de multiples obstacles entravant leurs possibilités de partager leur vécu de la maladie, les réseaux sociaux peuvent apparaître comme un espace propice aux échanges entre pairs atteints du SII. La présente étude vise ainsi à décrire les processus </description>
      <pubDate>ven., 24 juil. 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">https://publications-prairial.fr/canalpsy/index.php?id=3702</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Exhumer la mémoire</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/canalpsy/index.php?id=3705</link>
      <description>L’exhumation de Francisco Franco en 2019 a mis en lumière des tensions autour de la mémoire du franquisme en Espagne. Ce mémoire de Master étudie comment cet événement, à travers le symbole qu’est el Valle de los Caídos, reflète les fractures mémorielles toujours présentes. En combinant analyse de presse et entretiens menés auprès de ressortissant.es espagnol.es vivant en France, cette recherche examine les représentations sociales liées à ce lieu et à l’exhumation elle-même. Elle interroge la manière dont les discours publics et personnels expriment, contournent ou rejouent les clivages hérités de la guerre civile et de la dictature. L’objectif est de comprendre comment ce geste politique réactive la mémoire collective et les tensions identitaires, révélant la persistance d’un passé conflictuel dans l’Espagne contemporaine. </description>
      <pubDate>ven., 24 juil. 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">https://publications-prairial.fr/canalpsy/index.php?id=3705</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Impact de la charge cognitive sur l’effet des émotions en mémoire de travail</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/canalpsy/index.php?id=3712</link>
      <description>Les effets des émotions, en particulier des stimuli négatifs, sur notre mémoire à long terme sont bien connus, mais leurs effets sur la mémoire de travail sont moins bien documentés et explicités. Cette étude, fondée sur le modèle Time-Based Resource Sharing (TBRS), examine l’impact de la charge cognitive sur l’effet des stimuli émotionnels dans une tâche de mémoire de travail. Trente-trois participants ont mémorisé des séries de lettres (4 ou 6 selon la charge cognitive) tout en catégorisant des images (neutres ou négatives selon la valence). Les performances ont été évaluées à travers le rappel des lettres, la précision de catégorisation et les temps de réponse. Les résultats montrent un effet délétère de la charge cognitive élevée et de la valence négative sur la mémoire de travail, ainsi qu’une interaction significative : l’interférence émotionnelle diminue lorsque la charge cognitive augmente. Ce résultat suggère qu’une forte mobilisation des ressources attentionnelles en lien avec l’augmentation de la charge cognitive réduit l’impact des distracteurs émotionnels en mémoire de travail. Ces données soutiennent les prédictions du modèle TBRS et soulignent le rôle du partage attentionnel et du contrôle Top-Down dans la régulation des effets émotionnels sur la mémoire de travail. </description>
      <pubDate>ven., 24 juil. 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">https://publications-prairial.fr/canalpsy/index.php?id=3712</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Quand le sexisme use : travail, estime, satisfaction</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/canalpsy/index.php?id=3676</link>
      <description>Notre étude vise à explorer la problématique de l’organisation genrée du travail dans le secteur de la restauration en interrogeant les répercussions du sexisme sur les professionnelles du secteur. Pour cela nous nous sommes intéressés aux expériences de sexisme hostile et bienveillant, à la satisfaction au travail et à l’estime de soi. Nos analyses suggèrent que les expériences de sexisme entrainent une diminution de la satisfaction au travail et de l’estime de soi. Cependant, en examinant distinctement les effets du sexisme bienveillant et hostile, seul ce dernier semble avoir un effet direct significatif. Le sexisme bienveillant, plus insidieux, semblerait agir de manière plus diffuse et moins immédiatement perceptible. Cette étude nous invite à approfondir notre compréhension des dynamiques genrées affectant les professionnelles du secteur et à accorder une plus grande attention aux manifestations de sexisme sur le lieu de travail. </description>
      <pubDate>jeu., 09 juil. 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">https://publications-prairial.fr/canalpsy/index.php?id=3676</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Les sages-femmes au cœur d’une clinique interculturelle : représentations sociales et professionnelles face aux mutilations sexuelles féminines</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/canalpsy/index.php?id=3693</link>
      <description>La France, engagée dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, reconnaît les mutilations sexuelles féminines (MSF) comme un enjeu majeur de santé publique. Parmi les nombreux acteurs, les professionnels de santé agissent sur le plan médical, psychologique et préventif. Cette prise en charge se situe dans un contexte interculturel complexe, où les représentations sociales influencent les parcours de soin des femmes excisées. Cette étude visait à explorer les représentations sociales et professionnelles des sages-femmes dans la clinique des MSF et leur rôle dans le soutien social. Quinze sages-femmes ont été interrogées à l’aide d’entretiens semi-directifs incluant un exercice d’association libre de mots. Les analyses montrent que les sages-femmes perçoivent les MSF comme des actes violents et déshumanisants, tout en reconnaissant la valeur culturelle et le courage des femmes concernées. Ces représentations se traduisent dans des pratiques professionnelles bienveillantes, attentives aux besoins des femmes et à leurs parcours de soin, incluant un rôle de soutien social, parfois implicite, face à l’isolement vécu par ces patientes. Ces résultats soulignent l’importance d’une prise en charge interculturelle sensible et renforcent la nécessité de former les professionnels de santé aux spécificités du soin auprès des femmes excisées. </description>
      <pubDate>jeu., 09 juil. 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">https://publications-prairial.fr/canalpsy/index.php?id=3693</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Modélisation des processus d’intégration psychique du traumatisme des violences conjugales</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/canalpsy/index.php?id=3692</link>
      <description>Ce mémoire adopte une approche constructiviste pour comprendre comment les personnes ayant vécu des violences conjugales parviennent, au fil du temps, à intégrer psychiquement leur traumatisme. À partir d’une méthode qualitative basée sur des entretiens semi-directifs. L’analyse met en évidence une trajectoire psychique évolutive, traversée par différentes phases, de la sidération à la résilience, en passant par des étapes d’ouverture au soutien extérieur. En éclairant ces processus, ce travail vise à mieux comprendre la complexité du vécu des victimes et à apporter des éléments utiles à leur accompagnement psychologique et social. </description>
      <pubDate>mer., 08 juil. 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">https://publications-prairial.fr/canalpsy/index.php?id=3692</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Genre et orientation : le cas des normaliens et normaliennes</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/canalpsy/index.php?id=3659</link>
      <description>Cet article s’intéresse aux inégalités de genre dans l’orientation scolaire. Les données internationales (PISA) montrent que les différences de performance entre filles et garçons en mathématiques varient fortement selon les pays, ce qui suggère qu’elles ne relèvent pas de facteurs biologiques, mais de processus sociaux. En mobilisant les notions de stéréotypes, d’attentes de réussite et de valeur accordée à la tâche, nous cherchons à comprendre comment ces différences se construisent au cours des parcours scolaires, en particulier à travers les situations d’évaluation comme les concours. Pour cela, nous analysons le cas des Écoles normales supérieures de Lyon, qui recrutent à la fois par concours et par dossier et regroupent des filières en sciences humaines et en sciences exactes. Nous étudions ainsi la manière dont les normaliens et normaliennes construisent leur orientation scolaire et comment leur expérience diffère selon le genre, la filière et la voie de recrutement.Des entretiens de type récits de vie ont été réalisés auprès de 13 étudiant.es de l’ENS, 8 femmes et 5 hommes, dont 8 étudient les sciences humaines et sociales sur le site de Descartes et 5 les sciences exactes à Monod. Parmi ces étudiant.es, 8 ont été recrutés par concours et 5 par dossier. Les analyses lexicométriques et thématiques réalisées mettent en évidence l’existence de deux groupes aux profils et aux expériences distincts : d’un côté, des femmes issues de Descartes ayant le statut d’étudiantes, et de l’autre, des hommes de Monod ayant le statut d’élèves. Le vécu de ces groupes s’organise autour d’un rapport asymétrique dominant/dominé, structuré par différentes formes de hiérarchisation institutionnelle. Celles-ci reposent notamment sur la discipline, le type et la localisation de la classe préparatoire, ainsi que sur la voie de recrutement. Enfin, le croisement intersectionnel du genre, de la catégorie socioprofessionnelle, de la voie de recrutement et de la ruralité apparaît comme une piste centrale pour approfondir l’analyse des inégalités observées. </description>
      <pubDate>ven., 03 juil. 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">https://publications-prairial.fr/canalpsy/index.php?id=3659</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Édito</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/canalpsy/index.php?id=3724</link>
      <description>Les mémoires de master constituent l’un des travaux les plus exigeants de la formation en psychologie. Ils offrent aux étudiant·es un espace privilégié pour apprendre à penser avec rigueur, à interroger leurs propres a priori et à formuler des questions dont les réponses demeurent, par nature, toujours partielles et discutables. En plaçant au cœur de leur démarche — qu’elle soit clinique ou orientée vers la recherche — un doute constructif, ces travaux participent à la construction d’une posture professionnelle et scientifique fondée sur la remise en question, le dialogue et la réflexivité. D’ailleurs, n’est-ce pas là l’occasion pour eux de donner un cap à leur manière d’accompagner, de prendre le large vers leur avenir et de lorgner l’horizon à l’affut de nouvelles terres, laissant derrière eux a priori et préjugés. Pourtant, malgré cet engagement intellectuel, les mémoires demeurent fréquemment cantonnés à un usage confidentiel, alors même qu’ils constituent un observatoire précieux des questionnements contemporains de la psychologie. Ces questionnements s’inscrivent dans une discipline traversée par une pluralité d’approches, de méthodes et de cadres théoriques, qui renvoient à des manières différentes de concevoir les objets, les méthodes et les finalités de la psychologie. Les mémoires constituent ainsi un espace privilégié où se donnent à voir, souvent de manière implicite, des choix épistémologiques qui orientent la manière de problématiser, d’enquêter et d’interpréter</description>
      <pubDate>mer., 13 mai 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">https://publications-prairial.fr/canalpsy/index.php?id=3724</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Clémentine Mélois, Alors c’est bien</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/canalpsy/index.php?id=3563</link>
      <description>La joie, ça éclate, c’est fait pour ça, la joie, se diffuser, se répandre. La joie, et la tendresse aussi. Et la tristesse quand elle vient mâtiner les deux autres, et réciproquement. En un mot, cela s’appelle la vie.  Alors c’est bien est de ces livres qui vous mettent en joie et vous bercent le cœur dans la créativité d’une écriture qui fait entendre les mots, le plus souvent des mots simples, alors qu’on finit souvent par ne plus les entendre. Clémentine revient sur son enfance, son adolescence, sur leurs lieux, déploie la mythologie familiale, une mythologie heureuse et fantaisiste, dans l’accompagnement de la maladie, de la fin de vie, de la mort de son père. Et si les larmes sont là par moment ce sont au fond des larmes de consolation, des larmes de tristesse de la perte (ne plus revoir ce père aimé, et parfois agaçant quand il termine, et salope, ce que vous aviez commencé), des larmes de reconnaissance aussi pour cette belle vie partagée, pour cette belle vie permise aussi dans la liberté. « Alors c’est bien » ce sont les derniers mots du père. Quel cadeau à sa fille qui se tient sans crainte auprès de lui. Dans cette famille créative, un peu bohème, foutraque serait sans doute plus juste, dans cette famille enrichie des amis, l’enterrement du père a été préparé avec lui, on a trié avec lui dans ses œuvres, on a fait une expo dans le capharnaüm enfin ordonné de son atelier, on a créé aussi la plaque pour sa tombe avec ce métal émaillé qui faisait ses créations. Et l’e</description>
      <pubDate>lun., 24 nov. 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">https://publications-prairial.fr/canalpsy/index.php?id=3563</guid>
    </item>
  </channel>
</rss>