Modernités russes https://publications-prairial.fr/modernites-russes Modernités russes est une revue scientifique annuelle, bilingue français et russe, à comité de lecture international, éditée par le Centre d’études linguistiques. Spécialisée principalement dans le domaine de la littérature russe, la revue accueille les articles consacrés à la littérature comparée, à la traduction, à la linguistique, au discours littéraire, à la périodisation culturelle et aux beaux-arts russes. fr Les courants confluents entre la Russie et l’Europe https://publications-prairial.fr/modernites-russes/index.php?id=1149 Les collections éditoriales paraissent généralement d’une manière moins régulière que les revues, mais les deux types de publications partagent certaines caractéristiques : chacune possède un nom identifiable, ainsi qu’une identité visuelle, thématique et intellectuelle. Au sein de la slavistique universitaire il existe plusieurs collections, telles que « Slavica Helsingiensia », « Studia Slavica Lausannensia » ou encore « Specimina slavica lugdunensia ». La nouvelle collection de la slavistique italienne — appelée « Les courants confluents entre la Russie et l’Europe » — poursuit la tradition des « Archives russo-italiennes ». Sous l’expression courants confluents, nous comprenons la manière d’être d’une culture sur le sol étranger, et la genèse des idées et des œuvres alimentées par cette transplantation. Au centre des intérêts de la nouvelle collection se trouvent toujours les documents d’archives, mais aussi les transformations que subissent les objets culturels privés de leur terrain d’origine. Le dossier thématique du premier volume concerne le compositeur du XVIIIᵉ siècle Giovanni Paisiello, plus particulièrement sa période pétersbourgeoise et sa correspondance inédite. Le deuxième volume réunit de nouveaux documents relatifs à Zinaida Volkonskaja et à ses parents, le prince et la princesse Belosel’skij. L’essai de Maria Cicognani Wolkonsky est consacré à sa mère, Elena Vadimovna, descendante du décembriste Sergej Volkonskij. Un chapitre spécial est réservé à la vie sociale de Maksim Gor’kij en Italie, en particulier, à ses relations avec la famille de Sergej Botkin et la princesse Nadejda Šahovskaja, ses lettres à Ekaterina Botkina (1908) et son « mythe de Capri ». La partie finale de l’ouvrage propose une description détaillée des archives italiennes (408 pièces) conservées au Département des manuscrits de l’Institut de littérature russe à Saint-Pétersbourg. Книжные серии, как правило, выходят менее регулярно, чем журналы, но оба типа изданий обладают общими чертами: у каждой серии есть свое название, графическое оформление и своя тематическая и интеллектуальная направленность. Университетская славистика располагает несколькими сериями, например, Slavica Helsingiensia, Studia Slavica Lausannensia или Specimina Slavica Lugdunensia. Новая историко-литературная серия итальянской славистики «Встречные течения между Россией и Европой» продолжает традиции «Русско-итальянского архива», издававшегося при журнале Europa Orientalis. Кроме публикации архивных документов, в центре внимания новой серии трансформация людей, объектов, произведений искусства при их перемещении в пространстве и во времени. В первый том вошли исследования о петербургском периоде жизни композитора Джованни Паизиелло, в частности обзоры его театральных постановок и неизданная переписка. Во втором томе опубликованы новые материалы о Зинаиде Волконской и о ее родителях, князе и княгине Белосельских. Мемуарный очерк Марии Чиконяьни-Волконской посвящен ее матери Елене Вадимовне, а также истории рода, восходящего к декабристу Сергею Волконскому. Отдельный раздел второго тома посвящен Максиму Горькому в Италии: его связям с семьей Сергея Боткина и с княжной Надеждой Шаховской, его письмам к Екатерине Боткиной (1908), «партийной школе» на Капри. Заключительная часть тома содержит описание итальянских архивов (408 позиций) из Рукописного отдела Института русской литературы. Editorial collections are generally published with less regularity than the journals, but both types of publications share certain characteristics each boasting of its own visual and intellectual identity. Within the field of Slavic studies, several editorial collections are available, for example: Slavica Helsingiensia, Studia Slavica Lausannensia or Specimina slavica lugdunensia. The new Italian book series “Countercurrents between Russia and Europe” continues the tradition of the “Archivio russo-italiano” formerly associated with the Europa Orientalis journal. “Countercurrents” imply the existence of a culture taking root in foreign soil and the emergence of ideas and works encouraged and nurtured by such transplantation. Archival documents remain at the heart of the new collection along with the study of transformations experienced by people, objects, and works of art resulting from their travel across space and time. The first volume focuses on Giovanni Paisiello, an eighteenth-century composer with special reference to his St. Petersburg period and his unpublished correspondence. The second volume collects new documents relating to Zinaida Volkonskaja and her parents, Prince and Princess Belosel’skij. The composition and fate of the painting The Assumption of Princess Belosel’skaja are the subject of an in-depth study. The essay by Maria Cicognani Wolkonsky is devoted to her mother, Elena Vadimovna, a descendant of the Decembrist Sergej Volkonskij. A special chapter is dedicated to Maksim Gor’kij in Italy — to his relations with the Sergej Botkin family and Princess Nadežda Šahovskaja, his letters to Ekaterina Botkina (1908), and his personal “myth of Capri.” The final part of the volume offers a detailed description of Italian archive collections (408 records) preserved in the Manuscript Department of the Institute of Russian Literature. jeu., 01 janv. 2026 00:00:00 +0100 https://publications-prairial.fr/modernites-russes/index.php?id=1149 Pour une slavistique ouverte, européenne, guidée par Constantin et Méthode https://publications-prairial.fr/modernites-russes/index.php?id=1069 Parler de slavistique, c’est parler d’un objet mal identifié dans le ciel des sciences humaines. Car enfin, la slavistique porte sur le slave commun, et sur les différentes langues slaves. Mais ces langues s’opposent, parfois se heurtent comme le font les peuples, et les batailles linguistiques devancent souvent les batailles militaires. Lorsque je suivais les cours du professeur André Vaillant à la Sorbonne, nous étions très peu nombreux en général, de six à huit, dont deux religieuses à cornette, comme on en portait encore à l’époque. Là on faisait face à du slavon d’église, à du vieux russe, avec des incursions dans les autres langues qui se formaient. On envisageait le slave commun de Meillet, mais avec des petites touches amusées. D’ailleurs Vaillant aimait plaisanter et se moquer des miracles des textes que nous étudions. Histoire de troubler les cornettes, qui répondaient en souriant. Mais ensuite ? J’ai eu du mal à m’y retrouver, la slavistique connaissait son rideau de fer. En DDR, la République démocratique d’Allemagne que dirigeaient les Soviétiques, on parlait beaucoup du lusacien, et Francis Conte, dans son riche ouvrage de 1986 sur « les Slaves » s’étend longuement sur le « mythe lusacien » [Conte, 1996 : 335–343]. On avait l’impression que la DDR l’expropriait. Lorsque j’ai été invité à l’ancienne université impériale de Pékin, qui est pour la Chine une très petite université, il y eut une réunion autour de moi. Les « slavistes » réunis, ne s’occupaient que du lun., 15 déc. 2025 00:00:00 +0100 https://publications-prairial.fr/modernites-russes/index.php?id=1069 Le Monde slave et la Revue des études slaves dans l’entre-deux-guerres : éléments de comparaison https://publications-prairial.fr/modernites-russes/index.php?id=1071 Les deux premières revues françaises de slavistique, Le Monde slave et la Revue des études slaves sont en général considérées comme complémentaires. La première, historique, couvre l’actualité de l’Europe centrale et orientale, accordant un intérêt régulier à l’URSS. La seconde, philologique, privilégie la diachronie en linguistique et les périodes anciennes en littérature et civilisation. Une étude comparée des deux périodiques pour la période de l’entre-deux-guerres fait apparaître des différences significatives, aussi bien sur le plan éditorial que scientifique. Le Monde slave fait appel à des collaborateurs divers, universitaires, hommes politiques, diplomates, journalistes, tandis que la Revue des études slaves sollicite presqu’exclusivement des savants. Le Monde slave confie la couverture du domaine soviétique à des personnalités de l’émigration, souvent fixées à Prague. La Revue des études slaves ne parle jamais de l’URSS, mais fait appel à des savants soviétiques, linguistes et spécialistes de littérature. Derrière ces différences se profilent des conceptions différentes voire concurrentes de la slavistique, largement redevables aux deux figures-clés que furent respectivement Louis Eisenmann (1869–1937) pour Le Monde slave et André Mazon (1881–1967) pour la Revue des études slaves. Два ведущих французских славянских журнала, Le Monde slave (Славянский мир) и Revue des études slaves (Журнал исследований по славистике), обычно рассматриваются как взаимодополняющие. Первый — исторический журнал, освещающий текущие события в Центральной и Восточной Европе, с регулярным акцентом на СССР. Второй, филологический, посвящен диахронии в лингвистике и древним периодам в литературе и страноведении. Сравнительное исследование двух периодических изданий за межвоенный период выявляет существенные различия как в редакционном, так и в научном плане. Le Monde slave привлекал широкий круг авторов, включая ученых, политиков, дипломатов и журналистов, в то время как Revue des études slaves опирался почти исключительно на ученых. Le Monde slave поручал освещение советских событий эмигрантам, многие из которых обосновались в Праге. Revue des études slaves никогда не писал о СССР, но обращался к советским ученым, лингвистам и литературоведам. Таким образом, мы можем наблюдать возникновение различных, даже конкурирующих концепций славистики, во многом обязанных двум ключевым фигурам : Луи Айзенману (1869–1937), стоявшему за Le Monde slave и Андрэ Мазону (1881–1967), чье имя тесно связано с Revue des études slaves. The first two French Slavistic journals, Le Monde slave and Revue des études slaves, are generally considered to be complementary. The former was a historical journal covering current affairs in Central and Eastern Europe, with a regular focus on the USSR. The latter, philological, focuses on diachrony in linguistics and the ancient periods in literature and civilisation. A comparative study of the policies pursued by the two periodicals in the inter-war period reveals significant differences, both editorial and scientific. Le Monde slave welcomed a wide range of contributors, including academics, politicians, diplomats and journalists, whereas Revue des études slaves relied almost exclusively on scholars. Le Monde slave entrusted the coverage of Soviet affairs to emigrants, many of whom resided in Prague. The Revue des études slaves, in its turn, never wrote about the USSR, drawing on Soviet scholars, linguists and literary critics for contributions. Thus, we can see the emergence of different, even competing, concepts of Slavistics, largely indebted to the two key figures, Louis Eisenmann (1869-1937) for Le Monde slave and André Mazon (1881-1967) for the Revue des études slaves. lun., 15 déc. 2025 00:00:00 +0100 https://publications-prairial.fr/modernites-russes/index.php?id=1071 Научная гуманитарная периодика https://publications-prairial.fr/modernites-russes/index.php?id=1086 Периодические и серийные издания академического типа в области гуманитарных наук, опубликованные в XX веке русскими эмигрантскими научными учреждениями, заслуживают особой библиографической систематизации с аннотированием. Мы опиcываем двадцать изданий такого рода, стремясь к их исчерпывающему охвату. В 1920-е и 1930-е годы местом публикации описанных журналов являлись различные центры русской диаспоры — Берлин, Прага, Харбин, Белград, Париж и Сан-Франциско. После Второй мировой войны научная периодика русского зарубежья начала выходить в Мюнхене и в Нью-Йорке. В комментарии включены данные об учреждениях или ассоциациях, выпускавших данные журналы и о научном гуманитарном профиле каждого из них. Кроме того, указаны отдельные, заслуживающие внимания, статьи из области истории русской культуры. В качестве дополнения приводится информация о наличии или отсутствии соответствующих периодических изданий в цифровом виде в интернете. Les éditions périodiques et les collections relevant des sciences humaines, publiées au cours du XXe siècle par des institutions académiques créées par l’émigration russe, méritent une systématisation bibliographique commentée. Nous nous efforçons d’identifier et de présenter vingt périodiques de ce genre, en cherchant à en offrir un panorama aussi complet que possible. Dans les années 1920 et 1930, les revues scientifiques étaient publiées dans différents centres de la diaspora russe : à Berlin, Prague, Harbin, Belgrade, Paris et San Francisco. Après la Seconde guerre mondiale, les périodiques de recherche commencent à paraître à Munich et à New-York. Chaque revue possédait son propre profil en sciences humaines que nous déterminons, en citant à titre d’illustration, certains articles parmi les plus significatifs consacrés à différents aspects de l’histoire culturelle russe. Nous avons enrichi nos annotations de renseignements sur les institutions de recherche qui s’occupaient des périodiques recensés. Nous avons aussi indiqué dans notre étude si telle revue était disponible ou non en ligne sous forme numérisée. Academic periodicals and collections in the humanities, published during the 20th century by Russian émigré scientific communities, deserve a systematic and annotated bibliography. We focused on identifying and presenting twenty such publications, aiming to offer as comprehensive an overview as possible. In the 1920s and 1930s, these journals were published in various centres of the Russian diaspora: Berlin, Prague, Harbin, Belgrade, Paris, and San-Francisco. After World War II, Russian émigré academic periodicals began to appear in cities like Munich and New York. Each journal had its own area of specialization within the humanities. We start by identifying these areas and then illustrate them by citing some of the most significant articles dealing with various aspects of Russian cultural history. Additionally, information is provided on whether the digital variants of publications are available on the Internet. lun., 15 déc. 2025 00:00:00 +0100 https://publications-prairial.fr/modernites-russes/index.php?id=1086 Славистика и политика: статья Романа Якобсона «История чешского и словацкого литературного языка» в журнале Le https://publications-prairial.fr/modernites-russes/index.php?id=1103 Статья Романа Якобсона об истории чешского и словацкого литературного языка была опубликована только в переводе на французский в 1937 году. Она преследовала несколько целей, научных и политических. Ученый умело похвалил исследования своих коллег и дополнил их. Он подчеркнул воздействие старославянского языка на чешский и словацкий литературные языки и указал на цитату на старочешском из Библии, сделанную французским раввином XII века. Перед лицом немецкой угрозы Якобсон призвал к объединению усилий чешских и словацких лингвистов. В приложении впервые публикуется русский текст статьи Якобсона, позволяющий оценить стиль лингвиста, познакомиться с его авторскими маргиналиями и сопоставить оригинал с переводом, выполненным, по всей видимости, Жюлем Легра. L’article de Roman Jakobson, consacré à l’histoire des langues littéraires tchèque et slovaque, fut publié uniquement en traduction française en 1937. Il visait plusieurs objectifs scientifiques et politiques. Le savant se prête à un élégant éloge des travaux de ses collègues. Pour les compléter, il souligne l’influence du slavon sur le tchèque et le slovaque littéraires et cite un verset biblique en vieux thèque rapporté par un talmudiste français du XIIe siècle. Face à la menace allemande, Jakobson appelle à l’union des efforts des linguistes tchèques et slovaques. La publication, en annexe, du texte russe inédit permet d’apprécier le style de Jakobson, de prendre connaissance de ses inscriptions marginales et de comparer l’original à la traduction, vraisemblablement réalisée par Jules Legras. Roman Jakobson’s article on the history of the Czech and Slovak literary languages appeared exclusively in its French translation, in 1937. The article pursued both research and political objectives. The scholar starts with praising the work of his colleagues and highlights the influence of Slavonic heritage on literary Czech and Slovak citing a biblical quotation in Old Czech, mentioned by a 12th-century French Talmudist. Faced with the German threat, he calls on Czech and Slovak linguists to join forces. The previously unpublished Russian text in the appendix allows readers to appreciate Jakobson’s style, his marginal notes, and compare the original with the translation, likely by Jules Legras. lun., 15 déc. 2025 00:00:00 +0100 https://publications-prairial.fr/modernites-russes/index.php?id=1103  Les enjeux des petites régions linguistiques : les revues de slavistique aux Pays-Bas et en Flandre https://publications-prairial.fr/modernites-russes/index.php?id=1120 En sociolinguistique, l’expression « petite région linguistique » désigne une zone géographique de petite dimension dont la langue locale est peu diffusée par ailleurs. Pour les revues scientifiques publiées aux Pays-Bas et en Flandre, le choix des langues de publication représente un enjeu spécifique que nous nous proposons d’examiner en comparant trois revues : Slavic Literatures (anciennement Russian Literature), Slavica Gandensia et Tijdschrift voor Slavische Literatuur. La première revue, néerlandaise, publie des articles en anglais, russe, polonais, tchèque, serbe, slovaque, slovène, ukrainien ainsi que dans d’autres langues slaves. La deuxième revue, belge, a dès sa création choisi le multilinguisme : anglais, allemand, français, langues slaves – tandis que, paradoxalement, le nombre d’articles en néerlandais y reste dérisoire. Slavica Gandensia a cessé de paraître en 2009. La troisième revue, néerlandaise, réunit pour sa part des contributions rédigées en néerlandais. La comparaison serait incomplète sans la prise en considération d’autres critères, comme l’affiliation institutionnelle des revues ou encore leur profil scientifique : littérature, linguistique, traduction. Les revues Slavic Literatures et Slavica Gandensia privilégient la recherche fondamentale, tandis que dans les pages de Tijdschrift voor Slavische Literatuur, on peut également lire des essais, des traductions littéraires et des articles de vulgarisation scientifique. В социолингвистике выражение «малый языковой регион» относят иногда к небольшим географическим зонам, жители которых говорят на мало распространенном за пределами данной зоны языке. У каждого из научных журналов, издаваемых в Нидерландах и во Фландрии, своя собственная языковая политика. Мы предлагаем рассмотреть языки журналов по славистике на примере трех периодических изданий: Slavic Literatures (ранее Russian Literature), Slavica Gandensia и Tijdschrift voor Slavische Literatuur. Первый журнал, нидерландский, публикует статьи на английском, русском, польском, чешском, сербском, словацком, словенском, украинском и других славянских языках. Второй журнал, бельгийский, со своего основания сделал ставку на множество европейских языков — английский, немецкий, французский, славянские, — однако, парадоксальным образом, число статей на нидерландском в нем крайне незначительно. Slavica Gandensia не выходит с 2009 года. Третий журнал, также нидерландский, объединяет публикации, написанные на нидерландском языке. В качестве дополнительных критериев для сравнения указанных журналов необходимо учесть их принадлежность какому-то университету и их научный профиль — литературный, лингвистический, переводческий. Slavic Literatures и Slavica Gandensia ориентированы на фундаментальные исследования, на страницах Tijdschrift voor Slavische Literatuur можно прочитать также эссе, художественные переводы и научно-популярные публикации. In sociolinguistics, the term “small linguistic region” is sometimes used to refer to a limited geographical area whose inhabitants speak a language that is little used outside that area. For scientific journals published in the Netherlands and Flanders, the choice of publication languages represents a specific challenge that we propose to examine by comparing three Slavic studies journals: Slavic Literatures (formerly Russian Literature), Slavica Gandensia, and Tijdschrift voor Slavische Literatuur. The Dutch Slavic studies journal Russian Literatures publishes articles primarily in English and Russian, having of late opened up to other Slavic languages. The Belgian Slavica Gandensia from its very inception promoted the use of multiple European languages — English, German, French, and the Slavic languages — yet, paradoxically, the number of articles in Dutch is extremely small. Slavica Gandensia ceased publication in 2009. The third journal, Tijdschrift voor Slavische Literatuur from the Netherlands, brings together contributions written only in Dutch. As additional criteria for comparing these journals, we must take into account their institutional affiliation and academic profile — literary, linguistic, or translation-oriented. Slavic Literatures and Slavica Gandensia focus on fundamental research, while in the pages of Tijdschrift voor Slavische Literatuur, one can also read essays, literary translations, and popular science publications. lun., 15 déc. 2025 00:00:00 +0100 https://publications-prairial.fr/modernites-russes/index.php?id=1120  « Je n’aurais pas parié deux kopecks sur cette revue » ou comment présenter Slavica Occitania https://publications-prairial.fr/modernites-russes/index.php?id=1135 La présentation de la revue Slavica Occitania se fera en deux temps : d’abord des données factuelles sur cette revue semestrielle créée en 1995 à Toulouse, dont les numéros se présentent le plus souvent comme de gros volumes thématiques entièrement en français ; ensuite, un éclairage sur un travail accompli en coulisse pour défendre la publication de ce périodique scientifique de slavistique, qui, édité en province, n’est pas adossé à un centre de recherche de slavistique. L’écart entre la visibilité universitaire et la réalité du travail éditorial est l’un des enseignements majeurs de l’expérience relatée par l’auteur de ces lignes, rédactrice en chef de Slavica Occitania depuis 2007. Par ailleurs, réfléchir à l’enthousiasme désintéressé qui anime tous ceux et toutes celles qui prennent part à la vie de Slavica Occitania — rédacteurs en chef, éditeurs scientifiques, auteurs, traducteurs — soulève la question du rapport des institutions universitaires et des centres de recherches à « leurs » revues. Ce faisant, elle invite à une réflexion plus large que sur la seule slavistique en Occident, puisqu’elle touche à une question dont le caractère politique ne fait aucun doute : celle du statut de la recherche en sciences humaines et sociales au sein d’une société donnée et celle de la reconnaissance que cette société (son gouvernement) veut bien lui reconnaître. Cette question, comme nous le rappelle le second mandat de la présidence des États-Unis de Donald Trump, est sensible même dans les démocraties. Как представить научный журнал, за который сам несeшь ответственность? Достаточно ли ограничиться исторической справкой, статистикой и несколькими фактами о содержании статей? Или, быть может, стоит предпочесть более личный опыт, пренебречь цифрами и данными, но рассказать о закулисье редакторской работы? Именно это первоначальное колебание стало причиной двойного подхода к представлению Slavica Occitania: сначала — фактическая информация об этом выходящем дважды в год журнале, основанном в Тулузе в 1995 году, выпуски которого представляют собой объeмные тематические тома на французском языке; затем — взгляд на ту работу, которая осуществляется за кулисами ради поддержки издания научного славистического журнала, публикуемого в французской провинции и не связанного ни с одним из центров славистических исследований. Разрыв между академической реальностью и реальностью редакторской деятельности — один из важнейших уроков, извлечённых автором этих строк, главным редактором Slavica Occitania с 2007 года. Размышления о бескорыстном энтузиазме, который движет всеми, кто участвует в жизни Slavica Occitania — главными редакторами, научными редакторами, авторами, переводчиками, — заставляют поднять вопрос об отношении университетских учреждений и исследовательских центров к «своим» журналам. Возникает широкое поле для размышлений, выходящее за пределы одной лишь западной славистики, поскольку речь идёт о проблеме, политическая природа которой не вызывает сомнений: о статусе исследований в области гуманитарных и социальных наук в обществе и о поддержке, которое это общество (его правительство) готово им оказать. Как показывает второй президентский срок Дональда Трампа в США, эта проблема остается нерешенной даже в условиях демократии. How does one present a scholarly journal one is in charge of? Is a historical overview, some statistics, and a few factual details about the content of the articles enough? Or would it be better to offer a more personal account, ignoring all that data, but revealing the behind-the-scenes of the editorial work? This initial hesitation gave rise to a two-part presentation of Slavica Occitania: first, some factual information about this biannual journal, founded in 1995 in Toulouse, whose issues most often take the form of substantial thematic volumes published entirely in French; second, an insight into the behind-the-scenes efforts made to sustain and defend the journal — a scholarly periodical in Slavic studies, published outside the capital and unaffiliated with any dedicated Slavic research centre. The gap between academic visibility and the reality of editorial work is one of the key lessons drawn from the experience shared by the author of these lines, editor-in-chief of Slavica Occitania since 2007. Moreover, reflecting on the selfless enthusiasm that drives all those involved in the life of Slavica Occitania — editors-in-chief, academic editors, authors, translators — raises the question of how academic institutions and research centres relate to “their” journals. In doing so, it invites a broader reflection that goes beyond Slavic studies in the West, touching on an issue whose political nature is undeniable: the status of research in the humanities and social sciences within a given society, and the degree of recognition such research receives from that society (and its government). As Donald Trump’s second term as President of the United States reminds us, this question remains a sensitive one — even in democracies. lun., 15 déc. 2025 00:00:00 +0100 https://publications-prairial.fr/modernites-russes/index.php?id=1135 [Appel clos] Modernités russes 19 | 2020 https://publications-prairial.fr/modernites-russes/index.php?id=288 Le numéro 19 des Modernités russes sera consacré au discours de l’histoire de l’art, notamment aux trois « âges » de l’histoire de la littérature, principalement de la poésie, russe : Âge d’or (1811-1845), Âge d’argent (1892-1914) et Âge de bronze (1953-1987). Calendrier : Date butoir de soumission des articles : 1er septembre 2020. Date de réponses du Comité de lecture : vers le 15 octobre 2020. Publication : décembre 2020. mer., 25 juin 2025 00:00:00 +0200 https://publications-prairial.fr/modernites-russes/index.php?id=288 [Appel clos] Modernités russes 18 | 2019 https://publications-prairial.fr/modernites-russes/index.php?id=289 La modernité des œuvres inachevées, incomplètes ou disparues Avec Baudelaire la modernité esthétique devient un concept aux contours précis. C’est aussi Baudelaire qui met en valeur l’inachèvement (« Salon de 1845. Paysages. Corot »). Chaque époque a ses œuvres ébauchées ou même rêvées. Le projet inaccompli peut exprimer autant qu’une œuvre finie, voire plus, les quêtes esthétiques de son temps. Il y a aussi les œuvres jadis parfaites que le temps n’a pas épargnées ; elles éveillent l’imagination du public et des artistes, se lançant parfois dans une reconstitution. À chaque support son péril. Le livre et la peinture souffrent de l’humidité et du feu, l’architecture des cataclysmes et de l’abandon. Les pellicules nitrate des films se décomposent avec le temps. Les destructions peuvent être volontaires : dès l’Antiquité, on évalue, on choisit les textes, on fait de la place aux uns aux dépens des autres. Par exemple, la naissance du cinéma sonore a fait détruire plusieurs copies muettes. La comédie Le Profiteur (ou L’Histoire d’un philistin) tournée en 1929 par Nikolaï Chpikovski a été restaurée en 1995, grâce à l’édition des œuvres complètes d’Ossip Mandelstam en 1991. On ne retrouve pas tout, on ne sauve pas tout, une œuvre qui a existé laisse pourtant une trace indélébile dans l’histoire de l’art. Boris Eikhenbaum a cherché à expliquer pourquoi Lermontov n’avait pas pu mener à terme Vadim et La Princesse Ligovskaïa. Sous l’impulsion du fragment de Pouchkine Les invités se mer., 25 juin 2025 00:00:00 +0200 https://publications-prairial.fr/modernites-russes/index.php?id=289 [Appel clos] Modernités russes 20 | 2021 https://publications-prairial.fr/modernites-russes/index.php?id=322 Les révélations du mot-à-mot Théoriciens, traducteurs, écrivains et professeurs de langue désapprouvent le mot-à-mot, car il « massacre le sens » [Mounin, 1976 : 13-14]. Gaucherie et maladresse étrangère à la langue-cible, le mot-à-mot contredit ou interdit les ambitions esthétiques qui veulent rendre l’élégance de l’œuvre, restituer son rythme et son « souffle ». Cependant, dans certaines circonstances, le mot-à-mot ou le ligne à ligne sont indispensables, exquis, précieux ou encore propices à la compréhension des faits de langue. Rappelons dans quelles conditions le mot-à-mot peut s’avérer pertinent. Premièrement, dans les traductions des textes patristiques, bibliques et liturgiques, le principe verbum pro verba peut constituer une démarche érigée en règle ; parmi les traductions de la Bible hébraïque en grec, assemblées par Origène, c’est le nom d’Aquila qui se rapporte au littéralisme sacrifiant la syntaxe et la grammaire grecques au nom de la lettre. Deuxièmement, les emprunts et les calques suggèrent que les mots sont « interchangeables » [Bally, 1951 : 49] ; un calque est une « copie d’un mot imagé ou d’une structure étrangère » [Mounin, 1976 : 93]. Troisièmement, le ligne à ligne peut servir de version intermédiaire, tout à fait légitime, mise à la disposition du traducteur qu’il soit ou non l’auteur de ce « brouillon ». Nous souhaitons étudier tout particulièrement les cas où un poète traduit les vers d’une langue qu’il ne connaît. Quatrièmement, plusieurs écriva mer., 25 juin 2025 00:00:00 +0200 https://publications-prairial.fr/modernites-russes/index.php?id=322