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    <title>Migration</title>
    <link>https://publications-prairial.fr/larhra/index.php?id=460</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title></title>
      <link>https://publications-prairial.fr/larhra/index.php?id=458</link>
      <description>Nous proposons d’analyser les difficultés d’appréhension, par le droit, des faits migratoires et les enjeux que sous-tend l’exercice de la catégorisation juridique. La catégorisation juridique des migrants n’est pas un procédé neutre, elle apparaît comme le moyen d’organiser les flux migratoires, de les hiérarchiser et de les maîtriser. L'enjeu de la catégorisation juridique est d'attribuer aux migrants une identité juridique voulue impérative qui leur confère un régime de protection spécifique. Cette attribution emporte des répercussions symboliques sur l’identité et les réalités vécues des individus concernés. Les termes employés traduisent la manière dont le législateur perçoit les mouvements de population et peuvent influer sur la perception des migrants par la société et des migrants sur eux-mêmes. L’exemple des déplacements environnementaux témoigne des difficultés à vouloir à tout prix faire rentrer des mouvements de population complexes dans des catégories précises. Les déplacés environnementaux résistent à l’exigence du « vrai » ou « faux » dans l’appartenance à une catégorie particulière, comme l’illustrent les controverses autour de la notion de « réfugiés environnementaux ». Dans ce cadre, la question des sources apparaît primordiale puisqu'elle joue non seulement sur les représentations des faits migratoires et la place du droit dans la (re)production de préjugés et d'une vision particulière des déplacements, mais également sur la compréhension des besoins et des attentes des populations concernées. Cette question des sources interroge le rôle même du chercheur et son engagement, notamment lorsqu'il s'agit de lier des données sensibles à des données scientifiques. This paper discusses the difficulties in understanding, through law, the migratory phenomena and the challenges underlying the exercise of legal categorization. The legal categorization of migrants is not a neutral process. It appears as a means of organizing, prioritizing and controlling migration flows. What is at stake is to attribute to migrants a legal identity that is intended to be imperative and that gives them a specific protection regime. This attribution has significant symbolic repercussions on the identity and lived realities of the individuals concerned. The terms used reflect the legislator’s perception of population movements and can influence society’s and migrant’s perception of themselves. The example of environmental displacement illustrates the difficulties of trying to bring complex population movements into very specific legal categories at all costs. Environmental displaced people resist the requirement of ‘true’ or ‘false’ in belonging to a particular category, as illustrated by the controversies surrounding the notion of ‘environmental refugees’. In this context, the question of sources appears essential since it affects not only the representations of migratory facts and the place of law in the (re)production of prejudices and a particular vision of displacement, but also the understanding of the needs and expectations of the populations concerned. This issue of sources also raises questions about the researcher’s own role and commitment, particularly when it comes to linking sensitive data with scientific data.  </description>
      <pubDate>lun., 16 sept. 2019 10:30:41 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>ven., 13 déc. 2019 11:37:49 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Étudier des migrations de travail : les archives des personnels étrangers des Hauts-Fourneaux de Chasse pendant les Trente Glorieuses</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/larhra/index.php?id=532</link>
      <description>De 1945 à l’année de leur fermeture en 1966, les migrations sont l’un des faits marquant à étudier sur le personnel des Hauts-Fourneaux de Chasse-sur-Rhône. On peut classer les personnels étrangers en deux catégories : ceux dont les flux migratoires sont éteints – il s’agit principalement d’Européens de l’Est – et ceux dont les flux migratoires s’accroissent, ce sont des Européens du Sud et des Algériens. Le nombre de travailleurs étrangers dépend des rythmes des productions de l’usine, mais surtout des différentes politiques menées par les dirigeants de l’entreprise. On retrouve ces données dans les archives de l’usine, en particulier dans un fichier mécanographique, mais d’autres sources sont mobilisables : sources privées, sources administratives, etc. Après 1945, on considère généralement que l’État joue le rôle le plus important dans les politiques migratoires, mais celles des entreprises persistent. Elles peuvent rencontrer les intérêts des migrants, en particulier pour leurs familles. Migration is one of the more important facts for the study of Chasse-sur-Rhône blast furnaces staff from 1945 to 1966, the year of the factory’s closure. Two categories of foreigners can be determined: those whose migratory flows are ending – they mostly come from eastern Europe – and those whose migratory flows are growing, they come from southern Europe or from Algeria. The number of foreigners depends on the productions, but mostly on the different managers’ policies. All this information can be found in the factory’s archives, especially in paper files, but other sources can be used: private sources, administrative sources, etc. States’ policies are usually considered as the most important for this period, but company policies persist. They can meet migrants’ preoccupations, especially about their families.  </description>
      <pubDate>mer., 18 sept. 2019 10:29:56 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 19 sept. 2019 10:24:24 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Rapatrier les Français·e·s d’Indochine en métropole : La mise en place d’une politique d’intégration dans le contexte des migrations postcoloniales (1945-1962)</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/larhra/index.php?id=495</link>
      <description>Les mouvements de décolonisation ont contraint au départ les ressortissant·e·s des anciens pays colonisateurs résidant sur les territoires nouvellement indépendants. Ces individus deviennent ainsi des migrants nationaux pour lesquels les gouvernements mettent en place une législation spécifique afin de les accueillir sur le sol métropolitain et aider à leur intégration professionnelle et sociale. Dans le contexte français, le cas indochinois constitue une première vague de retours, étudiée ici entre 1945 et 1962, pour la replacer dans le temps long des décolonisations et comprendre dans quelle mesure elle a pu être un « laboratoire » dans la construction d’une politique d’accueil pour les migrants nationaux, qui ne devient effective qu’avec le retour des pieds-noirs d’Algérie. Le nombre restreint d’individus concernés par ces migrations ne doit pas amener à en négliger l’étude car leur spécificité réside dans la composition de la population concernée. Les métis, aussi appelés Eurasiens, en constituent une part importante, et il faudrait parler pour eux d’« exil » plutôt que de rapatriement, car ils ne sont pas originaires de la métropole. Afin d’aborder ces questions, nous avons choisi une approche chronologique qui permet de souligner le passage d’une politique d’accueil marquée par l’absence de plan d’ensemble lors des premiers départs à la loi du 26 décembre 1961, dite loi Boulin, qui établit un statut officiel pour les rapatrié·e·s. Dans un premier temps, les autorités s’inspirent des législations déjà existantes pour gérer les flux d’arrivée, et classent les rapatrié·e·s selon différents critères. Il s’agit de déterminer qui ils sont, et quelles sont leurs motivations au retour. À partir de l’établissement de ces catégories sont établies des mesures d’accueil. Il s’agit ainsi d’identifier et de comprendre les décisions prises dans un contexte d’urgence, puis dans un objectif de reclassement professionnel et social sur le temps plus long. Nous espérons pouvoir ainsi dégager les spécificités du cas indochinois dans la gestion des migrations postcoloniales, ainsi que les continuités éventuelles avec les autres décolonisations françaises. Decolonization movements forced nationals from former colonial states to leave newly independent states in which they use to live. These individuals became national migrants for whom governments adopted a specific legislation in order to receive them in metropolitan territory and to help their professional and social integration. In the French context, the Indochinese matter represents a first wave of returns, here analyzed from 1945 to 1962, in order to have a long-term analyze of the decolonizations and to understand to what extent it could be a « laboratory » in the construction of a hosting policy for national migrants, which only became fully effective with pieds-noirs returns. The small numbers of people involved in such migrations shall not lead to overlook their analyze since their specificity lies in the population concerned. Metis, also known as Eurasian, represent an important part of it, and the term « exile » should be used instead of repatriation since they are not from metropolis. A historical approach allows to stress the transition from a hosting policy which was marked by the absence of a comprehensive plan during the first departures, to the law of 26 December 1961, known as the Boulin law, which drafted an official status for repatriates. As a first step, the authorities drew their inspiration from existing laws in order to deal with arrival flows, and ranked repatriates according to various criteria : they had to identify repatriates identities and their return motives. And the establishment of these groups enabled welcoming measures. The aim of this article is to identify and to understand the decisions which have been made in an emergency context, and then with the will of a professional and social long-term reclassification. Thus, I will manage to identify the specific features of the Indochinese example in the management of post-colonial migrations and the potential links with other decolonization processes France had to face. </description>
      <pubDate>lun., 16 sept. 2019 13:16:57 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 19 sept. 2019 10:22:07 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Étudier la migration à travers sa mise en récit : le cas des écrits personnels du clergé émigré pendant la Révolution</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/larhra/index.php?id=483</link>
      <description>Comment utiliser les traces spécifiques produites par les individus en exil pour enrichir l’étude et la compréhension des migrations ? L’étude de l’exil, et plus généralement de la migration, s’appuie depuis longtemps sur l’utilisation de Mémoires et de récits, sur des témoignages. Le renouvellement récent des méthodes d’analyse des écrits du for privé permet de réévaluer l’usage qui peut être fait de ces récits dans la perspective d’une histoire des migrations. Les écrits personnels du clergé émigré pendant la Révolution se prêtent particulièrement bien à cet exercice. Sur un total de trente-mille prêtres et religieux ayant migré, le corpus proposé à l’étude est composé de quatre-vingt-dix mémoires, carnets de voyage, journaux et diaires. La mise en comparaison de ces écrits offre la possibilité de mieux cerner les identités individuelles et les caractéristiques collectives de ce groupe. L’analyse des formes des récits ouvre une fenêtre sur le sens assigné par les acteurs à leur migration. Et leur réutilisation à la fin du XIXe siècle dans un contexte politique conflictuel, vise à constituer la migration en thème mémoriel privilégié et les récits qui en sont fait, en outils politiques.  Retrospective self-narratives such as memoirs and diaries are one of the main sources in migration studies. What value are they to migration scholars, besides their testimonial dimension? A recent renewal in the field of self-narrative studies in modern history re-evaluates their worth and develops new methods of analysis. These methods can be profitably used in the study of the exiled clergy’s self-narratives during the French Revolution. Out of the thirty-thousand priests, monks and nuns who emigrated, this study focuses on ninety self-narratives, including Memoirs, diaries and travel accounts. Because this collection of writings revolves around the same theme, comparing them gives a clearer view of the collective identity of the authors as well as their singularity as individuals. The genre chosen by each author also gives clues as to the meaning they give to their displacement. Finally, the fact that they are published or reprinted at the end of the 19th century tends to show a political intention behind their use; it seems to stem from a desire to turn these Memoirs into a tool to show the republican movement as intrinsically threatening to Catholics.One of the main sources of the field of migration studies are the emigrants’ self-narratives. </description>
      <pubDate>lun., 16 sept. 2019 11:14:30 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 19 sept. 2019 10:21:10 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Étudier les parcours conjugaux en migration ou comment saisir les contextes, le temps et le sens</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/larhra/index.php?id=468</link>
      <description>S’il s’est vu associé à des problèmes méthodologiques mettant en question la « validité » ou l’objectivité supposée du matériau recueilli, le récit de vie constitue une entrée privilégiée pour accéder à l’intimité des histoires individuelles. Dans une perspective d’enquête sociologique, s’appuyer sur le « parcours de vie » (renvoyant au paradigme du life course), via le récit de vie (ou l’entretien biographique), suppose d’observer à la fois la structure sociale et l’action individuelle, les contraintes et les opportunités rencontrées par les individus ainsi que les temporalités qui structurent leur existence.Donnant les moyens de réinscrire les parcours individuels dans la durée et dans la diversité de leurs contextes et en considérant le sens qu’y attribuent les principaux concernés, la méthode biographique assortie du prisme du parcours de vie est apparue particulièrement bien adaptée à l’étude des destinées matrimoniales de femmes émigrées d’Afrique de l’Ouest et centrale installées en France. Dans un objectif de recherche visant à identifier les incidences de l’expérience migratoire sur la formation conjugale, il a alors été question de saisir les formes et le sens des choix conjugaux réalisés au-delà de la seule sphère conjugale et de la seule vie en pays d’immigration. Although it has been associated with methodological issues that question the presumed “validity” or objectivity of the data collected, the récit de vie constitutes a relevant path to get to the intimacy of individual stories. From a sociological perspective, using the “life course” (referring to the life course paradigm), by means of the récit de vie (or by means of the biographical interview), implies considering at the same time social structure and agency and the constraints and opportunities encountered by individuals, as well as the temporalities that shape their lives. Because it allows to replace individual courses into the time spans and into the diversity of their contexts and to consider the meaning that individuals give to them, the biographical method, coupled with the life course perspective, has seemed to be the most attuned to study the matrimonial destinies of women who emigrated from western and central Africa and who settled in France. Within this survey whose goal is to identify the effects of the migratory experience on marital life, what is at stake is to have a better understanding of the forms and the meanings of marital choices beyond the marital sphere and beyond life in the host country. </description>
      <pubDate>lun., 16 sept. 2019 10:53:25 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mar., 17 sept. 2019 10:04:55 +0200</lastBuildDate>
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