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    <title>Mélété</title>
    <link>https://publications-prairial.fr/melete</link>
    <language>fr</language>
    <item>
      <title>Comprendre et dépasser la métaphore du criminel animalisé </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/melete/index.php?id=362</link>
      <description>« L’Homme est-il un animal comme les autres1 ? » et, en retour, « l’animal est-il un homme comme les autres2 ? ». La symétrie apparente de ces deux questions est trompeuse3. Elles n’ouvrent pas seulement un débat de philosophie morale sur le statut du vivant ou sur l’extension de la considération éthique au-delà de l’espèce humaine. Elles conduisent, plus profondément, au cœur des opérations classificatoires par lesquelles les sociétés se définissent elles-mêmes, séparent le propre et l’impur, le normal et le déviant, le sujet et la chose, le membre du corps politique et ce qui doit en être retranché. On peut faire ici l’hypothèse qu’en histoire occidentale la question animale rencontre, de manière récurrente, celle du crime, dans la mesure où la figure du criminel a souvent constitué un lieu privilégié d’épreuve des frontières de l’humain4. Le criminel y est volontiers représenté comme celui qui s’est éloigné de l’espace plein de l’humanité raisonnable pour s’approcher d’une bordure où l’homme devient « bête », « fauve », « loup », « vermine », « parasite » ou « prédateur ». Greta Olson a montré, dans un ouvrage désormais incontournable5, que ces métaphores animales ont servi, dès l’Antiquité et avec une force particulière à partir de la première modernité anglaise, à déprécier les personnes identifiées comme criminelles, en faisant communiquer les imaginaires de la pauvreté, de la dangerosité et de l’animalité6.  L’animalisation du criminel ne doit donc pas être comprise co</description>
      <pubDate>mar., 02 juin 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Jeu de miroir entre l’être humain et l’animal dans le récit des martyrs de Lyon de 177</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/melete/index.php?id=265</link>
      <description>Eusèbe de Césarée, dans l’Histoire ecclésiastique, reprend la lettre adressée par les Églises de Lyon et de Vienne aux Églises d’Asie et de Phrygie, relatant le martyre des chrétiens de Lyon en 177. Ce récit, d’une grande intensité, oppose des chrétiens sereins dans la fidélité à leur foi et des païens enragés à leur encontre. La référence à l’animal est omniprésente et ne se limite pas aux fauves auxquels les chrétiens sont donnés en pâture, leurs bourreaux païens se comportent comme des bêtes sauvages les ravalant à un rang inférieur à l’humanité. Symboliquement le mal est la bête sauvage tandis que le Christ sacrifié est l’agneau. Ce jeu de miroir entre l’être humain et l’animal s’inscrit dans la conception chrétienne d’un rapport distant de l’homme à l’animal en rupture avec la vision païenne d’un animal proche de l’homme. Eusebius of Caesarea, in his Ecclesiastical History, recounts the letter addressed by the Churches of Asia and Phrygia, relating the martyrdom of the Christians of Lyon in 177. This intensely powerful narrative contrasts Christians, serene in their faith, with pagans enraged against them. The reference to animals is omnipresent and is not limited to the wild beasts to which Christians area given as prey, their pagan executioners behave like wild animals, reducing Chistians to a rank inferior to humanity. Symbolically, evil is the wild beast, the sacrified Chris is the lamb. This interplay between human beings and animals reflects the Christian conception of a distant relationship between humans and animals in contrast to the pagan view of animals as close to humans. </description>
      <pubDate>lun., 01 juin 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Le criminel entre régression animale et régression atavique : l’étude des stigmates zoomorphiques, d’une herméneutique philosophique à l’anthropologie criminelle</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/melete/index.php?id=277</link>
      <description>Avec Giambattista Della Porta, la physiognomonie, en particulier zoomorphique, prétend transcender la sphère d’une herméneutique philosophique, pour devenir une véritable scientia naturalis, capable d’expliquer les passions de l’âme, les inclinations à la criminalité, et même de guider le politique. Déjà fortement déconsidérée en son temps, c’est pourtant le xixe siècle qui semble ressusciter, non sans danger, la métaphore du criminel-animal, au moyen d’une véritable anthropométrie. With Giambattista Della Porta, physiognomy — particularly its zoomorphic form — claimed to transcend the sphere of philosophical hermeneutics to become a true scientia naturalis, capable of explaining the passions of the soul, the inclinations toward criminality, and even of guiding political judgment. Though already widely discredited in its own time, it was nevertheless the nineteenth century that seemed to resurrect, not without peril, the metaphor of the criminal-as-animal, through the development of a veritable anthropometric science. </description>
      <pubDate>lun., 01 juin 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Un homme dans une cage de verre</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/melete/index.php?id=291</link>
      <description>Depuis le procès Eichmann, la métaphore du criminel animal (directe ou indirecte) devient centrale dans la représentation du criminel de masse. Cette métaphorisation tend à associer ce criminel à la monstruosité et à la pathologie, tout en l’inscrivant dans une altérité radicale. Ce narratif, présent dans la presse mais aussi dans les prétoires, crée une tension avec les fondements du droit pénal international, basé sur la responsabilité, entendue comme présence d’une raison et d’une volonté. Cet article interroge ce paradoxe apparent : peut-on tenir un individu pour responsable s’il est animalisé ? En mobilisant les outils de l’anthropologie (Descola, Latour, Foucault), il s’agit de montrer en quoi cette métaphore du criminel animal n’est pas une rupture mais un révélateur des dynamiques ambivalentes du droit pénal international. À la fois processus de mise à distance (purification) et symptôme d’une hybridation des concepts modernes, cette métaphore du criminel animal participe à une redéfinition du procès pénal comme dispositif (mêlant justice, récit, mémoire et catharsis collective) et à une nouvelle lecture des principes de responsabilité pénale internationale. Since the Eichmann trial, the metaphor of the animal criminal (direct or indirect) has become central to the representation of the mass criminal. This metaphorization tends to associate this criminal with monstrosity and pathology, while inscribing him within a radical otherness. This narrative, present in the press as well as in courtrooms, creates a tension with the foundations of international criminal law, which is based on responsibility, understood as the presence of reason and will. This article examines this apparent paradox: can an individual be held responsible if he is animalized? Drawing on the tools of anthropology (Descola, Latour, Foucault), the aim is to show how this metaphor of the animal criminal is not a rupture but rather a revealing of the ambivalent dynamics of international criminal law. At once a process of distancing (purification) and a symptom of the hybridization of modern concepts, this metaphor of the animal criminal contributes to a redefinition of the criminal trial as a dispositif (combining justice, narrative, memory and collective catharsis) and to a new reading of the principles of international criminal responsibility. </description>
      <pubDate>lun., 01 juin 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Le criminel parfaitement animalisé en Europe et en Afrique (xvie - xxe siècle)</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/melete/index.php?id=303</link>
      <description>Cet article propose une analyse comparée du traitement judiciaire des figures du criminel animalisé en Europe moderne (xvie-xviie siècle) et en Afrique coloniale (xixe-xxe siècle). Dans ces deux contextes, certains homicides, souvent associés à des accusations d’anthropophagie ou de sorcellerie, sont interprétés à travers la croyance en la métamorphose animale. À partir d’un corpus de sources judiciaires, doctrinales et administratives, l’étude distingue deux modes d’imputation du crime : d’une part les accusations de transformation animale, susceptibles de conduire à des violences contre des innocents ; d’autre part des crimes effectivement commis sous le couvert d’une animalité revendiquée ou simulée. L’analyse montre que l’animalisation du criminel a pu fonctionner comme un opérateur juridique influençant les régimes de preuve et l’appréciation de la responsabilité pénale. Elle met en évidence la disqualification progressive des accusations de métamorphose dans le raisonnement judiciaire, au profit d’une justice fondée sur l’imputation humaine et la preuve matérielle. This article provides a comparative analysis of the judicial treatment of “animalized criminals” in early modern Europe (sixteenth–seventeenth centuries) and colonial Africa (nineteenth–twentieth centuries). In both contexts, certain homicides, often associated with accusations of cannibalism or witchcraft, were interpreted through beliefs in animal metamorphosis. Drawing on judicial, doctrinal and colonial administrative sources, the study distinguishes two modes of attributing criminal responsibility: accusations based on supposed animal transformation, which could lead to violence against innocent individuals, and crimes actually committed under the guise of animality. The analysis shows that the animalization of the criminal functioned as a legal operator shaping evidentiary practices and the assessment of criminal responsibility. It highlights the gradual exclusion of metamorphosis beliefs from judicial reasoning in favor of legal frameworks grounded in human imputability and material evidence. </description>
      <pubDate>lun., 01 juin 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>« Celles qui partent ne reviennent pas »</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/melete/index.php?id=313</link>
      <description>En quoi la migration à Mexico constitue un acte déviant pour une jeune fille maya tseltale de San Juan Cancuc ? Dans les communautés de ce municipe indigène du Chiapas, les gouvernements locaux sont composés uniquement d’hommes mariés élus par d’autres hommes mariés. Or, s’il est admis que les garçons migrent en ville dans le cadre de leur socialisation à l’exercice de ce pouvoir, la sédentarité des « jeunes filles non mariées » (ach’ix) est dressée en condition du maintien de l’identité collective. La migration dans la capitale du pays, en particulier, entraine une des plus hautes sanctions pouvant être prononcée communautairement : l’exclusion. À partir de plus d’un an et demi de données ethnographiques, nous montrerons comment ce non-retour matérialise une volonté de tenir les femmes éloignées du champ de l’expression politique indigène.  In what way does migration to Mexico City constitute a deviant act for a young Tseltal Maya girl from San Juan Cancuc? In the communities of this indigenous municipality of Chiapas, local governments are composed exclusively of married men elected by other married men. While it is accepted that boys migrate to the city as part of their socialization into the exercise of this power, the sedentariness of "unmarried young girls" (ach'ix) is upheld as a condition for maintaining collective identity. Migration to the country's capital, in particular, triggers one of the harshest sanctions that can be imposed at the community level: exclusion. Drawing on more than a year and a half of ethnographic data, we will show how this non-return materializes a will to keep women away from the field of indigenous political expression. </description>
      <pubDate>lun., 01 juin 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Pourquoi rédiger les coutumes en 2025 ? Entretiens en pays Abouré Ehivɛ et N’Zima (Côte d’Ivoire)</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/melete/index.php?id=324</link>
      <description>Lorsqu’on s’interroge pour savoir pourquoi les autorités traditionnelles, en dehors de toute obligation visible de la part de l’État, sont écartelées entre le respect de l’oralité et le recours à l’écriture, à la codification, à l’officialisation de leurs coutumes, il convient de mettre en relation deux perspectives. La première, vue du village, est le fruit de deux entretiens menés en 2024 auprès des chefferies Abouré Ehivɛ et N’Zima (Côte d’Ivoire). Ici, les choses s’expliquent par la volonté d’éviter les divergences d’application, de conserver la culture traditionnelle, de pouvoir travailler avec les services de l’État, de rappeler les étrangers à leurs devoirs. La seconde est le fruit d’une approche transdisciplinaire, à la fois sociologique, linguistique et politique : le mimétisme conduit certaines autorités traditionnelles à imiter le modèle des chefferies voisines ; la dynamique linguistique conduit, peu à peu, les sociétés à imposer les potentialités de l’écriture par rapport à celles de l’oralité ; l’évolution institutionnelle conduit l’État à vouloir absorber la vitalité des chefferies et, ce faisant, à les enrôler dans sa propre rationalité : celle des textes juridiques, des procédures écrites, des rapports et des échanges entre services. When we ask ourselves why traditional authorities, without any visible obligation on the part of the State, are torn between respecting oral tradition and resorting to writing, codification and formalisation of their customs, it is important to consider two perspectives. The first, seen from the village, is the result of two interviews conducted in 2024 with the Abouré Ehivɛ and N'Zima chiefdoms (Côte d'Ivoire). Here, the reasons are explained by the desire to avoid differences in application, to preserve traditional culture, to be able to work with State services, and to remind foreigners of their duties. The second is the result of a transdisciplinary approach, combining sociology, linguistics and politics: mimicry leads certain traditional authorities to imitate the model of neighbouring chiefdoms; linguistic dynamics gradually lead societies to impose the potential of writing over that of orality; institutional evolution leads the state to seek to absorb the vitality of chiefdoms and, in doing so, to enlist them in its own rationality: that of legal texts, written procedures, reports and exchanges between departments. </description>
      <pubDate>lun., 01 juin 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Exprimer la violence du monde pour mieux la contenir</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/melete/index.php?id=348</link>
      <description>En milieu rural sénoufo en Afrique de l’Ouest, il existe un éventail de discours qui prêtent à l’humain des caractéristiques non-humaines. Parmi tous les genres de la littérature orale, certains répertoires de chants semblent créer une analogie entre l’homme et l’animal mettant en valeur la notion d’exploit, de bravoure ou de dangerosité. Ce sont des chants de travail dans lesquels se dessine un véritable « devenir-animal », pour reprendre l’expression des philosophes Deleuze et Guattari. Plus qu’une simple imitation ou un processus d’identification, ces chants de cultivateurs parlent d’une alliance, voire d’une symbiose entre un groupe ou un individu et un animal tutélaire ou prédateur. Ces chants, tour à tour libératoires ou énigmatiques, parfois hermétiques, sont empreints d’une très grande violence. La métaphore de l’homme devenu animal semble alors témoigner du caractère exceptionnellement courageux des travailleurs de la terre, en même temps qu’elle laisse affleurer des animosités souterraines présentes dans la vie sociale. D’autres instances de la vie des sociétés sénoufos convoquent l’animal comme métaphore. Ainsi en est-il de certaines apparitions de masques zoomorphes ou de la manipulation, par les devins, d’objets doués de puissance rassemblant des fragments disparates du corps des animaux pour aider un « patient » à résoudre un conflit. On voit se dessiner un bestiaire sénoufo, qui s’appuie sur des artefacts autour de représentations animales et qui apparaît comme médiateur d’émotions collectives fortes. Si la présence de telles figures à l’heure de la mort tente de donner du sens à un événement par essence douloureux, elle témoigne aussi d’une société dans laquelle la métaphore animale a, dans certains contextes, « le dernier mot » pour penser l’inacceptable. De telles représentations, sans contribuer à faire de la société sénoufo une essence, témoignent d’un espace rural où une place est laissée à l’expression de la violence. Tout se passe comme s’il y avait, dans les discours sénoufos, une évocation redondante de la puissance animale qui semble redéfinir les contours de celle, plus obscure et tortueuse, qui est le propre de l’humain. Le crime occulte, la sorcellerie constituent bien la dimension cachée de la vie sociale, et l’on découvre souvent cet « envers » plus sombre d’un espace villageois apparemment paisible au terme de nombreuses années de recherche. Dans les pratiques rituelles également, la place prépondérante accordée aux entités et objets empruntant des traits animaux renvoie à une vérité reconstruite par le corps social, laquelle permet de dépasser les moments de crise. In rural Senufo societies of West Africa, various forms of discourse attribute non-human characteristics to humans. Within oral literature, some repertoires of work songs create strong analogies between humans and animals, highlighting themes of achievement, bravery, and danger. These songs evoke what philosophers Gilles Deleuze and Félix Guattari call a “becoming-animal”. Rather than simple imitation or identification, the songs suggest a form of alliance or symbiosis between individuals or groups and a tutelary or predatory animal. These cultivators’ songs, sometimes liberating and sometimes enigmatic or even cryptic, often carry a marked violence. The metaphor of the human becoming animal expresses the extraordinary courage of agricultural workers, while also revealing underlying tensions and hostilities within social life. Animal metaphors appear in other domains of Senufo society as well. They are present in zoomorphic masks and in divinatory practices, where ritual specialists manipulate powerful objects composed of animal fragments to help a “patient” resolve conflicts. Together, these practices form a kind of Senufo bestiary, built around artifacts and representations of animals that mediate intense collective emotions. At moments such as death, these animal figures attempt to give meaning to painful events and reflect a society in which animal metaphor can sometimes provide the final interpretive framework for confronting the unacceptable. Such representations do not essentialize Senufo society but rather reveal a rural social space where violence and conflict are acknowledged and expressed. References to animal power repeatedly appear in Senufo discourse, reshaping understandings of the more obscure aspects of human power, including occult crime and witchcraft, which form the hidden dimension of social life. In ritual practices, the prominence of animal-like entities and objects contributes to the collective reconstruction of truth, allowing the social body to overcome moments of crisis. </description>
      <pubDate>lun., 01 juin 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Yann Rivière, Histoire du droit pénal romain. De Romulus à Justinien</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/melete/index.php?id=289</link>
      <description>La recherche en droit pénal romain a connu un regain d’intérêt conséquent depuis une cinquantaine d’années. Longtemps délaissée au profit du droit privé, l’étude de ce droit n’en reste pas moins incontournable afin de mieux comprendre la société romaine. Comme le soulignait déjà Theodor Mommsen1, le droit pénal n’était pas pensé comme un tout par les Romains. Ainsi, les juristes antiques n’ont pas entrepris « d’exposé organique et systématique » (p. 29) de la matière et se sont contentés de traités sur certains domaines précis (De iudiciis publicis de Mécien ou De officio proconsulis d’Ulpien, par exemple), complexifiant l’étude de la répression des crimes. La nature arbitraire du droit pénal romain (spécialement à partir de l’époque impériale) a entraîné des variations dans la définition des crimes selon les époques ou dans l’application de certains principes. Par exemple, la solidarité familiale dans l’application de la peine est interdite dès le début de la République mais cela n’empêche pas, lors des moments de crises, de condamner les descendants pour les crimes des parents. Les enfants des proscrits sont ainsi bannis par Sylla en 82 av. J.-C.  Une histoire de la répression des crimes à Rome sur près de treize siècles permet donc de prendre conscience de l’influence du changement de régime ou de religion dans l’application des normes. Cet ouvrage qui, au départ, était envisagé comme un recueil des sources les plus importantes de la matière, s’inscrit dans la continuité d</description>
      <pubDate>jeu., 28 mai 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Le webinaire Histoire du droit 2.0</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/melete/index.php?id=337</link>
      <description>La contribution présente le webinaire Histoire du droit 2.0 qui réunit mensuellement (janvier-juin) enseignants, doctorants et étudiants en histoire du droit pour échanger sur des projets innovants, notamment numériques. L’objectif : partager méthodes, défis, réussites et ressources (financements, soutiens), faire rayonner l’innovation dans notre discipline et renforcer la communauté en histoire du droit en créant du lien. The contribution presents the Histoire du droit 2.0 webinar, which brings together monthly (January–June) teachers, PhD students, and students in legal history to discuss innovative projects, particularly digital ones. The goal: to share methods, challenges, successes, and resources (funding, support), promote innovation in our discipline, and strengthen the legal history community by fostering connections. </description>
      <pubDate>mer., 27 mai 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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