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    <title>mémoire</title>
    <link>https://publications-prairial.fr/iris/index.php?id=1226</link>
    <description>Index terms</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Ann Hamilton : les conditions de l’attention</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/iris/index.php?id=1221</link>
      <description>Figure emblématique de l’art de l’installation, Ann Hamilton (née en 1956) crée depuis près de quarante ans des environnements immersifs complexes et poétiques, constitués d’objets et de matériaux divers convoquant tous les sens du spectateur et dont les surprenantes associations, ou leur importante accumulation, provoquent chez ce dernier de multiples réponses affectives et cognitives, bien souvent difficiles à décrire ou à restituer par le simple langage. Absorbé par la présence physique et sensible de ce qui l’entoure, le spectateur est invité à s’abandonner aussi longtemps que possible dans ce qu’il éprouve, à se mettre à l’écoute de la situation et du savoir intuitif que lui livre son corps en interaction avec le lieu. L’expérience de l’œuvre, pour Ann Hamilton, est en effet avant tout un « acte d’attention ». Cette notion d’attention est particulièrement importante, à une époque où la surenchère de stimuli, l’immédiateté et l’accélération qui caractérisent les rythmes de nos vies de plus en plus désincarnées ne nous permettent plus de percevoir et de donner sens à ce que nous ressentons, ni à ce qui nous entoure. Phénomène singulier d’ouverture à soi, aux autres et au monde, l’expérience des installations d’Ann Hamilton engage un certain mode d’être, une « qualité de présence » dont dépendent nos capacités de mémoire, de pensée, d’imagination et d’action. À partir de l’analyse de quelques grandes installations, de tropos (1993) à the event of the thread (2012), il s’agira d’établir plus précisément les processus phénoménologiques et cognitifs mis en œuvre chez le spectateur par le dispositif immersif, et d’en éclairer les enjeux. For nearly forty years, Ann Hamilton (born in 1956), an iconic figure in the art of installation, has been creating complex and poetic immersive environments, made up of objects and various materials which summon all the viewer’s senses. The astonishing associations and significant accumulation trigger multiple emotional and cognitive responses, often difficult to put simply into words. Absorbed by the physical and sensitive presence of what surrounds them, the viewers are invited to abandon themselves as long as possible in what they are experiencing as well as pay attention to the situation and the intuitive knowledge they receive from their own physical interaction with the space. For Ann Hamilton, experiencing the art is above all an “act of attention”. The notion of attention is particularly important at a time when continuous stimuli, immediacy and acceleration, which characterize the rhythms of our evermore fragmented lives, no longer allow us to perceive and give meaning to what we feel, or what surrounds us. Ann Hamilton’s installations call for an openness to oneself, to others and to the world. They involve a certain mode of being, a “quality of presence” upon which our ability to remember, think, imagine and act depends. Based on the observation of several large installations, we will explore and analyze the phenomenological and cognitive processes which occur as the viewer is immersed in her works. </description>
      <pubDate>mer., 16 déc. 2020 15:33:24 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 15 nov. 2023 11:49:31 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Murakami et les fractures de la corporéité. Vers une représentation aporétique de l’individuation</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/iris/index.php?id=2393</link>
      <description>La plupart des romans et des nouvelles de Murakami traitent du rapport à l’existence et de la construction de l’individu. Le corps, en conséquence, est alors mis en question, en tant que moyen d’accès au monde et comme manifestions de l’individu. Ceci entre particulièrement en résonance avec la culture japonaise en raison de sa propension à considérer l’individu comme particule du groupe. Par ailleurs, une question en particulier est suggérée par Murakami : le lien entre corps et esprit. La corporéité défend alors son existence propre, sans contredire la volonté, mais pour parvenir à communiquer avec autrui et pour accéder à une forme d’universel. Dislocation entre imaginaire et réalité, conflits intimes tout autant que d’inspiration mythologique, sont les nœuds des romans étudiés : Kafka sur le rivage, La Fin des temps, L’Éléphant s’évapore. Les romans de Murakami imposent aux lecteurs d’envisager la corporéité comme un carrefour entre croyances mystique, désir et mémoire. </description>
      <pubDate>mer., 24 août 2022 12:49:24 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mar., 14 nov. 2023 13:22:54 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Du mythe au rituel : remaniement du motif de la catabase orphique chez Werewere Liking et Manuna Ma Njock</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/iris/index.php?id=2342</link>
      <description>Deux œuvres africaines par Werewere Liking et Manuna Ma Njock s’inspirent des mythes d’Orphée pour présenter le rituel de guérison employé en Afrique. Il s’agit de la pièce du théâtre-rituel de Manuna Ma Njock, Orphée d’Afrique, et du roman de Werewere Liking, Orphée dAfric. Les poètes nous présentent la catabase orphique en forme de rêve et du rite de guérison. Werewere Liking s’inspire également de Thot-Hermès Trismégiste, l’homologue égyptien de Merlin. Orphée dans la pièce de Ma Njock doit parcourir les neuf étapes de l’initiation qui évoquent les grades de lames du Tarot. Dans le roman de Werewere Liking, Orphée commence sa catabase après la noyade de sa femme, Nyango, qu’il doit retrouver dans le monde souterrain. Le chiffre neuf dans les deux ouvrages est employé comme symbole de la fin de l’initiation, voire l’individuation. </description>
      <pubDate>lun., 22 août 2022 16:45:23 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mar., 14 nov. 2023 13:21:47 +0100</lastBuildDate>
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