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    <title>immersion</title>
    <link>https://publications-prairial.fr/iris/index.php?id=1232</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Le sujet décentré et la honte prométhéenne dans De Synthèse de Karoline Georges (2017)</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/iris/index.php?id=3439</link>
      <description>De Synthèse brise la conception du corps organique comme producteur de sens. Par le dédoublement identitaire et l’ouverture transcendante, le roman défie la distinction cartésienne fondamentale entre un corps singulier et une âme. En utilisant tout ce qui est en son pouvoir, la protagoniste-narratrice ambitionne une libération complète de son corps organique. Pour la protagoniste, le sang et la chair deviennent au fur et à mesure plus abstraits que la représentation des corps augmentés virtuels qu’elle se crée elle-même. Au lieu de définir son individualité à travers son corps organique, la protagoniste transfère son existence vers un lieu virtuel, dégradant son corps organique en un corps-machine qui se trouve définitivement à l’extérieur de sa subjectivité. En fin de compte, l’effort de la protagoniste de se transformer en image ne fait que détourner l’attention du fait que le récit suit en réalité le schéma le plus classique des romans, à savoir celui de la quête familiale. De Synthèse breaks with the concept of the organic body as a producer of meaning. By dividing identity and opening it up to the transcendent, the novel challenges the fundamental Cartesian distinction between a singular body and a soul. Using everything in her power, the protagonist-narrator aspires to complete liberation from her organic body. For the protagonist, blood and flesh gradually become more abstract than the virtual augmented bodies she creates for herself. Instead of defining her individuality through her organic body, the protagonist transfers her existence to a virtual place, degrading her organic body into a body-machine that is definitively outside her subjectivity. In the end, the protagonist’s effort to transform herself into an image merely distracts from the fact that the story in fact follows the most classic pattern of novels, that of the family quest. </description>
      <pubDate>dim., 03 déc. 2023 15:58:24 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>ven., 08 déc. 2023 08:52:08 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Ann Hamilton : les conditions de l’attention</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/iris/index.php?id=1221</link>
      <description>Figure emblématique de l’art de l’installation, Ann Hamilton (née en 1956) crée depuis près de quarante ans des environnements immersifs complexes et poétiques, constitués d’objets et de matériaux divers convoquant tous les sens du spectateur et dont les surprenantes associations, ou leur importante accumulation, provoquent chez ce dernier de multiples réponses affectives et cognitives, bien souvent difficiles à décrire ou à restituer par le simple langage. Absorbé par la présence physique et sensible de ce qui l’entoure, le spectateur est invité à s’abandonner aussi longtemps que possible dans ce qu’il éprouve, à se mettre à l’écoute de la situation et du savoir intuitif que lui livre son corps en interaction avec le lieu. L’expérience de l’œuvre, pour Ann Hamilton, est en effet avant tout un « acte d’attention ». Cette notion d’attention est particulièrement importante, à une époque où la surenchère de stimuli, l’immédiateté et l’accélération qui caractérisent les rythmes de nos vies de plus en plus désincarnées ne nous permettent plus de percevoir et de donner sens à ce que nous ressentons, ni à ce qui nous entoure. Phénomène singulier d’ouverture à soi, aux autres et au monde, l’expérience des installations d’Ann Hamilton engage un certain mode d’être, une « qualité de présence » dont dépendent nos capacités de mémoire, de pensée, d’imagination et d’action. À partir de l’analyse de quelques grandes installations, de tropos (1993) à the event of the thread (2012), il s’agira d’établir plus précisément les processus phénoménologiques et cognitifs mis en œuvre chez le spectateur par le dispositif immersif, et d’en éclairer les enjeux. For nearly forty years, Ann Hamilton (born in 1956), an iconic figure in the art of installation, has been creating complex and poetic immersive environments, made up of objects and various materials which summon all the viewer’s senses. The astonishing associations and significant accumulation trigger multiple emotional and cognitive responses, often difficult to put simply into words. Absorbed by the physical and sensitive presence of what surrounds them, the viewers are invited to abandon themselves as long as possible in what they are experiencing as well as pay attention to the situation and the intuitive knowledge they receive from their own physical interaction with the space. For Ann Hamilton, experiencing the art is above all an “act of attention”. The notion of attention is particularly important at a time when continuous stimuli, immediacy and acceleration, which characterize the rhythms of our evermore fragmented lives, no longer allow us to perceive and give meaning to what we feel, or what surrounds us. Ann Hamilton’s installations call for an openness to oneself, to others and to the world. They involve a certain mode of being, a “quality of presence” upon which our ability to remember, think, imagine and act depends. Based on the observation of several large installations, we will explore and analyze the phenomenological and cognitive processes which occur as the viewer is immersed in her works. </description>
      <pubDate>mer., 16 déc. 2020 15:33:24 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 15 nov. 2023 11:49:31 +0100</lastBuildDate>
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