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    <title>Roumanie</title>
    <link>https://publications-prairial.fr/larhra/index.php?id=123</link>
    <description>Index terms</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Les archives de la répression ou la répression en utilisant les archives. Le « dossier » Vintilă Horia aujourd’hui</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/larhra/index.php?id=122</link>
      <description>En Roumanie, Vintilă Horia est un écrivain peu connu pour son œuvre, mais de plus en plus présent dans la mémoire collective en raison du scandale qui persiste autour de son nom. En 1960, le prix Goncourt lui avait été attribué pour le roman historique Dieu est né en exil. Mais accusé par le Parti Communiste Français d’avoir publié pendant sa jeunesse des articles antisémites et pro-fascistes et d’avoir fait partie de la Garde de Fer, il s’est vu obligé de renoncer à son prix.Depuis lors, plusieurs chercheurs ont essayé d’établir la vérité concernant sa culpabilité, les uns ayant eu un accès direct aux dossiers de la Securitate, d’autres utilisant des documents fournis par des intermédiaires. Or, les positions extrêmes et contradictoires prises envers le sujet l’ont déplacé de son terrain légitime - celui de l’investigation scientifique – vers l’espace public.Loin d’avoir l’intention de prendre une position pour ou contre l’écrivain et ses responsabilités devant l’histoire et la littérature, cette contribution se veut être une démarche de restitution de la vérité historique telle qu’on a pu la déterminer à travers l’étude des dossiers qui concernent le « cas » Vintilă Horia présents au Conseil National pour Étudier les Archives de la Sécurité (CNSAS).Un changement de point de vue sur la question en cause nous a paru aussi d’extrême importance. Tout comme l’écrivain qui est le sujet de cette (comme de n’importe quelle) recherche doit répondre face à la postérité (si toutefois la postérité peut avoir les compétences d’un juge et le droit de juger), le chercheur doit être également tenu responsable de l’exactitude des informations fournies et de la neutralité – autant que possible – de son raisonnement. C’est d’ailleurs l’unique moyen de déterminer si les archives de la répression peuvent, à la rigueur, être utilisées elles-mêmes pour exercer un nouveau degré de répression. As a writer, Vintilă Horia is little known by his works in Romania, but he seems to be rather more and more present in the collective memory, due to the scandal still haunting his name. In 1960, he was awarded the Prix Goncourt for the novel God was Born in Exile. Accused by the French Communist Party of having published, in his youth, anti-semitic and pro-fascist articles, and of having been a member of the Iron Guard, he saw himself forced to give up his prize.Many researchers have tried, ever since, to establish the truth regarding his guilt, some of them having had access to the Securitate files, others using documents furnished by intermediates. Lately, extreme and contradictory stances regarding the subject have displaced it from its legitimate ground – which is the scientific investigation – to the public space.Also, a change in perspective regarding the matter in cause seemed of great importance to us. Not only the writer who makes the subject of this (and of no matter what) research has to answer before posterity (if posterity has the competences of a judge or the right to judge), but also the researcher needs to be held responsible for the accuracy of the information provided and – as much as possible – for the equipose of his reasoning. It is, in fact, the only way to determine if the archives of repression might be used, at a pinch, to exert a new degree of repression themselves. </description>
      <pubDate>ven., 06 juil. 2018 15:16:00 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 24 sept. 2018 11:03:07 +0200</lastBuildDate>
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