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    <title>perception</title>
    <link>https://publications-prairial.fr/iris/index.php?id=2396</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Nisargadatta Maharaj devant les sciences humaines : éloge de l’homme sans qualité. Une anthropologie trouée ?</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/iris/index.php?id=3924</link>
      <description>Dans un propos (indirectement et involontairement) iconoclaste, Claude Fintz se propose de mettre en perspective l’univers conceptuel des sciences humaines en le confrontant à la pensée d’un maître de l’advaïta indien contemporain, Nisargadatta Maharaj — tel que la reflète son disciple Ramesh S. Balsekar. Dans cet « entre » de la quête scientifique et spirituelle, seront mises en résonance les grandes notions de la philosophie du sujet. L’auteur fait l’hypothèse que cette paradoxale rencontre est susceptible de faire émerger le mystère d’une recherche en première personne où, dans le contexte d’une certaine philosophie de la conscience (mise en résonance avec la quête de Henri Michaux), le sujet regardant s’avère être le miroir de l’objet regardé. Cette apocalypse projette du vitriol sur les bulles conceptuelles que sont le prétendu sujet (et son libre arbitre), le savoir et l’imaginaire — autant de constituants des « sciences » humaines, bordées en fait par le néant, selon une anthropologie « trouée ». In an (indirectly or involuntarily) iconoclastic subject, Claude Fintz proposes to put in perspective the conceptual universe of the humanities by confronting it with the thought of a master of contemporary Indian advaita, Nisargadatta Maharaj—as reflected by his disciple Ramesh S. Balsekar. In this “between” of the scientific and spiritual quest, the great notions of the philosophy of the subject will resonate. The author hypothesizes that this paradoxical encounter is likely to bring out the mystery of a first-person search where, in the context of a certain philosophy of consciousness (resonating with the quest of Henri Michaux), the looking subject turns out to be the mirror of the looked object. This apocalypse projects vitriol on the conceptual bubbles that are the so-called subject (and his free will), knowledge and imagination—all constituents of the human “sciences”, bordered in fact by nothingness, according to a “vacant” anthropology. </description>
      <pubDate>lun., 12 févr. 2024 16:45:39 +0100</pubDate>
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      <title>La perception des couleurs dans les traités de recettes de fausses pierres précieuses (1520-1689)</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/iris/index.php?id=3743</link>
      <description>L’étude de la perception de la couleur (représentations, synesthésie, dénominations, usages et classification) dans des traités de recettes rédigés entre 1520 et 1689, portant sur la fabrication et les étapes de la couleur dans des objets divers (remèdes, fards et majoritairement pierres précieuses) montre que la couleur n’est pas qu’une surface apparente mais aussi une substance sensible en particulier, le blanc et le rouge. Principe d’unité de matières diverses, lorsqu’elle est associée à des signifiés variables et des signifiants, elle devient parfois contradictoire, si bien que la couleur offre aussi un jeu sur la dénomination qui fait d’elle un signe dont le sens est parfois clair, parfois obscur, et en tout cas mobile (azur, vermillon). Le lecteur contemporain ne perçoit donc pas la couleur comme l’artisan de la Renaissance. Enfin comme principe de classification, elle montre un déséquilibre et une hiérarchie des couleurs qui, tout en offrant une structure aux recettes, confère au rouge et à ses nuances une place de choix. This paper aims to study the perception of color (representations, synesthesia, denominations, uses and classification) in specific writings such as recipe treatises written from 1520 to 1689. These treatises deal with the manufacture and stages of color in various objects (remedies, blushes and mainly gems). They reveals that color is not only an apparent surface but also a sensitive substance, in particular white and red colors. Although color is a principle of unity for diverse materials, it sometimes becomes contradictory when it is associated with variable signified and signifiers, so that color also offers a play on naming: meaning is sometimes clear, sometimes obscure, and in any case mobile (azure, vermilion). The contemporary reader does not perceive color in the same way as the Renaissance craftsman. Finally, as a principle of classification, it shows an imbalance and hierarchy of colors which, while providing structure to recipes: it gives mainly a place of choice to red and its shades. </description>
      <pubDate>ven., 09 févr. 2024 14:50:15 +0100</pubDate>
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      <title>L’image, reproduction, transformation, création de l’« irréel » ? Quelques notes sur l’anthropologie de l’imagination</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/iris/index.php?id=3615</link>
      <description>Sous forme de quelques notes autour d’une anthropologie de l’imagination, l’article interroge les relations complexes entre imaginaire et perception, en procédant à une synthèse sur les grandes traditions philosophiques qui concernent l’image. Entre conscience perceptive et conscience imageante, la ligne de démarcation demeure problématique, selon que l’imagination tire des sens la matière de ses images ou produise des représentations nouvelles donnant corps à un irréel, voire à un surréel. Dérivation appauvrie et reviviscence trompeuse de la perception dans la tradition empiriste, elle précède l’expérience pour Kant. L’imagination a au moins trois fonctions : suppléance, amplification et révélation du réel, correspondant chacune à des intentionnalités différenciées : imager, imaginer, imaginaliser. L’imaginal, comme corrélat de l’imagination créatrice, actualise des images épiphaniques ne se laissant réduire ni à la reproduction ni à la fiction. Il s’agit d’images primordiales, à portée universelle, ne dépendant pas des conditions subjectives de celui qui les perçoit. In the form of few notes around an anthropology of the imagination, the article questions the complex relationships between imagination and perception, by carrying out a synthesis of the great traditions which concern the image. Between perceptual consciousness and imaging consciousness, the line of demarcation remains problematic, depending on whether the imagination draws from the senses the material of its images or produces new representations giving substance to an unreal, or even a surreal. Impoverished derivation and misleading revival of perception in the empiricist tradition, it precedes experience for Kant. Imagination has at least three functions: replacement, amplification and revelation of reality, each corresponding to differentiated intentions: to image, imagine, “imaginalise”. The imaginal, as a correlate of creative imagination, actualizes epiphanic images, allowing itself to be reduced neither ton reproduction nor to fiction. These are primordial images with a universal scope, not depending on the subjective conditions of the perceiver. </description>
      <pubDate>jeu., 08 févr. 2024 14:16:48 +0100</pubDate>
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      <title>Marie-Agnès Cathiard : histoire d’un itinéraire. Pour un statut neural de l’imaginaire</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/iris/index.php?id=3578</link>
      <description>En guise d’hommage à Marie-Agnès Cathiard, ce texte d’ouverture qui se propose de restituer l’histoire d’un itinéraire et d’un engagement de chercheuse, replace ses travaux autour des grandes thématiques qui l’ont structuré. « Du corps de la parole aux corps imaginés », ses contributions et investigations expérimentales, attentives aux innovations des neurosciences, ont infléchi la politique du centre en matière de recherches anthropologiques, défrichant des pistes novatrices, notamment sur les imaginaires du cerveau et du corps amputé. Elles ont permis la conjonction entre sciences cognitives et recherches sur l’imaginaire, entre biologie et culture. Ses travaux ont repensé les images mentales à l’aune de la neurologie. Ils ont envisagé les connectomes de l’imaginaire associés à certains complexes d’images (lévitation, expérience de sortie du corps). Ils ont confronté les apports des neurosciences aux plus anciennes phénoménologies mythologiques, développant une anthropologie neurocognitive transalpine. La recherche de Marie-Agnès Cathiard a ouvert la voie à un statut neural de l’imaginaire, véritable bouleversement épistémologique. Cette entreprise de reconstruction, plus narrative que conceptuelle, permet néanmoins de souligner l’importance de ses travaux pionniers en matière de cartographie corticale. S’inscrivant dans la filiation de Gilbert Durand dont elle corrobore les hypothèses (primauté des images dans les opérations cognitives, enracinement biologique des images), elle a permis de jeter un regard nouveau sur cet héritage et de lui impulser un nouveau souffle. As a tribute to Marie-Agnès Cathiard, this opening text which aims to recount the story of a journey and researcher’s commitment places her work around the major themes that structured it. “From the body of speech to imagined bodies”, its contributions and experimental investigations, attentive to the innovations of neuroscience, have influenced the center’s policy in terms of anthropological research, breaking down innovative avenues, particulary on the imagination of the brain and the amputated body. Her contributions have enabled the conjunction between cognitive sciences and research on the imagination, between biology and culture. Her work has rethought mental images in the light of neurology. They considered the connectomes of the imagination associated with certain image complexes (levitation, alien presence). They compared the contributions of neuroscience to the most ancient mythological phenomenologies, developing a transalpine neurocognitive anthropology. Marie-Agnès’research has opened the way to a neural status of the imagination, a real epistemological upheaval. This reconstruction enterprise, more narrative than conceptual, nevertheless allows us to underline the importance of her pioneering work in cortical mapping. Being part of the lineage of Gilbert Durand whose hypotheses she corroborates (primacy of images in cognitive operations, biological rooting of images), she has made it possible to take a new look at this heritage and to breathe new life into it. </description>
      <pubDate>jeu., 08 févr. 2024 14:05:56 +0100</pubDate>
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      <title>Murakami et les fractures de la corporéité. Vers une représentation aporétique de l’individuation</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/iris/index.php?id=2393</link>
      <description>La plupart des romans et des nouvelles de Murakami traitent du rapport à l’existence et de la construction de l’individu. Le corps, en conséquence, est alors mis en question, en tant que moyen d’accès au monde et comme manifestions de l’individu. Ceci entre particulièrement en résonance avec la culture japonaise en raison de sa propension à considérer l’individu comme particule du groupe. Par ailleurs, une question en particulier est suggérée par Murakami : le lien entre corps et esprit. La corporéité défend alors son existence propre, sans contredire la volonté, mais pour parvenir à communiquer avec autrui et pour accéder à une forme d’universel. Dislocation entre imaginaire et réalité, conflits intimes tout autant que d’inspiration mythologique, sont les nœuds des romans étudiés : Kafka sur le rivage, La Fin des temps, L’Éléphant s’évapore. Les romans de Murakami imposent aux lecteurs d’envisager la corporéité comme un carrefour entre croyances mystique, désir et mémoire. </description>
      <pubDate>mer., 24 août 2022 12:49:24 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mar., 14 nov. 2023 13:22:54 +0100</lastBuildDate>
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