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    <title>Libelles en quête d’auteurs ?</title>
    <link>https://publications-prairial.fr/pratiques-et-formes-litteraires/index.php?id=519</link>
    <description> La figure du libelliste est aussi insaisissable que l&amp;rsquo;est la d&amp;eacute;finition du libelle (petit livre au sens mat&amp;eacute;riel, et/ou pamphlet au sens fonctionnel d&amp;rsquo;&amp;eacute;crit pol&amp;eacute;mique). On reconna&amp;icirc;t pourtant facilement les libelles &amp;agrave; leurs caract&amp;eacute;ristiques &amp;eacute;ditoriales proches (formats st&amp;eacute;r&amp;eacute;otyp&amp;eacute;s, nombre de pages restreint, coordonn&amp;eacute;es &amp;eacute;ditoriales minimales, pr&amp;eacute;sentation d&amp;eacute;grad&amp;eacute;e) et &amp;agrave; leur teneur pol&amp;eacute;mique. Mais une autre r&amp;eacute;gularit&amp;eacute; appara&amp;icirc;t : leur auteur est rarement mentionn&amp;eacute;. Les libelles, parfois d&amp;eacute;finis par la n&amp;eacute;gative comme des &amp;laquo; imprim&amp;eacute;s non-livres &amp;raquo; (non-book printed material), pourraient aussi bien &amp;ecirc;tre dits &amp;laquo; imprim&amp;eacute;s sans auteurs &amp;raquo; (no-author printed material). Ainsi, en d&amp;eacute;pit de leur grande h&amp;eacute;t&amp;eacute;rog&amp;eacute;n&amp;eacute;it&amp;eacute; &amp;agrave; d&amp;rsquo;autres &amp;eacute;gards, ils peuvent &amp;ecirc;tre interrog&amp;eacute;s sous un angle commun : comment se construit leur origine &amp;eacute;nonciative ? Le pr&amp;eacute;sent num&amp;eacute;ro propose de revenir sur la question de la figure du libelliste au miroir de celle de l&amp;rsquo;auteur, entre le xvie et le xviiie si&amp;egrave;cles, l&amp;rsquo;&amp;acirc;ge d&amp;rsquo;or des libelles. </description>
    <category domain="https://publications-prairial.fr/pratiques-et-formes-litteraires/index.php?id=73">Numéros en texte intégral</category>
    <language>fr</language>
    <pubDate>lun., 07 août 2023 16:38:12 +0200</pubDate>
    <lastBuildDate>mer., 18 sept. 2024 15:28:01 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Des libelles en quête d’auteur ? </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/pratiques-et-formes-litteraires/index.php?id=525</link>
      <pubDate>ven., 01 déc. 2023 18:58:02 +0100</pubDate>
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      <title>Guillaume Du Vair sous la Ligue. Des libelles anonymes aux œuvres signées, l’affirmation d’un auteur </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/pratiques-et-formes-litteraires/index.php?id=530</link>
      <description>Guillaume Du Vair (1556-1621), connu par ailleurs pour son œuvre philosophique néo-stoïcienne, est aussi un homme activement engagé dans les luttes politiques de son temps. D’abord sympathisant de la Ligue, il prend ensuite parti pour Henri IV. Il est l’auteur de plusieurs libelles anonymes, qu’il réunit plus tard dans ses Œuvres complètes. On s’intéresse ici aux divers effets de sens qu’il a tirés de l’anonymat, avant de revendiquer ensuite ses écrits de combat, en intégrant certains de ses libelles du temps de la Ligue à la construction de sa figure d’auteur. Guillaume Du Vair (1556–1621), otherwise well known for his philosophical works in the neo-Stoic trend, is also actively engaged in the political struggles of his time. First sympathising with the League, he then changes his support to Henri IV. He is the author of several anonymous libels, which he later brings together in his complete works. We are interested here in the impact on his readers he achieved from publishing anonymously before officially claiming to be the author of these seditious texts, while integrating a number of them during the era of the League to the construction of his author identity. </description>
      <pubDate>ven., 01 déc. 2023 19:14:04 +0100</pubDate>
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      <title>« Séditieux » et « perturbateurs de l’ordre public » ! Les libellistes, des auteurs face à la justice et à l’État dans le premier xviie siècle </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/pratiques-et-formes-litteraires/index.php?id=542</link>
      <description>Derrière l’anonymat des libelles ne se cachent pas seulement des rédacteurs mais aussi une nébuleuse d’auteurs-acteurs qui concourent à faire du libelle un outil politique redouté. Qualifiés de « séditieux » et « perturbateurs de l’ordre public » dans les textes législatifs, les auteurs de libelles sont accusés de vouloir susciter l’émotion publique, crainte par le pouvoir politique. Ceci explique que la justice et l’État renforcent leur législation pour mieux les contrôler tout en institutionnalisant peu à peu cette catégorie d’auteurs. En analysant le métadiscours des libellistes sur eux-mêmes et leurs adversaires, il devient possible de déterminer la stratégie ambiguë de leurs discours dans l’espace médiatique du premier xviie siècle. Not only editors hide behind the anonymity of libels, but also a nebula of author–actors who contribute to making libels a dreaded political tool. Regarded as riotous and disturbers of public order in the legal texts, libel authors are accused of arousing public sentiment, feared by the political power. This explains why justice and the State strengthen their legislation to better control them while gradually institutionalising this category of authors. By analysing the metadiscourse of such libellists on themselves and their enemies, a better understanding of their ambiguous speech strategies in the early 17th century media space is possible. </description>
      <pubDate>ven., 01 déc. 2023 19:32:11 +0100</pubDate>
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      <title>Relire L’Isle des Hermaphrodites (1605) </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/pratiques-et-formes-litteraires/index.php?id=551</link>
      <description>L’Isle des Hermaphrodites est un ouvrage anonyme, imprimé sans indication de lieu ni de date au début du xviie siècle. La référence à un certain « Artus Thomas », dans l’une des sources historiques qui citent l’ouvrage, a donné lieu à plusieurs propositions d’identification qui se sont révélées inconsistantes, ce nom d’auteur étant un pseudonyme qui cache un personnage aux contours flous. Le référent de la satire constitue aussi une énigme : une partie de la tradition la considère comme une caricature de la cour d’Henri III, tandis que les sources de l’époque en font une satire de celle d’Henri IV. Ce travail analysera les indices liés à la circulation et à la réception de cet ouvrage dans l’Europe des xviie et xviiie siècles, aussi bien que les données de la bibliographie matérielle, afin de réfléchir aux pistes inédites que cette nouvelle orientation de la recherche pourrait ouvrir, en permettant d’élucider l’origine auctoriale du texte, son propos, son contexte de référence et le genre auquel il appartient. The Isle des Hermaphrodites is an anonymous work, printed at the beginning of the 17th century without indication of either place or date. The reference to a certain “Artus Thomas”, in one of the historical sources citing this work, produced multiple authorship identifications that have proved inconsistent, the author’s name being a pseudonym hiding an elusive character. The satire’s target is also problematic: part of the tradition sees it as a caricature of Henry III’s court, while the sources of the period treat it as a satire of that of Henry IV. This study will take into account the data related to the circulation and reception of this work in 17th- and 18th-century Europe, as well as the bibliographical content, in order to reflect on the new perspectives that a different research approach on this text might open up, allowing clarification of its authorial origin, aim, context and the genre to which it belongs. </description>
      <pubDate>sam., 02 déc. 2023 22:25:00 +0100</pubDate>
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      <title>Pleins feux sur l’auteur : l’Institution du prince du Sr des Yveteaux, libelle d’action ou de réaction ? </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/pratiques-et-formes-litteraires/index.php?id=563</link>
      <description>La BnF (site Richelieu) conserve deux copies manuscrites d’un texte en prose intitulé l’Institution du prince du Sr des Yveteaux, la plus ancienne datant d’avant 1661, la plus récente des années 1680. Or les effets de lecture induits par les indices biographiques et bibliographiques disséminés dans ce texte conduisent invariablement vers l’auteur, autrement dit vers Nicolas Vauquelin Des Yveteaux (1567-1649). Pour autant, quelles furent les raisons qui prévalurent à la fabrique de ce miroir ou plutôt de cet anti-miroir, puisque cette Institution censée répondre à une commande d’État, ambitionne d’instruire un roi mineur (Louis XIV) à partir d’attaques professées contre son propre père (Louis XIII) ? On plaidera davantage pour le coup d’éclat littéraire que pour le coup de force politique. The French National Library (Richelieu site) holds two manuscript copies of a prose text entitled l’Institution du prince du Sr des Yveteaux. The oldest is dated from before 1661 and the most recent from the 1680s. However, interpretation of the various biographical and bibliographical clues scattered throughout the texts consistently point to Nicolas Vauquelin Des Yveteaux (1567–1649) as their author. Nevertheless, what are the reasons that presided over the writing of that mirror or, rather, that anti-mirror, since this Institution supposedly responding to a request from the State, aims to inform a child king (Louis XIV) on the basis of criticism professed against his own father (Louis XIII)? One may argue that it was intended as a literary feat rather than a political demonstration. </description>
      <pubDate>sam., 02 déc. 2023 22:56:55 +0100</pubDate>
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    </item>
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      <title>Les mazarinades, le nom de Scarron et le fait littéraire </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/pratiques-et-formes-litteraires/index.php?id=574</link>
      <description>En se fondant sur le cas des « mazarinades de Scarron », un sous-genre de la recherche sur les mazarinades et sur Scarron, cet article travaille la question du nom d’auteur des libelles du point de vue spécifique de la valeur qu’il produit. Dans un premier temps je reviens sur la manière dont l’historiographie des mazarinades (celle de Moreau et de Carrier en particulier) s’est focalisée sur des gestes attributifs centrés sur le nom d’auteur et l’affirmation de la singularité des libelles ; dans le cas de Scarron, ces gestes procèdent d’une fonction auteur qui n’a cessé de grossir facticement son œuvre. Dans un second temps, je montre que ces pratiques attributives résultent pour partie des stratégies auctoriales du poète, même durant la Fronde, et pour partie de la manière dont le fait de la littérature travaille les écrits frondeurs : je m’arrête en particulier sur un groupe de libelles qui posent l’autorité du poète sur le champ conflictuel de ces écrits. Un des résultats de cette enquête est de faire apercevoir l’importance du fait de la littérature dans la production de la valeur des mazarinades, ainsi que la production de la valeur « littérature » par les libelles mêmes. Based on the case of ”Scarron’s mazarinades”, a sub-genre of research on mazarinades and on Scarron, this article addresses the question of the author’s name on libels from the specific point of view of the value it produces. The first part reviews the way in which the historiography of mazarinades (that of Moreau and Carrier, in particular) has focused on attributive gestures centred on the author’s name and the affirmation of the singularity of the libels; in Scarron’s case, these gestures proceed from an authorial function that has constantly and artificially exaggerated his work. The second part demonstrates that these attributive practices are partly the result of the poet’s own auctorial strategies even during the Fronde, and partly from the way in which literary fact shapes the frondeur writings: the focus, in particular, is on a group of libels which establish the poet’s authority on the conflicting field of these writings. One of the results of this investigation is to show the importance of literary fact in the production of the value of mazarinades, as well as the production of the ‘literature’ value by the libels themselves. </description>
      <pubDate>sam., 02 déc. 2023 23:18:07 +0100</pubDate>
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      <title>Enquête de vendeurs. Production, diffusion et destruction des libelles dans le Palais de Paris au xviiie siècle </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/pratiques-et-formes-litteraires/index.php?id=583</link>
      <description>Si les libelles ont été perçus comme des « imprimés sans auteurs », ils ne sont pas des écrits sans vendeurs. Des liens étroits existent entre la production et la diffusion des brochures illicites. Le Palais de Paris présente le cas d’un espace où ces liens s’expriment au xviiie siècle. La Grande Salle, qualifiée également de salle des Libraires ou de salle des Procureurs, forme un haut lieu d’information à l’oral et à l’écrit. La présence de nombreux libraires et de bureaux d’écrivains favorise la distribution de manuscrits et d’imprimés. Ce territoire d’affrontement policier entre les officiers du bailliage du Palais et les agents du Châtelet est marqué par une relation singulière à l’imprimé prohibé dans la mesure où il concentre des juridictions. Certaines d’entre elles sont chargées de réprimer les écrits illicites. Pourtant les affaires présentées devant elles donnent matière à des publications interdites. L’article entend dresser une micro-géographie de la diffusion et du contrôle des libelles. Si les libelles s’écrivent par les territoires, ils écrivent aussi les territoires dans la mesure où ils s’inscrivent dans la construction des interconnaissances entre libraires et agents de l’ordre. La vente relève donc en partie d’une forme d’auctorialité. If libels have been perceived as “printed matter without authors”, they cannot be considered as writings without vendors. Close links exist between the production and distribution of illicit brochures. The Palais de Paris provides an instance of a space where these links were revealed in the 18th century. The Grande Salle, also known as the Booksellers’ room or the Prosecutors’ room, is a centre for oral and written information. The presence of numerous booksellers and writers’ offices favours the distribution of manuscripts and prints. This territory of police confrontation between the officers of the bailiwick of the Palais and the agents of the Châtelet is marked by a singular relationship with regard to prohibited printed matter insofar as it groups jurisdictions. Some of them are responsible for repressing illicit writings. However, the cases submitted to them provide material for prohibited publications. The article intends to draw up a micro-geography of the distribution and control of libels. While the libels are drawn up by the territories, they also form the territories insofar as they are part of the construction of mutual knowledge between booksellers and law enforcement officers. The sale is therefore partly a form of authorship. </description>
      <pubDate>sam., 02 déc. 2023 23:50:18 +0100</pubDate>
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      <title>En quête d’une définition : les libelles dans la Correspondance littéraire de Grimm (1765) </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/pratiques-et-formes-litteraires/index.php?id=597</link>
      <description>L’article, « En quête d’une définition : les libelles d’après la Correspondance littéraire de Grimm en 1765 », propose un relevé organisé des recensions de libelles de Friedrich Melchior Grimm dans la Correspondance littéraire, auxquelles s’ajoutent les brochures adressées séparément aux lectrices et lecteurs couronnés de ces nouvelles à la main. Les éléments connexes dont fait état la nouvelle édition critique de cette « correspondance » permettent une analyse matérielle et intellectuelle du corpus, double examen dont la finalité est de déterminer ce qu’on entend par « libelle » en 1765, de clarifier les emplois du terme, d’en déterminer les effets, tels qu’ils se lisent sous la plume des critiques qui les recensent. Si le libelle échappe à la définition étymologique, s’il oppose aux normes établies ses calomnies ou ses libertés (notamment génériques ; car les libellistes font feu de tout bois), il présente des dénominateurs communs, une cible notoirement identifiable, même lorsqu’elle n’est pas nommée, une indétermination auctoriale bien compréhensible en raison du statut juridique des libelles, une position aux marges des circuits officiels. This article proposes a structured list of the recensions concerning libels in the “Correspondance littéraire” during the year 1765 according to Friedrich Melchior Grimm, with the addition of brochures addressed separately to feminine and masculine readers crowned with these short hand-written texts. The associated corpus reported in the new critical edition of this “correspondence” allows both a material and intellectual analysis of this corpus, both of which aim to define the meaning in 1765 of the French word libelle, to clarify its use and determine its effects as interpreted by those who drafted critical texts based on these libels. If the libel eludes an etymological definition, and if its slanders or liberties oppose the established norms (notably generic, since the libellists will make a great effort to achieve something), it presents some common denominators, a clearly defined, albeit unnamed target, an understandable absence of authorship given the legal status of libels, and a position on the fringe of official circuits. </description>
      <pubDate>dim., 03 déc. 2023 00:11:05 +0100</pubDate>
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      <title>L’écriture des libelles chez Simon Linguet, du droit au journalisme </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/pratiques-et-formes-litteraires/index.php?id=608</link>
      <description>Cet article s’intéresse aux usages des catégories de « libelliste » et de « paradoxale » à propos de l’écriture de Simon Linguet, en particulier lors de son exclusion du barreau de Paris et de sa querelle littéraire avec André Morellet, en 1775. Si cette écriture vindicative s’est souvent heurtée à la censure de la loi, elle semble avoir trouvé dans le journalisme sa forme adéquate d’expression. This article looks at the uses of the categories “libellist” and “paradoxical” in relation to Simon Linguet’s writings, particularly in the context of his exclusion from the Paris bar and his literary quarrel with André Morellet, in 1775. While this vindictive style of writing has often been censored by the law, it seems to have found an appropriate form of expression in journalism. </description>
      <pubDate>dim., 03 déc. 2023 22:21:03 +0100</pubDate>
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      <title>Beaumarchais libelliste ? </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/pratiques-et-formes-litteraires/index.php?id=620</link>
      <description>Les progrès de la diffusion de l’imprimé et de la lecture, le développement de l’opinion publique et la multiplication des formes de communication font de la société française, à la veille de la Révolution de 1789, un espace de circulation intense des écrits d’opinion. Les écrits polémiques envahissent le champ de la communication et de la politique. Beaumarchais est doublement exposé à ce type d’écrits : d’une part, il est chargé, à la fin du règne de Louis XV et durant le règne de Louis XVI, de missions diplomatiques destinées à mettre fin à la circulation de libelles diffamatoires contre le roi et sa famille ; d’autre part, mêlé lui-même à plusieurs affaires judiciaires, il entre dans un processus de communication publicisé pour gérer ses affaires commerciales et littéraires, pour attaquer ses adversaires ou pour se défendre. Quelles pratiques d’écriture et de diffusion adopte-t-il précisément ? Nous avons choisi de nous intéresser à un corpus d’écrits de circonstance liés à l’entreprise d’édition des œuvres complètes de Voltaire, pour laquelle Beaumarchais a fondé une Société littéraire typographique en 1779. Comment communique-t-il pour diffuser son projet éditorial, porté par des idéaux philosophiques ? Comment répond-il aux nombreuses attaques provenant des antiphilosophes, qu’ils soient parlementaires, journalistes ou théologiens ? Entre écriture satirique, rhétorique judiciaire et verve comique, Beaumarchais utilise toutes les ressources dramaturgiques dont il est le maître. Progress in the distribution of print and reading, the development of public opinion and the multiplication of forms of communication made French society, on the eve of the Revolution of 1789, an area of intense circulation of writings of opinion. Polemical writings are invading the field of communication and politics. Beaumarchais is doubly exposed to this type of writing: on the one hand, he is responsible, at the end of the reign of Louis XV and during the reign of Louis XVI, of diplomatic missions intended to put an end to the circulation of defamatory libels against the king and his family; on the other hand, involved himself in several legal cases, he enters into a process of publicized communication to manage his commercial and literary affairs, to attack his adversaries or to defend himself. What writing and distribution practices does he adopt precisely? We have chosen to focus on a corpus of occasional writings linked to the publishing business of the complete works of Voltaire, for which Beaumarchais founded a Typographical Literary Society in 1779. How does he communicate to disseminate his editorial project, driven by philosophical ideals? How does he respond to the numerous attacks from anti-philosophers, whether parliamentarians, journalists or theologians? Between satirical writing, judicial rhetoric and comic verve, Beaumarchais uses all the dramaturgical resources of which he is the master. </description>
      <pubDate>dim., 03 déc. 2023 22:30:55 +0100</pubDate>
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      <title>Couverture PFL n° 20 2023 </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/pratiques-et-formes-litteraires/index.php?id=640</link>
      <pubDate>dim., 10 déc. 2023 21:04:21 +0100</pubDate>
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