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    <title>Recomposer l’écran</title>
    <link>https://publications-prairial.fr/emergences/index.php?id=508</link>
    <category domain="https://publications-prairial.fr/emergences/index.php?id=70">Numéros en texte intégral</category>
    <language>fr</language>
    <pubDate>ven., 04 sept. 2026 16:43:53 +0200</pubDate>
    <lastBuildDate>jeu., 15 oct. 2026 10:01:35 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Ungrammaticalities and Film Music </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/emergences/index.php?id=509</link>
      <description>This essay advocates Michael Riffaterre’s concept of “ungrammaticality”—a moment within a text that appears illogical or confusing according to its own internal grammar—as a useful heuristic for analyzing film music. While intertextuality has long underpinned film music studies, scholars have yet to fully engage with Riffaterre’s model, which emphasizes how such disruptions compel interpretive work by sending audiences outside the text to make meaning.In cinema, music often functions precisely this way: moments like the entrance of nondiegetic underscoring or abrupt changes in sonic logic interrupt the coherence of the diegetic world and thereby activate the viewer’s intertextual competence. The result is a cinematic meaning-making process rooted not in mimesis but in structured deviation from preexisting models (what Riffaterre calls “hypograms”). The essay employs this analytical approach through diverse examples to reveal that ungrammaticality is a constitutive feature of cinematic music. Such moments affirm film’s identity as an intertextual medium—one that encodes meaning as much through violation of norms as it does through adherence to them. Cet article propose de transposer à l’analyse de la musique de film le concept d’agrammaticalité de Michael Riffaterre, soit l’instant où un texte paraît illogique ou déroutant selon sa propre grammaire interne. Si l’intertextualité constitue depuis longtemps un modèle dans les études sur la musique de film, les chercheur·euses ne se sont pas encore pleinement saisi·es des travaux de Riffaterre, qui mettent l’accent sur la manière dont de telles ruptures contraignent à un travail interprétatif en conduisant les publics hors du texte afin de produire du sens.Au cinéma, il arrive que l’entrée d’une musique non diégétique ou des changements brusques dans la logique sonore interrompent la cohérence du monde diégétique et active ainsi la compétence intertextuelle des spectateur·rices. En résulte un effet selon lequel le sens cinématographique ne repose pas sur la mimésis mais sur une déviation structurée par rapport à des modèles préexistants (ce que Riffaterre appelle des hypogrammes). L’article explore cette proposition analytique à travers différents exemples, afin de montrer que l’agrammaticalité constitue une caractéristique fondamentale de la musique au cinéma. De tels moments témoignent de la nature intertextuelle du cinéma, qui produit du sens aussi bien par la transgression des normes que par leur respect. </description>
      <pubDate>sam., 12 sept. 2026 23:43:45 +0200</pubDate>
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      <title>L’enseignement des musiques à l’image dans les universités françaises </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/emergences/index.php?id=519</link>
      <description>L’enseignement des musiques à l’image, quasiment absent des cursus musicologiques français tout au long du xxe siècle, se généralise rapidement à partir du milieu des années 2000, freiné jusque-là par la déconsidération académique des musiques de film et par le poids de structures centrées sur l’étude et la transmission du répertoire savant occidental. À partir d’archives institutionnelles et d’entretiens menés auprès d’enseignant·es-chercheur·euses, cet article montre que l’apparition de ces nouveaux enseignements peut être expliquée par la réorganisation des cursus (en particulier sous forme de majeures/mineures) et par des impératifs de professionnalisation qui guident les concepteur·rices des parcours de formation. Dans ce cadre, trois formes d’enseignement se dégagent, tournées vers la composition, vers les techniques du son ou vers l’histoire des musiques à l’image. Nous montrons toutefois que la discipline reste le plus souvent reléguée à un statut « d'ouverture », révélateur d’une forte hiérarchie des savoirs musicologiques dans les universités françaises. For most of the twentieth century, screen music was virtually absent from French musicology curricula, held back by the low academic status of film music and by departments built around the study and transmission of the Western classical canon. That began to change rapidly in the mid-2000s. Drawing on institutional archives and interviews with faculty, this article traces that shift to two main drivers: curricular restructuring—particularly the shift to a majors/minors system—and a growing push toward professionalization among those designing degree programs. Three main types of courses have emerged: composition-focused courses, sound-technique courses, and courses on the history of screen music. Yet the field still tends to be treated as an “elective” subject rather than a core one—a sign of just how hierarchical musicological knowledge remains in French universities. </description>
      <pubDate>dim., 13 sept. 2026 22:34:48 +0200</pubDate>
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      <title>Unité musico-dramaturgique et développement thématique dans le cinéma de Jacques Demy et Michel Legrand </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/emergences/index.php?id=532</link>
      <description>Cet article propose une lecture musicologique de la collaboration entre Jacques Demy et Michel Legrand, à partir des Parapluies de Cherbourg (1964), des Demoiselles de Rochefort (1967) et Peau d’Âne (1970). Il montre que les thèmes et motifs ne remplissent pas une simple fonction illustrative : leurs transformations mélodiques, rythmiques, harmoniques, timbriques et prosodiques construisent une dramaturgie parallèle à celle des images et des dialogues. L’étude examine les liens entre développement thématique, texte chanté, montage et caractérisation des personnages. Dans Peau d’Âne, la déformation progressive d’un thème accompagne la mise en place du désir incestueux ; dans Les Parapluies de Cherbourg, les récurrences mélodico-textuelles éclairent la séparation des protagonistes ; dans Les Demoiselles de Rochefort, l’hybridation entre opérette, jazz et musical américain participe à l’affirmation d’un cinéma musical français singulier. L’article souligne ainsi l’apport de l’analyse musicale à la compréhension du sens, de la forme et de l’émotion au cinéma. This article offers a musicological reading of the collaboration between Jacques Demy and Michel Legrand through The Umbrellas of Cherbourg (1964), The Young Girls of Rochefort (1967), and Donkey Skin (1970). It argues that themes and motives do not merely illustrate the action: their melodic, rhythmic, harmonic, timbral, and prosodic transformations create a dramatic structure parallel to images and dialogue. The study examines the links between thematic development, sung text, editing, and character construction. In Donkey Skin, the progressive transformation of a musical theme accompanies the emergence of the king’s incestuous desire; in The Umbrellas of Cherbourg, recurring melodic-textual patterns illuminate Geneviève and Guy’s separation; in The Young Girls of Rochefort, the hybridization of operetta, jazz, and the Hollywood musical helps define a distinctive French film-musical idiom. The article therefore highlights the contribution of close musical analysis to an understanding of meaning, form, and emotion in cinema. </description>
      <pubDate>dim., 20 sept. 2026 00:41:16 +0200</pubDate>
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      <title>Le symphonisme hollywoodien du cinéma classique américain au prisme des musiques européennes : de la greffe à l’assimilation </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/emergences/index.php?id=554</link>
      <description>Cet article propose d’analyser en profondeur comment l’empreinte du répertoire savant européen se manifeste dans les musiques du cinéma classique américain, en dégageant les modalités de circulation, de transformation et d’assimilation musicales qui ont façonné le langage symphonique hollywoodien des années 1930-1950. Nous montrerons que les relations tissées par les compositeurs avec des répertoires savants européens vastes et plus ou moins lointains s’avèrent protéiformes et impliquent divers transferts, adaptations et réappropriations de langages et de techniques d’écriture. Celles-ci opèrent sous des régimes intertextuels variés, de façon manifeste ou diffuse, qui rehaussent les enjeux narratifs et dramatiques des films. La mise en lumière de ces mécanismes offre ainsi un point d’entrée privilégié pour enrichir notre appréhension de l’un des courants musicaux les plus féconds du cinéma américain. This article analyzes in depth how the imprint of the European art-music repertoire manifests itself in classical American film scores, highlighting the modes of musical circulation, transformation, and assimilation that shaped the Hollywood symphonic idiom of the 1930s–1950s. It argues that the relationships forged by composers with European art-music repertoires, both extensive and more or less distant, are protean and involve various forms of transfer, adaptation, and reappropriation of musical languages and compositional techniques. Operating through varied intertextual regimes, whether explicit or diffuse, these processes heighten the narrative and dramatic stakes of the films. Bringing these mechanisms to light thus provides a valuable entry point for enriching our understanding of one of the most fertile musical currents in American cinema. </description>
      <pubDate>mer., 23 sept. 2026 22:33:25 +0200</pubDate>
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      <title>Robert Marcel Lepage et le documentaire Ferron, Marcelle (1989) : un dialogue entre musique et peinture </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/emergences/index.php?id=577</link>
      <description>Le documentaire Ferron, Marcelle (1989) de la réalisatrice Monique Crouillère suit cette grande peintre québécoise dans sa demeure et son studio pour retracer son parcours artistique et exposer sa vision du monde. Le film expose de nombreux tableaux de la peintre, incluant les immenses verrières qui auront fait sa renommée. La musique originale est de Robert Marcel Lepage, clarinettiste et compositeur provenant du monde des musiques jazz et improvisées. Peu de travaux académiques ont été consacrés à la musique de Lepage malgré une production foisonnante de plus de 200 œuvres. L’étude musicofilmique du documentaire repose donc sur l’exploration des archives inédites et des entretiens avec le compositeur.Dans un premier temps, l’article présente le synopsis du documentaire ainsi que le contexte particulier de production de Ferron, Marcelle, s’inscrivant dans le programme « Regards de femmes » de l’Office national du film. Dans un deuxième temps, l’analyse se concentre sur les différents types d’articulations, de relations et d’interactions entre la pensée musicale, son environnement narratif et sa concrétisation visuelle dans le documentaire. En effet, dans l’œuvre de Lepage, les éléments musicaux, sonores et visuels ne sont jamais traités indépendamment les uns des autres. Ils mènent à de riches résonnances ou dissonances qui doivent être considérées comme un tout. Cependant, trouver une direction musicale en dialogue avec la réalisation de ce documentaire s’est avérée plus ardue que prévu. Dans un dernier temps, la réception critique démontre que, malgré la volonté de Lepage de composer une musique qui s’inscrit et participe à l’œuvre collective, le résultat musical interfère avec le sujet. Documentary Ferron, Marcelle (1989) by director Monique Crouillère follows this great quebecer painter in her home and studio to retrace her artistic journey and expose her vision of the world. The film also features several of Ferron’s works, including her gigantic stained-glass windows, that made her famous. Original music is from Robert Marcel Lepage, clarinetist and composer coming from the world of free jazz and improvised music. Few academic works have been devoted to Lepage’s music, despite a prolific production of more than 200 works. This musicofilmic study of the documentary is based on unpublished archives as well as interviews with the composer.First, the paper will present the synopsis of the documentary as well as the particular context of Ferron, Marcelle’s production, as part of the National Film Board’s “Regards de femmes” program. Second, the analysis will focus on the different types of articulations, relationships and interactions between musical thought, its verbal environment and its visual concretization in the documentary. It is essential to add that, in Lepage’s work, the musical, sound and visual components are never treated independently of each other. They lead to rich resonances or dissonances that should be considered as a whole. However, finding a musical direction in dialogue with the making of the documentary turned out to be more difficult than expected. Finally, the critical reception shows that, despite Lepage’s desire to compose music that is part of and participates in the collective work, the musical result interferes with the subject. </description>
      <pubDate>jeu., 24 sept. 2026 17:48:22 +0200</pubDate>
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      <title>Godard contra Hollywood : musique, film, fragment, répétition et citation </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/emergences/index.php?id=596</link>
      <description>Cet article aborde l’approche esthétique de Jean-Luc Godard en matière de musique de film et explore ses particularités à travers l’étude de la fonction de la musique dans les productions de Godard pour le cinéma et la télévision du début des années 1960. Transgressant les conventions musicales d’Hollywood, la musique des films de Godard invite à développer un modèle théorique alternatif à ceux établis et déjà élaborés pour le cinéma hollywoodien et ses dérivés. Par les procédés de fragmentation, de répétition et de citation, Godard s’affranchit ainsi de la fonction traditionnellement attribuée à la musique de film – celle d’ajout accessoire aux images et aux dialogues – pour remanier la continuité narrative et constituer une musique autoréflexive et métafilmique, qui réfléchit à son propre statut de musique de film. L’examen systématique de l’emploi des procédés de fragmentation dans l’épisode « Montparnasse-Levallois » tiré de Paris vu par… (1965) à travers le concept d’ellipse (gapping), de répétition pour le thème de Camille dans Le Mépris (1963) – qui agit comme critique implicite de la technique du leitmotiv –, et de citation dans Une femme mariée (1964) met en lumière l’approche originale de Godard, remettant en question à la fois la structure sémantique des récits filmiques et les codes hollywoodiens de l’utilisation de la musique de film. This article discusses Jean-Luc Godard’s aesthetic approach to film music and explores its unique features through the study of the function of music in Godard’s film and television productions of the early 1960s. Subverting Hollywood’s musical conventions, Godard’s film music urges the development of an alternative theoretical framework to the established and elaborate theories dedicated to Hollywood cinema and its derivatives. Through the devices of fragmentation, repetition and quotation, Godard thus frees himself from film music’s traditionally assigned functions—an accessory add-on to the images and dialogue—to reshape the narrative flow and constitute a self-reflexive and metafilm music, reflecting upon its own state of being film music. The systematic examination of the uses of such devices as fragmentation in the episode “Montparnasse-Levallois” in Paris vu par… (1965) with the concept of gapping, repetition for the “Camille” theme in Le Mépris (1963)—acting as an implied criticism of the leitmotiv technique—, and citation in Une femme mariée (1964) highlights Godard’s unique approach to film music, challenging both the semantic structures of the filmic narratives and Hollywood norms in the use of film music. </description>
      <pubDate>mer., 30 sept. 2026 16:22:25 +0200</pubDate>
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      <title>Petite école du spectateur : la musique (1936) </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/emergences/index.php?id=528</link>
      <description>Dans cet article qui constitue l’un des premiers écrits remarqués et souvent repris puis commentés dans le domaine de la musique au cinéma, Maurice Jaubert s’interroge sur la fonction de la musique dans le film parlant. In this article—one of the earliest widely noted pieces in the field of film music, frequently cited and discussed ever since—Maurice Jaubert examines the function of music in sound film. </description>
      <pubDate>mer., 16 sept. 2026 15:35:51 +0200</pubDate>
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      <title>Présentation et enjeux du texte de Maurice Jaubert, “Petite école du spectateur : la musique” </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/emergences/index.php?id=530</link>
      <pubDate>sam., 19 sept. 2026 19:27:21 +0200</pubDate>
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      <title>Couverture du numéro 3 | Octobre 2026 </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/emergences/index.php?id=595</link>
      <pubDate>mer., 30 sept. 2026 09:13:42 +0200</pubDate>
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      <title>Introduction : recomposer l’écran </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/emergences/index.php?id=599</link>
      <pubDate>mer., 30 sept. 2026 16:31:04 +0200</pubDate>
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      <title>PDF du numéro 3 | Octobre 2026 </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/emergences/index.php?id=622</link>
      <pubDate>ven., 16 oct. 2026 10:01:22 +0200</pubDate>
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