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    <title>Middle Ages</title>
    <link>https://publications-prairial.fr/celec/index.php?id=490</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>La main à plume vaut la main à hache</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/celec/index.php?id=495</link>
      <description>Anne Martineau s’intéresse à une lettre du roman de Sone de Nansay (vers 1280). Bien qu’il grouille de messages, celui-ci est le seul à être reproduit entièrement. C’est aussi le premier et le dernier écrit par Odée, princesse de Norvège, à Sone, qu’elle aime et veut épouser. Pour y parvenir, lui faut venir à bout de deux obstacles : le caractère du protagoniste, un « mélancolique » (dont les atermoiements irritent le lecteur lui-même), et les rumeurs malveillantes répandues sur son compte à elle : on prétend que Sone l’a « assoingnantie » (qu’il a couché avec elle). Aussi fait-elle appel à tous ses talents. Sa lettre est écrite en vers, s’accompagne de musique, et doit être chantée devant la cour de France (où séjourne Sone) par une musicienne de renom, à laquelle elle a fait longuement répéter son rôle, car elle s’insère dans une mise en scène complexe. Sa réussite est totale. La lettre-lai d’Odée prouve que l’amoureuse passionnée, combative, qu’on connaissait déjà, est aussi une artiste consommée et une (future) souveraine consciente de ses devoirs. Anne Martineau is interested in a letter from the novel by Sone de Nansay (circa 1280). Although it is teeming with messages, this is the only one to be reproduced in its entirety. It is also the first and last letter written by Odée, Princess of Norway, to Sone, whom she loves and wants to marry. In order to do so, she has to overcome two obstacles: the character of the protagonist, a &quot;melancholic&quot; (whose procrastination irritates the reader himself), and the malicious rumours spread about her: it is claimed that Sone has &quot;treated her as his concubine&quot; her (i.e. he has slept with her). So she calls on all his talents. Her letter is written in verses, is accompanied by music, and is to be sung before the French court (where Sone is staying) by a renowned musician, to whom she has had her role rehearsed at length, because it is part of a complex staging. It is a total success. Odée's letter-lai proves that the passionate, fighting lover, who we already knew, is also a consummate artist and a (future) sovereign conscious of her duties. </description>
      <pubDate>mar., 02 mai 2023 16:09:29 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 08 juin 2023 09:10:19 +0200</lastBuildDate>
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      <title>La relation épistolaire au Moyen Âge</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/celec/index.php?id=488</link>
      <description>Marc Le Person rappelle les spécificités du courrier au Moyen Âge (vocabulaire, étymologies, moyens de transmission, envoi, précautions prises et réception), et son utilisation dans le domaine littéraire, en insistant sur une œuvre pionnière : Le Livre du Voir Dit de Guillaume de Machaut, ancêtre du roman par lettres (vers 1363-1365). Il y présente aussi six lettres réelles, dont deux sont données in extenso. Celle de Jeanne d’Arc au duc Philippe le Bon (17 juillet 1469) a beau figurer dans les livres d’histoire, sa lecture est toujours aussi bouleversante. L’autre est très drôle : c’est une pétition adressée par des parents d’élèves de Decize, dans la Nièvre, au Chapitre de Nevers (avril 1336). Mécontents du « maistre » censé éduquer leurs enfants, et qui n’a aucune autorité sur eux, ils demandent son renvoi et suggèrent le nom d’un remplaçant. Tout en comprenant leur point de vue, on ne peut s’empêcher de se mettre à la place du professeur confronté à de tels garnements, ni de se dire que, déjà, le métier d’enseignant n’était pas une sinécure. Marc Le Person recalls the specificities of mail in the Middle Ages (vocabulary, etymologies, means of transmission, sending, precautions taken and reception), and its use in the literary field, emphasizing a pioneering work: Le Livre du Voir Dit by Guillaume de Machaut, ancestor of the novel by letters (c. 1363-1365). It also presents six actual letters, two of which are given in extenso. The letter from Joan of Arc to Duke Philip the Good (17th of July 1469) may appear in history books, but its reading is as moving as ever. The other is very funny: it is a petition addressed by parents of pupils from Decize, in the Nièvre region, to the Chapter of Nevers (April 1336). Dissatisfied with the &quot;maistre&quot; who was supposed to educate their children, and who had no authority over them, they asked for his dismissal and suggested the name of a replacement. While understanding their point of view, one cannot help but put oneself in the place of the teacher faced with such rascals, nor can one help thinking that the teaching profession was already not a sinecure. </description>
      <pubDate>mar., 02 mai 2023 16:05:38 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 07 juin 2023 18:32:31 +0200</lastBuildDate>
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