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    <title>narratives</title>
    <link>https://publications-prairial.fr/iris/index.php?id=99</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Bûcheron : depuis Homère, la force vive d’un cyber-cerveau (aujourd’hui incognito)</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/iris/index.php?id=1595</link>
      <description>Il est assez commun de se représenter le bûcheron comme un être plutôt fruste, qualifié avant tout par sa force au service d’une tâche peu valorisée. Or cette représentation se révèle tronquée, car l’équation qui associe la force à l’outil ne peut se réaliser sans le contrôle du geste. Plus encore, l’écoute des témoignages recueillis auprès des forestiers nous apprend que ce travail réclame d’efficaces systèmes de précision. C’est là une qualification oubliée, pourtant reconnue à part entière dès l’Iliade, qui nous en donne deux témoins privilégiés par l’anthropologie historique de la Grèce, la mètis, l’« intelligence rusée », prêtée au kybérnêtês, le pilote du navire (éponyme de la cybernétique ou science du contrôle), au conducteur de char et, en bonne première place, au bûcheron. La théorie du contrôle nous permet maintenant de dépasser le flou conceptuel de la notion historiquement pré-théorique de mètis, la ruse s’appliquant à des cas bien trop divers, pour lui préférer les développements les plus récents d’une science du contrôle de l’action, théorisée depuis Wiener, nourrissant aujourd’hui les projets les mieux financés de cyber-cerveaux informatiques, au service des neurosciences et de la médecine (qui sont les domaines finalement retenus [au 19 mars 2015] dans l’expertise sur la gouvernance disputée du Human Brain Project, hautement financé par l’Europe [parti de l’École polytechnique fédérale, Lausanne]). Le travail forestier (abattage et débardage), qui réclame une coordination maîtrisée des gestes, y compris de leurs commandes vocales dans le chant de travail — qu’un seul ou plusieurs bûcherons en équipe soient mobilisés —, nous en fournit une parfaite illustration. The woodcutter is commonly represented as a fairly boorish person, reduced to brute force and low-level tasks. But this representation is partial because a simplistic inferential link between an axe and strength obliterates that nothing can happen without any modus operandi, i.e. a set of neural controls over gestures. Indeed, listening to woodcutter’s testimonies led us to elicit that this work needs efficient precision systems. This high level of qualification was acknowledged at least since Homer’s Iliad as evidenced by two favourite telltales from historical anthropology of Ancient Greece: mètis (“cunning intelligence”) ascribed to kybérnêtês, the ship’s pilot (eponymous of cybernetics, the science of control) as to the chariot-driver and in the first rank to the woodcutter. Control theory allows now to avoid the fuzziness of meaning of the pre-theoretical notion of mètis (cunning can apply to so many situations) to focus on a domain steadily developed since Wiener, now part of costly cyber-brain projects in informatics, for neuroscience and medicine. Forest work (felling and logging), which requires skilled gesture coordination, with vocal commands in a worksong—for one or more woodcutters being engaged in the task—is such a telling case. </description>
      <pubDate>jeu., 17 déc. 2020 14:10:31 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 15 nov. 2023 12:00:36 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Aspects d’une nouvelle enquête sur le patrimoine narratif dans les Alpes de la Savoie</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/iris/index.php?id=1042</link>
      <description>Cette nouvelle enquête sur le patrimoine narratif de tradition orale dans les Alpes de la Savoie s’est inscrite dans la continuité des enquêtes de Charles Joisten, commencées dès les années 1950 et qui ont donné les recueils de contes et de récits de croyance rendus disponibles au tournant de ce siècle. Seul ce type d’enquête directe s’est révélé capable de nous permettre — en tirant parti des moyens disponibles de nos jours, notamment d’enregistrement — de donner le jour à de nouveaux exemplaires de cette matière de l’oralité. Nous exposerons ici les aspects de notre expérience sur plusieurs années de terrain ayant abouti à plusieurs publications. Nous mettrons l’accent sur les questions de forme narrative (linguistique, typologique) et de fond dans l’univers de l’oralité, tout particulièrement en ce qui concerne la narration des croyances, dans leurs contextes historiques. Our new survey on the narrative heritage from oral tradition in the Alps of Savoy has been performed in the continuity of Charles Joisten’s opus, gathered since the 50s, which was made fully available in collections of tales and belief narratives about the turn of this century. This type of direct investigation in face-to-face interaction—taking advantage of current means of recording available today—has proved to remain still nowadays the only one able to elicit new data. The main aspects of our field experience in the long term which resulted in several publications about tales and belief narratives will be questionned. While putting the emphasis on narrative form (in linguistics and typology) and substantive issues in the realm of orality, we will focus particularly on belief narratives in their historical contexts. </description>
      <pubDate>mer., 16 déc. 2020 10:31:43 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 15 nov. 2023 11:52:11 +0100</lastBuildDate>
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