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    <title>Auteurs : Yves Vadé</title>
    <link>https://publications-prairial.fr/iris/index.php?id=3095</link>
    <description>Publications of Auteurs Yves Vadé</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Éléments de géodésie gauloise</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/iris/index.php?id=3226</link>
      <description>César note parmi les principales préoccupations des druides « la mesure du monde et des territoires ». Le simple arpentage étant exclu, d’autres méthodes doivent être envisagées, et d’abord le repérage de directions privilégiées à partir de points hauts (tels que le Puy-de-Dôme, la Montagne de Dun, le Mont Dardon, la colline de Sion-Vaudémont…), rendant possible une sorte de triangulation primitive. On constate que, dans les schémas ainsi obtenus, les sites dénommés Mediolanum jouent un rôle capital. Ainsi peut‑on relier Milano, Mediolanum des Insubres et Châteaumeillant chez les Bituriges par une droite qui passe par le Mont Blanc et la Montagne de Dun, elle‑même centre d’une série d’équidistances conduisant à Meilhan-sur-Garonne, Saintes, Évreux, tous anciens Mediolanum. Des relations géométriques non moins remarquables relient entre autres le Mediolanum de Samoreau (butte-témoin au bord de la Seine) à Maulain (Haute-Marne), à Mâlain (Côte‑d’Or), à Moliens (Oise). La sacralisation des points centraux, constante dans la tradition celtique, recoupe ainsi une véritable entreprise de géodésie gauloise, dont la chronologie demande à être précisée. Caesar writes among the main preoccupations of the Druids “the measurement of the world and of territories”. A simple surveying being excluded, other methods have to be considered, and first the spotting of privileged directions from high points (such as the Puy-de-Dôme, the Montagne de Dun, the Mont Dardon, the hill of Sion-Vaudémont…) allowing a kind of primitive triangulation. It has been noticed that in the obtained patterns, the places known as Mediolanum play a major role. Thus Milano, Mediolanum of the Insubri and Châteaumeillant, home of the Biturigi, can be connected by a straight line across the Mont Blanc and the Montagne de Dun, this last one being the center of several equidistances leading to Meilhan-sur-Garonne, Saintes, Évreux, all of them ancient Mediolanum. Geometrical relations, not less striking, link among others, the Mediolanum de Samoreau (landmark on the bank of the Seine) to Maulain (Haute-Marne), Mâlain (Côte‑d’Or) and Moliens (Oise). Consistant with the Celtic tradition, the sacralization of the central points adds up to a real endeavour of Gallic geodesy, the chronology of which should be elaborated. </description>
      <pubDate>mar., 28 mars 2023 09:57:34 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 15 nov. 2023 12:11:48 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Sur la piste des dragons celtiques</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/iris/index.php?id=3080</link>
      <description>Au-delà du dragon des contes, réduit à sa fonction d’adversaire, la plupart des dragons celtiques sont liés à un site, le plus souvent en rapport avec le régime des eaux : zones inondables, confluents, torrents (le Drac). Dans les versions christianisées, un saint, plutôt que de les exterminer, se charge de les reconduire à leur origine maritime ou souterraine. Les princes en usent différemment. Leur affrontement avec le dragon est un combat qualifiant qui leur permet de s’approprier la force du monstre. Représenté sur leur épée ou leur bouclier, voire intégré dans leur nom (Uther Pendragon), le dragon devient talisman. Des cités, des nations (le Pays de Galles) en font leur emblème. Dans le temps, les dragons sont liés aux quatre grandes fêtes calendaires celtiques. Le combat de deux dragons, ouroboros scindé, symbolise les deux saisons de l’année, alternativement sombre et claire. Dans l’espace, le dragon entretient des rapports privilégiés avec la notion de lieu central, ce qui renvoie au problème des omphaloi (Delphes) ou des Mediolanum gaulois. Au plan astronomique, la constellation du Dragon, où les Grecs voyaient la métamorphose du dragon (et de la rivière) Ladon, devient en breton Avank Du, « le Castor noir », permettant d’imaginer un castor monstrueux bloquant les eaux à l’image du Vrtra védique. Actif dans les trois fonctions, présent aux trois niveaux du monde en verticalité, le Dragon celtique rejoint ainsi ses congénères d’autres mythologies, attestant son origine immémoriale. Beyond the dragon of the tales, reduced to its function as an adversary, most Celtic dragons are linked to a site, most often in relation to the water regime: flood plains, confluences, torrents (the Drac). In Christianised versions, a saint, rather than exterminating them, is responsible for leading them back to their maritime or underground origin. Princes use it differently. Their confrontation with the dragon is a qualifying fight wich allows them to appropriate the monster’s strength. Represented on their sword or their shield, or even integrated into their name (Uther Pendragon), the dragon becomes a talisman. Cities and nations (Wales) make it their emblem. In time, dragons are linked to the four great Celtic calendar festivals. The fight of two dragons, split ouroboros, symbolises the two seasons of the year, alternately dark and light. In space, the dragon maintains a privileged relationship with the notion of central place, leading back to the problem of the omphaloi (Delphi) or the Gallic Mediolanum. At the astronomical level, the constellation of the Dragon, where the Greeks saw the metamorphosis of the dragon (and the river) Ladon, becomes in Breton Avank Du, “the black Beaver”, allowing us to imagine a monstrous beaver blocking the waters as the Vedic Vrtra. Active in the three functions, present at the three levels of the world in verticality, the Celtic dragon thus joins its congeners from other mythologies, attesting to its immemorial origin. </description>
      <pubDate>ven., 03 févr. 2023 14:26:51 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 15 nov. 2023 11:42:05 +0100</lastBuildDate>
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