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    <title>The Language of Conspiracy Theories: Defying Reality in a Post-Truth World and Digital Era</title>
    <link>https://publications-prairial.fr/elad-silda/index.php?id=1386</link>
    <category domain="https://publications-prairial.fr/elad-silda/index.php?id=227">Numéros en texte intégral</category>
    <language>fr</language>
    <pubDate>mer., 24 avril 2024 15:35:47 +0200</pubDate>
    <lastBuildDate>sam., 18 mai 2024 09:09:36 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Populist conspiracy myths in far-right terrorist manifestos: A transnational perspective </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/elad-silda/index.php?id=1390</link>
      <description>In recent years, there has been a notable rise in the electoral success of far-right populist movements in various Western countries, coinciding with an alarming increase in far-right terrorist attacks. While far-right populists seek to attain power through democratic means, their rhetoric has inadvertently fostered an environment conducive to the growth of extremist ideologies. This article delves into the manifestos published by far-right extremists from the United States, Germany, Norway, and Australia, illuminating how these manifestos mirror and amplify the narratives espoused by far-right populists. Beyond sharing common conspiracy myths, these terrorists often reference one another and populist politicians in their manifestos, further showing the entanglement between far-right populism and extremism. This paper undertakes a discourse analysis of these terrorist manifestos, probing into how right-wing extremists make use of conspiracy myths promoted by the populist right-wing. As far-right terrorism increasingly threatens peaceful coexistence, it becomes imperative to conduct new research that assesses the role of conspiracy myths in fueling terrorism and devises strategies to avert further radicalization. Ces dernières années, on a constaté une montée notable du succès électoral des mouvements populistes d’extrême droite dans divers pays occidentaux, coïncidant avec une augmentation alarmante des attaques terroristes d’extrême droite. Alors que les populistes d’extrême droite cherchent à accéder au pouvoir par des moyens démocratiques, leur rhétorique a involontairement favorisé un environnement propice à la croissance des idéologies extrémistes. Cet article se penche sur les manifestes publiés par des extrémistes d’extrême droite aux États-Unis, en Allemagne, en Norvège et en Australie, mettant en lumière comment ces manifestes reflètent et amplifient les récits véhiculés par les populistes d’extrême droite. Au-delà de partager des mythes conspirationnistes communs, ces terroristes font souvent référence les uns aux autres et aux politiciens populistes dans leurs manifestes, montrant ainsi davantage l’entrelacement entre le populisme d’extrême droite et l’extrémisme. Cet article entreprend une analyse du discours de ces manifestes terroristes, examinant comment les extrémistes de droite exploitent les mythes conspirationnistes promus par la droite populiste. Alors que le terrorisme d’extrême droite menace de plus en plus la coexistence pacifique, il devient impératif de mener de nouvelles recherches qui évaluent le rôle des mythes conspirationnistes dans l’alimentation du terrorisme et élaborent des stratégies pour éviter une radicalisation supplémentaire. </description>
      <pubDate>mer., 24 avril 2024 15:46:02 +0200</pubDate>
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      <title>The “Turkey story”: A critical narrative analysis of a potential “Brexit conspiracy” </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/elad-silda/index.php?id=1403</link>
      <description>Extensive academic literature has been devoted to the way “Brexit narratives” were used during the 2016 referendum campaign. Both camps dwelt on this rhetorical tool to create stories about the advantages of leaving or staying in the European Union (EU). Overall, studies have revealed the construction of broadly similar stories, in particular within the “populist narratives” of the Leave campaign, which depicted the EU as a “failure”, an “oppressor”, and an object of anti-establishment “fury”. Within the field of narratology, cognitive linguistics and conspiratorial studies, this paper proposes a discursive analysis focused on one particular narrative which, we argue, has received relatively little attention but which might constitute an example of “Brexit conspiracy”: what we call “the Turkey story”. Indeed, one key element in the Brexit narratives elaborated by the official pro-Brexit campaign, Vote Leave, was the fact that Turkey, and other poorer – and predominantly Muslim – countries, were “in the pipeline” to join the EU. At first marginal, this story soon took centre-stage to justify the necessity to leave the supra-national organization before “hordes” of illegal immigrants from those countries, and from neighbouring Iraq and Syria, decided to emigrate en masse to Britain. Thanks to the narrative analysis of speeches and declarations by leading Vote Leave members, this paper sets to examine whether “the Turkey story” amounts to a conspiracy theory and how it was used to defend the anti-EU agenda, which will lead to the introduction of the concept of “strategic conspiracy”. Une abondante littérature académique a été consacrée à la manière dont les « récits du Brexit » (Brexit narratives) ont été utilisés pendant la campagne référendaire de 2016. Les deux camps ont créé des histoires sur les avantages de quitter ou de rester au sein de l'Union européenne (UE). Dans l'ensemble, les études révèlent une trame narrative similaire, en particulier dans les récits populistes de la campagne Leave, qui a dépeint l’UE comme un « échec », un « oppresseur » et un objet de « rejet furieux » de l’élite. Dans le cadre de la narratologie, de la linguistique cognitive et des études conspiratoires, cet article propose une analyse discursive axée sur un récit particulier qui, selon nous, a reçu relativement peu d’attention mais qui pourrait constituer un exemple de « conspiration du Brexit » : ce que nous appelons la « Turkey story ». La campagne officielle pro-Brexit, Vote Leave, a en effet affirmé que la Turquie et d’autres pays plus pauvres – et majoritairement musulmans – étaient sur le point de rejoindre l’UE. D’abord marginale, cette histoire s’est rapidement propagée pour justifier la nécessité de quitter l’organisation supranationale avant que des « hordes » d’immigrés clandestins de ces pays, ainsi que de l’Irak et de la Syrie voisins, ne décident d’émigrer en masse vers la Grande-Bretagne. Grâce à l'analyse narrative critique des discours et des déclarations des principaux membres de Vote Leave, cet article propose d’examiner si la « Turkey story » s’apparente à une théorie du complot et de voir comment elle a été utilisée pour défendre l’agenda anti-UE, ce qui conduira à l'introduction du concept de « conspiration stratégique ». </description>
      <pubDate>mer., 24 avril 2024 15:55:35 +0200</pubDate>
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      <title>L’exemple historique au service de la persuasion complotiste. Une analyse rhétorique </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/elad-silda/index.php?id=1412</link>
      <description>Le but de cet article est d’analyser l’usage de l’exemple historique comme procédé persuasif dans les discours complotistes, en contexte francophone, autour de la pandémie de covid-19. Le corpus étudié se compose d’un ensemble d’extraits de discours complotistes produits en ligne, il fait partie d’un plus vaste corpus de thèse, articulé autour des trois genres (délibératif, judiciaire et épidictique) de la rhétorique. Dans le corpus sélectionné, nous pensons que l’effet persuasif produit reposerait, notamment, sur la mobilisation d’un exemple historique paradigmatique pour nos sociétés – la Shoah – et sur la construction d’un ethos comme témoin. En nous appuyant sur une analyse rhétorique inspirée de la triade aristotélicienne des trois preuves (ethos, pathos et logos) et de plus récentes études en argumentation et analyse du discours, nous faisons l’hypothèse que la construction réciproque d’un ethos de témoin et le recours à l’exemple historique de la Shoah permettent aux orateurs complotistes de présenter des discours dont la force persuasive relève moins de l’argumentation factuelle que d’un effet d’évidence propre au témoignage. The aim of this article is to analyse the use of historical examples as a persuasive device in conspiracy discourse around the covid-19 pandemic in the French-speaking world. The corpus studied is made up of a set of extracts from conspiracy discourse produced online and belongs to a larger thesis corpus articulated around the three genres (deliberative, forensic and epideictic) of rhetoric. In the selected corpus, we believe that the persuasive effect produced is based on the mobilisation of a paradigmatic historical example for our societies - the Shoah - and on the construction of an ethos as witness. Drawing on a rhetorical analysis inspired by Aristotle’s three modes of persuasion (ethos, pathos and logos) and more recent studies in argumentation and discourse analysis, we hypothesise that the reciprocal construction of an ethos as witness and the use of the historical example of the Shoah enable conspiracy theorists to present a discourse where persuasive force is not derived from factual argumentation so much as from an effect of evidence specific to the testimony. </description>
      <pubDate>mer., 24 avril 2024 16:05:19 +0200</pubDate>
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      <title>QAnon in den sozialen Medien: Zur Reproduktion antisemitischer Topoi auf Facebook </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/elad-silda/index.php?id=1423</link>
      <description>Die Superverschwörungstheorie (vgl. Butter, 2020: 34) QAnon bedient sich einer Reihe antisemitischer Codes und strukturellem Antisemitismus (vgl. Beirich, 2021: 92). Dieser Beitrag illustriert, wie erschreckend deutlich antisemitische Topoi im QAnon-Spektrum reproduziert werden. Im Fokus stehen dabei nicht die Ideology Broker (vgl. Blommaert, 1999: 9) dieser Diskursgemeinschaft, sondern kleine Akteur:innen, die im sozialen Medium Facebook unter Beiträge kommentieren. Um zu analysieren, ob und wie sich Verschwörungstheoretiker:innen antisemitischer Codes bedienen, wird eine Diskursanalyse angewandt, die sich am DIMEAN Modell nach Warnke &amp;amp; Spitzmüller (2008) orientiert. Die wort- und propositionsorientierte Analyse erlaubt es in Kombination mit der transtextuellen Analyse auf Topoi zu schließen, die im Zuge der Diskussion unter den Verschwörungstheoretiker:innen reproduziert werden. Zusätzlich wird eine Nominations- und Prädikationsanalyse (vgl. etwa Reisigl &amp;amp; Wodak, 2009) durchgeführt, durch die verdeutlicht wird, wie die betreffende Diskursgemeinschaft die vermeintlichen Verschwörer:innen imaginiert. An dem relativ kleinen Korpus zeigt sich eine außerordentliche Varietät an antisemitischen Inhalten. Zu den antisemitischen Topoi, die reproduziert werden, zählen die Mythen des Weltjudentums, des Geld- und Wucherjuden, der Ritualmordlegende, der Brunnenvergiftung etc. Mit den zunehmenden Möglichkeiten diversifizierter Informationsverbreitung und -produktion wächst auch die Gefahr der Weitergabe von Falschinformationen bis hin zu Verschwörungstheorien. Die Verbreitung von Verschwörungstheorien auf sozialen Medien – nämlich auch auf mainstream Plattformen wie Facebook – zeigt die Wichtigkeit, solche Diskurse zu verstehen. Die (angewandte) Linguistik kann dabei helfen, die Sprache von Verschwörungstheorien zu analysieren und so zu einer möglichen Prävention der weiteren Verbreitung beizutragen. The super-conspiracy theory (cf. Butter, 2020: 34) QAnon makes use of a number of antisemitic codes and structural antisemitism (cf. Beirich, 2021: 92). This article illustrates how shockingly clearly antisemitic topoi are reproduced in the QAnon spectrum. The focus does not lay on the ideology brokers (cf. Blommaert, 1999: 9) of this discourse community, but on small actors who comment on posts on the social medium Facebook. In order to analyze whether and how conspiracy theorists use antisemitic codes, a discourse analysis based on the DIMEAN model according to Warnke &amp;amp; Spitzmüller (2008) is applied. The word- and proposition-oriented analysis in combination with the transtextual analysis allows to infer topoi that are reproduced in the course of the discussion among conspiracy theorists. In addition, a nomination and predication analysis (cf. for example Reisigl &amp;amp; Wodak, 2009) is conducted, which clarifies how the discourse community in question imagines the alleged conspirators. The relatively small corpus reveals an extraordinary variety of antisemitic content. The antisemitic topoi reproduced include the myths of the international Jewish conspiracy, the blood libel, the well poisoning, etc. With the increasing possibilities of diversified information dissemination and production, the danger of passing on false information, including conspiracy theories, is growing as well. The spread of conspiracy theories on social media – even on mainstream platforms like Facebook – shows the importance of understanding such discourses. (Applied) linguistics can help to analyze the language of conspiracy theories and thus contribute to a possible prevention of their further spread. La super-théorie du complot (cf. Butter, 2020 : 34) QAnon se sert d’un nombre significatif de codes antisémites et d’un antisémitisme structurel (cf. Beirich, 2021 : 92). Cette contribution a pour but d’illustrer à quel point les topoï antisémites sont reproduits de manière effrayante dans le spectre de QAnon. L’accent n’est pas mis sur les ideology brokers (cf. Blommaert, 1999 : 9) de cette communauté discursive (discourse community), mais plutôt sur les commentaires des petits acteurs actifs sur Facebook. Afin d’analyser si et comment les théoriciens du complot se servent de codes antisémites, une analyse du discours est appliquée. Celle-ci s’oriente sur le modèle DIMEAN de Warnke &amp;amp; Spitzmüller (2008). L’analyse au niveau des mots et des propositions permet, en combinaison avec l’analyse au niveau transtextuel, de déduire les topoï qui sont reproduits au cours de la discussion entre les théoriciens du complot. En outre, une analyse de nomination et de prédication (cf. par exemple Reisigl &amp;amp; Wodak, 2009) est effectuée, qui met en évidence la manière dont la communauté discursive concernée imagine les conspirateurs présumés. Le corpus relativement court révèle une variété extraordinaire de contenus antisémites. Parmi les topoï antisémites reproduits, on trouve les mythes de la théorie du complot juif, la légende du meurtre rituel, l’accusation de l’empoisonnement des puits etc. Avec les possibilités croissantes de diffusion et production d’informations diversifiées, le risque de transmission de fausses informations, voire de théories du complot, augmente également. La diffusion de théories du complot sur les réseaux sociaux – ainsi que sur des plateformes grand public comme Facebook – montre l’importance de comprendre de tels discours. La linguistique (appliquée) peut aider à analyser le langage des théories du complot et contribuer ainsi à une éventuelle prévention de leur diffusion ultérieure. </description>
      <pubDate>mer., 24 avril 2024 16:16:34 +0200</pubDate>
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      <title>Introduction </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/elad-silda/index.php?id=1447</link>
      <pubDate>dim., 05 mai 2024 15:42:23 +0200</pubDate>
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      <title>Vulnerability and conspiracism in the United States from McCarthyism to Trumpism </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/elad-silda/index.php?id=1470</link>
      <description>This text offers an overview of conspiracism in the United States from the 1950s to the present. Even if contemporary conspiracy mongering extends certain practices and attitudes that were already well-known at the time of Richard Hofstadter’s classic study of the “paranoid style in American politics” (1964) and Robert Goldberg’s more recent study of “the culture of conspiracy in modern America” (2001, 2010), it also introduces new techniques by savvy strategists, such as Donald Trump and Tucker Carlson, who exploit the economic vulnerability of many and the status loss anxiety of many others to destabilize the faculty of judgment of American citizens, increase polarization and suspicion between opposing camps, and weaken confidence in public institutions and democracy. This new conspiracism, we claim, serves to console the most vulnerable and turn the attention of the American public away from a forty-year social trend (conspiracy or not) which would be a neoliberal globalization that deepens inequalities and advances most often with total impunity to advance the interests of powerful deciders and loyalists—the first being to retain power and their control over narratives of power. The paper concludes with some recommendations for combatting this highly cynical and corrosive new conspiracism. Ce texte offre une synthèse du complotisme aux États-Unis depuis la guerre froide. Même si le complotisme contemporain prolonge certaines pratiques et mentalités déjà connues à l’époque des commentaires classiques de Richard Hofstadter sur le « style paranoïaque dans la politique américaine » (1964) et celui plus récent de Robert Goldberg sur « le complotisme comme tradition dans la culture américaine » (2001, 2010), il comporte de nouvelles techniques de manipulation par de fins stratèges (Donald Trump et Tucker Carlson en première ligne) qui exploitent la vulnérabilité économique des uns et la peur d’un déclassement social des autres afin de déstabiliser la faculté de jugement des citoyens américains, augmenter la polarisation et la suspicion entre camps adverses et affaiblir la confiance dans les institutions et la démocratie. Nous affirmons que le complotisme sert à consoler les plus vulnérables et à détourner l’attention de l’ensemble de la population américaine d’une tendance sociale de quarante ans (conspirationniste ou non) qui serait une mondialisation néolibérale creusant les inégalités et opérant le plus souvent en toute impunité pour servir les intérêts des dirigeants et de leurs proches – en premier lieu de conserver le pouvoir et contrôler les récits de pouvoir. Enfin, nous proposons quelques pistes pour combattre le fléau de ce nouveau complotisme cynique et corrosif. </description>
      <pubDate>lun., 06 mai 2024 09:42:19 +0200</pubDate>
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      <title>The British Conservative Party’s drift to the right: Taking on the “deep state” </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/elad-silda/index.php?id=1484</link>
      <description>The British Conservative Party has increasingly embraced a right-wing conspiracy theory according to which a host of unrelated actors are said to be working against the best interests of ordinary British people to advance a “woke” agenda that is left-wing, anti-Brexit, pro-immigration and unpatriotic. Some conservatives, namely former Prime Minister Boris Johnson, have even gone so far as to suggest that these forces form part of a “deep state”, working in the shadows against the elected government and therefore against the people themselves. They purportedly do so by advancing “cultural Marxism” – pushing a silent revolution through, rather than against, the key institutions of the British State. Through an analysis of political speeches and of reports from right-wing think tanks close to the Conservative Party, this article seeks to analyse the British government’s recent attacks on those who it has designated as the principal enemies of the people: the universities, the BBC, the police and the judiciary. These attacks are not just rhetorical but have concrete effects on the ground which may seriously undermine their independence. Whilst there is scant evidence for the apparent left-wing bias of these institutions, painting them as “woke” serves primarily as a useful populist political strategy, placing the Conservative Party firmly on the side of “the people” in the context of the culture wars” and serving as a distraction from serious economic problems. Le Parti conservateur britannique adhère de plus en plus à une théorie du complot de droite selon laquelle une multitude d’acteurs sans lien apparent entre eux travailleraient contre les meilleurs intérêts des Britanniques pour faire avancer un programme « woke » qui serait anti-Brexit, pro-immigration et antipatriotique. Certains conservateurs, notamment l’ancien Premier ministre Boris Johnson, sont même allés jusqu’à suggérer que ces forces font partie d’un « État profond », agissant dans l’ombre contre le gouvernement élu et donc contre le peuple lui-même. Elles le feraient en promouvant le « marxisme culturel » menant ainsi une révolution silencieuse à travers, plutôt que contre, les institutions clés de l’État britannique. Cet article vise à analyser les récentes attaques du gouvernement britannique contre ceux qu'il a désignés comme les principaux ennemis du peuple : les universités, la BBC, la police et les juges. Ces attaques ne sont pas seulement rhétoriques mais ont des effets concrets sur le terrain qui peuvent sérieusement compromettre leur indépendance. Alors qu'il n'existe que peu de preuves du biais de gauche de ces institutions, le fait de les dépeindre comme « woke » constitue avant tout une stratégie politique populiste utile, plaçant fermement le Parti conservateur du côté du « peuple » dans le contexte des « guerres culturelles » et servant à détourner l'attention des graves problèmes économiques. </description>
      <pubDate>lun., 06 mai 2024 09:52:30 +0200</pubDate>
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      <title>Authoritative and epistemic stance in the construction of conspiracy theories: A case study </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/elad-silda/index.php?id=1498</link>
      <description>What is central to conspiracy theories is the revelation of a hidden or manipulated truth. In addition, the speaker/writer who believes in a conspiracy theory and shares their views on it also seeks the listener’s/reader’s adhesion to the theory. As a result, the speaker/writer must solve two problems: first, the version in which they believe has to be perceived as plausible by the audience and, second, the speaker/writer must have, or gain, credit in order to appear credible. These two aspects are somewhat subsumed under what Biber and Hyland, among others, refer to as stance and stance-taking, which correspond to the positioning of a locutor towards viewpoints and interlocutors. In order to analyze these aspects and the relations between the linguistic markers and the discursive strategies (pragmatic, argumentative, or rhetoric), this study is based on a corpus analysis of online articles written by Jon Rappoport, an unequivocal conspiracy theorist. I only focus on plausibility hedges and certainty boosters so as to study the marking of authoritative and epistemic stance in his discourses and the function(s) they perform. The results show that both plausibility hedges and certainty are used to legitimize Rappoport’s theories and strengthen his authority in various ways, depending on the devices used. Plausibility hedges are mainly used to voice a dissenting interpretation of reality, presented as a possibility that cannot be ruled out, and downplay the elite’s viewpoints. Certainty boosters are used to express the author’s confidence and commitment towards his theories, by presenting his interpretation of reality as unquestionable, self-evident or consensual. Finally, the use of first-person pronouns and booster or hedge verbs are also used to strengthen the legitimacy of the theories and the authority of the author by explicitly indicating his contribution to the construction of conspiracy theories or to introduce and support a dissident viewpoint. Les théories du complot sont des contre-discours dont l’une des caractéristiques fondamentales est la révélation d’une vérité soi-disant cachée ou manipulée. En outre, celui ou celle qui croit en une théorie du complot et la diffuse cherche à convaincre autrui du bien-fondé de sa croyance. Ainsi, il ou elle doit résoudre au moins deux problèmes : rendre plausible la théorie à laquelle il/elle adhère et apparaître comme une source de savoir crédible. La construction de la légitimité du discours et de l’autorité du locuteur correspondent, ainsi, selon moi, à la notion de « stance », terme que j’emprunte à l’anglais (et notamment à Biber et Hyland). Afin d’analyser les relations entre marqueurs linguistiques et stratégies discursives, mon étude s’appuie sur l’analyse d’un corpus composé de billets de blog d’un complotiste notoire, Jon Rappoport. L’analyse montre que l’auteur recourt à la fois à des marqueurs de certitude (« certainty boosters ») et de plausibilité (« plausibility hedges ») pour légitimer ses théories et asseoir son autorité. En effet, il se montre plutôt sûr de lui et de ce qu’il avance dans ses théories, en cela qu’il présente sa vérité comme factuelle et incontestable, notamment parce qu’elle se caractérise par un certain effet d’évidence. En outre, les marqueurs de plausibilité servent avant tout à introduire une possibilité parmi d’autres, potentiellement plus valide que les interprétations des élites dirigeantes, industrielles ou scientifiques, ce qui participe de la relativisation de la vérité. Enfin, l’auteur intervient explicitement et en son nom au sein de son discours dans le but de mettre en valeur sa contribution à la construction d’une théorie du complot ou pour exposer et renforcer une interprétation alternative. </description>
      <pubDate>lun., 06 mai 2024 11:19:49 +0200</pubDate>
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      <title>“We Are Detective”: Transvestigations, conspiracy and inauthenticity in ‘gender critical’ social media discourses </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/elad-silda/index.php?id=1511</link>
      <description>This article explores the socio-behavioral phenomenon of “transvestigations” in social media discourses. This phenomenon is most often characterized by users referring – erroneously – to apparent physiological cues of one's assigned sex at birth, which motivate their interpretation of one's transgender status, particularly among those who do not identify as transgender and focus primarily on cisgender celebrities. It is difficult to know whether these behaviors and interactions are symptomatic of an authentic “gender critical” ideology or inauthentic practices that only fan the flames of antagonism in an ongoing social struggle. In this paper, I explain how transvestigations are primarily based on transphobic “gender critical” discourses and are fundamentally underpinned by a conspiracy of transgender ubiquity. I also explain how transgender users and their allies troll transvestigators by mocking the same discourses and assumptions. To do so, I analyze social media data using methods from cultural political economy and social-cognitive discourse studies. I argue that the possibilities and uses of social media for misinformation, conspiracy, and mimetic antagonism facilitate a discursive landscape in which authentic &quot;gender-critical&quot; discourses are indistinguishable from potentially inauthentic conspiratorial discourses. By highlighting how social media and its users (re)construct a world without distinction between authenticity and inauthenticity, this article raises questions about the im/possibilities of change in contexts of ongoing and ever-increasing antagonisms. Cet article explore le phénomène sociocomportemental des « transvestigations » dans les discours des médias sociaux. Ce phénomène se caractérise le plus souvent par le fait que les utilisateurs se réfèrent – à tort – à des indices physiologiques apparents du sexe assigné à la naissance, qui motivent leur interprétation du statut transgenre d'une personne, en particulier parmi les personnes ne s'identifiant pas comme transgenres, avec une attention principalement portée sur les célébrités cisgenres. Il est difficile de savoir si ces comportements et interactions sont symptomatiques d'une idéologie authentique de « critique du genre » ou de pratiques inauthentiques qui ne font qu'attiser les antagonismes dans une lutte sociale permanente. Dans cet article, j'explique comment les enquêtes sur les personnes transgenres s'appuient principalement sur des discours transphobes de « critique du genre » et sont fondamentalement sous-tendues par une conspiration de l'omniprésence des personnes transgenres. J'explique également comment les utilisateurs transgenres et leurs alliés trollent les transvestigateurs en se moquant des mêmes discours et hypothèses. Pour ce faire, j'analyse les données des médias sociaux à l'aide de méthodes inspirées de l'économie politique culturelle et de l'étude du discours sociocognitif. Je soutiens que les possibilités et les utilisations des médias sociaux pour la désinformation, la conspiration et l'antagonisme mimétique facilitent un paysage discursif dans lequel les discours authentiques « critiques à l'égard du genre » sont impossibles à distinguer des discours conspirationnistes potentiellement inauthentiques. En soulignant comment les médias sociaux et leurs utilisateurs (re)construisent un monde sans distinction entre authenticité et inauthenticité, cet article pose des questions sur les im/possibilités de changement dans des contextes d'antagonismes continus et toujours croissants. </description>
      <pubDate>mar., 14 mai 2024 21:37:10 +0200</pubDate>
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      <title>Politische Instrumentalisierung und Radikalisierung in Büchners „Danton’s Tod“ (1835): Ein Versuch, politische Agitation mit Methoden der Digital Humanities zu verdeutlichen </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/elad-silda/index.php?id=1453</link>
      <description>Obwohl Georg Büchners Drama „Danton’s Tod“ von 1835 sich im deutschsprachigen literarischen Feld großer Beachtung erfreut, ist die Literaturwissenschaft vergleichsweise uneins darüber, wie der Text verstanden werden möchte. Dies liegt unter anderem an der unüberschaubaren Vielzahl an ambivalenten Figuren, Schauplätzen und Handlungsebenen sowie an der Abwesenheit von Sympathie- und Handlungsträgern, wie sie in einem politisch motivierten Stück üblicherweise zu erwarten wären. Der vorliegende Beitrag versucht mithilfe quantitativ ausgerichteter Methoden, die dem Forschungsparadigma der Digital Humanities verpflichtet sind, Aspekte und Zusammenhänge zu erhellen, die eine qualitative Lesart stützen können. Dies ist möglich dank einer von der Berlin-Brandenburgischen Akademie der Wissenschaften besorgten Online-Ausgabe, die den Text TEI-konform annotiert, womit grundlegende den Dramentext strukturierende paratextuelle Elemente einer maschinellen Auswertung zugrunde gelegt werden können. Im konkreten Falle wird hierfür die Programmiersprache Python genutzt. Die Absicht des Beitrages liegt dabei primär in der Illustration eines computergestützten Zuganges zu literarischen Texten, wenngleich auch einige qualitative Schlüsse über den Text gezogen werden. Beispielsweise lässt sich zeigen, dass die Gruppe der Dantonisten in Büchners Drama praktisch nicht an dem institutionalisierten juristischen Diskurs teilnimmt, der schlussendlich zu ihrer Verurteilung und Exekution führt. Insgesamt wird eine Gliederung des dramatischen Raumes festgestellt, die eine starke Trennung unterschiedlicher sozialer Gruppen und Funktionsträger umfasst. In Büchners Darstellung der Französischen Revolution werden mithin deren moralisches und demokratisches Fundament zur Diskussion gestellt, wenngleich das Stück gerade keine Lösung für die sichtbar gemachten Probleme bietet. Although Georg Büchner’s 1835 drama “Danton’s Tod” (“Danton’s Death”) receives considerable acclaim in the German literary field, literary scholars are comparatively divided about how the text should be understood. This is partly due to the confusing multiplicity of ambivalent characters, settings, and plot levels, as well as to the absence of sympathetic characters and clearly marked protagonists, that would normally be expected in a politically motivated play. Using quantitatively oriented methods committed to the research paradigm of the Digital Humanities, this paper attempts to shed light on aspects and contexts that can in turn bolster qualitative interpretation. This is possible thanks to the online edition provided by the Berlin-Brandenburg Academy of Sciences and Humanities, which annotates the text in a TEI-conform way, so that fundamental paratextual elements structuring the dramatic text can be used as a basis for machine analysis. In this specific case, the programming language Python is used for this purpose. Accordingly, the primary intention of the paper is to illustrate a computer-based approach to literary texts, although some qualitative conclusions about the text are also drawn. For example, it can be shown that in Büchner’s drama the Dantonist group effectively does not participate in the institutionalized legal discourse that ultimately leads to the condemnation and execution of its members. Overall, a structuring of the dramatic space is detected that includes a strong separation of different social or institutional groups. In Büchner’s portrayal, the moral and democratic foundations of the French Revolution are thus called into question, even though the play offers no solution to the problems made visible. Bien que le drame de Georg Büchner « Danton’s Tod » (« La mort de Danton ») de 1835 jouisse d’une grande estime dans le champ littéraire germanophone, les études littéraires sont relativement partagées sur la manière dont il faut comprendre le texte. Cela s’explique entre autres par le nombre très important de personnages ambivalents, de lieux et de niveaux d’intrigue, ainsi que par l’absence de personnages sympathiques et d’acteurs principaux, trait atypique pour une pièce de théâtre à caractère politique. Cet article tente, à l’aide de méthodes quantitatives qui s’inscrivent dans le paradigme de recherche des humanités numériques, d’éclairer des aspects et relations afin d’étayer une lecture qualitative. Ceci est possible grâce à une édition en ligne réalisée par l’Académie des sciences de Berlin-Brandebourg, qui annote le texte conformément à la norme TEI, ce qui permet d’utiliser des éléments paratextuels fondamentaux structurant le texte du drame comme base d’une analyse automatisée. Dans ce cas concret, le langage de programmation Python est utilisé. L’intention de cette contribution est en premier lieu d’illustrer une approche d’analyse de textes littéraires assistée par ordinateur, même si quelques conclusions qualitatives sont également tirées sur le texte. On peut par exemple montrer que, dans le drame de Büchner, le groupe des dantonistes ne participe pratiquement pas au discours juridique institutionnalisé qui finalement conduit à leur condamnation et à leur exécution. Dans l’ensemble, on constate une structuration de l’espace dramatique qui comprend une forte séparation de différents groupes sociaux et institutionnels. La représentation de la Révolution française par Büchner met donc en discussion ses fondements moraux et démocratiques, même si la pièce n’offre justement pas de solution aux problèmes mis en évidence. </description>
      <pubDate>dim., 05 mai 2024 18:24:28 +0200</pubDate>
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      <title>Couverture ELAD-SILDA 9 </title>
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      <pubDate>mer., 22 mai 2024 14:37:07 +0200</pubDate>
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