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    <title>mémoire</title>
    <link>https://publications-prairial.fr/larhra/index.php?id=1018</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title></title>
      <link>https://publications-prairial.fr/larhra/index.php?id=588</link>
      <description>Cette conférence est consacrée aux relations entre histoire et fiction. La distinction se veut bien nette entre les opérations propres à la connaissance historique, productrice d’un savoir scientifique, soumis au critère de la preuve, et les inventions de l’imaginaire. La capacité de l’histoire à démasquer les falsifications est ainsi solidement fondée, de même qu’est dissipée la suspicion de relativisme ou de scepticisme nourrie par la mobilisation dans l’écriture historique des tropes rhétoriques et des formules narratives qui sont aussi ceux des récits de fiction. La conférence examine les raisons qui lancent un défi à ces certitudes fondamentales et que l’histoire doit relever : ainsi, dans le monde numérique, le déplacement du critère de vérité de l’examen critique des énoncés à la confiance aveugle dans le support de leur circulation ; ainsi, dans une plus longue durée, la force des représentations du passé proposées par la littérature. Sont ainsi analysées les vérités historiques de la fiction portées, aux XVIe et XVIIe siècles par les œuvres de théâtre, par exemple les &quot;histoires&quot; shakespeariennes, par le roman au XIXe siècle, quand, avec Manzoni ou Balzac, il revendique un savoir véritable sur la société, ou encore par les récits d’existences singulières dans la littérature du XXe siècle. Il ne s’agit pas d’affirmer que fiction et histoire produisent une même vérité, mais d’identifier à quelles conditions un texte littéraire produit la connaissance des réalités passées ou présentes. La conférence indique ensuite les différences fondamentales qui distinguent le savoir historique et la relation vive et affective avec le passé que produit la mémoire. Ces différences sont la condition même de la possibilité d’une mémoire équitable, comme écrit Paul Ricœur. L’analyse s’achève sur un dernier paradoxe, en considérant que certaines œuvres d’imagination, qui imitent le discours historique, sont peut-être, a contrario, les meilleures garantes de la vérité sphérique de la connaissance historique. En effet, comment peut-il y avoir une vérité sans mensonge ?  This lecture is devoted to the relationship between history and fiction. A clear distinction is drawn between the operations specific to historical knowledge, which produces scientific knowledge subject to the criterion of proof, and the inventions of the imaginary. The ability of history to unmask falsifications is thus firmly established, and the suspicion of relativism or skepticism fed by the mobilization in historical writing of rhetorical tropes and narrative formulas that are also those of fictional narratives is dispelled. The conference examines the reasons that challenge these fundamental certainties, and that history must take up: for example, in the digital world, the shift in the criterion of truth from critical examination of statements to blind trust in the medium of their circulation; and, in the longer term, the strength of representations of the past offered by literature. We analyze the historical truths of fiction, as expressed in 16th and 17th century theatrical works such as Shakespearean &quot;histories&quot;; in the 19th century novels such as Manzoni’s and Balzac’s claims to true knowledge of society; and in 20th century literature, in the narratives of singular existences. The point is not to assert that fiction and history produce the same truth, but to identify the conditions under which a literary text produces knowledge of past or present realities. The lecture goes on to identify the fundamental differences between historical knowledge and memory’s vivid, affective relationship with the past. These differences are the very condition of the possibility of a fair memory, as Paul Ricœur writes. The analysis concludes with a final paradox, considering that certain works of imagination, which imitate historical discourse, are perhaps, a contrario, the best guarantors of the spherical truth of historical knowledge. Indeed, how can there be truth without lies? </description>
      <pubDate>mer., 06 déc. 2023 09:27:29 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 18 déc. 2023 11:02:48 +0100</lastBuildDate>
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