comédie https://publications-prairial.fr/pratiques-et-formes-litteraires/index.php?id=468 Entrées d’index fr 0 Théâtre de femmes du xvie au xviiie siècle : archive, édition, dramaturgie https://publications-prairial.fr/pratiques-et-formes-litteraires/index.php?id=738 Ce volume rassemble les actes du colloque Théâtre de femmes du xvie au xviiie siècle : archive, édition, dramaturgie, qui s’est tenu à Lyon les 15, 16 et 17 novembre 2023. Les articles qu’il réunit reconnaissent leur dette à l’égard des travaux pionniers de Perry Gethner, Aurore Évain et Henriette Goldwyn, qui ont mis au jour un corpus conséquent d’œuvres dramatiques écrites par des femmes en France à l’époque moderne, et prolongent le chantier critique. En s’intéressant au parcours éditorial de ces œuvres, aux formes de leur dramaturgie et à leurs modes d’archivage, les contributeurs et contributrices du volume analysent les stratégies que ces autrices ont dû déployer pour faire jouer et faire imprimer leurs pièces, pour investir des territoires littéraires réputés masculins comme la tragédie, pour diffuser, par l’intermédiaire de la scène, des conceptions politiques, religieuses et morales, voire pour se positionner dans les débats sur les femmes qui traversent les trois siècles envisagés. Une question apparaît en filigrane de ces études : que fait, en retour, l’objet « femme de théâtre » à la recherche en littérature ? Le manque de sources et la constitution parfois opaque des archives invitent à réfléchir aux pratiques de recherche dans un souci de prudence méthodologique. En contrepartie, s’ouvre un champ d’exploration prometteur, qui met en avant de nouveaux corpus et des formes d'écriture s'attachant, notamment, à représenter de manière inédite les rapports de pouvoir. Travailler sur le théâtre de femmes implique de s’intéresser au théâtre de province, au théâtre privé, aux minores ; de même, la représentation des femmes au théâtre s’inscrit dans le cadre plus large de la représentation des figures dominées. Loin de clore leur objet, les enquêtes présentées ici en laissent donc deviner les prolongements, tant dans l'étude de la vie théâtrale que dans celle de l'implication des femmes dans la création artistique et littéraire. lun., 17 nov. 2025 17:23:07 +0100 ven., 27 févr. 2026 17:05:07 +0100 https://publications-prairial.fr/pratiques-et-formes-litteraires/index.php?id=738 « De l’affront qu’on m’a fait je tirerai vengeance » : la némésis comique de Louise-Geneviève de Sainctonge dans L’Intrigue des concerts (1714) https://publications-prairial.fr/pratiques-et-formes-litteraires/index.php?id=905 Au printemps de l’année 1695, Louise-Geneviève de Sainctonge compose pour l’Académie royale de musique le livret d’un ballet intitulé Les Charmes des saisons. Mais au mois d’octobre, c’est le ballet concurrent de l’abbé Jean Pic qui est créé avec succès à l’Opéra, le librettiste étant parvenu à s’imposer avec l’appui de ses collaborateurs, évinçant au passage sa rivale et condamnant sa création dramatique à tomber dans l’oubli.La présente étude se propose de mettre en lumière les étapes du processus par lequel l’autrice a décidé de se venger de l’affront qui lui a été fait. Le geste vindicatoire est tout particulièrement scruté à travers L’Intrigue des concerts (1714), petite comédie en un acte et en vers, négligée aussi bien dans l’étude du théâtre féminin de l’Ancien Régime que dans l’œuvre de Sainctonge.Afin de restaurer son honneur et son autorité littéraire, Sainctonge transpose son infortune dans cette pièce centrée sur la rivalité amoureuse, qui sert de métaphore à la concurrence professionnelle. Ce faisant, elle démontre sa capacité à reprendre possession de son histoire par le théâtre, d’autant que L’Intrigue des concerts tire son efficacité d’un double niveau de lecture : d’une part, farce bouffonne, et d’autre part, réécriture élaborée de l’affront subi, accompagnée d’une satire acerbe du milieu de l’Opéra. C’est par la réflexivité théâtrale, caractéristique des comédies de la fin du xviie siècle, que Sainctonge tisse et négocie l’articulation de ces niveaux, permettant ainsi au rire critique et libérateur de s’épanouir pleinement. In the spring of 1695, Louise-Geneviève de Sainctonge composes the libretto to a ballet entitled Les Charmes des saisons for the Royal Academy of Music. But in October, it was the competing ballet by Abbé Jean Pic that successfully premiered at the Opéra, the librettist having managed to assert himself with the support of his collaborators, ousting his rival in the process and condemning her dramatic creation to fall into oblivion.This study aims to highlight the stages of the process by which the author decided to avenge the affront made to her. Her strategy of revenge is particularly scrutinised in L’Intrigue des Concerts (1714), a short comedy in one act and in verse, neglected both in the study of women’s theatre of the Ancien Régime and in Sainctonge’s work.In order to restore her honour and literary authority, Sainctonge transposes her misfortune into this play centred on romantic rivalry, which serves as a metaphor for professional competition. In doing so, she demonstrates her ability to regain possession of her story through the theatre, especially since L’Intrigue des Concerts draws its effectiveness from a dual level of reading: on the one hand, a farce, and on the other, an elaborate rewriting of the affront endured, accompanied by a scathing satire of the world of Opera. It is through theatrical reflexivity, characteristic of late 17th-century comedies, that Sainctonge weaves and negotiates the articulation of these levels, thus allowing critical and liberating laughter to flourish fully. lun., 26 janv. 2026 18:49:29 +0100 mar., 24 févr. 2026 16:29:44 +0100 https://publications-prairial.fr/pratiques-et-formes-litteraires/index.php?id=905 « Qui croirait que la bourgeoisie se peut jamais porter à cette frénésie ? » https://publications-prairial.fr/pratiques-et-formes-litteraires/index.php?id=465 Dans cet article, nous montrons, à partir de la pièce Les Vendanges de Suresnes (1636) de Pierre Du Ryer, que le duel comique constitue bien plus qu’un élément spectaculaire dépourvu de signification intrinsèque. En détournant certains des codes du combat singulier (étapes de la convocation, conceptions de l’honneur…) et en mettant en scène des duels entre individus appartenant à la bourgeoisie, Du Ryer interroge la validité tant d’une pratique que des valeurs qui la sous-tendent. La présence du duel dans Les Vendanges de Suresnes se trouve au cœur d’une subtile dialectique entre les morales aristocratique et bourgeoise, produisant, sous la couverture du rire, un commentaire lucide sur les malaises sociaux du premier xviie siècle. In our article, we show, from the play Les Vendanges de Suresnes by Pierre Du Ryer (1636), that the comic duel constitutes much more than a spectacular element devoid of intrinsic meaning. By diverting some of the codes of the single combat (rules of convocation, conceptions of honor…) and by staging duels between individuals of the bourgeoisie, Du Ryer questions the validity of a practice as well as the values which underlie it. The presence of the duel in Les Vendanges de Suresnes is at the heart of a subtle dialectic between aristocratic and bourgeois morals, producing, under the cover of laughter, a lucid commentary on the social ills of the early 17th century. mar., 17 janv. 2023 12:09:33 +0100 mar., 17 janv. 2023 12:12:00 +0100 https://publications-prairial.fr/pratiques-et-formes-litteraires/index.php?id=465