[200~ 46 | 2026 - Science-fiction et écologie : entre fin du monde et résilience – Iris

46 | 2026Science-fiction et écologie : entre fin du monde et résilience

  • Science Fiction and Ecology: Between the End of the World and Resilience

Sous la direction de Corinne Denoyelle et Chiara Ramero

DOI : 10.35562/iris.4182

ISBN : 978-2-37747-585-8

La littérature d’anticipation se développe actuellement pour rendre compte narrativement du bouleversement humain, social et politique que représente le dérèglement climatique. Elle rend visible des causalités complexes entre des systèmes qui ont chacun leur dynamique propre, qu’il s’agisse des écosystèmes, mais aussi des communautés, des institutions sociales, des identités culturelles et fait apparaître le cadre émotionnel d’une condition humaine renouvelée dans des contraintes aujourd’hui oubliées. Mais loin de toujours prophétiser une apocalypse, cette climate fiction (cli‑fi) peut aussi faire apparaître un imaginaire de la résilience, voire de la résistance face à la catastrophe annoncée et peut mettre en scène des cheminements humains, éthiques et politiques, qui stimulent des énergies et des bonnes volontés. Elle interroge de ce fait plus particulièrement l’éventuelle dimension mobilisatrice de la littérature : est‑ce que lire, c’est faire ou est‑ce simplement s’effrayer ou se consoler ?

The genre of speculative fiction is currently evolving to reflect the human, social and political upheaval caused by climate change. It highlights the complex causal relationships between systems with their own dynamics—whether ecosystems, communities, social institutions or cultural identities—and reveals the emotional framework of a renewed human condition within constraints that have now been forgotten. However, rather than always prophesying an apocalypse, this climate fiction (cli‑fi) can also depict a world of resilience and resistance in the face of impending catastrophe. It can also depict human, ethical and political journeys that stimulate energy and goodwill. It therefore raises the question of the potential mobilizing power of literature: is reading an act of doing, or is it merely a means of frightening or consoling oneself?

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