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    <title>Métis</title>
    <link>https://publications-prairial.fr/larhra/index.php?id=550</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Rapatrier les Français·e·s d’Indochine en métropole : La mise en place d’une politique d’intégration dans le contexte des migrations postcoloniales (1945-1962)</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/larhra/index.php?id=495</link>
      <description>Les mouvements de décolonisation ont contraint au départ les ressortissant·e·s des anciens pays colonisateurs résidant sur les territoires nouvellement indépendants. Ces individus deviennent ainsi des migrants nationaux pour lesquels les gouvernements mettent en place une législation spécifique afin de les accueillir sur le sol métropolitain et aider à leur intégration professionnelle et sociale. Dans le contexte français, le cas indochinois constitue une première vague de retours, étudiée ici entre 1945 et 1962, pour la replacer dans le temps long des décolonisations et comprendre dans quelle mesure elle a pu être un « laboratoire » dans la construction d’une politique d’accueil pour les migrants nationaux, qui ne devient effective qu’avec le retour des pieds-noirs d’Algérie. Le nombre restreint d’individus concernés par ces migrations ne doit pas amener à en négliger l’étude car leur spécificité réside dans la composition de la population concernée. Les métis, aussi appelés Eurasiens, en constituent une part importante, et il faudrait parler pour eux d’« exil » plutôt que de rapatriement, car ils ne sont pas originaires de la métropole. Afin d’aborder ces questions, nous avons choisi une approche chronologique qui permet de souligner le passage d’une politique d’accueil marquée par l’absence de plan d’ensemble lors des premiers départs à la loi du 26 décembre 1961, dite loi Boulin, qui établit un statut officiel pour les rapatrié·e·s. Dans un premier temps, les autorités s’inspirent des législations déjà existantes pour gérer les flux d’arrivée, et classent les rapatrié·e·s selon différents critères. Il s’agit de déterminer qui ils sont, et quelles sont leurs motivations au retour. À partir de l’établissement de ces catégories sont établies des mesures d’accueil. Il s’agit ainsi d’identifier et de comprendre les décisions prises dans un contexte d’urgence, puis dans un objectif de reclassement professionnel et social sur le temps plus long. Nous espérons pouvoir ainsi dégager les spécificités du cas indochinois dans la gestion des migrations postcoloniales, ainsi que les continuités éventuelles avec les autres décolonisations françaises. Decolonization movements forced nationals from former colonial states to leave newly independent states in which they use to live. These individuals became national migrants for whom governments adopted a specific legislation in order to receive them in metropolitan territory and to help their professional and social integration. In the French context, the Indochinese matter represents a first wave of returns, here analyzed from 1945 to 1962, in order to have a long-term analyze of the decolonizations and to understand to what extent it could be a « laboratory » in the construction of a hosting policy for national migrants, which only became fully effective with pieds-noirs returns. The small numbers of people involved in such migrations shall not lead to overlook their analyze since their specificity lies in the population concerned. Metis, also known as Eurasian, represent an important part of it, and the term « exile » should be used instead of repatriation since they are not from metropolis. A historical approach allows to stress the transition from a hosting policy which was marked by the absence of a comprehensive plan during the first departures, to the law of 26 December 1961, known as the Boulin law, which drafted an official status for repatriates. As a first step, the authorities drew their inspiration from existing laws in order to deal with arrival flows, and ranked repatriates according to various criteria : they had to identify repatriates identities and their return motives. And the establishment of these groups enabled welcoming measures. The aim of this article is to identify and to understand the decisions which have been made in an emergency context, and then with the will of a professional and social long-term reclassification. Thus, I will manage to identify the specific features of the Indochinese example in the management of post-colonial migrations and the potential links with other decolonization processes France had to face. </description>
      <pubDate>lun., 16 sept. 2019 13:16:57 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 19 sept. 2019 10:22:07 +0200</lastBuildDate>
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