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    <title>Synesthésies visuelles</title>
    <link>https://publications-prairial.fr/iris/index.php?id=224</link>
    <description> &amp;Agrave; partir des ann&amp;eacute;es 1980 eut lieu une r&amp;eacute;volution dans la connaissance de la synesth&amp;eacute;sie, un ph&amp;eacute;nom&amp;egrave;ne qui est consid&amp;eacute;r&amp;eacute; non plus comme comme une invention culturelle, mais comme une r&amp;eacute;alit&amp;eacute; neurologique concernant plus de 2 % de l&amp;rsquo;humanit&amp;eacute;. Les deux synesth&amp;egrave;tes, Carol Steen et Patricia Lynne Duffy, qui jouent un r&amp;ocirc;le &amp;eacute;minent et pionnier dans la repr&amp;eacute;sentation plastique et litt&amp;eacute;raire de la synesth&amp;eacute;sie, r&amp;ocirc;le soulign&amp;eacute; par Richard Cytowic et Peter Brook, participent &amp;agrave; ce dossier consacr&amp;eacute; &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;tude de la synesth&amp;eacute;sie visuelle, de ses photismes et de la vision entoptique. La synesth&amp;eacute;sie neurologique est devenu un th&amp;egrave;me de l&amp;rsquo;imaginaire contemporain, ainsi dans la production litt&amp;eacute;raire &amp;eacute;tudi&amp;eacute;e par Patricia Lynne Duffy. L&amp;rsquo;article de H.-P. Lambert montre comment une notion &amp;mdash; les form constants &amp;mdash; &amp;eacute;labor&amp;eacute;e par Kl&amp;uuml;ver d&amp;egrave;s 1928, est devenue un &amp;eacute;l&amp;eacute;ment essentiel pour comprendre les photismes de la synesth&amp;eacute;sie visuelle : ils sont produits par le cerveau selon des formes g&amp;eacute;om&amp;eacute;triques universelles que l&amp;rsquo;on trouve aussi bien dans la synesth&amp;eacute;sie visuelle que dans la migraine &amp;agrave; aura, les visions psych&amp;eacute;d&amp;eacute;liques, ou m&amp;ecirc;me les chutes de tension. Ces form constants, objet d&amp;rsquo;&amp;eacute;tude actuelle en neurog&amp;eacute;om&amp;eacute;trie, s&amp;rsquo;appliquent &amp;agrave; l&amp;rsquo;anthropologie et &amp;agrave; la th&amp;eacute;orie de l&amp;rsquo;externalisation. Gabriella Brusa-Zappellini, dans &amp;laquo; Imagerie mentale et imagerie iconique : l&amp;rsquo;art des origines entre neuropsychologie et chamanisme &amp;raquo;, rappelle l&amp;rsquo;int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t de la th&amp;egrave;se de l&amp;rsquo;origine de l&amp;rsquo;art pal&amp;eacute;olithique dans les ph&amp;eacute;nom&amp;egrave;nes entoptiques. </description>
    <category domain="https://publications-prairial.fr/iris/index.php?id=73">Numéros</category>
    <language>fr</language>
    <pubDate>ven., 04 déc. 2020 15:16:56 +0100</pubDate>
    <lastBuildDate>mer., 12 avril 2023 11:58:22 +0200</lastBuildDate>
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      <title>La pensée durandienne et l’imaginaire chinois </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/iris/index.php?id=853</link>
      <description>Profitant de la commémoration du cinquantenaire de la création du premier Centre de recherches sur l’imaginaire fondé par Gilbert Durand, Léon Cellier et Paul Deschamps, nous tentons d’approfondir notre réflexion sur les influences réciproques entre l’imaginaire chinois et la pensée durandienne, dont la rencontre se révèle féconde et fructueuse dans les champs interculturels et comparatifs, et semble propice pour la connaissance et le rayonnement de l’un comme de l’autre, et pour le développement futur de la recherche sur l’imaginaire. While seizing the opportunity to participate in the commemoration of the 50th anniversary of the creation of the first Research Center on the Imaginary Founded by Gilbert Durand, Léon Cellier and Paul Deschamps, this presentation aims to deepen reflection on the reciprocal influences between the Chinese Imaginary and Durandian thought, This encounter proves to be fruitful in both inter-cultural and comparative fields, and is propitious for the knowledge and influence of both cultures. It may well spawn future developments in research on the Imaginary. </description>
      <pubDate>mer., 16 déc. 2020 10:16:59 +0100</pubDate>
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    </item>
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      <title>Horizons mythodologiques : 50 ans et pas une ride ! </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/iris/index.php?id=867</link>
      <description>L’épistémologie ouverte de Gilbert Durand a permis, depuis ses origines, il y a déjà 50 ans, non seulement un approfondissement dans l’étude du mythe dans les œuvres de culture, à partir de ces deux notions clés, que sont la mythocritique et la mythanalyse, mais également une pluridisciplinarité, de plus en plus poussée, entre les dites sciences humaines et les sciences en général. C’est, en définitive, grâce à l’imago-centrisme inhérent à cette méthode archétypologique qu’elle est devenue un horizon mythodologique au pluriel, pour mieux étudier l’humain. For 50 years, Durand’s epistemology has both enhanced our understanding of cultural myths through the key notions of “myth-criticism” and “myth-analysis” and allowed multi-disciplinary collaborations between the social sciences and sciences proper. In sum, the central role Durand’s theoretical positions assign to “the image” has given rise to a manifold “myth-dology” now central in the study of human nature. </description>
      <pubDate>mer., 16 déc. 2020 10:17:49 +0100</pubDate>
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      <title>De la création. Autour de l’impératif de la création littéraire chez Gilbert Durand </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/iris/index.php?id=883</link>
      <description>Dans la perspective de Gilbert Durand (1979-2015), cette étude traite de la conception de la création en général et, en particulier, de la création littéraire. Dans un premier temps, elle met l’accent sur le rôle de la création artistique en valorisant l’impératif de l’œuvre, puis, dans un second temps, sur celui de la création littéraire. Le but est de réfléchir sur la création et aussi sur son propre contenu, constitué de sens et de significations, du point de vue de l’imaginaire. La méthodologie est basée sur le couple compréhension-explication de l’œuvre de l’auteur. En conclusion, il est important de souligner que la conception de la création durandienne s’exprime à travers l’impératif de l’œuvre, du lointain et de la fonction fantastique de l’imaginaire. The present study deals, from the perspective of Gilbert Durand (1979–2015), with the conception of creation, in general, and of the literary creation, in particular. At first, it focuses on the role of artistic creation by valuing the imperative of the work while, in a second moment, it focuses on the literary creation. The objective is to reflect on the creation and its own content, constituted of senses and meanings, from the perspective of the imaginary. The methodology is based on the explanation-understanding binomial and on the author’s work. As a conclusion, it is important to underline that the conception of Durandian creation is told through the imperative of the work, the Remote and the fantastic function of the imaginary. </description>
      <pubDate>mer., 16 déc. 2020 10:18:31 +0100</pubDate>
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      <title>L’imaginaire ou la profondeur du banal. Amour, mythe et métaphore </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/iris/index.php?id=893</link>
      <description>Existe-t-il véritablement, du point de vue cognitif et épistémologique, une distance insurmontable entre grandes et petites mythologies, entre les récits fondateurs sur lesquels reposent nos références culturelles et littéraires et toutes ces métaphores qui façonnent et orientent en profondeur nos expressions langagières et les objets qui nous entourent et qui, elles aussi, racontent une histoire ? Si aucune société ne peut vivre sans mythes, nul ne saurait vivre ni signifier sans métaphore. Et si Œdipe ou Philoctète sont des signifiants lourds de sens capables de générer une pléiade de configurations poétiques sans cesse renouvelées, Levi’s, Coca-Cola ou Apple ne sont pas moins, bien qu’à une dimension et à un degré différent, des noms qui se sont progressivement érigés au statut de mythes contemporains grâce à une habile stratégie où image et récit fondateur se renforcent et se légitiment réciproquement. En tant que force qui harmonise (sans les exclure mutuellement) l’ordre et le désordre, le chaos et le cosmos, la symétrie et la dissymétrie, la Loi et la dimension de la fête et du jeu, Apollon et Dionysos, la vie intérieure et l’expérience du monde ; bref, en tant que principe médiateur et réunificateur de l’univers, de la forme et du sens, la métaphore est ainsi l’un des noms possibles de l’imaginaire. L’autre nom, c’est évidemment l’Amour. En effet, du Moyen Âge à l’époque contemporaine, l’amour, en tant que construction à partir d’une image-écran médiatrice, est toujours une quête du sens, un acte de signification, c’est-à-dire un processus dynamique mettant en relation les éléments disjoints du monde et de notre expérience. From a cognitive and epistemological perspective, does an insurmountable distance really exist between big and small mythologies, between founding narratives on which our cultural and literary references are based, all of the metaphors that fashion and orient the depth of our linguistic expression, and the objects that surround us, which, in their own way, tell a story? A society cannot live without myths; nor would one know how to live or to signify without metaphors. If Oedipus or Philoctetus are heavily loaded with meaning and capable of generating a constellation of constantly renewing poetic configurations, Levi’s, Coca-Cola or Apple do no less. Despite being at a different dimension and degree, these names have been progressively built up to the status of contemporary myths by way of a clever strategy in which image and founding story provide reciprocal reinforcement and legitimization. As a harmonizing force (without mutual exclusivity) of order and disorder, of chaos and cosmos, of symmetry and asymmetry, of the Law and the dimension of party and play, of Apollo and Dionysus, of interior life and the experience of the world, in short, as a mediating and reunifying principle of the universe, of form, and of meaning, metaphor is one possible name for the imaginary. Its other name is, obviously, Love. In fact, from the Middle Ages to contemporary times, love, as a construction growing forth from a mediating image-screen, has always been a quest for meaning, an act of signification, a dynamic process connecting the fractal elements of our world and of our experience. </description>
      <pubDate>mer., 16 déc. 2020 10:19:13 +0100</pubDate>
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      <title>La renaissance de la synesthésie et la synesthésie visuelle </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/iris/index.php?id=903</link>
      <description>À partir des années quatre-vingt eut lieu la Synesthesia renaissance, révolution à la fois scientifique et culturelle sur le phénomène de la synesthésie. Après un premier moment d’études neuropsychologiques, l’arrivée des techniques d’imagerie cérébrale a permis de nouvelles avancées des connaissances et l’élaboration de paradigmes sur le fondement neural de la synesthésie, dont l’essentiel est celui de la cross-activation. Ce dossier est consacré à l’étude de la synesthésie visuelle, de ses photismes et à la vision entoptique. Dans son article « Two Kinds of Vision, Synesthesia and Hypnagogia, a Comparison », Carol Steen rappelle l’importance de la notion des form constants de Klüver. L’article de Greta Berman « Considerations on Genuine Synesthesia in Art and Music » prolonge les études sur les caractéristiques communes des œuvres d’artistes synesthètes, qu’elle a publiées avec Carol Steen, dans le chapitre « Synesthesia and the Artistic Process » du Oxford Handbook of Synesthesia. Patricia Lynne Duffy, l’auteur de Blue Cats and Chartreuse Kittens, continue sa recherche sur les personnages de fiction synesthètes dans le roman contemporain avec « Synesthete Spies, Detectives and Outlaws: Unsettling Truths Uncovered Through (an Equally Unsettling) Synesthetic Process ». Hervé-Pierre Lambert dans « Form constants, synesthésie visuelle, vision entoptique » montre comment une notion — les form constants de Klüver —, élaborée en 1928 à partir des hallucinations visuelles liées au peyotl, est devenue un élément essentiel pour comprendre les photismes, particulièrement synesthésiques. Elle s’est appliquée à l’anthropologie et à la théorie de l’externalisation avant de servir avec la neurogéométrie à mieux comprendre l’origine des photismes de la vision entoptique. Gabriella Brusa-Zappellini, dans « Imagerie mentale et imagerie iconique : l’art des origines entre neuropsychologie et chamanisme », rappelle l’intérêt de la thèse de l’origine de l’art paléolithique dans les phénomènes entoptiques. The Synesthesia’s renaissance took place in the 1980s, and it has proven to be both a scientific and cultural revolution. After a primary phase of neuropsychological studies, the advent of neuroimaging techniques led to new advances in knowledge, and to the development of paradigms concerning the neural basis of synesthesia, with the cross-activation paradigm being among the most essential. This dossier is particularly consecrated to the study of visual synesthesia and its photisms. In her article “Two Kinds of Vision, Synesthesia and Hypnagogia, a Comparison”, Carol Steen recalls the importance of Klüver’s notion of constant form. Greta Berman’s article “Considerations on Genuine Synesthesia in Art and Music” furthers Synesthesia studies to include common characteristics in the works of synesthetic artists. This article was published with Carol Steen, in the chapter “Synesthesia and the Artistic Process” in the Oxford Handbook of Synesthesia. Patricia Lynne Duffy, author of Blue Cats and Chartreuse Kittens, has been carrying out research on fictional synesthetic characters in the contemporary novel “Synesthete Spies, Detectives and Outlaws: Unsettling Truths Uncovered Through (an Equally Unsettling) Synesthetic Process”. Hervé Pierre Lambert in “Form Constants, Visual Synesthesia, Entoptic Vision” shows how Klüver’s form constants, a notion developed in 1928 based on visual hallucinations related to peyote, have become an essential element in understanding photisms, especially those of the synesthetic variety. Form constants have also been applied to anthropology and externalization theory, and contributed to the field of neurogeometry, in which they have allowed researchers to better understand the origin of photisms in entoptic vision. In “Mental Imagery and Iconic Imagery: The Art of Origins between Neuropsychology and Shamanism”, Gabriella Brusa Zappellini sheds new light on the hypothesis of the origins of paelolithic art in entoptic phenomena. </description>
      <pubDate>mer., 16 déc. 2020 10:20:32 +0100</pubDate>
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      <title>Two Kinds of Visions, Synesthesia and Hypnagogia: A Comparison </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/iris/index.php?id=916</link>
      <description>When I was seven years old I discovered that I had been seeing the world differently from other people. My senses were joined. I was a synesthete. Over the years, I learned quite a bit about my synesthesia, but I was surprised in 2013 when I suddenly began to have another kind of vision, hypnagogic images. At first, I thought these new visions were part of my synesthesia, that I was seeing a new form, one I didn’t have a name for. But synesthesia needs a trigger, a trigger that causes us to see what we see. This form did not have a trigger, and that concerned me. In this paper I will explore the visual similarities and differences between my synesthetic photisms and my hypnagogic visions. I will compare the triggers or lack thereof, where I see the images, the ways in which the shapes I see appear, their colors, and their commonalities. I will discuss how the hypnagogic visions have changed, along with the fact that now both synesthetic and hypnagogic visions occur during the same experience, and that I have found other synesthetes who also have both synesthesia and hypnagogia. À l’âge de sept ans j’ai découvert que je voyais le monde différemment des autres. Mes sens étaient reliés. J’étais une synesthète. Avec les années, j’ai beaucoup appris sur ma synesthésie mais j’ai été surprise en 2013 quand soudain j’ai commencé à voir une autre sorte de vision, des images hypnagogiques. Au début j’ai pensé que ces nouvelles visions faisaient partie de ma synesthésie, que j’en voyais une nouvelle forme, dont j’ignorais le nom. J’ai commencé à être préoccupée par cette forme qui n’avait pas de déclencheur. Dans cet article j’explorerai les similarités visuelles et les différences entre mes photismes synesthétiques et mes visions hypnagogiques. Je comparerai les déclencheurs ou leur absence, les espaces où je vois les images et de quelles manières apparaissent les formes que je vois, leurs couleurs et leurs points communs. J’examinerai comment changeaient les visions hypnagogiques et le fait que je vois des visions à la fois synesthésiques et hypnagogiques se produire dans la même expérience, et que j’ai trouvé d’autres synesthètes qui eux aussi ont à la fois la synesthésie et l’hypnagogie. </description>
      <pubDate>mer., 16 déc. 2020 10:21:23 +0100</pubDate>
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      <title>Considerations on Genuine Synesthesia in Art and Music </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/iris/index.php?id=928</link>
      <description>This essay focuses on the phenomenon of synesthesia. In an attempt to differentiate between genuine synesthesia and metaphorical synesthesia, I have searched for shared traits among synesthetic visual artists, as well as among composers and performing musicians. The field of synesthesia has been rife with misunderstandings. Though ever increasing numbers of exhibitions, books, and articles have used the title or subtitle, “Synesthesia in art and/or music”, few of these adequately define synesthesia. The major cause of the problem is that art and music historians and curators, as well as artists and composers themselves, have confused the desire to intermingle various art forms with the phenomenon of genuine synesthesia. I show the existence of recurrent patterns of artistic response to synesthetic experience, the evidence of shared characteristics, by taking the examples of Carol Steen, Marcia Smilack, Joan Mitchell, David Hockney, Messiaen. I also present the results of my investigation on the synesthetic perceptions of the pianist Joyce Yang. Cet essai porte sur le phénomène de la synesthésie. Pour bien différencier synesthésie authentique et synesthésie métaphorique, j’ai recherché des traits communs chez les artistes visuels synesthètes, ainsi que chez les compositeurs et les musiciens interprètes. Le champ de la synesthésie a été envahi par des malentendus. Bien que de plus en plus d’expositions, de livres et d’articles utilisent le titre ou le sous-titre « Synesthésie dans l’art et/ou la musique », peu d’entre eux définissent adéquatement la synesthésie. La principale cause du problème est que les historiens et les conservateurs d’art et de musique, ainsi que les artistes et les compositeurs eux-mêmes, ont confondu le désir d’entremêler diverses formes d’art avec le phénomène de la véritable synesthésie. Je montre l’existence de modèles récurrents de réponse artistique à l’expérience synesthésique, l’évidence de caractéristiques partagées, en prenant les exemples de Carol Steen, Marcia Smilack, Joan Mitchell, David Hockney, Messiaen. Je présente également les résultats de ma recherche sur les perceptions synesthétiques de la pianiste Joyce Yang. </description>
      <pubDate>mer., 16 déc. 2020 10:22:13 +0100</pubDate>
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      <title>Synesthete Spies, Detectives and Outlaws: Unsettling Truths Uncovered Through (an Equally Unsettling) Synesthetic Process </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/iris/index.php?id=942</link>
      <description>This article focuses on portrayals of fictional characters with neurological synesthesia in seven selected 20th and 21st century English-language novels in the detective-spy genre. Characters are discussed in terms of the five categories of literacy depiction of synesthete characters as outlined in the chapter, “Synesthesia and Literature” in the Oxford Handbook of Synesthesia (Oxford University Press, 2013). I will suggest that depictions of synesthete characters in the detective genre link synesthetic perceptions with glimpses of ultimate truth, and trace these tendencies back to descriptions of synesthesia in 19th century seminal European works (written during a very fertile period of research into audition colorée), including Arthur Rimbaud’s “Letter of a Seer” and Max Nordau’s Degeneration. Novels included in this study: Invitation to a Beheading by Vladimir Nabokov, The Synesthete by Brent Kiernan, Top Ten by Gene Ha and Alan Moore, The Fallen by T. Jefferson Parker, Miracle Myx by Dave Diotalevi, Still Waters by Nigel McCrery, Red Sparrow by Jason Matthews. Cet article se concentre sur les représentations de personnages fictifs ayant une synesthésie neurologique, dans sept romans anglais des xxe et xxie siècles, sélectionnés dans le genre policier-espionnage. Les personnages sont examinés à partir des cinq catégories de représentation littéraire des personnages synesthésiques, exposées dans le chapitre « Synesthesia and Literature » de l’Oxford Handbook of Synesthesia (Oxford University Press, 2013). Je suggérerai que les représentations de personnages synesthésiques dans le genre policier relient les perceptions synesthésiques à des intuitions sur une vérité supérieure et rapporte ces tendances aux descriptions de la synesthésie dans les œuvres européennes essentielles du xixe siècle (écrites pendant une période de recherche très fertile en audition colorée), y compris la « Lettre d’un Voyant » d’Arthur Rimbaud et le Dégénérescence de Max Nordau. Romans inclus dans cette étude : Invitation to a Behading de Vladimir Nabokov, The Synesthete de Brent Kiernan, Top Ten de Gene Ha et Alan Moore, The Fallen de T. Jefferson Parker, Miracle Myx de Dave Diotalevi, Still Waters de Nigel McCrery, Red Sparrow de Jason Matthews. </description>
      <pubDate>mer., 16 déc. 2020 10:22:53 +0100</pubDate>
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      <title>Form constants, synesthésie visuelle, vision entoptique </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/iris/index.php?id=966</link>
      <description>En 1928 la théorie des form constants par Klüver catégorisait les hallucinations visuelles en quatre grandes catégories. Alors que la notion de form constants venait à s’appliquer virtuellement à toutes les figures entoptiques, comme l’avait prévu son auteur, dont les photismes synesthésiques, Cytowic a décrit et Carol Steen représenté ce que voient réellement des synesthètes visuels. L’une des caractéristiques d’œuvres de peintres synesthètes serait justement la présence de ces formes classées par Klüver. L’anthropologie avec la thèse de l’externalisation a montré que certaines cultures ont repris les form constants perçues dans le premier stade de l’intoxication pour en faire les patterns de leur art. Les modèles physiologico-mathématiques permettent de localiser en V1 l’origine de production des photismes et d’expliquer leur morphogénèse. Mais une explication des circuits neuraux empruntés pour passer des différents types de déclencheur sensoriel à l’apparition de photismes synesthésiques reste aujourd’hui au stade de l’hypothèse. La synesthésie est l’objet de recherches alliant les sciences les plus contemporaines dont la génomique. Il est possible que les études sur la synesthésie transforment son statut de phénomène marginal en un élément essentiel dans la compréhension du système physiologique sous-jacent à l’esprit humain. In 1928, Klüver’s theory of form constants placed visual hallucinations into four broad categories. Whereas, as predicted by its author, the notion of form constants was virtually applicable to all entoptic figures, including synesthetic photisms, the very notion of entoptics was definitively extended. Cytowic has described and Carol Steen has represented what visual synesthetes actually see. The presence of these forms, as they have been classified by Klüver, is precisely one of the characteristics of the works of synesthetic painters. With the thesis of externalization, the field of Anthropology has shown that some cultures have adopted the constant forms perceived in the first stage of intoxication as patterns for their art. Physiological-mathematical models allow us to locate the origin of photism production in V1, and to explain these photisms’ morphogenesis. But, even today, an explanation of the neural pathways used to pass from different types of sensory triggers to the appearance of synesthetic photisms remains at the hypothesis stage. Synesthesia is a research topic that combines some of the most contemporary sciences, including genomics. Studies on synesthesia may just transform its status as that of a marginal phenomenon into that of an essential element in understanding the physiological system underlying the human mind. </description>
      <pubDate>mer., 16 déc. 2020 10:23:37 +0100</pubDate>
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      <title>Imagerie mentale et imagerie iconique : l’art des origines entre neuropsychologie et chamanisme </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/iris/index.php?id=978</link>
      <description>L’art pariétal du Paléolithique supérieur présente, à côté d’un extraordinaire répertoire animalier bien diversifié, un grand nombre de signes qui ne trouvent pas d’équivalents dans la perception de la réalité sensible. Tandis que les images des humains ou des créatures mi-humaines mi-animales sont très rares, ces formes aniconiques, souvent géométrisantes et aisément classifiables, sont globalement plus nombreuses que les animaux. Si saisir l’intentionnalité qui a poussé les premiers artistes à peindre sur les parois représente un défi pour nos compétences interprétatives, les « signes » constituent l’aspect le plus énigmatique de ce défi. Il y a trente ans, en 1988, dans la revue Current Anthropology, a été publié un article de James D. Lewis-Williams et Thomas A. Dowson, « The Signs of All Times. Entoptic Phenomena in Upper Paleolithic Art », ouvrant une nouvelle perspective sur l’origine des signes. En appliquant le modèle neuropsychologique à l’imagerie bidimensionnelle de l’art des grottes, il est possible d’identifier à des signes à valeur universelle, selon les auteurs, les apparitions entoptiques présentes, avec leurs diverses modalités combinatoires, dans l’art rupestre de « tous les temps ». Cette interprétation de l’art des sociétés préhistoriques, qui resitue la naissance des images dans les territoires visionnaires des cultures chamaniques, a soulevé en France des perplexités et des polémiques innombrables, parfois acerbes. Il est prioritaire alors de voir si le modèle neuropsychologique est effectivement en mesure d’offrir un cadre explicatif des données archéologiques des grottes ornées et de ses « constructions symboliques », en mesure d’intégrer tous les indices disponibles dans une construction théorique cohérente. The parietal art of the Upper Paleolithic shows, alongside with an extraordinary and highly diversified animalistic repertoire, a large number of signs which cannot be found in the perception of sensible reality. While images of humans or of anthropo-zoomorphic creatures are very rare, these aniconic forms—while often geometric and appropriate for classification—are globally more copious than animals. If understanding the intentions that prompted the first artists to paint on the walls represents a challenge for our interpretative skills, then the “signs” constitute the most enigmatic aspect of this challenge. Thirty years ago, in 1988, an article written by James D. Lewis-Williams and Thomas A. Dowson, and entitled “The Signs of All Times. Entoptic Phenomena in Upper Paleolithic Art”, was published in the Current Anthropology journal. This article opened up new perspectives on the origin of signs. According to its authors, by applying the neuropsychological model to the two-dimensional imagery of cave art, it is possible to identify universal signs ascribable to the entoptic appearances that can be found—in their different combined modes—in the rock art of all times. This interpretation of the art of prehistoric societies, which has led to the emergence of images within the visionary territories of shamanic cultures, has provoked countless—and sometimes harsh—disputes in France. It has therefore become a priority to evaluate whether the neuropsychological model is actually able to provide an explanatory picture of the archaeological evidence of historiated caves and their constructions symboliques that would be capable of integrating all the clues available into a coherent theoretical structure. </description>
      <pubDate>mer., 16 déc. 2020 10:24:14 +0100</pubDate>
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      <title>Tracce di riti iniziatici femminili nello Yonec di Maria di Francia e in AT 432 </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/iris/index.php?id=992</link>
      <description>Sulla base degli studi di Mircea Eliade, l’Autore evidenzia, nel lai antico francese Yonec e in due racconti popolari riconducibili al tipo AT 432, «The Prince as bird» (Il Principe Verdeprato di G. B. Basile e La penna di Finist, falco splendente raccolto da A. N. Afanasev), tracce di scenari iniziatici femminili e del viaggio oltremondano sciamanico. Sur la base des études de Mircea Eliade, l’auteur met en évidence, dans le Lai de Yonec de Marie de France et dans deux contes de fées liés au conte-type AT 432 « L’Oiseau bleu » (Prince Verdeprato de G. B. Basile et Finist, clair faucon recueilli par A. N. Afanasev), des traces des rites initiatiques féminins et du voyage chamanique vers l’Autre Monde. On the ground of Mircea Eliade studies, the author analyses the Ancient French Lay of Yonec and two folk tales, connected to the type AT 432 “The Prince as bird” (The Prince Verdeprato by G. B. Basile and Finist the Falcon, collected by A. N. Afanasev), focusing on the presence of hints of ancient initiatory female rites and shamanic female otherworld voyages. </description>
      <pubDate>mer., 16 déc. 2020 10:25:09 +0100</pubDate>
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      <title>Geoffrey Chaucer, The Merchant’s Tale et la dialectique de l’élévation </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/iris/index.php?id=1009</link>
      <description>Geoffrey Chaucer pose dans The Canterbury Tales un regard unique sur l’évolution de la poésie anglaise durant le Moyen Âge. L’alternance de genres et de styles poétiques différents lui permet de refléter tout le potentiel de la littérature par le biais d’un réagencement des images, symboles et conventions qui la définissent. Néanmoins, ce qui fait la force de Chaucer dans The Canterbury Tales, est sa capacité à développer un dialogue entre les différents récits constituant l’œuvre, ainsi que sa facilité à renverser nos attentes en extrayant son public d’un roman de chevalerie pour le propulser dans l’univers carnavalesque du fabliau, comme c’est le cas dans The Merchant’s Tale. En jouant avec l’imaginaire de l’arbre et du fruit, Chaucer nous prive dans ce conte de toute élévation et fait de son poirier un arbre inversé. In The Canterbury Tales, Geoffrey Chaucer takes a unique look at the evolution of English poetry during the Middle Ages. The interplay of different poetical styles and genres allows him to reflect the potential of literature through a reorganization of the images, symbols, and conventions that define it. Nonetheless, Chaucer’s real strength in The Canterbury Tales is his capacity to develop a dialogue between the different stories told in the work and also the ease with which he reverses his audience’s expectation, taking us out of traditional romance and throwing us into the burlesque world of a fabliau. In The Merchant’s Tale, Chaucer plays with the imagery of trees and fruits in order to deprive us of any possible elevation and ends by turning his pear tree upside down. </description>
      <pubDate>mer., 16 déc. 2020 10:25:41 +0100</pubDate>
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      <title>Myrddin et Merlin. De l’onomastique à la mythologie </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/iris/index.php?id=1020</link>
      <description>Le nom du devin gallois Myrddin a reçu plusieurs étymologies qui satisfont plus ou moins : Myrddin viendrait de *moridunon « Forteresse de la mer » (Loth, Guyonvarc’h, Lambert), de *mŏrĭi̯īn- « celui de la Mer » (Hamp) ou mirzin / milzin « délicat » (Fleuriot). Par ailleurs, le nom roman de Merlin serait celui d’un oiseau, français « merle » ou « Faucon » (moyen anglais merlin). Cette étude phonétique, lexicale et mythologique tente de montrer comment Myrddin et Merlin dérivent de la thématisation, bien attestée, du vieux celtique *mero « fou » et que cette appellation a dû signifier « le Maître de la folie », c’est-à-dire « l’Inspiré ». The name of the welsh seer Myrddin has received many etymologies which are more or less satisfactory: Myrddin would come from *moridunon “Fortress of the sea” (Loth, Guyonvarc’h, Lambert), from *mŏrĭi̯īn “One of the Sea” (Hamp) or from mirzin / milzin “delicate” (Fleuriot). Moreover, Merlin’s roman name would be that of a bird, “Blackbird” (French merle) or “Falcon” (middle English merlin). This phonetical, lexical and mythological analysis try to show how Myrddin and Merlin are connected with the well attested old Celtic stem *mero “mad” and that this designation would have been “The Master of the madness”, which means “The Inspired”. </description>
      <pubDate>mer., 16 déc. 2020 10:26:10 +0100</pubDate>
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      <title>Jean-Louis Haquette et Karine Ueltschi (dir.), Les Métamorphoses de Virgile. Réception de la figure de l’Auctor. Antiquité, Moyen Âge, Temps modernes </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/iris/index.php?id=1028</link>
      <pubDate>mer., 16 déc. 2020 10:26:47 +0100</pubDate>
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      <title>Alain Montandon, Mélusine et Barbe-Bleue. Essai de sociopoétique </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/iris/index.php?id=1035</link>
      <pubDate>mer., 16 déc. 2020 10:27:15 +0100</pubDate>
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      <title>Pauline Leplongeon, Le Tilleul. Une histoire culturelle </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/iris/index.php?id=1038</link>
      <pubDate>mer., 16 déc. 2020 10:27:38 +0100</pubDate>
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      <title>Éditorial </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/iris/index.php?id=844</link>
      <pubDate>mer., 16 déc. 2020 10:02:54 +0100</pubDate>
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      <title>Couverture Iris, 39 | 2019 </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/iris/index.php?id=2683</link>
      <pubDate>ven., 20 janv. 2023 11:06:32 +0100</pubDate>
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