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    <title>Il faudrait donc qu’elles lisent beaucoup ?</title>
    <link>https://publications-prairial.fr/fablijes/index.php?id=116</link>
    <description> Les articles de ce volume &amp;eacute;tudient la mani&amp;egrave;re dont la litt&amp;eacute;rature adress&amp;eacute;e aux jeunes filles, au xixe si&amp;egrave;cle, s&amp;rsquo;empare des discours sur la relation des femmes &amp;agrave; la lecture, qui, apr&amp;egrave;s la R&amp;eacute;volution, devient une question d&amp;rsquo;int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t public. Dans les corpus &amp;eacute;tudi&amp;eacute;s, la lecture appara&amp;icirc;t comme un espace ambigu, susceptible de reconfigurer les normes de genre, le rapport au savoir et &amp;agrave; l&amp;rsquo;imagination romanesque. </description>
    <category domain="https://publications-prairial.fr/fablijes/index.php?id=67">Numéros en texte intégral</category>
    <language>fr</language>
    <pubDate>lun., 13 mars 2023 17:28:20 +0100</pubDate>
    <lastBuildDate>lun., 07 août 2023 16:12:38 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Petites lectrices, petites masturbatrices </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/fablijes/index.php?id=139</link>
      <description>Nombre de récits du second xixe siècle sont hantés par l’obsession d’une « mauvaise » littérature qui pousserait les petites filles à l’onanisme. Activité solitaire et qui stimule l’imagination, la lecture est en effet à double tranchant : elle peut soit, si elle est hautement morale, préserver la jeune fille des songes mauvais en peuplant son imaginaire de modèles édifiants, soit, si elle touche de près ou de loin à l’amour ou au corps, ouvrir l’abîme du désir, en suscitant la curiosité sexuelle de la fille d’Ève. Beaucoup d’héroïnes naturalistes commencent leur chemin de perdition par de mauvais keepsakes, à l’instar d’Emma Bovary au couvent. À l’inverse, certaines très jeunes filles évitent de romanesques rêvasseries qui mèneraient à la déception sexuelle en fréquentant de plus saines lectures : romans moraux pour les cléricaux, ou ouvrages d’anatomie, pour des personnages féminins positifs dans les deux sens du terme. Le risque d’une petite lectrice-masturbatrice est avant tout envisagé comme un problème de santé publique – ou de salut des âmes – dont la littérature est à la fois le remède et la coupable. Many stories of the second half of the 19th century bear witness to a haunting obsession with “wicked” literature, believed to push little girls towards onanism. By being a solitary activity that stimulates the imagination, reading could in fact turn out to be a double-edged sword. Where it was morally uplifting, reading could drive a young girl away from wicked dreams by populating her imagination with edifying role models, but when it touched upon love and the body in any way, it could open up the abyss of desire by arousing the sexual curiosity in the daughter of Eve. Many naturalist heroines begin their path to perdition with bad keepsakes, like Emma Bovary in her convent. On the other hand, some very young girls were kept away from romantic daydreams, which could lead them to be sexually disappointed later on, and immersed themselves in healthier kinds of literature – pious novels for Roman Catholics and, at the other hand of the spectrum, anatomy books, suitable for the modern young daughters of the Republic. The risk of masturbation for the young female reader was primarily seen as a public health issue - or a problem for the salvation of the soul - for which literature was both the remedy and the cause. </description>
      <pubDate>mar., 14 mars 2023 00:10:58 +0100</pubDate>
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      <title>De Caroline à Victorine : Flaubert pédagogue </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/fablijes/index.php?id=156</link>
      <description>Sans enfant, Flaubert a pourtant eu l’occasion de s’intéresser de près à la pédagogie, et spécialement à la question de la lecture pour les filles, dans la mesure où il a assuré, en grande partie, l’éducation de sa nièce Caroline. Dans cette entreprise qu’il estime réussie, il a mis en pratique des théories bien arrêtées qui articulent, dans une savante combinaison, les compétences individuelles innées de l’élève avec un enseignement exigeant. Dans la fiction, il a au contraire orchestré différents « ratages » de cette même combinaison, de la grande et mauvaise lectrice Emma Bovary à l’orpheline Victorine, éduquée par Bouvard et Pécuchet, et dé-moralisée sans même avoir eu besoin de lire. Although he had no children, Flaubert had the opportunity to take a close interest in pedagogy, and especially in the question of reading for girls, insofar as he provided, in large part, the education of his niece Caroline. In this endeavour, which he considered successful, he put into practice well-developed theories that combined the innate individual skills of the pupil with demanding teaching. In fiction, he has instead orchestrated various &quot;failures&quot; of this same combination, from the great and bad reader Emma Bovary to the orphan Victorine, educated by Bouvard and Pécuchet, and de-moralised without even needing to read. </description>
      <pubDate>mar., 14 mars 2023 00:16:50 +0100</pubDate>
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      <title>Parler de la lectrice, parler à la lectrice </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/fablijes/index.php?id=170</link>
      <description>La représentation dans l’œuvre romanesque de la lectrice s’accompagne toujours d’enjeux de légitimation ou de critique d’une pratique genrée de la lecture, d’autant plus sensible qu’elle fonctionne aussi comme une mise en abyme de la lecture du roman lui-même. Si, sous la plume de Balzac, la figure de la lectrice demeure un personnage paradoxal, à la fois tributaire d’une vision stéréotypique des compétences lectorales féminines au début du xixe siècle, mais aussi principale destinataire du texte romanesque, c’est parce que, derrière ce personnage dévalorisé, se construit un discours adressé par le narrateur à un narrataire dont le genre est trouble, à la fois féminin et masculin, réalisant le rêve d’une lecture androgyne opérée par un lectorat bi-genré. The representation of the female reader within the novel is most often intertwined with discourses that legitimise or criticise a gendered practice of reading, even more so when this practice echoes the reading of the novel itself. In Balzac's works, the figure of the female reader remains a complex and paradoxical character, because on the one hand it inherits the stereotypical vision of feminine reading capacities of the early 19th century, but on the other hand, this character also reads novels and letters dedicated to her. This is mainly because, behind this underappreciated character, is built a discourse that the narrator addresses to a confused-gendered narratee, at once masculine and feminine, that accomplishes the dream of an androgenous reading from a bigendered reader. </description>
      <pubDate>mar., 14 mars 2023 00:40:03 +0100</pubDate>
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      <title>Des filles et des fables </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/fablijes/index.php?id=189</link>
      <description>Les fables de La Fontaine constituent en France une référence commune à tous aujourd’hui. Ce phénomène trouve son ancrage au xixe siècle, période à laquelle l’école institutionnalise la fable à des fins nationalistes, tandis que les instances éditoriales profitent du fait que les foyers acquièrent des livres éducatifs pour produire des fabliers illustrés à l’intention de tout un chacun. On trouve ainsi des fabliers à destination des filles. Reste à déterminer si la fable s’impose d’ores et déjà au xixe siècle comme une référence commune à tous, ou si elle s’insère dans une logique différenciée à l’égard du public féminin. Si les fabliers féminins inscrivent l’apprentissage et la lecture dans un enseignement transmis essentiellement par les femmes, ils emploient en fait les mêmes codes et s’appuient sur les mêmes auteurs – majoritairement masculins – que lorsqu’ils s’adressent aux garçons. Nowadays, almost every single French person knows the fables of La Fontaine, that were published in 1668. One reason for this is that, during the 19th century, French schools used fables as a way of turning children into proud future soldiers, while editors were producing more and more fables books for children, that parents were starting to acquire. Some fables books were therefore intended for girls. This paper aims at determining whether during the 19th century, girls were taught the same fables as boys, concluding that fables books for girls and female teenagers were mostly taught by women, and referring to the same – male - authors as fables books intended for boys. </description>
      <pubDate>mar., 14 mars 2023 18:45:13 +0100</pubDate>
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      <title>Le roman refusé aux jeunes filles. Reste la littérature </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/fablijes/index.php?id=242</link>
      <description>L’accès des jeunes filles à la lecture dans le deuxième tiers du xixe est observé à partir des livres d’éducation et de lecture écrits par Henriette Campan à destination des jeunes filles des classes laborieuses (1830) et de Marie Pape-Carpantier, pour les enfants plus jeunes de ces mêmes couches sociales (six éditions de 1863 à 1878). Les lectures des jeunes filles de la haute société sont observées, en comparaison, à travers le Journal des demoiselles (observé pour le numéro de 1836). Si le roman n’est pas privilégié, l’article montre que la littérature est bien présente, ou par les modes énonciatifs choisis, ou par les genres brefs. The access of young girls to reading in the second third of the 19th century is observed from the education and reading books written by Henriette Campan for young girls from the working classes (1830) and Marie Pape-Carpantier, for younger children from these same social strata (six editions from 1863 to 1878). The readings of young girls from high society are observed, in comparison, through the Journal des demoiselles (observed for the 1836 issue). If the novel is not privileged, the article shows that literature is present, either by the enunciative modes chosen or by the short genres. </description>
      <pubDate>mar., 14 mars 2023 19:19:25 +0100</pubDate>
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      <title>Une littérature féminine ? </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/fablijes/index.php?id=205</link>
      <description>Le xixe siècle voit fleurir un vaste marché des manuels et des anthologies scolaires. Discours adressé, les anthologies pour jeunes filles dressent, en creux, des portraits de lectrices et cartographient les relations des femmes à la lecture et à la littérature. Cependant, ces anthologies sont également prises dans un mouvement plus général de « scolarisation » de la littérature. Dès lors, on peut se demander si elles déterminent une littérature féminine et une lecture féminine de la littérature, et jusqu’où le cadre scolaire infléchit (ou non) cette délimitation. Ces questions sont abordées au regard d’un corpus s’étendant de la monarchie de Juillet à la Troisième République. The nineteenth century saw a vast market of textbooks and school anthologies grow. The anthologies for young girls draw up, in hollow, portraits of female readers and map the relations of women to reading and literature. However, these anthologies are also caught up in a more general movement of “schooling” of literature. This raises the question of whether they determine a women’s literature and a women’s reading of literature, and wether the academic framework inflects (or not) this delineation. These questions are reviewed through a corpus extending from the July Monarchy to the Third Republic. </description>
      <pubDate>mar., 14 mars 2023 18:47:22 +0100</pubDate>
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      <title>La Fronde (1897-1905) : un point de vue féministe sur les lectures des jeunes filles ? </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/fablijes/index.php?id=213</link>
      <description>Le journal La Fronde (1897-1905), dirigé par Marguerite Durand et exclusivement rédigé par des femmes, a proposé pendant ses quelques d’années d’existence un traitement sérieux de l’actualité politique, sociale et culturelle qui lui a valu un certain succès. Abordant très souvent les problématiques pédagogiques, il a progressivement développé un discours féministe original concernant l’éducation des filles et leurs lectures : radicalisant les positions républicaines, il défend des lectures variées en vue d’une émancipation des jeunes lectrices. The newspaper La Fronde was directed by Marguerite Durand from 1897 to 1905 and only women could write articles for it. The reliability with which it broached the policitical, social or cultural aspects of topical events explains its success. In its numerous articles about pedagogy, it developed a feminist point of view about female education and about the way they read : adopting a more radical approach of republican positions, it supported the necessity of reading diverse books in order to emancipate young female readers. </description>
      <pubDate>mar., 14 mars 2023 18:49:07 +0100</pubDate>
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      <title>D’une éducation sociale à une éducation littéraire </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/fablijes/index.php?id=225</link>
      <description>Les nouvelles de Marie Mennessier-Nodier publiées entre 1833 et 1837 offrent à leurs lectrices des récits orientés vers le bonheur conjugal. L’implication dans la lecture est favorisée par une énonciation à la fois sentencieuse et sensible. La narration se fait également ironique pour dénoncer certains travers de la demande en mariage. Enfin, les textes reposent sur la déconstruction de certains stéréotypes romanesques, que l’autrice range du côté d’un héroïsme masculin aveugle aux aspirations féminines. Se déploie ainsi un espace interprétatif permettant aux jeunes personnes de se forger une conscience critique d’elles-mêmes en tant que futures femmes mais aussi en tant que lectrices de romans. L’éducation dispensée à travers la lecture est à la fois sociale et littéraire. The novels published by Marie Mennessier-Nodier between 1833 and 1837 offer young women readers stories oriented towards happiness in marriage. Readerly engagement is encouraged, sometimes through maxims sometimes through sensibility. Irony is also part of the process: it denounces some of the ways marriage proposals can go badly. Finally, the texts deconstruct certain novelistic clichés associated with male heroism, showing them to be blind to women’s aspirations. The interpretive space thus created enables the young women to form critical consciousness, as future women but also as novel readers. The education provided through such reading is both social and literary. </description>
      <pubDate>mar., 14 mars 2023 19:03:43 +0100</pubDate>
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      <title>Introduction </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/fablijes/index.php?id=124</link>
      <pubDate>mar., 14 mars 2023 00:02:50 +0100</pubDate>
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      <title>Il faudrait donc qu'elles lisent beaucoup ? </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/fablijes/index.php?id=263</link>
      <pubDate>lun., 20 mars 2023 18:10:20 +0100</pubDate>
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