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    <title>censure</title>
    <link>https://publications-prairial.fr/pratiques-et-formes-litteraires/index.php?id=545</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>« Si j’osais la vérité dire » : prédication féminine et connivence évangélique dans la farce Le Mallade de Marguerite de Navarre (1533 ?)</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/pratiques-et-formes-litteraires/index.php?id=889</link>
      <description>Dans Le Mallade, courte pièce restée manuscrite, Marguerite de Navarre tourne en ridicule un médecin bouffi d’orgueil, avatar scénique du docteur en théologie, en confiant à la servante du malade la délivrance de « la vérité » qui le guérit. L’article étudie la mise en œuvre théâtrale de la « connivence évangélique » qui unit la pièce de Marguerite aux sermons des prédicateurs qui l’entourent avant la Réforme. Une fois dégagé l’implicite du discours de La Chambriere, ses sources et ses filiations, sont mis en valeur les procédés dramaturgiques qui soutiennent le message de foi en « Dieu seul » confié à cette « prescheresse » inattendue. In Le Mallade, a short play that remains in manuscript, Marguerite de Navarre mocks a doctor puffed with pride, the stage avatar of the doctor of theology, by entrusting the patient’s servant with the deliverance of “the truth” which cures him. The article examines the theatrical representation of the “evangelical connivance” that united Marguerite’ play with the preachers around her before the Reformation. Once the implicit content of La Chambriere’s speech, its sources and its connections have been identified, the dramaturgical processes which support the message of faith in “Dieu seul” entrusted to this “unexpected preacher” are highlighted. </description>
      <pubDate>ven., 23 janv. 2026 19:14:24 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mar., 24 févr. 2026 16:23:14 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Traduire la satire : Il Divortio celeste et Ferrante Pallavicino en France de 1643 à l’an III</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/pratiques-et-formes-litteraires/index.php?id=721</link>
      <description>Cet article s’interroge sur les raisons du remarquable succès que connut en France le libelle satirique anonyme intitulé Il Divortio celeste (1643) qui raconte comment Jésus a décidé de divorcer de l’Église catholique. Envoyé sur terre pour recueillir des preuves contre l’épouse infidèle, saint Paul s’entretient avec plusieurs personnages représentatifs de la société italienne de l’époque qui dénoncent unanimement la corruption de la cour de Rome et la cupidité du pape Urbain VIII. Aujourd’hui, le libelle est couramment attribué à Ferrante Pallavicino, écrivain que le pape fit exécuter en 1644. Il Divortio a été très rapidement traduit en français dans deux versions différentes en 1644, dont l’article met en relief la nature « véhiculaire », avant de s’interroger sur le rapport temporel entre une information politique et son élaboration satirique, notamment en ce qui concerne la guerre de Castro (dernier chapitre du Divortio). L’article présente ensuite la traduction du libelle de 1696. Le traducteur, appartenant au cercle de Pierre Bayle, essaye de masquer la charge anticléricale du Divortio, en le présentant par prudence comme un libelle diffamatoire ancré dans le passé. À l’inverse, dans son ultime version en français qui date de l’an III de la Révolution (1794-1795), Il Divortio est ouvertement présenté comme une œuvre toujours actuelle, puisque les vices du clergé « sont à-peu-près les mêmes dans tous les tems ». This paper attempts to explain the impressive success enjoyed in France by the anonymous satirical libel Il Divortio celeste (1643). The latter tells us that Jesus has decided to divorce the Catholic Church. Sent to Earth to gather evidence against the unfaithful spouse, Saint Paul confers with several characters representative of contemporary Italian society who unanimously denounce the corruption of the Roman Court and the cupidity of pope Urban VIII. Nowadays the libel is currently ascribed to the writer Ferrante Pallavicino, that the pope had executed in 1644. Il Divortio was quickly translated into French, with to two different versions in 1644, of which the article stresses the “vehicular” essence, before questioning the temporal relationship between political information and its satirical elaboration, namely with regard to the War of Castro (Il Divortio's last chapter). The article concludes on the 1696 translation of the libel. Indeed, the author of this translation, belonging to Pierre Bayle’s circle, attempts to mask the anticlerical charge of Il Divortio by prudently presenting it as a defamatory libel rooted in the past. Quite the contrary, in its ultimate version dating to the year III of the French Revolution (1794-1795), Il Divortio is openly presented as a timeless work, since the vices of the clergy are “all the time almost the same”. </description>
      <pubDate>ven., 02 août 2024 15:56:12 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 09 sept. 2024 17:42:59 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Les affaires du temps relatées par Loret dans La Muse historique : portée et postérité d’anecdotes en vers burlesques (1650 – 1652)</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/pratiques-et-formes-litteraires/index.php?id=714</link>
      <description>À partir de 1650, Jean Loret commence la publication de sa Muse historique, gazette en vers burlesques qui sera publiée chaque semaine jusqu’à sa mort en 1665. Contrairement à la Gazette de Renaudot, le but de Loret est d’offrir à ses lecteurs un véritable divertissement et, comme il vise le delectare, il lui faut trouver une forme particulière pour traiter de l’actualité. Le succès incontestable de son entreprise au xviiᵉ siècle est marqué par le nombre et la qualité de ses lecteurs, et par le fait que cette gazette devienne rapidement un modèle, pour Scarron notamment. Les épîtres rédigées pendant les premières années sont en grande partie consacrées à la Fronde, ce qui permet d’examiner les modalités de la raillerie ainsi que le regard porté sur les différents acteurs et événements de l’Histoire. Cependant, rire des affaires du temps n’est pas toujours une entreprise facile et Loret ne cesse de se plaindre de la censure. From 1650, Jean Loret began publishing his Muse historique, a gazette in burlesque verse which was published weekly until his death in 1665. Unlike Renaudot’s Gazette, Loret’s goal was to offer his readers genuine entertainment and, as his aim was delectare, he needed to find a distinctive form to deal with current events. The undeniable success of this undertaking in the 17th century was marked by the number and the status of his readers, and by the fact that this gazette quickly became a model, most notably for Scarron. The epistles written during the first years are largely devoted to the Fronde, which makes it possible for us to examine the modalities of mockery as well as the view taken on the different actors and events of History. However, laughing at the affairs of the time is not always an easy undertaking and Loret never ceased to complain about censorship. </description>
      <pubDate>jeu., 01 août 2024 12:39:21 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 09 sept. 2024 15:58:28 +0200</lastBuildDate>
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      <title>« Séditieux » et « perturbateurs de l’ordre public » ! Les libellistes, des auteurs face à la justice et à l’État dans le premier xviie siècle</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/pratiques-et-formes-litteraires/index.php?id=542</link>
      <description>Derrière l’anonymat des libelles ne se cachent pas seulement des rédacteurs mais aussi une nébuleuse d’auteurs-acteurs qui concourent à faire du libelle un outil politique redouté. Qualifiés de « séditieux » et « perturbateurs de l’ordre public » dans les textes législatifs, les auteurs de libelles sont accusés de vouloir susciter l’émotion publique, crainte par le pouvoir politique. Ceci explique que la justice et l’État renforcent leur législation pour mieux les contrôler tout en institutionnalisant peu à peu cette catégorie d’auteurs. En analysant le métadiscours des libellistes sur eux-mêmes et leurs adversaires, il devient possible de déterminer la stratégie ambiguë de leurs discours dans l’espace médiatique du premier xviie siècle. Not only editors hide behind the anonymity of libels, but also a nebula of author–actors who contribute to making libels a dreaded political tool. Regarded as riotous and disturbers of public order in the legal texts, libel authors are accused of arousing public sentiment, feared by the political power. This explains why justice and the State strengthen their legislation to better control them while gradually institutionalising this category of authors. By analysing the metadiscourse of such libellists on themselves and their enemies, a better understanding of their ambiguous speech strategies in the early 17th century media space is possible. </description>
      <pubDate>ven., 01 déc. 2023 19:32:11 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 12 juin 2024 13:31:27 +0200</lastBuildDate>
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      <title>En quête d’une définition : les libelles dans la Correspondance littéraire de Grimm (1765)</title>
      <link>https://publications-prairial.fr/pratiques-et-formes-litteraires/index.php?id=597</link>
      <description>L’article, « En quête d’une définition : les libelles d’après la Correspondance littéraire de Grimm en 1765 », propose un relevé organisé des recensions de libelles de Friedrich Melchior Grimm dans la Correspondance littéraire, auxquelles s’ajoutent les brochures adressées séparément aux lectrices et lecteurs couronnés de ces nouvelles à la main. Les éléments connexes dont fait état la nouvelle édition critique de cette « correspondance » permettent une analyse matérielle et intellectuelle du corpus, double examen dont la finalité est de déterminer ce qu’on entend par « libelle » en 1765, de clarifier les emplois du terme, d’en déterminer les effets, tels qu’ils se lisent sous la plume des critiques qui les recensent. Si le libelle échappe à la définition étymologique, s’il oppose aux normes établies ses calomnies ou ses libertés (notamment génériques ; car les libellistes font feu de tout bois), il présente des dénominateurs communs, une cible notoirement identifiable, même lorsqu’elle n’est pas nommée, une indétermination auctoriale bien compréhensible en raison du statut juridique des libelles, une position aux marges des circuits officiels. This article proposes a structured list of the recensions concerning libels in the “Correspondance littéraire” during the year 1765 according to Friedrich Melchior Grimm, with the addition of brochures addressed separately to feminine and masculine readers crowned with these short hand-written texts. The associated corpus reported in the new critical edition of this “correspondence” allows both a material and intellectual analysis of this corpus, both of which aim to define the meaning in 1765 of the French word libelle, to clarify its use and determine its effects as interpreted by those who drafted critical texts based on these libels. If the libel eludes an etymological definition, and if its slanders or liberties oppose the established norms (notably generic, since the libellists will make a great effort to achieve something), it presents some common denominators, a clearly defined, albeit unnamed target, an understandable absence of authorship given the legal status of libels, and a position on the fringe of official circuits. </description>
      <pubDate>dim., 03 déc. 2023 00:11:05 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>ven., 15 déc. 2023 17:58:25 +0100</lastBuildDate>
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