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    <title>conspiracy</title>
    <link>https://publications-prairial.fr/elad-silda/index.php?id=1491</link>
    <description>Index terms</description>
    <language>fr</language>
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      <title>“We Are Detective”: Transvestigations, conspiracy and inauthenticity in ‘gender critical’ social media discourses</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/elad-silda/index.php?id=1511</link>
      <description>This article explores the socio-behavioral phenomenon of “transvestigations” in social media discourses. This phenomenon is most often characterized by users referring – erroneously – to apparent physiological cues of one's assigned sex at birth, which motivate their interpretation of one's transgender status, particularly among those who do not identify as transgender and focus primarily on cisgender celebrities. It is difficult to know whether these behaviors and interactions are symptomatic of an authentic “gender critical” ideology or inauthentic practices that only fan the flames of antagonism in an ongoing social struggle. In this paper, I explain how transvestigations are primarily based on transphobic “gender critical” discourses and are fundamentally underpinned by a conspiracy of transgender ubiquity. I also explain how transgender users and their allies troll transvestigators by mocking the same discourses and assumptions. To do so, I analyze social media data using methods from cultural political economy and social-cognitive discourse studies. I argue that the possibilities and uses of social media for misinformation, conspiracy, and mimetic antagonism facilitate a discursive landscape in which authentic &quot;gender-critical&quot; discourses are indistinguishable from potentially inauthentic conspiratorial discourses. By highlighting how social media and its users (re)construct a world without distinction between authenticity and inauthenticity, this article raises questions about the im/possibilities of change in contexts of ongoing and ever-increasing antagonisms. Cet article explore le phénomène sociocomportemental des « transvestigations » dans les discours des médias sociaux. Ce phénomène se caractérise le plus souvent par le fait que les utilisateurs se réfèrent – à tort – à des indices physiologiques apparents du sexe assigné à la naissance, qui motivent leur interprétation du statut transgenre d'une personne, en particulier parmi les personnes ne s'identifiant pas comme transgenres, avec une attention principalement portée sur les célébrités cisgenres. Il est difficile de savoir si ces comportements et interactions sont symptomatiques d'une idéologie authentique de « critique du genre » ou de pratiques inauthentiques qui ne font qu'attiser les antagonismes dans une lutte sociale permanente. Dans cet article, j'explique comment les enquêtes sur les personnes transgenres s'appuient principalement sur des discours transphobes de « critique du genre » et sont fondamentalement sous-tendues par une conspiration de l'omniprésence des personnes transgenres. J'explique également comment les utilisateurs transgenres et leurs alliés trollent les transvestigateurs en se moquant des mêmes discours et hypothèses. Pour ce faire, j'analyse les données des médias sociaux à l'aide de méthodes inspirées de l'économie politique culturelle et de l'étude du discours sociocognitif. Je soutiens que les possibilités et les utilisations des médias sociaux pour la désinformation, la conspiration et l'antagonisme mimétique facilitent un paysage discursif dans lequel les discours authentiques « critiques à l'égard du genre » sont impossibles à distinguer des discours conspirationnistes potentiellement inauthentiques. En soulignant comment les médias sociaux et leurs utilisateurs (re)construisent un monde sans distinction entre authenticité et inauthenticité, cet article pose des questions sur les im/possibilités de changement dans des contextes d'antagonismes continus et toujours croissants. </description>
      <pubDate>mar., 14 mai 2024 21:37:10 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 22 mai 2024 14:08:39 +0200</lastBuildDate>
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      <title>The British Conservative Party’s drift to the right: Taking on the “deep state”</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/elad-silda/index.php?id=1484</link>
      <description>The British Conservative Party has increasingly embraced a right-wing conspiracy theory according to which a host of unrelated actors are said to be working against the best interests of ordinary British people to advance a “woke” agenda that is left-wing, anti-Brexit, pro-immigration and unpatriotic. Some conservatives, namely former Prime Minister Boris Johnson, have even gone so far as to suggest that these forces form part of a “deep state”, working in the shadows against the elected government and therefore against the people themselves. They purportedly do so by advancing “cultural Marxism” – pushing a silent revolution through, rather than against, the key institutions of the British State. Through an analysis of political speeches and of reports from right-wing think tanks close to the Conservative Party, this article seeks to analyse the British government’s recent attacks on those who it has designated as the principal enemies of the people: the universities, the BBC, the police and the judiciary. These attacks are not just rhetorical but have concrete effects on the ground which may seriously undermine their independence. Whilst there is scant evidence for the apparent left-wing bias of these institutions, painting them as “woke” serves primarily as a useful populist political strategy, placing the Conservative Party firmly on the side of “the people” in the context of the culture wars” and serving as a distraction from serious economic problems. Le Parti conservateur britannique adhère de plus en plus à une théorie du complot de droite selon laquelle une multitude d’acteurs sans lien apparent entre eux travailleraient contre les meilleurs intérêts des Britanniques pour faire avancer un programme « woke » qui serait anti-Brexit, pro-immigration et antipatriotique. Certains conservateurs, notamment l’ancien Premier ministre Boris Johnson, sont même allés jusqu’à suggérer que ces forces font partie d’un « État profond », agissant dans l’ombre contre le gouvernement élu et donc contre le peuple lui-même. Elles le feraient en promouvant le « marxisme culturel » menant ainsi une révolution silencieuse à travers, plutôt que contre, les institutions clés de l’État britannique. Cet article vise à analyser les récentes attaques du gouvernement britannique contre ceux qu'il a désignés comme les principaux ennemis du peuple : les universités, la BBC, la police et les juges. Ces attaques ne sont pas seulement rhétoriques mais ont des effets concrets sur le terrain qui peuvent sérieusement compromettre leur indépendance. Alors qu'il n'existe que peu de preuves du biais de gauche de ces institutions, le fait de les dépeindre comme « woke » constitue avant tout une stratégie politique populiste utile, plaçant fermement le Parti conservateur du côté du « peuple » dans le contexte des « guerres culturelles » et servant à détourner l'attention des graves problèmes économiques. </description>
      <pubDate>lun., 06 mai 2024 09:52:30 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 22 mai 2024 14:07:45 +0200</lastBuildDate>
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