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    <title>anticipation</title>
    <link>https://publications-prairial.fr/iris/index.php?id=3180</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Enseigner l’oecologie de la ville : la formation à l’urbanité dans le roman d’anticipation pour la jeunesse (1880‑1914)</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/iris/index.php?id=4341</link>
      <description>Cet article étudie la façon dont le roman d’aventure scientifique et géographique pour la jeunesse entre 1880 et 1914 propose la vulgarisation de grands principes naturalistes et écologiques au moyen de villes imaginaires et conjecturales. Ces espaces urbains originaux sont utilisés pour permettre la transmission des connaissances sur la nature, soit parce qu’ils forment des objets spectaculaires, soit parce que dans leur nature même de « ville » ceux-ci permettent de croiser d’importants principes d’enseignement fondés sur la centralisation et la décomposition du savoir. Mais ces récits conjecturaux pédagogiques ne font pas que diffuser une connaissance sur la nature au moyen de la fiction romanesque : ils utilisent en réalité leur pouvoir d’attraction pour former la jeunesse à la domination des phénomènes naturels, rendre désirable l’activité productive et industrielle, invitant les jeunes à devenir de futurs bâtisseurs de cité eux‑mêmes. Ces principes montrent en réalité la participation du fait littéraire au processus d’urbanisation et de domination du monde naturel inscrit dans le sillage de la révolution industrielle. This article examines how the scientific and geographical adventure novel for young readers between 1880 and 1914 promotes the popularization of ecological principles through imaginary cities. These original urban spaces are used to transmit knowledge about nature, because they are spectacular objects, or because they represent key educational principles based on the centralization and decomposition of knowledge. But these pedagogical narratives do not only disseminate knowledge about nature through fiction: they actually use their power of attraction to train young people in the domination of natural phenomena, to make productive and industrial activity desirable, and to encourage them to become future city builders. These principles reflect the participation of litterature in the process of urbanization and domination of nature, in the wake of the industrial revolution. </description>
      <pubDate>mar., 03 févr. 2026 11:22:35 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>ven., 13 févr. 2026 14:09:15 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Apprivoiser la peur : Hors gel d’Emmanuelle Salasc</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/iris/index.php?id=4249</link>
      <description>Emmanuelle Salasc imagine dans un roman de légère anticipation (2056) la vie en montagne dans un État devenu autoritaire pour parer aux menaces climatiques et environnementales. La fonte des glaciers accroît le risque d’effondrement ou de lave torrentielle, comme ce fut le cas en 1892 lors de la catastrophe de Saint‑Gervais en Haute‑Savoie, dont la romancière s’inspire. Que faire avec cette peur suspendue ? Peut‑on apprendre à Vivre avec le trouble comme l’a suggéré la philosophe américaine Donna Haraway ? Hors gel dessine les orientations dystopiques d’une écologie autoritaire, mais propose aussi différents modes de remédiation : « jeux de ficelle » (D. Haraway) pour penser la complexité, motifs d’inclusion qui font du récit une sorte de « fiction panier » (U. Le Guin), nouvelles parentalités avec le vivant et le minéral. In a novel of light anticipation (2056), Emmanuelle Salasc imagines life in the mountains in a state that has become authoritarian in the face of climatic and environmental threats. Melting glaciers increase the risk of collapse or torrential lava, as was the case in 1892 with the Saint‑Gervais disaster in Haute‑Savoie, from which the novelist draws her inspiration. What can we do with this suspended fear? Can we learn to [Stay] with the trouble, as suggested by the American philosopher Donna Haraway? Hors gel outlines the dystopian orientations of an authoritarian ecology, but also proposes various modes of remediation: “string games” (D. Haraway) for thinking about complexity, patterns of inclusion that turn narrative into a kind of “basket fiction” (U. Le Guin), new parentalities with the living and the mineral. </description>
      <pubDate>jeu., 29 janv. 2026 11:50:30 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>ven., 13 févr. 2026 13:35:06 +0100</lastBuildDate>
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      <title>L’Analyse de scènes audio‑visuelles : un paradigme venu de la Gestalt, en plein essor pour l’étude de la multimodalité du langage</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/iris/index.php?id=3178</link>
      <description>Dans cet article nous déclinerons langage et images, en parole et visage, en mouvements anticipés, imaginés et en illusions du son par l’image. Ce sera l’occasion pour nous de revisiter la notion de Gestalt dont on a pu dire, depuis le structuralisme, qu’elle était définitivement dépassée. En ce qui concerne Les Structures anthropologiques de l’imaginaire de Gilbert Durand, on rappellera que la Gestalt n’est — même pas implicitement — une approche exclusivement statique de la cognition. Bien au contraire, nous montrerons que c’est à partir des mouvements qu’émergent les formes et que se stabilisent en mémoire la morphologie des gestes audibles et visibles de la bouche, saisis au vol dans le décours d’un flux de quelque quatre à six syllabes à la seconde, via la perception des coordinations motrices qu’il est nécessaire de maîtriser pour l’expression courante du langage entre humains. Nous appliquerons ici, pour les flux perceptifs du langage, l’Analyse de scènes, héritière de la Gestalt, y compris pour l’expression gestuelle du visage et de la main chez les sourds qui pratiquent la Langue française Parlée Complétée (LPC), adaptée du Cued Speech du Dr Richard Cornett (1967). In this contribution we will approach language and images in different modalities: speech and face, anticipated and imagined movements, illusions on the sound by the image. It will be the opportunity for us to revisit the Gestalt concepts which were considered obsolete since structuralism in Humanities. As instantiated by Gilbert Durand in The Anthropological Structures of the Imaginary (1999, French 1st ed. 1960), we shall recall that Gestalt is not—even implicitly—an exclusively static approach to cognition. On the contrary we will emphasize that forms can emerge from movements and stabilize in memory, thence morphology. And for speech, we will consider phonology as the stabilized outcome from audible and visible gestures of the mouth—caught in the time-course of a flow of some four in six syllables by second—via the perception of motor coordinations: which is necessary to master the most common expression of language between humans. We will adopt here also for the perceptual flows of spoken language, Multimodal Scene Analysis, the ongoing legacy of Gestalt Theory, including one of our main research topics: the gestural expression of the face and the hand for Deaf people, who practise as an augment French LPC (Langue française Parlée Complétée), adapted in 1967 from Cued Speech by its originator Dr Richard Cornett. </description>
      <pubDate>jeu., 23 mars 2023 13:55:33 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 15 nov. 2023 12:12:21 +0100</lastBuildDate>
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