<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0">
  <channel>
    <title>Auteurs : Corin Braga</title>
    <link>https://publications-prairial.fr/iris/index.php?id=1555</link>
    <description>Publications de Auteurs Corin Braga</description>
    <language>fr</language>
    <ttl>0</ttl>
    <item>
      <title>Archétype, anarchétype, eschatype</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/iris/index.php?id=2335</link>
      <description>Ce travail se propose de distinguer trois grandes méta-typologies définissant trois structures imaginaires (artistiques, littéraires, etc.) qui se partagent la culture européenne et mondiale. Je pars du concept d’archétype, passant en revue les acceptions qu’il a reçues au cours de l’histoire des idées : métaphysique (essence ontologique, comme les Idées de Platon), psychologique (matrices inconscientes, comme chez Jung) et culturelle (invariant, comme les loci de Curtius). Je traite comme archétypales les œuvres qui ont une structure centrée, dépendant d’un sens unique, qui se résument en un scénario explicatif cohérent. Par l’anarchétype, je désigne les structures anarchiques qui refusent le centre et le logos, qui évoluent d’une manière imprévisible, dans des séquences qui ne peuvent pas recevoir une interprétation linéaire. On pourrait comparer les structures archétypales à des systèmes solaires, alors que les structures anarchétypales rappellent plutôt le gaz cosmique résultant de l’explosion d’une supernova. Enfin, par l’eschatype (du grec eschatos, eschata, eschaton = le dernier), je comprends les structures qui se constituent dans le temps, d’une manière téléologique, en vue d’un sens final qui n’est pas évident dès le principe. Si les œuvres archétypales sont construites sur un scénario initial, les corpus d’œuvres eschatypiques n’arrivent à un modèle explicatif qu’après une évolution interne. La démarche de distinguer ces trois paradigmes me paraît nécessaire parce que, faute d’instruments d’analyse, le canon occidental risque de ne valoriser que les structures archétypales (et en moindre mesure les structures eschatypiques), et de rejeter et déprécier comme des aberrations et des échecs les œuvres anarché-typiques. Metaphysics, Psychology and Philosophy have defined the notion of archetype. We will argue that there is another concept, the “anarchetype” which could escape to the centralization and to any pre‑defined structure building on archetypes. Anarchetype belongs to anarchic and unpredictable structures denying center and logos. It could be used to study marginal or non coherent works far beyond occidental pattern. Eschatype is finally analysed. Some structures without any archetype have to draw an internal evolution before building any model or order. If eschatype is not initially known, it finally shows up and exposes explanations, meanings and even a structure. Eschatype may then give birth to a new theme. It finally may be found in other supports or works, structure and archetype. </description>
      <pubDate>lun., 22 août 2022 15:45:12 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 15 nov. 2023 12:09:21 +0100</lastBuildDate>
      <guid isPermaLink="true">https://publications-prairial.fr/iris/index.php?id=2335</guid>
    </item>
    <item>
      <title>La Colombe-Phénix chez Umberto Eco</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/iris/index.php?id=1917</link>
      <description>Dans ses romans « historiques », Umberto Eco revisite, de manière postmoderne, le grand bassin sémantique des « merveilles » (mirabilia) de la littérature médiévale et de la Renaissance. Plus spécifiquement, dans L’Île du jour d’avant, il travaille sur la toile de fond de l’imaginaire cosmographique de l’âge des grandes « reconnaissances ». Les aventures du protagoniste suivent un trajet initiatique vers un « centre sacré » de la mappemonde, le méridien zéro. En même temps, les péripéties extérieures sont le corrélatif d’une évolution intérieure, que nous analysons avec les instruments de la psychologie analytique jungienne. La colombe orange qui jaillit de l’île au moment culminant du roman, ayant les caractéristiques d’un Phénix — oiseau de la rédemption et la renaissance — est un symbole de l’accomplissement du personnage, de l’atteinte de son soi mystique. In his “historical” novels, Umberto Eco revisits, in a postmodern manner, the great “semantic basin” of the marvels (mirabilia) from medieval and Renaissance literature. In his Island of the Day Before, he makes use of the cosmographic representations of the world from the “Age of Reconnaissance”. The adventures of the character are organized as an initiation journey towards a sacred center of the mappaemundi of the epoch, the Meridian 0. These objective events are the correlative of an internal evolution, which we analyze using concepts from Jungian psychology. The orange dove that springs from the island at the climax of the novel, resembling a classical Phoenix, is a symbol for the character’s realization of the mystique Self. </description>
      <pubDate>lun., 08 févr. 2021 10:02:58 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 15 nov. 2023 12:07:16 +0100</lastBuildDate>
      <guid isPermaLink="true">https://publications-prairial.fr/iris/index.php?id=1917</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Les « eutopies » à l’Âge classique</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/iris/index.php?id=1538</link>
      <description>Avec l’essor et le succès croissant de la littérature de voyages, nourrie par les grandes explorations et découvertes, les utopistes de l’Âge classique ont commencé à s’intéresser plus au sujet épique qu’à l’encadrement rhétorique de la relation utopique. Avec comme résultat des utopies réalistes dans lesquelles les narrateurs, en imitant le schéma de la littérature de voyages et d’exploration, prétendent avoir découvert des civilisations exotiques idéales, crédibles et applicables, qu’ils offrent en modèle à leurs contemporains. Les principaux procédés de construction des « utopies réalistes » sont la sélection et l’extrapolation utopique. Travaillant sur l’image de son monde historique, l’utopiste fait un choix des traits négatifs et positifs et les regroupe dans deux espaces complémentaires. Les caractéristiques jugées mauvaises sont rassemblées et isolées dans la description de « notre » civilisation (d’habitude l’Europe), celles bénéfiques sont regroupées et extrapolées dans la configuration de la civilisation exotique. L’exclusion des éléments désagréables, nuisibles et funestes soumet la fiction utopique à une « réduction au positif », ce qui fait d’elle un univers fictionnel eudémonique, capable de susciter l’adhésion rationnelle, morale et affective des personnages, ainsi que des lecteurs. Nurtured by the great explorations of the period, the emergence of voyage literature in early modern Europe led classical utopian writers to shift from the dialogical form of Renaissance utopias to voyage narratives. A great many of the classical utopias worked in a realistic code, mimicking the voyage epic, in which fictional voyagers discovered exotic ideal civilizations that were offered as a contrastive example to the European countries. The main construction procedures of these “realistic utopias” were utopian selection and extrapolation. The utopian writer started from the “neutral” image of his contemporary world and operated a separation between its positive and negative features. He regrouped the negative features into the image of “our” civilization (Europe) and the positive features into the image of the antipodal civilization. By excluding the bad and harmful elements, the utopian writer submitted his ideal society to a “reduction to the positive” and transformed it into a eudemonic fictional world, meant to prompt a rational, moral and emotional adhesion response in the characters, as well as in the readers. </description>
      <pubDate>jeu., 17 déc. 2020 10:41:28 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 15 nov. 2023 11:58:29 +0100</lastBuildDate>
      <guid isPermaLink="true">https://publications-prairial.fr/iris/index.php?id=1538</guid>
    </item>
  </channel>
</rss>