La polis grecque classique

L’exemple de Neapolis

The greek classic Polis. The case of Neapolis

DOI : 10.35562/frontieres.682

Résumés

L’étude de la polis grecque coloniale est généralement caractérisée par une dichotomie ville-campagne. Cette séparation est aujourd’hui remise en cause avec la prise en compte de l’espace périurbain, le proasteion. C’est en effet un espace de transition entre ville et campagne qui rend les limites de la cité plus poreuses que ne le laisse supposer la muraille et apporte de nouveaux éléments à l’étude de la polis. Il apparaît aujourd’hui que, pour une cité grecque, chaque espace ne peut être abordé seul, sans le lier aux autres, que ces liens soient topographiques, sociaux, économiques, politiques, ou même religieux.
Il s’agira d’étudier l’apport de la prise en compte de l’espace périurbain dans la définition de la polis de Neapolis, fondée à la fin du ive s. av. J.‑C. en Campanie par des Cumains et les habitants de Parthénope. Elle fut fondée selon le modèle canonique de la polis grecque, mais présente des caractéristiques propres. En effet, elle est fondée à la limite de la chôra cumaine et, ainsi, ne semble pas posséder de territoire propre jusqu’en 421 av. J.‑C., prise de Cumes par les Campaniens. En outre, elle est installée près d’un établissement déjà existant, Parthénope devenu Paleopolis, devenu second pôle de la polis, qui utilisait déjà le port de piazza Municipio et, sans doute, un édifice cultuel à piazza Nicola Amore.

The study of the Greek colonial polis (city) is old and characterized by a dichotomy between city (astu) and countryside (chôra). This separation is now challenged with the consideration of the suburban space, the proasteion. It’s, indeed, a transitional space between town and countryside that makes more porous the city’s limits than the wall suggests and brings new elements to the study of the polis. Hence, it seems today that, for a Greek city, every space can’t be approached alone, without linking it to the others, whether these links are topographical, social, economic, political or religious.
This article aims to study the consideration of the suburban space in the definition of the polis of Neapolis, founded at the end of the 6th century BC in Campania by Cumaeans and inhabitants of Parthenope. This polis is founded as the canonic model of the polis, while presenting these own characteristics. Indeed, it’s founded at the boundaries of the cumaean chora and seems to don’t have territory until 421 BC, capture of Cumae by Campanians. Furthermore, it’s installed next to an ancient establishment, Parthenope, became Palepolis and second pole of the polis, who was already using the port in piazza Municipio and, undoubtedly, a sacred area in piazza Nicola Amore.

Index

Index géographique

Naples

Index chronologique

Époque classique grecque

Index thématique

cité-État grecque, Urban studies, proasteion, organisation territoriale, Colonisation grecque

Plan

Notes de la rédaction

Cet article est le résultat d’une communication proposée lors de la Première rencontre des doctorants et jeunes docteurs sur l’Italie préromaine « Du Bronze récent à la romanisation (xiveive av. n.è.) », qui s’est tenue les 1er et 2 juin 2017 à Paris.

Texte

La polis grecque a longtemps été étudiée selon une vision dichotomique, ville et campagne, intérieur et extérieur. Or, cette vision est à nuancer en raison de la présence d’une zone intermédiaire, l’espace périurbain, relevée par les derniers travaux portant sur la ville1. Ce concept est le résultat de réflexions modernes à propos de la géographie contemporaine et semble correspondre à une réalité des poleis grecques. En effet, les recherches récentes ont mis en évidence le terme de proasteion (προάστειον), signifiant « devant (pro-) la ville (astu) ». Archiloque l’emploie pour la première fois au viie s. av. J.‑C. pour évoquer un faubourg en dehors des murs de Paros2. En outre, les chercheurs ont mis l’accent sur la présence de différentes activités aux abords de l’enceinte des poleis et qui semblent être volontairement situées en marge de l’astu.

La définition de cet espace est encore relativement floue, notamment en ce qui concerne son extension topographique, en raison de son polymorphisme, du manque de documentation et des conceptions différentes dont il a fait l’objet selon les époques3. Dans le contexte du monde colonial grec d’Occident, H. Tréziny le définit comme composé de l’espace suburbain – à l’extérieur de la muraille, mais proche de celle-ci – et de l’espace para-urbain – à l’intérieur des murs, mais en marge de l’habitat4. De plus, des recherches estiment que, à l’instar de l’astu et de la chôra, cet espace était délimité et loti dès la naissance de la cité5. À cette définition, il semble pertinent d’ajouter la question du littoral, élément essentiel de la vie des colonies6.

Ainsi, en l’état des recherches actuelles, ce sont les activités présentes au sein de cet espace, considérées comme périurbaines, qui nous permettent de le comprendre, mais aussi de le délimiter. Les nécropoles rentrent toujours dans la problématique de l’espace périurbain dans la mesure où le monde des morts est rejeté en dehors des murs. En outre, les nécropoles les plus lointaines ont pu servir de marqueur de limite entre proasteion et chôra. Les sanctuaires périurbains peuvent également assurer ce rôle7. Ils honorent des divinités chtoniennes, principalement Perséphone et Déméter, des divinités protectrices, Héra, Artémis et Asklépios, ou encore des divinités liées au monde de l’agriculture8. Les ports, éléments indispensables de la vie des colonies, sont situés la plupart du temps extra-muros. J. Vélissaropoulos explique ce rejet par le fait que le port et l’emporion impliquent des contacts avec des populations extérieures à la cité9. Enfin, l’espace périurbain est composé de faubourgs. Malgré l’absence de documentation archéologique, notamment en ce qui concerne les habitants, il semble qu’ils peuvent présenter une différence sociale, économique ou ethnique avec l’astu. Ils peuvent également être installés à la suite d’une croissance démographique de la ville10.

Ainsi, cet espace, composé d’éléments issus à la fois du monde urbain et du monde rural, forme véritablement une transition entre ville et campagne. H. Tréziny souligne le paradoxe du proasteion, vu comme un espace d’exclusion et d’expansion de l’astu11. De fait, sa prise en compte permet une meilleure compréhension de l’organisation et du fonctionnement de la polis grecque dans son ensemble. L’étude du proasteion invite donc à repenser la polis comme un ensemble dont les espaces ne peuvent être envisagés seuls, sans lien avec les autres.

Neapolis, la Naples antique, a été fondée à la fin du vie s. av. J.‑C. par des Cumains et les habitants de Parthénope. Elle est située dans le territoire de Cumes, près de l’ancien établissement cumain de Parthénope, appelé Paleopolis à la fondation de Neapolis (fig. 1). À la fin du viiie s. av. J.‑C., Cumes a implanté divers epineia à l’emplacement de Misène, de Pouzzoles et de Naples, où il prend le nom de Parthénope-Paleopolis12. Ces établissements lui permettaient de posséder des ports naturels et des terres fertiles. Puis, une partie des Cumains, alliée aux habitants de Parthénope, a fondé Neapolis à la fin du vie s. av. J.‑C.13.

Figure 1 : Carte de la Campanie

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DAO : Flore Lerosier, Photographie satellite Google Earth, Image © 2020 Maxar Technologies

Neapolis est donc une colonie secondaire eubéenne, mais elle tient une place particulière dans le contexte de la colonisation eubéenne. En effet, l’implantation d’établissements secondaires eubéens, comme Parthénope-Paleopolis, Rhégion ou encore Himère, répond à une volonté de contrôle d’un vaste territoire ou du trafic maritime. En revanche, Neapolis a été fondée à l’intérieur de la chôra de sa métropole après la fuite des aristocrates14. Alors que Parthénope-Paleopolis est un simple epineion, Neapolis, elle, est une véritable polis structurée sur le plan institutionnel et matériel15. Les nouvelles données sur la Neapolis grecque16 et la prise en compte de l’espace périurbain17 invitent à revoir l’articulation et le fonctionnement de la polis afin de proposer une relecture de Neapolis.

Nouvelles données historiques et archéologiques sur Neapolis

Traditionnellement, l’historiographie a placé la fondation de Neapolis en 470 av. J.‑C. Cette date correspond d’une part à la reprise de puissance de Cumes en Campanie après sa victoire sur les Étrusques en 474 av. J.‑C., grâce à l’aide de Hiéron de Syracuse. D’autre part, elle s’appuie sur les données de la nécropole de Castel Capuano, la plus ancienne de la ville, et sur les premières émissions monétaires18. Cependant, les fouilles menées par la Surintendance de Naples depuis les années 1990 sur la muraille et pour la Metropolitana ont permis de revoir la chronologie de Parthénope-Paleopolis et de Neapolis19.

D. Giampaola a récemment réexaminé un dépôt de matériel mis au jour à la fin du xixe s. au vico Pallotino dans l’habitat de Parthénope-Paleopolis. Il documente deux phases qui ne sont pas présentes dans la nécropole de via Nicotera20. La première phase correspond à l’origine de l’établissement et est à situer entre la fin du viiie et le début du viie s. av. J.‑C. La seconde phase s’inscrit entre la seconde moitié du vie et le début du ve s. av. J.‑C. Cette période marque une continuité avec la fondation de Neapolis. En effet, l’emplekton de diverses parties de la muraille de la polis a révélé du matériel daté de la seconde moitié du vie et du début du ve s. av. J.‑C.21. Ainsi, la phase tardo-archaïque à Parthénope-Paleopolis, comme sur le plateau de Neapolis, ne correspond pas à une activité du territoire de Parthénope-Paleopolis, mais à l’arrivée des fondateurs de la nouvelle polis22.

Les données historiques corroborent les données archéologiques. Après la première bataille de Cumes contre les Étrusques en 524 av. J.‑C. et le siège d’Aricie par les Étrusques en 504 av. J.‑C., Aristodème est devenu le tyran de Cumes, rompant avec la tradition des rapports oligarchiques en place auparavant. Selon Denys d’Halicarnasse, Aristodème faisait exécuter ses opposants politiques, les aristocrates, qui auraient ainsi fui leur cité et se seraient réfugiés à Capoue23. Aucune source ne mentionne un quelconque déplacement à Parthénope-Paleopolis, mais B. D’Agostino estime que les Cumains y ont probablement trouvé refuge et qu’ils ont décidé d’y fonder une cité, Neapolis24. Cette volonté de fonder une nouvelle Cumes se traduit par la reprise de la division en phratries et la reprise des cultes poliades, Déméter et Apollon. La fondation de Neapolis aurait ainsi pris place à la fin du vie s. av. J.‑C. soit environ un demi-siècle avant la date habituellement indiquée par les traditions littéraires et historiques25.

Plus récemment, F. Longo et T. Tauro ont proposé une relecture de l’urbanisme de la ville, notamment de sa chronologie. En effet, F. Longo estime que le plan urbain a été mis en place au moment de la fondation de la cité ou peu après, soit dans le premier quart du ve s. av. J.‑C. Cette révision repose, d’une part, sur la nouvelle datation de la fondation de la cité et, d’autre part, sur une comparaison avec des cités archaïques et classiques. En effet, le plan urbain de Neapolis se rapproche bien plus de celui de Poseidonia, daté de 530‑520 av. J.‑C., que de celui de cités du milieu du ve s. av. J.‑C. comme Le Pirée à Athènes et Thourioi en Calabre26. De plus, la reconstruction d’Himère, une fondation eubéenne, accompagnée d’un réaménagement de l’urbanisme, au cours du second quart du vie s. av. J.‑C., révèle les mêmes caractéristiques urbanistiques que Poseidonia et Neapolis : la ville rénovée présente de larges plateiai, des stenopoi étroits ainsi que des insulae allongées27.

L’espace périurbain

En l’état actuel des connaissances, ce sont les activités qui définissent le proasteion de Neapolis (fig. 2). Les nécropoles urbaines sont toujours placées dans l’espace périurbain dans la mesure où les activités funéraires ne sont pas admises au sein du centre urbain28. Elles font donc partie du proasteion des cités tel qu’il est défini par les recherches actuelles29. À Neapolis, la nécropole la plus ancienne, celle de Castel Capuano, datée du second quart du ve s. av. J.‑C., est située à l’est, à l’extrémité de la via dei Tribunali, la plateia centrale de la ville. Les autres zones funéraires se développent plus tard à partir du début du ive s. av. J.‑C. Elles se situent au nord des via Carbonara-via Cirillo, à l’extrémité de la via Duomo, un des stenopoi de l’astu, et au nord-ouest de la via S. Teresa, également à l’extrémité de divers stenopoi de l’astu30. E. Gabrici considérait que cette nécropole s’est développée à la suite d’une croissance démographique31. Le dernier noyau est situé à l’emplacement de l’église de S. Domenico Maggiore, à l’ouest de la via San Biagio ai Librai, la plateia méridionale32. Enfin, quelques tombes ont été découvertes entre Neapolis et le pôle Parthénope-Paleopolis33. En particulier, les deux tombes mises au jour via S. Tommaso d’Aquino sont à relier plutôt à Parthénope-Paleopolis ou au port, selon l’hypothèse de M. Napoli34. Elles sont néanmoins liées à Neapolis par leur emplacement, près de la voie qui relie les deux sites.

Figure 2 : Plan de Neapolis avec localisation des éléments composant son proasteion : port, ateliers artisanaux, nécropoles, sanctuaire et pôle de Parthénope-Paleopolis

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DAO : Flore Lerosier d’après Pontrandolfo 1986, Longo-Tauro 2016 et Giampaola et al. 2017

Les activités du proasteion sont essentiellement concentrées dans les parties sud et sud-ouest de la cité où se trouvent le port et le pôle de Parthénope-Paleopolis. Le port de ce dernier, présent dans l’espace périurbain de l’établissement, était déjà situé dans la zone de piazza Municipio, comme en témoigne la découverte de matériel daté du viie s. av. J.‑C. Le port de Neapolis, ensuite, est établi à ce même endroit35.

Des ateliers artisanaux sont également implantés dans la zone sud. Les deux plus anciens connus sont situés piazza Nicola Amore, dans la partie sud en dehors de la muraille, et via Fiorentini, derrière le port. Ces deux ateliers ont produit des amphores gréco-italiques à partir du milieu du ivs. apr. J.‑C. et sont demeurés en activité jusqu’au ier s. apr. J.‑C.36 Les fouilles archéologiques ont mis au jour deux autres ateliers artisanaux, en activité à partir du iiie s. apr. J.‑C. Ils produisaient de la céramique campanienne A, une céramique à vernis noir produite uniquement à Naples37. Ces ateliers sont situés à l’intérieur des murs au vico S. Marcellino38 et près de la piazza Nicola Amore, sur le corso Umberto I39, en marge de l’habitat40. Comme les nécropoles, les ateliers sont en lien avec le réseau viaire de la ville et une importante voie reliait le centre urbain, le port et l’atelier artisanal situé à proximité.

Cette voie reliait également le pôle suburbain Parthénope-Paleopolis, auquel on prête une fonction résidentielle et cultuelle (culte à Parthénope)41. Le culte de la sirène Parthénope, antérieur à l’arrivée des Grecs dans cette zone, est le culte poliade de l’epineion et de Neapolis, fondée et refondée « nel suo nome e nel suo culto »42. En effet, Parthénope symbolise l’existence de Neapolis, sa fondation et sa refondation par Diotime correspondent au renouvellement du culte de la Sirène et elle est la garante de la vie de la cité.

Cependant, nous ignorons où se trouvait le tombeau de la sirène. Selon A. Mele et D. Giampaola, une structure liée au culte de Parthénope devait être située au sud de la ville, dans la zone côtière à l’extérieur des murs, à l’emplacement du temple des Giochi Isolimpici. Ce sanctuaire a été édifié par Auguste en 2 apr. J.‑C. à l’emplacement d’une structure sacrée du ive s. av. J.‑C. en lien avec le culte de la sirène43.

Le proasteion de Neapolis s’étend donc très peu au nord et à l’est de l’astu où il n’est composé que des zones de nécropoles. Cette non-utilisation est à mettre en relation avec la topographie de la région, en témoignerait l’occupation tardive de ces zones dans l’histoire de Naples. Le nord-est est en effet marqué par de nombreuses collines et vallées ; quant à l’est, il présente des zones marécageuses. Ces deux espaces sont donc plus malaisément utilisables. E. Greco soulignait déjà, pour Poseidonia, l’emplacement de nécropoles sur des zones non cultivables44.

La partie sud du proasteion est également peu étendue en raison de sa proximité avec la ligne côtière, mais est exploitée pour des activités artisanales et cultuelles. Enfin, la zone ouest est la plus étendue et la plus utilisée, avec des activités artisanales, portuaires, résidentielles et funéraires. Ainsi, nous retrouvons au sein de l’espace périurbain de Neapolis des éléments issus du monde urbain, des activités résidentielles, commerciales et religieuses, ainsi que des éléments issus du monde extra-urbain, des activités agricoles et funéraires. Cet espace est donc véritablement un espace de transition entre le centre urbain et le territoire, qu’il semble relier par les voies de communication.

Une polis pensée dès sa fondation ?

Le tissu urbain (fig. 3) présente une implantation per strigas, « tradizione ‛occidentale’ » selon E. Greco45. L’organisation urbaine de Naples se compose de trois plateiai est-ouest, correspondant aux actuelles via Anticaglia au nord (6 m de large), via dei Tribunali au centre (13 m de large) et la via San Biagio dei Librai au sud (6 m de large). Une vingtaine de stenopoi nord-sud (3 m de large) coupent les plateiai et délimitent ainsi de nombreux îlots longs et étroits (35 x 180 m), dont le rapport est de 1/546.

Figure 3 : Plan de Neapolis

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Dessin de L. Scarpa dans Greco 1986, tav. V, p. 491, avec l’aimable autorisation de l’I.S.A.M.G.

Au centre de l’astu se trouve l’agora (fig. 4), composée de deux parties, d’une superficie de six îlots chacune, séparées par la plateia centrale, suivant une structure parfaitement intégrée dans le plan urbain. La division de l’agora permettait de séparer ses deux fonctions. En effet, la partie supérieure semble correspondre au centre politique et religieux de la cité47, tandis que la partie inférieure posséderait des fonctions artisanales et commerciales48. Le manque de vestiges d’époque grecque sur l’agora ne permet pas de la dater précisément. E. Greco estime néanmoins que si l’agora n’a pas été constituée en même temps que le plan urbain, cette zone a cependant été réservée au moment de l’implantation du plan urbain49. Cela révèle le caractère programmé du plan d’urbanisme, c’est-à-dire que des espaces destinés aux fonctions publiques ont été réservés au moment de la mise en place du plan urbain afin d’anticiper l’évolution de la cité. H. Tréziny a déjà souligné cette caractéristique pour les cités doriennes et achéennes50.

Figure 4 : Agora de Neapolis

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Greco 1986, fig. 4, p. 210, avec l’aimable autorisation de l’I.S.A.M.G.

Ainsi, les voies, les insulae, les espaces publics et les maisons de Neapolis sont régis selon un module qui organise l’ensemble de la polis. En outre, les dimensions des rues révèlent une hiérarchisation, les plus importantes, les plateiai, sont plus larges, notamment la plateia centrale qui serait flanquée d’un marchepied de 3,5 m de chaque côté51. L’urbanisme de l’époque tardo-archaïque est ainsi caractérisé par une hiérarchie des voies et par une rationalité nouvelle, fondée sur un module52.

Les principes d’unité et de zonage ainsi que le caractère programmé évoqués pour le centre urbain semblent s’étendre également à l’espace périurbain. En effet, en premier lieu, plusieurs éléments du proasteion de Neapolis étaient présents avant la cité et y ont été conservés à sa fondation. L’epineion de Parthénope-Paleopolis est alors devenu le second pôle périurbain de Neapolis. Les deux établissements fonctionnaient conjointement et étaient occupés par la même population53. De plus, nous pouvons noter une continuité d’utilisation de la zone portuaire, à l’emplacement de piazza Municipio, entre l’epineion de Parthénope-Paleopolis et la polis de Neapolis. F. Longo et T. Tauro ont également évoqué la colline de S. Martino au Vomero comme lien possible entre Parthénope-Paleopolis et Neapolis. En effet, le sommet de cette colline, qui surplombe les deux établissements, correspond à la prolongation de la plateia sud de Neapolis. T. Tauro émet l’hypothèse que cette colline pourrait être le lieu d’observation et de tracé de cette voie54. Ils concluent que « [loro] piace pensare come la collina di San Martino rappresenti dunque l’ideale collegamento tra la città vecchia e la città nuova » dans la mesure où cette colline appartient aux deux sites55.

Il faut aussi mentionner le sanctuaire de Parthénope, qui, semble-t-il, était situé à l’emplacement de l’actuelle piazza Nicola Amore, soit près de la muraille, à l’extérieur du centre urbain. Ce sanctuaire marque également une continuité entre l’epineion et la nouvelle polis dans la mesure où il était le sanctuaire principal des deux établissements. En outre, situé à l’extrémité de l’actuelle via Duomo, un des stenopoi grecs, il est directement en lien avec l’astu par le réseau viaire.

Ce lien entre les éléments du proasteion et l’urbanisme de l’astu est présent dans d’autres aspects de l’organisation de Neapolis. En effet, les plus anciens éléments du proasteion, le pôle de Parthénope-Paleopolis et le port sont liés à l’astu au moyen d’une voie qui part du plateau de Neapolis et se dirige vers Cumes. Cette voie existait déjà au viis. av. J.‑C. et reliait la métropole à son epineion56. Les nécropoles et les ateliers artisanaux sont également en correspondance des plateiai et stenopoi de l’astu.

Ainsi, l’astu et le proasteion, bien que séparés par la muraille, forment un ensemble unitaire et homogène. En outre, l’analyse conjointe des deux espaces montre que le proasteion a été planifié, au même titre que l’espace urbain, dès la fondation de la polis57.

Le territoire et la question des contacts avec les populations extérieures

La question de la chôra de Neapolis est plus problématique. W. Johannowsky a mis en relation le manque de documentation pour le ve s. av. J.‑C. et la faible densité d’occupation du territoire pour cette période58. En effet, Neapolis est fondée au sein du territoire de sa métropole et son territoire serait donc englobé dans celui de Cumes si bien que la ville ne posséda pas de territoire propre dans les premières décennies de son existence, jusqu’à la prise de Cumes par les Campaniens en 421 av. J.‑C.59.

La chôra de Neapolis est définie par des éléments naturels, la topographie de la région jouant un rôle important dans l’organisation de la polis (fig. 5). Elle est délimitée à l’ouest par les dépressions du lac d’Agnano et de Soccavo, au nord par les collines de Camaldoli et de Capodimonte et à l’est par les zones marécageuses. Cela correspond à un territoire développé sur environ 17 km d’est en ouest et sur environ 6 km du sud au nord. Le territoire de Neapolis est donc extrêmement restreint et utilisé uniquement pour la subsistance de la cité60.

Figure 5 : Territoire de Neapolis

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DAO : Flore Lerosier d’après Longo-Tauro 2016 et Giampaola et al. 2017, Photographie satellite Google Earth, Image © 2020 Maxar Technologies

Cette question du territoire rapproche Neapolis des cités phocéennes. En effet, celles-ci présentent également un territoire restreint, pauvre, qui les oblige à se tourner vers la mer, selon les textes de Strabon et de Justin61. Et comme dans les cités phocéennes, notamment Vélia, voisine de Neapolis, le territoire n’est utilisé que pour assurer la subsistance de la cité.

L’économie de la ville est, en effet, centrée sur les activités maritimes. Les fondateurs de la cité étaient des navigateurs, comme les habitants de Cumes et de Parthénope-Paleopolis62. Les Eubéens ont un fort lien avec la mer et Parthénope-Paleopolis, le premier établissement napolitain, est un epineion, c’est-à-dire un établissement portuaire63. Pithécusses, première fondation grecque pérenne en Grande-Grèce, emporion ou apoikia64, se consacre au commerce maritime et, par sa position, est un point d’échange avec les populations grecques et non grecques. De même pour Cumes qui occupe une position stratégique sur le plan des échanges, notamment avec l’Étrurie métallifère. Rhégion et Zancle possèdent également une vocation commerciale due à leur position privilégiée autour du détroit de Messine. G. Vallet soutenait même dans sa thèse l’idée que leur rôle était de surveiller et de contrôler ce détroit et le commerce entre la Grèce et la région Tyrrhénienne65. Dans l’ensemble des colonies eubéennes de Grande Grèce et de Sicile, fondées aux viiie et viie s. av. J.‑C. la mer a joué un rôle primordial, à l’exception de Leontinoi, qui est implantée à l’intérieur des terres66. Neapolis, dont la fondation prend place bien plus tard, affiche également un fort rapport avec la mer, alors que les intérêts économiques et politiques ont changé. Cela démontre l’attachement des Eubéens à la mer et aux activités maritimes.

Dès sa fondation, Neapolis a connu d’importants échanges avec sa métropole et avec les cités italiques campaniennes. En effet, des voies de communication reliaient Neapolis à Parthénope-Paleopolis, Cumes, Pouzzoles et aux Champs Phlégréens vers l’ouest, et à Herculanum, Nola et Pompéi vers l’est67. D’importants liens économiques liaient Neapolis à Nola pour le commerce du blé. En effet, Neapolis, qui ne produisait pas de blé, faisait le lien entre les zones de productions agricoles, dont les cités italiques de Campanie, et Athènes, vers laquelle le blé était acheminé au Ve s. av. J.‑C.68.

Les données, presque uniquement funéraires, sont plus importantes dans l’arrière-pays de Neapolis à partir de la fin du ve s. av. J.‑C., soit après la prise de Cumes par les Campaniens et l’installation de ceux-ci à Neapolis, et surtout à partir du milieu du ive s. av. J.‑C.69. Cette intégration pourrait révéler un intérêt plus important des Campaniens envers le territoire et donc une occupation plus dense de celui-ci. Ce même phénomène se retrouve également à Poseidonia quelque temps après la prise de la ville par les Lucaniens, vers le milieu du ive s. av. J.‑C. Dans le monde grécocolonial, c’est généralement l’arrivée de nouveaux colons qui implique une plus grande exploitation du territoire, mais D. Asheri estime que dans le cas de Poseidonia c’est la conséquence d’une colonisation italique70. Les sites de l’arrière-pays napolitain sont connus uniquement par des nécropoles, qui présentent des similitudes pour le rituel funéraire, pour la composition de la tombe ainsi que pour le mobilier funéraire avec les tombes de la Cumes devenue samnite, ainsi qu’avec les sites de l’ager pompeianus. Les données des nécropoles se réfèrent non pas au monde grec, mais au monde samnite71. Nous pouvons ainsi élargir l’hypothèse de D. Asheri sur une ‟colonisation italique” pour expliquer l’occupation plus intensive du territoire au cas de Neapolis, même si, dans ce cas, il s’agit de l’arrière-pays et non de la chôra.

Conclusion : vers une relecture de la polis de Neapolis

L’organisation de Neapolis est entièrement dépendante de la topographie de la région. En premier lieu, Parthénope-Paleopolis, située sur l’actuelle colline de Pizzofalcone, est un établissement installé en hauteur, naturellement défendu et possédant un port à ses pieds. Les caractéristiques physiques du site de la future Neapolis ont motivé le choix de son implantation. En effet, elle est installée sur un plateau en pente vers la mer, qui permet de mettre en place un urbanisme régulier, contrairement à la colline de Pizzofalcone. Cependant, les collines et les vallées qui entourent le plateau empêchent une plus grande extension de l’astu. Celui-ci est limité à environ 72 ha alors que Cumes, sa métropole, possède un centre urbain de 110 ha. Vélia, qui présente pourtant les mêmes caractéristiques de ville maritime que Neapolis, dispose d’un centre urbain plus grand, d’environ 90 ha. De même, le proasteion se développe vers l’ouest en raison de la topographie. Les zones nord, escarpées, et est, marécageuses, sont dévolues aux activités funéraires. Quant à la zone sud, bien que la ligne côtière limite son extension, elle est utilisée en raison de sa proximité avec le port. Enfin, le territoire est restreint entre dépressions, collines et zones marécageuses.

Si, au cours des premières décennies de son existence, Neapolis ne semble pas posséder de territoire propre, mais est englobée dans celui de sa métropole, elle est néanmoins une véritable polis. L’établissement de Parthénope-Paleopolis, quant à lui, continue d’être occupé en tant que second pôle de la nouvelle cité. Le matériel de la nécropole et de l’habitat de Parthénope-Paleopolis révèle un hiatus entre le début et la fin du ve s. av. J.‑C. Ainsi, pour cette période, nous pouvons simplement faire l’hypothèse d’une occupation moins dense de l’établissement. En revanche, une occupation est avérée à partir de la fin du ve s. av. J.‑C.72. Le passage entre l’epineion de Parthénope-Paleopolis et la polis de Neapolis ne marque pas une rupture, mais une continuité. En effet, outre l’insertion de Parthénope-Paleopolis comme second pôle de Neapolis, la ville nouvelle continue d’utiliser la même zone portuaire que l’ancien epineion. Enfin, le sanctuaire de Parthénope, centre religieux des deux établissements, est « il legame tra il vecchio insediamento e il nuovo » selon A. Mele73.

Une voie, qui a conservé une grande importance tout au long de l’Antiquité, reliait les deux établissements ainsi que le port74. Cette voie menait jusqu’aux Champs Phlégréens et Cumes. Une autre voie partait de l’astu, de la plateia méridionale, pour rejoindre Herculanum, Pompéi et Nola à l’est75. Aux ive et iiie s. av. J.‑C., le proasteion se développe avec des ateliers artisanaux et des nécropoles. Ces éléments étaient toujours en correspondance avec le réseau viaire de l’astu.

Ainsi l’astu, le proasteion et la chôra ne sont pas fermés, mais ouverts les uns aux autres et présentent des activités qui les relient. Ils révèlent des liens topographiques par leur implantation et les voies de communication. Chaque espace ne peut ainsi être étudié individuellement sans être intégré dans la polis dans son ensemble ni le mettre en lien avec les autres. L’ensemble de la polis est si homogène et unitaire qu’elle semble avoir été implantée – ou du moins pensée – en un seul moment.

1 Plana Mallart et Belarte 2012 ; Darcque et al. 2013 ; Ménard et Plana Mallart 2015a ; Bouffier et al. 2015a.

2 Étienne 2013, p. 14.

3 Bouffier et al. 2015a.

4 Tréziny 2012, p. 35.

5 Greco et Torelli 1983, p. 229 ; Bouffier et al. 2015b, p. 40 ; Bouffier 2015, p. 235.

6 Remarque de V. Jolivet prononcée lors de la Première rencontre des jeunes chercheurs sur l’Italie préromaine, qui s’est tenue à l’INHA (Paris), les

7 Étienne 2013, p. 22 ; Ménard et Plana Mallart 2015b, p. 17.

8 Étienne 2013.

9 Vélissaropoulos 1980, p. 29‑30.

10 Ménard et Plana Mallart 2015b, p. 17.

11 Tréziny 2012, p. 44.

12 Brun et Munzi 2011, p. 163‑164.

13 Giampaola et D’Agostino 2005, p. 59.

14 Giampaola et D’Agostino 2005, p. 59.

15 Greco 1985b, p. 133.

16 Giampaola et d’Agostino 2005 ; Longo et Tauro 2016 ; Giampaola 2017 ; Giampaola et al. 2017.

17 Lerosier 2017, 2020 et à paraître.

18 Mele 1985, p. 104 ; Greco 2005, p. 112.

19 Giampaola et D’Agostino 2005.

20 Sur la nécropole de Parthénope-Paleopolis, cf. De Caro 1974.

21 Giampaola et D’Agostino 2005, p. 51‑59.

22 Giampaola et D’Agostino 2005, p. 50 ; Longo et Tauro 2016, p. 192.

23 Denys d’Halicarnasse, Antiquités romaines, VII, 21.

24 Giampaola et D’Agostino 2005, p. 62.

25 Guzzo 2016, p. 37‑38.

26 Longo et Tauro 2016, p. 192 et 210.

27 Allegro 1999, p. 283‑293 ; Allegro 2017, p. 221‑222.

28 Vallet 1968, p. 79‑80 ; Tréziny 1986, p. 7 ; Greco 1995, p. 87.

29 Tréziny 2012, p. 35‑38.

30 Pontrandolfo 1986, p. 257.

31 Gabrici 1951, p. 662. Il s’agit sans doute de l’intégration de Campaniens à Neapolis à la fin du ve s. av. J.‑C.

32 Pontrandolfo 1986, p. 257.

33 Voir notamment Giampaola et al. 2005, p. 52 pour des tombes datées entre le ve et le iiie s. av. J.‑C. disposées entre Neapolis et Paleopolis

34 Napoli 1967, p. 476.

35 Napoli 1959, p. 126 ; Giampaola et al. 2005, p. 53 ; Carsana et al. 2009, p. 20 ; Giampaola 2010, p. 17 ; Giampaola 2017, p. 212.

36 Pugliese 2014, p. 156‑157.

37 Sur la céramique Campanienne A, cf. Morel 1981.

38 Febbraro et Giampaola 2012, p. 5‑8.

39 Johannowsky 1960, p. 490.

40 Morel 1986, p. 342‑343 ; Giampaola 1997, p. 133.

41 Giampaola et De Caro 2008, p. 111.

42 Mele 2014, p. 159.

43 Giampaola 2017, p. 211.

44 Greco 1982, p. 52.

45 Greco 1986, p. 203.

46 Greco 1985b, p. 137.

47 Greco 1985a, p. 130 ; Longo et Tauro 2016, p. 197.

48 Greco 1985a, p. 128 et p. 134‑135.

49 Greco 1985a, p. 134 ; Greco 1998, p. 157.

50 Tréziny 2006, p. 230.

51 Greco et Mertens 1996, p. 258 ; Greco 1986, p. 201.

52 Longo et Tauro 2016, p. 209.

53 Tite-Live, Histoire romaine, VIII, 22, 5.

54 Longo et Tauro 2016, p. 206.

55 Longo et Tauro 2016, p. 210.

56 Giampaola et De Caro 2008, p. 111.

57 Bouffier et al. 2015b, p. 40.

58 Johannowsky 1985, p. 333.

59 Lepore 1967, p. 199.

60 Giampaola et D’Henry 1986, p. 273 ; Johannowsky 1985, p. 333.

61 Pour Phocée, cf. Justin 43,3 ; pour Marseille, cf. Strabon 4,1 ; pour Vélia, cf. Strabon 6,1.

62 Gabrici 1913, p. 6.

63 Giampaola et De Caro 2008, p. 111.

64 Sur la nature de Pithécusses, cf. Greco 1994 et D’Agostino 1994.

65 Vallet 1958, p. 1.

66 Frasca 2009, p. 37.

67 Napoli 1967, p. 449‑454.

68 Lepore 1967, p. 182.

69 Johannowsky 1985, p. 333, Giampaola et d’Henry 1986, p. 301.

70 Asheri 1999, p. 366.

71 Giampaola et d’Henry 1986, p. 301.

72 De Caro 1985, p. 100 ; Giampaola et D’Agostino 2005, p. 51.

73 Mele 2014, p. 180.

74 Giampaola et De Caro 2008, p. 111.

75 Napoli 1967, p. 449‑454.

Bibliographie

Abréviations

AION = Annali dell’Istituto universario Orientale di Napoli. Sezione di Archeologia e Storia Antica

BAR = British Archaeological Reports

CSMG = Convegno di Studi sulla Magna Grecia

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Notes

1 Plana Mallart et Belarte 2012 ; Darcque et al. 2013 ; Ménard et Plana Mallart 2015a ; Bouffier et al. 2015a.

2 Étienne 2013, p. 14.

3 Bouffier et al. 2015a.

4 Tréziny 2012, p. 35.

5 Greco et Torelli 1983, p. 229 ; Bouffier et al. 2015b, p. 40 ; Bouffier 2015, p. 235.

6 Remarque de V. Jolivet prononcée lors de la Première rencontre des jeunes chercheurs sur l’Italie préromaine, qui s’est tenue à l’INHA (Paris), les 1er et 2 juin 2017.

7 Étienne 2013, p. 22 ; Ménard et Plana Mallart 2015b, p. 17.

8 Étienne 2013.

9 Vélissaropoulos 1980, p. 29‑30.

10 Ménard et Plana Mallart 2015b, p. 17.

11 Tréziny 2012, p. 44.

12 Brun et Munzi 2011, p. 163‑164.

13 Giampaola et D’Agostino 2005, p. 59.

14 Giampaola et D’Agostino 2005, p. 59.

15 Greco 1985b, p. 133.

16 Giampaola et d’Agostino 2005 ; Longo et Tauro 2016 ; Giampaola 2017 ; Giampaola et al. 2017.

17 Lerosier 2017, 2020 et à paraître.

18 Mele 1985, p. 104 ; Greco 2005, p. 112.

19 Giampaola et D’Agostino 2005.

20 Sur la nécropole de Parthénope-Paleopolis, cf. De Caro 1974.

21 Giampaola et D’Agostino 2005, p. 51‑59.

22 Giampaola et D’Agostino 2005, p. 50 ; Longo et Tauro 2016, p. 192.

23 Denys d’Halicarnasse, Antiquités romaines, VII, 21.

24 Giampaola et D’Agostino 2005, p. 62.

25 Guzzo 2016, p. 37‑38.

26 Longo et Tauro 2016, p. 192 et 210.

27 Allegro 1999, p. 283‑293 ; Allegro 2017, p. 221‑222.

28 Vallet 1968, p. 79‑80 ; Tréziny 1986, p. 7 ; Greco 1995, p. 87.

29 Tréziny 2012, p. 35‑38.

30 Pontrandolfo 1986, p. 257.

31 Gabrici 1951, p. 662. Il s’agit sans doute de l’intégration de Campaniens à Neapolis à la fin du ve s. av. J.‑C.

32 Pontrandolfo 1986, p. 257.

33 Voir notamment Giampaola et al. 2005, p. 52 pour des tombes datées entre le ve et le iiie s. av. J.‑C. disposées entre Neapolis et Paleopolis, autour de la voie qui relie le centre urbain, le port et Parthénope-Paleopolis.

34 Napoli 1967, p. 476.

35 Napoli 1959, p. 126 ; Giampaola et al. 2005, p. 53 ; Carsana et al. 2009, p. 20 ; Giampaola 2010, p. 17 ; Giampaola 2017, p. 212.

36 Pugliese 2014, p. 156‑157.

37 Sur la céramique Campanienne A, cf. Morel 1981.

38 Febbraro et Giampaola 2012, p. 5‑8.

39 Johannowsky 1960, p. 490.

40 Morel 1986, p. 342‑343 ; Giampaola 1997, p. 133.

41 Giampaola et De Caro 2008, p. 111.

42 Mele 2014, p. 159.

43 Giampaola 2017, p. 211.

44 Greco 1982, p. 52.

45 Greco 1986, p. 203.

46 Greco 1985b, p. 137.

47 Greco 1985a, p. 130 ; Longo et Tauro 2016, p. 197.

48 Greco 1985a, p. 128 et p. 134‑135.

49 Greco 1985a, p. 134 ; Greco 1998, p. 157.

50 Tréziny 2006, p. 230.

51 Greco et Mertens 1996, p. 258 ; Greco 1986, p. 201.

52 Longo et Tauro 2016, p. 209.

53 Tite-Live, Histoire romaine, VIII, 22, 5.

54 Longo et Tauro 2016, p. 206.

55 Longo et Tauro 2016, p. 210.

56 Giampaola et De Caro 2008, p. 111.

57 Bouffier et al. 2015b, p. 40.

58 Johannowsky 1985, p. 333.

59 Lepore 1967, p. 199.

60 Giampaola et D’Henry 1986, p. 273 ; Johannowsky 1985, p. 333.

61 Pour Phocée, cf. Justin 43,3 ; pour Marseille, cf. Strabon 4,1 ; pour Vélia, cf. Strabon 6,1.

62 Gabrici 1913, p. 6.

63 Giampaola et De Caro 2008, p. 111.

64 Sur la nature de Pithécusses, cf. Greco 1994 et D’Agostino 1994.

65 Vallet 1958, p. 1.

66 Frasca 2009, p. 37.

67 Napoli 1967, p. 449‑454.

68 Lepore 1967, p. 182.

69 Johannowsky 1985, p. 333, Giampaola et d’Henry 1986, p. 301.

70 Asheri 1999, p. 366.

71 Giampaola et d’Henry 1986, p. 301.

72 De Caro 1985, p. 100 ; Giampaola et D’Agostino 2005, p. 51.

73 Mele 2014, p. 180.

74 Giampaola et De Caro 2008, p. 111.

75 Napoli 1967, p. 449‑454.

Illustrations

Figure 1 : Carte de la Campanie

Figure 1 : Carte de la Campanie

DAO : Flore Lerosier, Photographie satellite Google Earth, Image © 2020 Maxar Technologies

Figure 2 : Plan de Neapolis avec localisation des éléments composant son proasteion : port, ateliers artisanaux, nécropoles, sanctuaire et pôle de Parthénope-Paleopolis

Figure 2 : Plan de Neapolis avec localisation des éléments composant son proasteion : port, ateliers artisanaux, nécropoles, sanctuaire et pôle de Parthénope-Paleopolis

DAO : Flore Lerosier d’après Pontrandolfo 1986, Longo-Tauro 2016 et Giampaola et al. 2017

Figure 3 : Plan de Neapolis

Figure 3 : Plan de Neapolis

Dessin de L. Scarpa dans Greco 1986, tav. V, p. 491, avec l’aimable autorisation de l’I.S.A.M.G.

Figure 4 : Agora de Neapolis

Figure 4 : Agora de Neapolis

Greco 1986, fig. 4, p. 210, avec l’aimable autorisation de l’I.S.A.M.G.

Figure 5 : Territoire de Neapolis

Figure 5 : Territoire de Neapolis

DAO : Flore Lerosier d’après Longo-Tauro 2016 et Giampaola et al. 2017, Photographie satellite Google Earth, Image © 2020 Maxar Technologies

Citer cet article

Référence électronique

Flore Lerosier, « La polis grecque classique », Frontière·s [En ligne], 4 | 2021, mis en ligne le 18 juin 2021, consulté le 20 octobre 2021. URL : https://publications-prairial.fr/frontiere-s/index.php?id=682

Auteur·rice

Flore Lerosier

Docteure en Archéologie et Histoire de l'art antique, Chargée de cours à l’Université de Tours, enseignante-chercheuse associée au CeTHiS (EA 6298)

Droits d'auteur

CC BY-NC-SA 4.0